La Commissaire Raczynski, tome 7 : Meurtre à Paris Plages – Claire Mazard

paris-plage

 

Éditeur : Oskar éditeur

Collection : Polar

Parution : 26 mai 2016

Genre : Jeunesse, policier

 

Résumé : Le corps d’une adolescente est retrouvé butant la coque de L’Ecume des jours. Qui est-elle ? Qui l’a tuée ? Pourquoi ? Comment son cadavre se retrouve-t-il près de la péniche de Karine Raczynski ? Une nouvelle enquête commence pour la commissaire et ses fidèles lieutenants Kamill et Salomé et les entraîne cette fois vers Paris Plages…

 

Avis : Voici un petit roman policier ado de saison : l’histoire se déroule à Paris, et plus particulièrement à Paris Plages (bon, j’avoue, ça ne donne pas forcément envie d’y aller, mais bon ! :-P). A noter que ce roman relève de la série du Commissaire Raczynski, toutefois c’était le premier que je lisais, et ça n’a pas gêné ma lecture de débarquer au septième tome. Surtout que j’ai l’impression que la commissaire ne se livre pas beaucoup, et qu’on est loin de tout savoir d’elle.

L’histoire ici, commence lorsque le corps d’une jeune fille est retrouvé à proximité de la péniche du Commissaire Karine Raczynski. La présence de grains de sable dans ses chaussures met l’équipe de Karine sur la piste de Paris Plages. Pourtant, là, personne ne semble connaître l’adolescente. En parallèle, l’amie de la victime s’inquiète pour son amie, jusqu’à ce qu’un plagiste lui propose un curieux rendez-vous. Tout cela, sous le regard d’un homme étrange, qui observe les jeunes filles derrière son journal …

Comme dit plus haut, j’avais un peu peur d’avoir du mal à rentrer dans l’histoire, ou du moins à m’attacher aux personnages, étant donné que je prenais la série en route, et finalement ça n’a été aucunement dérangeant (ça m’a juste donné envie de découvrir les 6 précédents tomes !). Karine est une personne attachante, passionnée par son métier – et l’envie d’attraper les criminels -, mais aussi quelqu’un de profondément meurtri. Alors qu’elle se confie à un ami, on comprend qu’elle a perdu son jeune fils il y a quelques années. On sait également qu’elle garde un lourd secret, dont elle n’a jamais parlé. J’imagine, du coup, qu’on ne le sait pas non plus dans les précédents tomes, mais que les révélations continueront de se faire au fur et à mesure des différents romans. Ce côté la rend à la fois touchante, plus proche de nous, et surtout, on a envie d’en savoir plus, et donc de la retrouver dans ses prochaines enquêtes. Ses collègues ont l’air également sympathiques, chacun avec des traits de caractère bien particuliers. Par contre, le roman ne faisant que 165 pages, on n’a pas forcément le temps de bien connaître tout le monde et d’approfondir la psychologie des personnages : on se concentre sur l’intrigue, et ce n’est pas plus mal.

Pour en venir à l’intrigue, je l’ai trouvée intéressante et bien menée. A un certain moment, j’ai senti le stress monter, j’avais peur pour l’un des personnages. J’ai apprécié le rebondissement que nous réserve l’auteure, le fait qu’elle sache faire monter la tension, pour finalement se jouer de nous : on a l’impression de ressentir l’inquiétude, le stress de son personnage. J’ai été surprise des thèmes durs – mais importants – abordés dans ce roman, notamment celui du viol. Si je ne m’attendais pas à voir ça dans un roman conseillé dès 11 ans, je sais que malheureusement, on ne prévient jamais assez tôt des dangers.

L’écriture de Claire Mazard est fluide, simple, addictive. Ce roman se lit vraiment très vite, j’imagine que le reste de la série est du même acabit.

Au final, un roman policier captivant, à découvrir pour les adolescents !

 

Merci à Oskar éditeur pour la confiance et la découverte !

La nuit, je mens – Cathy Galliègue

9782226392206-j

Éditeur : Albin Michel

Parution : 3 avril 2017

Genre : Littérature

 

Résumé : Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence.

Au cœur de cet étrange ménage à trois qui s’installe, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ?

Un premier roman étrange et poignant où Cathy Galliègue explore avec subtilité l’inconscient de nos sentiments, de nos désirs, de nos âmes en peine… Jusqu’aux frontières de la folie.

 

Avis : Cathy Galliègue est une auteure que je suis sur Facebook depuis quelques temps. J’étais très curieuse de découvrir son roman, paru chez Albin Michel, une maison d’édition que j’aime beaucoup. Au passage j’aime beaucoup la couverture choisie (ainsi que le titre – impossible de ne pas avoir la chanson en tête à chaque fois que mes yeux tombent dessus !).

