Le livre extraordinaire des oiseaux spectaculaires – Tom Jackson & Val Walerczuk

Éditeur : Little Urban

Parution : 18 septembre 2020

Genre : Album Documentaire

Avis : Je vous parle peu de cette collection, pourtant je crois que c’est l’une de mes préférées en matière de documentaires animaliers jeunesse, en très grande partie je vous l’accorde pour ses MAGNIFIQUES et si réalistes illustrations. La semaine dernière, c’est un livre consacré aux oiseaux spectaculaires qui est paru, et une fois encore, le travail réalisé est dingue !

Comme toujours, 36 animaux sont soigneusement sélectionnés. D’ailleurs, sur le site internet des éditions Little Urban vous pouvez découvrir les coulisses du livre, j’ai trouvé ça super intéressant ! Comme vous pouvez le voir avec le sommaire ci-dessous, 36 espèces c’est déjà pas mal, et pour ma part je ne connaissais pas la plupart des noms : on apprend à tout âge.

Les textes accompagnant chaque animal sont toujours clairs, détaillés, et très intéressants. Et pour ceux qui voudraient frimer, ils pourront même essayer de retenir les noms latins 😛 Si les éléments clés sont chouettes, c’est clairement les illustrations qui font toute la beauté de l’ouvrage. Epoustouflantes, magnifiques, je ne me lasse pas de les regarder. Val Walerczuk est spécialisé dans le dessin animalier et le photoréalisme, pas étonnant alors que certaines illustrations ressemblent à des photos. Certains de ces oiseaux sont si imposants qu’il faut tourner le livre pour les voir en entier.

En bref, ce titre trouvera aisément sa place dans les bibliothèques. Une magnifique collection à découvre et offrir sans modération !

Merci aux éditions Little Urban pour la confiance et l’envoi ❤

Dans la même collection :

City Spies, tome 1 – James Ponti

Éditeur : Casterman

Parution : 2 septembre 2020

Genre : Roman jeunesse, espionnage (dès 11 ans)

Traduction : Cécile Leclère

Résumé : Cinq jeunes espions venant des cinq coins du monde. Brooklyn, Paris, Sydney, Rio et Kat forment une cellule secrète du MI6.
Dans un manoir perdu en Écosse, ils peaufinent leurs techniques, aussi variées que sophistiquées : piratage, science du comportement, fabrication d’explosifs… Des talents qui leur permettent de s’infiltrer n’importe où, n’importe quand, pour les besoins de leur chef, un homme qu’on appelle « Mère » tant il prend soin de ces ados sans attaches.
« Mère », justement, est sur le qui-vive : le sommet de l’environnement à Paris est sous la menace d’un attentat écoterroriste, et les City Spies sont envoyés sur les lieux afin d’empêcher toute attaque.
Brooklyn, la dernière recrue de « Mère », devra en plus prouver qu’elle a sa place parmi ses brillants camarades, et montrer qu’elle est une hackeuse redoutable dont le monde de l’espionnage ne pourra plus se passer.
Qui a dit que sauver le monde était facile ?

Avis : Alors qu’elle est sur le point d’être condamnée pour de longs mois pour avoir piraté un ordinateur, Sara se voit offrir une issue de secours par un drôle d’avocat. Très vite, elle comprend qu’elle va se retrouver en compagnie de 4 autres jeunes à espionner pour le compte du MI6 – et sa première mission aura d’ailleurs lieu d’ici quelques semaines. Car d’après les sources de Mère, le chef de groupe, une attaque écoterroriste va avoir lieu à Paris, visant une personnalité très en vue … ce qui pourrait avoir de terribles conséquences. Sara – devenue Brooklyn – sera-t-elle prête à temps ?

Dès le première chapitre – la rencontre de Sara et de Mère – on se retrouve embarqué dans cette histoire : on a envie de savoir quel est cet étrange individu, et surtout, ce qui attend Sara. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est pas déçu ! Pas de temps mort, une fois arrivés en Ecosse on fait la connaissance des autres membres de l’équipe, et au fur et à mesure de l’histoire certains chapitres flash-backs nous raconte comment a eu lieu leur recrutement.

Car vous l’aurez peut-être compris, ces 5 jeunes (âgés de 12 à 15 ans) viennent des 4 coins de la terre, et on été rebaptisés en fonction de leur lieu d’origine. Bon, j’ai trouvé que ça avait un petit côté « Casa de Papel » qui manquait du coup d’un peu d’originalité, mais c’est là le seul petit bémol que j’ai à formuler sur ce roman – avec peut-être le fait que j’avais parfois l’impression que les enfants étaient plus âgés que leur âge véritable, même si on peut comprendre que vu leur histoire ils aient grandi « plus vite ».

J’ai beaucoup aimé Brooklyn, qui malgré son jeune âge n’a pas froid aux yeux. Elle est intelligente, réfléchie, débrouillarde – comme ses camarades d’ailleurs. Ils ont dû apprendre à survivre tôt, ce qui en fait des éléments de choix pour les services secrets. L’autre personnage que j’ai également adoré, c’est « Mère », dont l’histoire personnelle m’intrigue pas mal, je serais très curieuse d’en avoir le fin mot !

Quant à l’intrigue à proprement parler, elle est haletante, bien menée, et surtout, pleine de rebondissements : la fin est super.

En bref, voici une chouette histoire d’espionnage à la James Bond, version jeunesse. A découvrir dès 11 ans !

Merci aux éditions Casterman pour la confiance et l’envoi !

Nickel Boys – Colson Whiteheard

Éditeur : Albin Michel

Parution :

Genre : Littérature étrangère

Traduction : Charles Recoursé

Résumé : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à cœur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

Avis : Il y a trois ans (déjà !) j’ai découvert la plume de Colson Whitehead avec son merveilleux « Underground Railroad » pour lequel j’avais eu un gros coup de cœur. Quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman, quand j’ai découvert son résumé, c’était une évidence pour moi qu’il me fallait le découvrir.

Floride, années 60. A une époque où ségrégation et violences raciales font partie du quotidien de nombreux noirs, le jeune Elwood découvre les discours de Martin Luther King et s’y accroche. Studieux, il est sur le point de faire son entrée à la fac, quand il se retrouve envoyé en maison de correction, tout simplement pour s’être trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. A la Nickel Academy, les coups pleuvent parfois souvent sans véritable raison, des élèves disparaissent mystérieusement, des vies se brisent pour toujours. C’est la découverte, des décennies plus tard, de plus de 30 corps d’enfants qui va lever le voile sur ce terrible épisode des Etats-Unis – parce que oui, ce roman est inspiré d’une histoire vraie.

Dès les premières lignes, je me suis retrouvée happée par ce roman. Avec la découverte de ce cimetière clandestin, on ne tarde pas à mesurer l’horreur d’un tel lieu, horreur d’autant plus prégnante qu’on sait que de tels endroits ont existé. Avant de découvrir la Nickel Academy, on fait la connaissance d’Elwood, du Elwood d’avant, et comment ne pas s’attacher à ce jeune garçon volontaire, curieux, intelligent ? Comment ne pas souffrir avec lui des horreurs qu’il va découvrir en entrant là-bas et qui le marqueront à jamais ?

Sans jamais tomber dans le pathos, le récit de Colson Whitehead nous prend aux tripes. C’est fort, poignant, bouleversant, c’est révoltant, injuste : clairement ce roman ne peut laisser insensible ! Parce qu’on sait, que de telles atrocités ont eu lieu (et que d’autres ont toujours lieu malheureusement de nos jours), mais le savoir et y penser une fois de temps en temps, et l’avoir sous les yeux… c’est différent. Enfin et surtout, malgré tout, l’auteur arrive à nous surprendre, vraiment, je suis restée bouche bée (et mon petit cœur palpitant) et ai eu besoin d’un petit moment pour m’en remettre.

Malgré tout, ce roman n’est pas qu’un roman sur le racisme. C’est aussi une histoire d’amitié, d’entraide, d’une micro lumière vacillante dans toute cette noirceur.

Je crois que j’aurai du mal à trouver les bons mots pour vous parler de tout ce que m’a fait ressentir ce roman pour lequel j’ai eu un gros coup de/au cœur. Colson Whitehead a reçu le prix Pulitzer pour ce titre, et qu’est-ce que c’est mérité ! Une claque à découvrir absolument.

Merci aux éditions Albin Michel pour la découverte et l’envoi ❤

Du même auteur :

Quantum, tome 1 : Une enquête de la Capitaine Chase – Patricia Cornwell

Éditeur : JC Lattès

Parution : 3 juin 2020

Genre : Thriller

Traduction : Dominique Defert

Résumé : À la veille d’une mission spatiale top-secret, la capitaine Calli Chase détecte une alarme dans le tunnel d’un des centres de recherche de la NASA. Spécialiste en mécanique quantique et enquêtrice en cybercriminalité, Calli sait que l’approche imminente d’une tempête avec le shutdown décidé par le gouvernement créent des conditions idéales pour un sabotage.

Le danger dépasse toutes ses craintes. Des indices troublants indiquent que Carmé, sa sœur jumelle, portée disparue depuis plusieurs jours, est liée à cet incident. Alors que le compte à rebours est lancé, Calli prend conscience qu’en cas d’échec la catastrophe sera terrible pour le programme spatial et pour la sécurité de la nation tout entière.