Mathilde, coupée de sa famille avec laquelle elle se sent en décalage, vit une belle histoire d’amour avec Gaspard depuis quelques temps déjà. Ils semblent former le couple parfait. Jusqu’au jour (ou plutôt la nuit) où Guillaume (qui s’est suicidé), l’ex de la jeune femme, son premier amour, vient la hanter dans ses rêves. Dès lors les limites s’efface, entre rêve et réalité. Où se trouve sa vie ? Dans un amour passé, ou dans ce présent qui n’attend qu’elle ? Dans cette cohabitation à trois (à 4 avec le lecteur, qui assiste à tout ça), la folie n’est jamais bien loin, rendant presque l’ambiance angoissante, oppressante.

Tout de suite, il faut que je vous dise une chose : la force incontestable de ce roman, c’est la plume de Cathy Galliègue. J’ai tout simplement été bluffée par son style, envoûtée par ses mots. On a l’impression que tout est maîtrisé, que chaque mot, chaque virgule à sa place, choisis avec soin. Si j’ai beaucoup aimé l’histoire en elle-même, c’est surtout ce point qui m’a marqué. Des phrases fortes, poétiques, touchantes. Capables de nous faire ressentir l’émotion des personnages. De nous donner l’impression, à nous aussi, d’être là, de partager ces fragments de passé – celui de Guillaume, mais aussi celui de Louise. C’est un réel bonheur de lire un roman de cet acabit.

Au niveau des personnages, j’ai eu beaucoup d’affection pour Mathilde, pour ses failles, ses envies, ses doutes. Pour Gaspard aussi, qui n’a rien demandé, et qui pourtant reste, par amour, prêt à sauver sa belle du naufrage, quant tant d’autres auraient refusé cette situation. Ses parents, sa mère, on ne peut que l’aimer, comme le fait Mathilde. J’ai beaucoup aimé la partie où la parole est laissée à Gaspard, et qu’il nous raconte l’histoire de ses parents, ainsi que son lent mais fort retour vers eux. Enfin, j’ai également aussi découvrir la relation de Mathilde et de sa sœur jumelle, conflictuelle, quasi inexistante, jusqu’à se trouver renforcer, et vitale.

Au final, c’est une très belle histoire que nous propose Cathy Galliègue, servie par des personnages et une écriture forts. Sombre, mélancolique, mais tellement puissante et évocatrice. Un roman de la réconciliation, avec soi, avec les siens, avec l’essence de ces êtres. Une ode à l’amour sous toutes ses formes, avec ses forces, ses failles, ses doutes et ses regrets, ce qu’il a de plus fort, de plus tragique. En tout cas, retenez bien son nom : c’est une auteure à suivre.

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et la belle découverte !

Teen Wolf – Saison 4

1495641936-teen-wolf-s4

 

Réalisation : Russell Mulcahy, Tim Andrew, Christian Taylor, Jennifer Lynch, Jann Turner & James J.D. Taylor

Histoire originale : Jeff Davis

Scénario : Jeff Davis, Alyssa Clark, Angela L. Harvey, Eoghan O’Donnell, Ian Stokes & Eric Wallace

Acteurs :  Tyler Posey, Dylan O’Brien, Crystal Reed, Holland Roden, Linden Ashby, JR Bourne, Melissa Ponzio, Tyler Hoechlin, Shelley Hennig, Seth Gilliam, Ian Bohen, Ryan Kelley, Arden Cho

Genre : Série fantastique

Origine : USA

Musique : Dino Meneghin

Éditeur : Medium Rare Entertainment

Durée : 8h32 (12 épisodes de 42 minutes)

Sortie (DVD) : 26 mai 2017

 

Résumé : Se remettant à peine de leurs pertes tragiques, Scott, Stiles, Lydia et Kira retournent à l’école pour un nouveau semestre avec des soucis plus humains que surnaturels, tout en essayant d’aider leur nouvelle amie, Malia, à s’intégrer dans la société. Mais la surprenante résurrection de Kate Argent apporte une nouvelle menace à Beacon Hills avec l’émergence d’un autre ennemi mystérieux connu sous le nom « Orphelin ».

 

Avis : Avec cette saison, on repasse à 12 épisodes au lieu de 24 (à se demander ce qui s’est passé pour la saison 3 !), et ce n’est pas plus mal. C’est plus court, mais le rythme est plu haletant, les actions et rebondissements s’enchaînent.

Cette saison marque le grand retour de Kate Argent, tante d’Alison, laissée pour morte il y a quelques saisons de cela. Seulement, le coup fatal de Peter l’a en réalité transformée, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a quelques comptes à régler !
En parallèle, de nouveaux meurtres sont commis par des tueurs à gage, visant exclusivement des créatures surnaturelles (loup-garous, etc). La grande question qui occupe nos amis est : qui peut bien être l’auteur de la liste noire que découvre Lydia ? L’occasion également de faire connaissance avec quelques créatures toutes plus glamours les unes que les autres ! 😛

J’ai trouvé cette saison peut-être un peu plus centrée sur les personnages. J’aime beaucoup Malia, et le couple qu’elle forme avec Stiles. J’aime le découvrir sous la casquette de petit copain, avec tout ce que cela implique. J’aime également beaucoup Scott et Kira : les choses évoluent tout doucement. Lydia va jouer un rôle important tout au long de cette saison, elle reste un peu à part de ces couples, d’ailleurs. Quand je vois comment elle est maintenant, par rapport à la fille superficielle du début de saison 1, je me dis qu’elle a bien évoluée ! Mais ce n’est pas tout, puisque l’on découvre Liam, jeune garçon que Scott s’est retrouvé à transformer, qui a du mal à se faire à sa nouvelle condition (plutôt compréhensible me direz-vous !) et qu’il faut « former ». Enfin, on redécouvre Parish (l’adjoint du shérif), puisqu’il se retrouve lui aussi sur cette fameuse liste noire. Pourquoi ? Bonne question !

Enfin, pour parler un peu plus de l’intrigue, je trouve que cette saison annonce, en quelque sorte, la fin d’une ère. C’est un peu une saison de transition, en somme, ou qui laisse en tout cas, présager que les choses risquent d’être différentes par la suite. La fin ne nous laisse pas forcément sur un cliffhanger de malade, il n’y a pas un suspens de dingue. Et pourtant, on a juste ce qu’il faut pour que ça donne envie de voir la suite. [Attention SPOILER] Je parlais de la fin d’une ère, car cette saison marque le départ de Derek, puis celui de Chris, bien décidé à retrouver Kate ; mais aussi et surtout la fin de Peter (après une belle scène pleine d’actions). Autant dire que Scott risque de gérer pas mal de choses avec sa nouvelle troupe (ou meute, comme vous voulez :-P). Une chose est sûre : il n’a plus rien à voir avec le jeune ado du début !

 

Détails techniques 

Tout comme pour les précédentes saisons, le son et l’image sont de très bonne qualité, c’est appréciable.

Je n’ai pas testé cette fois de regarder en VOSTF, donc je ne sais pas s’il y a eu changement par rapport aux autres DVDs.

Bonus Vidéo :

En plus des 12 épisodes, on trouve de petits bonus très intéressants sur chaque DVD, dont voici la liste (vraiment peu, cette fois !). C’est juste dommage qu’il n’y ait pas de sous-titres, quand on est pas (parfaitement) bilingues  :

Les effets visuels derrière « La lune noire » (2’)
Le montage torse-nu frappé à nouveau (2’)
2 bêtisiers (6’)
Les Bêtes de Beacon Hill (7’)

 

Liste des épisodes :

01 –  La Lune sombre (The Dark Moon)
02 – 117 (117)
03 – Sourd (Muted)
04 – Le Bienfaiteur (The Benefactor)
05 – Liam (I.E.D.)
06 – Orphelins (Orphaned)
07 – Bien armé (Weaponized)
08 – L’heure est venue (Time of Death)
09 – Périssable (Perishable)
10 – Les Monstres (Monstrous)
11 – La Promesse pour la mort (A Promise to the Dead)
12 – Fumée et miroirs (Smoke and Mirrors)

 

415984

 

Un grand merci  à MediumRare Entertainment et Bertus France pour la confiance et l’envoi de ce service presse !

Le fantôme qui écrivait des romans – Eric Sanvoisin

9782350671338FS.gif

 

Éditeur : Balivernes

Parution :  8 novembre 2016

Genre : Jeunesse

 

Résumé :  C’est l’histoire d’un auteur paranormal…
C’est l’histoire d’une fille emprisonnée par elle-même…
C’est l’histoire d’un livre étrange…
Trois voix, trois existences qui sont liées quand s’enchevêtrent littérature et réalité. Antonin est un adolescent qui a écrit un roman et a été publié tout en restant anonyme grâce à Internet. C’est aussi un fantôme. Leï est le héros du livre d’Antonin. Il est accompagné d’un chien fantôme qui lui raconte des histoires.
Emilia est une jeune fille malade vivant en Nouvelle-Calédonie. Tombée amoureuse de Leï à la lecture du roman, elle veut contacter le mystérieux auteur de son ouvrage préféré.
Leurs voix vont se répondre les unes aux autres et la vie de chacun en sera changée.