Avis : Tentant toujours de rattraper mon retard de chronique, je vous parle aujourd’hui du livre que j’ai entamé juste avant mon départ en vacances (un mois et demi de retard, ça passe, non ?) et sur lequel j’avais placé beaucoup d’attentes ! Toute jeune ado, je dévorais les policiers et thrillers. Agatha Christie, Mary Higgins Clark, Patricia Macdonald, Patricia Cornwell – puis plus tard Nicci French, Lisa Gardner, et bien d’autres. J’adore la série Scarpetta de Cornwell, sa nièce, Marino, Benton, je les ai lu et relu jusqu’à ce que l’histoire s’essouffle un peu et que je me lasse. Quand j’ai vu la sortie de ce roman, avec son bandeau aguicheur proclamant « la nouvelle série de Patricia Cornwell », je me suis dit que c’était peut-être là l’occasion de renouer avec une autrice qui m’avait tant passionnée plus jeune. Mais voilà, qui dit retrouvailles, dit attentes ! Alors, verdict ?

A la veille d’un événement spatial top-secret – et d’importance capitale -, la capitaine Chase reçoit une alerte provenant du tunnel de l’un des centres de recherches de la NASA. Sur place, elle découvre les traces d’un passage qui n’est pas le sien. Craignant un sabotage, la jeune femme se lance sur les traces de sa sœur disparue, qui pourrait bien être liée à tout ça. Seul problème : le temps leur est compté !

Soyons honnête et ne tournons pas autour du pot : je ressors plutôt mitigée de ma lecture. Mes attentes étaient sans doute trop élevées, pourtant, j’ai trouvé ce roman vraiment long à démarrer. On passe un temps fou dans le tunnel, alors oui, la tension monte, on se demande ce qui a pu déclencher l’alarme, ce qui est en train de se passer, et globalement c’est chouette, on est dans une ambiance poisseuse, inquiétante… mais on aurait sûrement pu raccourcir un peu. Deuxième chose qui m’a un peu perdue, c’est tous les termes techniques/scientifiques – empruntés au langage spatial ou pas -, moi qui suit un pur produit littéraire, pas facile !

Si j’ai bien aimé le caractère de Calli, son sens de l’observation, du détail, son intelligence, elle reste pour moi assez insaisissable. On a quelques allers-retours dans le passé, dont j’ai cherché l’intérêt de la moitié. Surtout, j’ai eu l’impression qu’on faisait monter la tension par beaucoup de mystères, qui au final tombent un peu à plat. Toutefois, j’ai bien aimé suivre l’enquête de Calli.

Enfin, clairement, pour avoir les réponses à nos questions, il faudra lire la suite, ce qui pour moi a un côté un peu frustrant… et comme ça ne sortira pas avant un moment, j’aurai sans doute tout oublié ce qui s’est passé quand le prochain tome paraîtra.

Pour conclure, je suis donc sortie de ma lecture mitigée voire déçue, frustrée de par mes attentes et les longueurs du récit bien que l’enquête en elle-même ait pu être intéressante et intrigante. Cette série plaira sans doute aux amateurs de sciences et d’aérospatial.

Et que ne durent que les moments doux – Virginie Grimaldi

Éditeur : Fayard

Parution : 17 juin 2020

Genre : Littérature Française

Résumé : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
  
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avis : Depuis que j’ai appris qu’un nouveau roman de Virginie Grimaldi sortait, Impatience est devenu mon second prénom. Quand je l’ai enfin eu en ma possession, il me tardait de le lire, pourtant à la fois j’appréhendais : peur d’être déçue après avoir tant aimé son précédent, surtout, surtout j’avais bien conscience qu’une fois lu il me faudrait attendre un moment avant le prochain. Malgré tout, c’était décidé : je le lirais pendant mes vacances. Pour une fois, j’ai tenu mes engagements et l’ai dévoré en quelques heures. Pourtant, c’est presque un mois après que je vous en parle (excepté mon petit post Instagram), tant j’ai envie de trouver les mots justes pour vous parler de ce tourbillon d’émotions qui m’ont saisie pendant ma lecture.

Parce que ce roman nous raconte l’histoire de deux femmes, Elise et Lili, deux mères arrivées à un tournant de leur vie. L’une devient mère à la retraite quand son petit dernier quitte le nid, alors que l’autre devient mère trop tôt. L’une redécouvre petit à petit le bonheur de s’écouter et vivre pour soi, alors que l’autre découvre la néonat’ et l’angoisse de vivre pour son oisillon.

Peut-être que c’est à cause du thème, mais j’étais sûre que ma lecture de Et que ne durent que les moments doux allait profondément me bouleverser. Et devinez quoi ? Ça n’a pas loupé ! Comme toujours – que ce soit dans ses romans ou dans ses posts Instragram – Virginie nous cueille par sa plume unique. Elle oscille entre humour, tendresse, tout un panel d’émotions, toujours avec justesse, simplicité, bienveillance – un roman si profondément humain, si bouleversant et juste qu’on ne peut que penser que c’est peut-être le plus personnel de l’autrice -. Les échanges de textos entre Élise et ses enfants m’ont fait éclater de rire, les mots de Lili m’ont fait éclater le cœur et ceux d’Elise, empreint d’une douce nostalgie teintée d’un avenir optimiste m’ont touchée.