 

Avis : Antonin est un fantôme. Depuis une terrible tragédie lui ayant coûté la vie, il reste sur les lieux de ses derniers jours, où se trouvait la secte de son père. Qu’est-ce qu’il aimerait pouvoir interagir encore avec le monde ! Quand il arrive à entrer en contact avec un ordinateur, le voilà lancer : il va écrire un roman. Très vite, il va trouver un éditeur, et son livre connaîtra un certain succès. A tel point qu’il finira par atterrir entre les mains d’Emilia, une jeune fille cloîtrée chez elle – par choix -, anorexique et malheureuse. Jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse de Leï, héros du roman d’Antonin. Dès lors, une seule chose compte pour elle : rencontrer le jeune garçon, et qu’il tombe amoureux d’elle. Elle contacte alors l’auteur via son blog, et lui demande d’écrire la suite, comme une dernière faveur. Comme un dernier espoir. Comment refuser ? Antonin se lance alors dans cette dure tâche, qui pourrait peut-être l’aider, lui aussi, à trouver le repos.

Au début, je me suis sentie un peu perdue (pendant les tout premiers chapitres), j’ai cru qu’on allait avoir plein de petites histoires écrites par ledit fantôme, un peu comme si c’était un recueil de nouvelles que nous proposait Eric Sanvoisin. En fait, pas du tout, c’est bel et bien un roman, dans lequel on en découvre un autre : une mise en abîme réussie, en somme. Un roman à trois voix : celles de Leï, d’Emilia, d’Antonin, qui se mêlent. Leï sort tout droit de l’imagination d’Antonin, qui correspond avec Emilia, qui s’attache à elle, alors que cette dernière aime le héros de papier, et devient personnage du tome 2, obéissant à l’imagination, aux écrits d’Antonin.

Pour des raisons différentes, Emilia et Antonin ne peuvent sortir de ce qui leur sert de chez eux. Des vies en suspens, mises sur pause, des vies où le mal-être est trop présent, étouffant, mais où l’envie d’être reste tout de même présente. Si seul Leï retrouve une forme de liberté durant le roman, à la fin du fantôme qui écrivait des romans, Emilia et son auteur préféré sont enfin libérés des chaînes qui leur pèsent depuis si longtemps – tout en gardant une forme d’immortalité, dans le souvenir des leurs, et dans le livre, l’une en tant que personnage, l’autre en tant qu’écrivain. J’ai été agréablement surprise de voir les thèmes abordés dans ce roman : la maladie, la mort, le suicide, l’anorexie, la folie. Des thèmes plutôt rares, et en tout cas, ici, traités avec beaucoup de poésie. L’écriture d’Eric Sanvoisin est belle, douce, fluide ; elle nous montre que quand les mots ne suffisent pas, ne peuvent sortir, l’écriture peut prendre le relai. Pour se libérer, pour dénoncer. Pour faire passer des sentiments, des émotions, des messages. De l’espoir. De l’amour.

En bref, un roman poétique, fort, touchant et bouleversant, à découvrir !

Merci aux éditions Balivernes pour la confiance et la découverte !

Le dernier péché – Rebecka Aldén

9782207133330FS

Éditeur : Denoël

Collection : Sueurs froides

Parution : 1er juin 2017

Genre : Thriller

Traduction : Lucas Messmer

Titre original : Den attonde dödssynden

 

Résumé : Brillante auteure et conférencière, Nora sait convaincre son public que le bonheur et la réussite sont à la portée de chacun, pour peu que l’on s’en donne la peine. Ce bonheur, elle a décidé de le construire après son accident, survenu dix ans plus tôt lorsqu’elle est tombée du septième étage et a miraculeusement survécu. Elle vit à présent avec son mari, Frank, qui est aussi son agent, et leurs deux enfants, dans un quartier résidentiel cossu. Une fois par an, Nora organise pour tout le voisinage une somptueuse fête où elle joue à merveille son rôle d’hôtesse.

Mais ce tableau idyllique est un jour bousculé par l’arrivée de Klara, qui s’installe dans la maison d’en face. Alors que Nora s’attaque à son prochain best-seller – un roman sur les sept péchés capitaux -, Klara se montre une voisine de plus en plus présente. Charmante et gaie, elle séduit tout le monde. Seule Nora ressent un profond malaise. Petit à petit, des fragments de son passé lui reviennent et un soupçon se met à la hanter : et si cette chute, dix ans plus tôt, n’avait pas été accidentelle ?

 

Avis : J’étais très curieuse de découvrir ce roman, dont le résumé m’avait pas mal intriguée. J’aime beaucoup ce type de roman de voisinage, où l’on en vient à se méfier de tout et tout le monde …

Il y a 10 ans, Nora a fait une chute qui aurait pu lui coûter la vie. A la surprise de tout le monde, elle s’est parfaitement rétabli, et mène aujourd’hui une vie de rêve : célèbre, elle enchaîne les livres et les conférences grâce à son mari devenu son agent. Ils vivent ensemble dans un quartier tranquille, dans une belle maison, avec leurs deux enfants. Pourtant, depuis qu’une nouvelle voisine s’est installée, les choses vont de travers pour Nora. Alors que le comportement de son mari change, Klara, la nouvelle voisine, est de plus en plus présente dans leur quotidien, auprès des enfants. En parallèle, d’étranges phénomènes commencent à la tracasser, la ramenant dix ans en arrière, tandis qu’elle commence un livre sur les sept péchés capitaux …

Comme dit plus haut, j’étais très curieuse de lire ce roman. Très vite, on se méfie de Klara, tout comme Nora, on ressent une agressivité, un défi dans ses propos, dans cette volonté d’être proche de ses enfants. A mesure que le temps passe et que Nora bascule de plus en plus, on a juste envie de comprendre pourquoi. Alors que les souvenirs de Nora lui reviennent, ou qu’elle découvre de nouveaux indices, on fait des suppositions avec elle, on assemble les pièces du puzzle. Mais si j’avais deviné une partie de la vérité, Rebecka Aldén a tout de même réussi à me surprendre à la fin !

J’aime ces romans angoissants, à l’atmosphère étouffante – parfaitement retranscrit grâce à la plume de l’auteure. Pour la très grande majorité de ce livre, on reste confiné dans le quartier où vivent Nora, Frank, Klara et les autres. Très vite, l’ambiance devient étouffante. Tout reste entre eux. Pas d’intervention policière. Pas réellement d’enquête. Tout n’est que doutes, suspicions, déductions, suppositions. Rien de sûr. De quoi devenir fou …

Ce roman, c’est le récit d’une longue descente aux enfers. Celle de cette femme qui se veut parfaite, qui cherche toujours à avoir le meilleur profil sur Instagram, la meilleure réplique sur Twitter. J’ai beaucoup aimé le thème des 7 péchés capitaux, et la façon dont ils sont mis en abîme à travers ce que vit Nora. Alors qu’elle les dénonce, et montre comment être heureux en les évitant, elle va peu à peu les éprouver, chacun leur tour. Mais Nora a vaincu la mort, il y a 10 ans. Nora rebondit toujours … Aller ! Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.

Au final, un thriller psychologique et mystérieux, qui se lit à toute vitesse ! A découvrir.

 

Merci aux éditions Denoël pour la confiance et la découverte !

L’invité sans visage – Tana French

51k7E4D5x1L._SX195_

 

Éditeur : Calmann Levy

Parution : 12 avril 2017

Genre : Policier

Traduction : Aude Gwendoline

Titre original : The Trespasser

 

Résumé : Une superbe jeune femme est retrouvée assassinée chez elle, au pied de sa table dressée pour un dîner romantique. L’inspecteur Antoinette Conway, de la brigade criminelle de Dublin, est chargée de l’enquête avec Stephan Moran. Il est son seul allié dans un quotidien fait de mesquineries et d’humiliations – pas facile d’être une femme flic en Irlande.

Tout condamne a priori le nouveau petit ami de la victime, et les autres inspecteurs font pression sur Antoinette pour qu’elle le mette derrière les barreaux, or elle résiste, persuadée que l’affaire n’est pas si évidente que le laissent présager les apparences. C’est alors que le crime prend une tournure bien moins banale…

 

Avis : Ce roman est le sixième de Tana French, et le sixième que je lis (mais seulement le deuxième que je chronique ici). Aimant beaucoup ce qu’elle fait, j’étais contente de découvrir cette nouvelle enquête, dans laquelle on retrouve Antoine Conway et Stephen Moran, croisés dans « la cour des secrets« .

Le roman commence lorsque le duo se retrouve en charge d’une affaire, qui pourrait être un cas de violences conjugales : une jeune femme qui s’apprêtait à recevoir son petit ami à dîner, est retrouvée morte. Accident ? Meurtre ? Pour quelles raisons aurait-il agi de la sorte ? Conway et Moran se retrouvent chargés de l’affaire avec Breslin, qui semble lui, pressé de boucler l’enquête. Notre duo va-t-il céder à la pression et se dépêcher de boucler le petit ami ? Ou au contraire vont-ils poursuivre leur nouvelle piste ? Et surtout, à quel prix ?

Comme pour le précédent roman de l’auteure que j’ai lu (j’avoue que je me rappelle un peu moins des autres), le rythme est assez lent : les pages défilent mais l’enquête en elle-même n’avance pas spécialement. Je sais que cela dérange certains, mais en même temps, je trouve ici que les personnages, leurs relations, les dialogues, et au final donc, l’intrigue, sont bien creusés de ce fait. Je ne me suis pas ennuyée.

Le rythme n’est pas haletant, il s’agit d’une enquête, et avec Conway et Moran, on essaie d’assembler les pièces du puzzle, comme eux, on tâtonne, on se trompe, on cogite. Et si l’on peut deviner certaines choses, ce n’est que quand on a tous les éléments en main qu’on comprend enfin ce qui se tramait – par contre, c’est vrai que la résolution n’est pas extraordinaire en soi, je n’ai pas lâché mon bouquin de surprise, ce n’est pas un retournement de fou MAIS j’ai aimé ma lecture car c’est ce que j’attendais de ce roman. C’est un bon roman policier où l’auteur prend le temps de bien mettre en place les choses, une enquête rondement menée par des personnages qui ne lâchent rien.

Car si j’ai beaucoup aimé ce roman, c’est aussi grâce à Conway et Moran. J’avoue que,  même si je les ai croisé dans la cour des secrets, je ne me rappelais plus forcément très bien d’eux (surtout d’elle, en fait). J’ai toutefois beaucoup aimé leur relation. Antoinette est un personnage froid, fort, parfois acariâtre, mais intéressant. Ses réactions m’ont parfois agacée, c’est peut-être dur d’avoir de l’affection pour elle, mais j’ai aimé que ce soit elle qui dirige l’enquête – et on en apprend un peu plus sur son passé/enfance. Moran est complètement différent, ce qui permet un peu de contrebalancer avant le caractère de sa collègue !

Au final, un bon moment de lecture en compagnie des personnages de Tana French !

Loup gris et la mouche – Gilles Bizouerne & Ronan Badel

Loup-gris-et-la-mouche

 

Éditeur : Didier Jeunesse

Parution :  12 avril  2017

Genre : Album

 

Résumé : Loup Gris fait la sieste, quand une mouche vient l’embêter. Il ouvre la bouche et… SLIP, SLAP ! Gobée, avalée, la mouche !
Mais Loup Gris se met à zozoter…
– Zuuut ! Fissue mouss !

 

Avis : Un jour, après avoir bien mangé, Loup Gris  s’installe sous un arbre pour faire une sieste. Mais sans faire attention, le voilà qui gobe une mouche ! Depuis, plus rien ne va ! Il zozote et les autres loups se moquent de lui. D’ailleurs le chef de meute l’a prévenu : il ne veut pas d’un loup zozotant. Il doit trouver une solution, et vite !

393762-001-c-591bfad41489a.jpg

Mais l’araignée ne comprend pas, puisque quand elle mange des mouches, elle ne zozote pas. Il essaie alors de la manger, mais maintenant des fils lui pendant des oreilles. Il tente de gober un oiseau, mais le voilà qui ne contrôle plus ses pattes, qui s’agitent dans tous les sens. C’est quand il va croiser le renard, que celui-ci aura une idée … finalement efficace !

Cet album signe le grand retour de Loup Gris, ce loup maladroit et malchanceux, prêt – ou pas – à vivre de nouvelles aventures. Bourré d’humour, cet album devrait d’autant plus faire rire qu’à la lecture orale, l’adulte devra zozoter lui aussi. Enfin, la chute de l’histoire devrait ravir et faire rire les enfants ! Les illustrations de Ronan Badel sont très sympas, et aussi drôles que le texte : il parvient parfaitement à retranscrire les expressions de ces petits animaux.

En bref, un drôle (d’)album à découvrir dès 4 ans !

 

Merci aux éditions Didier Jeunesse pour la confiance et la découverte !

Idées de lectures pour cet été

44.jpg

 

Cela fait un petit moment que j’ai envie de vous concocter ce genre d’article, mais je ne prends jamais le temps (pas bien !). Aujourd’hui, c’est chose faite ! Voici donc quelques idées de lectures pour cet été (ou l’excuse pour vous reparlez de gros coups de cœur) à embarquer dans vos valises. Si jamais vous souhaitez (re)lire mes chroniques sur ces livres, cliquez sur la photo !

 

◊ Des romans qui font du bien ◊

 

tu-as-promis-que-tu-vivrais-pour-moi-915720-264-432.jpg   couv15865066   7X8exi9WvNgdY8yQ5XOCaN5Ij_4

 

                 ◊ Des romans qui font frissonner ◊

 

                           9782253086154-001-T           1610-block_org


◊ Des romans qui transportent ◊

 

 product_9782070653768_244x0    les-larmes-rouges,-tome-1---reminiscences-280734-264-432.jpg    une-braise-sous-la-cendre

 

◊ Et un manga à découvrir de toute urgence ◊

 

monster-deluxe-1-kana.jpg

 

Et voilà, c’est tout pour cette fois (et oui, ma valise est toute petite ! 😛 )

 

Sans 75.jpg

Alors, quels livres allez-vous embarquer dans vos valises ?

 

New Earth Project – David Moitet

9782278081738FS.gif

 

Éditeur : Didier Jeunesse

Parution :  8 février  2017

Genre : Jeunesse

 

Résumé : En 2125, le réchauffement climatique et la montée des eaux mettent le monde en péril.
Une seule alternative : New Earth Project, le voyage vers une nouvelle terre habitable.
Elle est une « grise » issue d’un bidonville, il est un Intouchable protégé par le Dôme.
Isis et Orion, unis par une complicité naissante, sont séparés lorsque la jeune fille est tirée au sort pour rejoindre le New Earth Project. Cette initiative, lancée par un milliardaire qui n’est autre que le père d’Orion, est entourée de mystère.
Orion va alors mener l’enquête, jusqu’à la vérité qu’il n’aurait jamais dû découvrir. Un parcours semé d’obstacles qui forgera sa personnalité, et renforcera ses sentiments pour Isis.
Les deux adolescents arriveront-ils à se réunir ?

 

Avis : En 2125, le réchauffement climatique a eu raison de notre planète : l’eau a pris ses quartiers, le soleil n’est plus qu’un lointain souvenir. Les plus pauvres (les gris) vivent dans des bidonvilles, dans la water-zone, tandis que les plus riches vivent sous le Dôme, à l’abri de tout, et sont appelés les Intouchables. Les plus jeunes vont à l’époque, avec certains gris, mais aucun contact n’est autorisé entre eux. C’est là qu’Isis rencontre Orion, le fils du grand Parker, celui-là même qui est à l’origine du NEP – New Earth Projet – qui envoie chaque semaine des navettes contenant des milliers de personnes vers Nouvelle Terre, solution trouvée pour sauver la population sur le long terme. Chaque semaine de nouvelles personnes sont tirées au sort et partent pour un long voyage de 6 ans, vers une vie meilleure. Mais quand la famille d’Isis est tirée au sort, et qu’Orion remarque un léger – mais glaçant – détail, le doute s’empare de lui, et le voilà qui commence à mener son enquête sur les travaux de son père …

La fin du monde que l’on connaît, la séparation entre les pauvres et les riches , mais aussi le système qui ment ou manipule ces derniers, je vous l’accorde, c’est du vu et revu en dystopie (comme le garçon amoureux de sa meilleure amie, qui elle aime celui qu’elle ne devrait pas). Au bout d’un moment, c’est dur de faire dans l’originalité. Ce que j’ai apprécié ici, c’est le fait d’envoyer les gens sur une autre Terre (même si on devine vite qu’il y a un souci), mais aussi le côté écologique, pollution (qui nous pousse à réfléchir sur le futur de notre planète, au rythme où l’on va) – même si ça aurait pu être davantage développé. Car c’est surtout là que réside le principal défaut que je vois à ce roman : le fait que tout aille vite, tout s’enchaîne, et que du coup certaines choses soient survolées. Alors oui, j’étais contente de ne pas encore partir dans une trilogie (minimum), mais c’est vrai que sur certaines choses, j’ai trouvé que ça manquait de détails.

Mais malgré ce léger bémol, j’ai beaucoup aimé ma lecture : dès que je devais poser mon livre j’avais juste hâte de le reprendre. Les personnages sont attachants, j’ai beaucoup aimé Isis, sa force, son courage, sa volonté de se battre pour un futur meilleur pour elle et sa famille (d’ailleurs grâce à elle, j’ai découvert l’aquaponie !) et son optimisme. Orion est également un personnage intéressant, prêt à s’opposer à son père pour découvrir la vérité. D’ailleurs, les chapitres alternent les points de vue d’Isis et Orion, ce que j’ai trouvé sympa.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais sa plume est agréable (j’ai beaucoup aimé les petites phrases en italique en début de chapitres, souvent les pensées d’Isis sur la situation, sa famille, etc, toujours intéressantes et souvent poétiques) et c’est vrai que les pages défilent à toute vitesse, tant l’histoire est intrigante : on a juste envie de savoir le fin mot de tout ça, car certains passages sont pour le mois glaçants ..

 

Au final, une lecture divertissante, une dystopie sympathique, prenante et intelligente (et la couverture est très belle) !

 

Merci aux éditions Didier Jeunesse pour la confiance et la découverte !

Quelque chose de bleu – Blandine P. Martin

2O1R_FQpg6igjc3velBQHWq2spc.jpg

Editeur : Auto-édité

Parution :  28 Juin 2017

Genre : Romance

 

Résumé : Lena et Paul s’apprêtent à vivre le plus beau jour de leur vie. Alors que l’organisation de l’événement prend forme, Cameron, le témoin et demi-frère de Paul, rejoint les futurs époux afin de les accompagner dans les préparatifs.

Et si le destin sonnait à votre porte au moment le moins opportun, le laisseriez-vous entrer dans votre vie ?

 

Avis : Blandine P. Martin est une auteure dont je suis les parutions avec toujours beaucoup d’attention et de plaisir. Quand j’ai vu qu’elle sortait une romance contemporaine ce mois-ci, je savais – sans même avoir besoin de lire le résumé – qu’il me fallait la lire (d’autant plus que, comme à chaque fois, la couverture est magnifique !). Pour découvrir d’autres chroniques sur cette auteure, c’est par ici.

Lena et Paul sont ensemble depuis 5 ans. Afin d’enfin concrétiser leur amour, ils ont choisi de se marier dans moins d’un mois. Enfin, choisi … Disons que Lena n’a pas trop eu le choix, face au travail dévorant de son fiancé. Tellement dévorant, d’ailleurs, qu’elle a l’impression d’à peine le croiser depuis un moment, et surtout de devoir gérer seule tout ce qui touche à l’organisation du mariage. Heureusement, le demi-frère de Paul et son témoin, Cameron, arrive afin de les seconder, alors que la meilleure amie de Lena ne tarde pas également à les rejoindre. Mais au fur et à mesure que la date fatidique approche, la future mariée se sent de plus en plus à l’étroit dans cette vie, dans cette relation qui n’est peut-être pas celle dont elle a rêvé, auprès d’un homme qui ne ressemble plus vraiment à celui qu’elle avait choisi …

Dans cette romance, Lena, écrivain en herbe, va être amenée à faire des choix, à voir ce qu’elle veut vraiment, qui elle est vraiment, à mesure que les événements se bousculent devant elle. Ce que j’ai aimé, c’est que Lena ne se contente pas de subir, elle se remet en question tout au long du roman, elle se demande si c’est vraiment ce qu’elle souhaite. Bien sûr, le cheminement est long et ce n’est jamais simple de réaliser que l’on fait fausse route, surtout à quelques jours de s’engager pour la vie aux côtés de quelqu’un. Du coup, pour accélérer les choses, l’auteure a choisi de lui donner un petit coup de main et de lui faire ouvrir les yeux d’une manière assez brutale – que j’ai trouvé un peu prévisible (j’y avais pensé dès les premiers chapitres) et clichée, mais ça reste efficace (par contre la scène du bureau était peut-être un peu trop de mon point de vue).

Bien évidemment, j’ai craqué pour Cameron à l’instant où il a franchi le seuil de chez Paul et Lena. Son côté artisite-tatoué-aux-cheveux-longs devrait également vous séduire ! Et surtout, il ne s’impose jamais. Tout en douceur, en discrétion, il compense les défauts, les absences de son demi-frère, jusqu’à petit à petit, sans même que Lena s’en aperçoive, devenir indispensable à la jeune femme. J’ai aimé qu’on ne tombe pas dans le cliché du beau mec un peu bourru, qui enchaîne les histoires sans lendemain et qui aurait soudainement une illumination. Grâce à son côté artistique (peinture, musique) il a développé une réelle sensibilité que j’ai beaucoup aimé, et qui donne aux échanges qu’il a avec Lena une belle profondeur.

Quant aux autres personnages, j’ai beaucoup aimé Daisy. J’aurais voulu plus de Cassandre et Spencer. J’ai eu beaucoup de mal avec Paul dès le début – j’ai du mal avec les personnages « trop biens » en apparence, trop lisse … Je me doutais bien qu’il y avait anguille sous roche. Son père, n’en parlons pas, typiquement le genre de type et de valeurs (si on peut appeler ça comme ça) que je ne supporte pas. J’ai beaucoup aimé les moments Lena/Cameron mais aussi les moments avec le groupe (j’aurais bien aimé assister à leur concert, moi aussi !).

La fin est tout simplement parfaite. Rien de trop. Blandine P. Martin a su choisir les bons mots, attendre le bon moment, pour que Lena prenne enfin son envol (d’autant plus symbolique quand on sait la décision que l’on prend grâce à sa mère et son amie 😛 ). En fait, c’est aussi un des points forts du roman : l’auteure prend le temps d’installer les éléments, les personnages, l’histoire. Si certains pourraient trouver les premiers chapitres un peu longuets ou plats, j’ai trouvé au contraire ces moments importants pour mieux connaître les personnages, et bien poser l’histoire. Rien n’est précipité ou inconsidéré, rendant le tout plus crédible.

En bref, une romance qui fait du bien, qui nous parle de choix, de liberté, de l’importance de ne pas se renier et/ou de se trouver. De musique, d’art sous toutes ses formes. Et qui nous rappelle de ne pas oublier d’ajouter une touche de bleu à notre vie. Une lecture parfaite pour la saison, alors n’hésitez pas !

 

Merci à Blandine P. Martin de m’avoir permis de découvrir son roman !