Dès les premières pages, je me suis demandée comment/si le destin de ces deux femmes allait se rejoindre, et Virginie m’a soufflée. Dans un tel roman, qui finalement nous narre « simplement » deux passages de la vie de femmes, je ne me serais pas attendue à être surprise (mais je vous le dis, l’autrice est forte, très forte !).

Je ne veux pas trop en dire pour ne rien vous gâcher, je préfère que vous viviez, sentiez ce roman et tout ce qu’il contient. Alors lancez-vous, découvrez cette histoire bouleversante, poignante, juste, parfois drôle, parfois dure, mais souvent optimiste, une histoire de vies bousculées, de vies fortes, qui vous habitera longtemps, aussi longtemps que dureront nos moments doux.

Un thé à l’eau de parapluie – Karen Hottois & Chloé Malard

Éditeur : Seuil Jeunesse

Parution : 27 août 2020

Genre : Album Jeunesse

Avis : Vous le savez sans doute maintenant, j’aime toujours énormément les textes de Karen Hottois. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai reçu son dernier petit album – et quel bonheur de me rendre compte qu’il était dédicacé ! Merci beaucoup Karen ❤

Aujourd’hui, Elmo a le cœur gros : il pleut, il fait gris, ça y est, l’automne est bien là ! Ce qu’il aime, pour se remonter le moral quand il pleut, c’est manger des bichons au citron et boire un bon thé à l’eau de parapluie.

Puisque ses chats en peluche n’en sont pas très friands, il invite la belette et l’écureuil, ses amis, à venir partager ce moment avec eux et leur explique sa recette du thé.

Pour cela, rien de plus simple : il faut trouver un nuage plein de mer évaporée, un nuage chargé de soleil, d’odeur des fleurs, des bruits de l’été. Les amis dégustent, savourent leur thé, se remémorant les saveurs de leur été, les meilleurs moments. C’est doux, ça fait chaud au cœur. Et puis, d’un coup, Elmo a une idée !

Avec ce bel album plein de poésie, Karen Hottois nous parle du changement des saisons et des humeurs parfois mélancoliques qui peuvent en découler. C’est doux, c’est tendre, c’est douillet et chaleureux – ça donne envie de siroter un thé bien chaud, blotti sous un plaid. C’est aussi un beau moment de partage et d’amitié qui nous est donné à voir ici. Les illustrations de Chloé Malard sont très jolies, lumineuses et délicates, et surtout, collent bien à l’histoire.

En bref, voici un très bel album à découvrir alors que l’automne approche tout doucement ! Dès 4 ans.

Merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

De Karen Hottois :

Mes vêtements en feutrine – Tout-petit Montessori

Éditeur : Nathan

Parution : 3 octobre 2020

Genre : Bébé, premières notions

Avis : J’ai reçu ce petit coffret il y a un peu moins d’un an, et j’avais très hâte de le tester avec Manon. Je le lui propose régulièrement depuis, et si elle a toujours bien aimé, c’est tout récemment qu’elle s’est prise de passion pour ces petites cartes. J’ai pris mon temps avant de rédiger cet article, tout simplement parce que je préférais attendre d’avoir un vrai avis et voir comment Manon allait l’apprivoiser 🙂

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a des tas d’activités à imaginer autour de ce coffret. Dans un premier temps, on peut se contenter de présenter les vêtements sur les cartes, puis demander à l’enfant de nous les montrer, puis plus tard, c’est lui qui peut les nommer. On peut faire la même chose avec les vêtements découpés en feutrine, invitant l’enfant à découvrir par le toucher. Les feutrines sont par paires : l’enfant peut s’amuser à les réunir (on a des couleurs, tailles et découpes différentes). Enfin, il peut associer la feutrine et la carte, puis même partir à la découverte de ces vêtements dans la maison. Vous l’aurez compris, on peut s’amuser à l’infini ! L’essentiel étant d’être dans une démarche d’écoute et de bienveillance, d’expliquer et renommer les vêtements si jamais l’enfant se trompe.

A la maison, on a commencé par nommer les différents vêtements. Manon avait 14-15 mois la première fois, elle était intriguée par les cartes et les feutrines (la matière), mais pour le reste c’était clairement trop tôt. On y est retournées de temps en temps, surtout quand elle s’est mise à reconnaître facilement les différents vêtements. Là, depuis quelques semaines, elle adoooooore associer feutrines et cartes et fait un sans fautes (#mamanfière). Je pense qu’on est prêtes à tenter une autre activité 🙂

Reconnaissance visuelle, découverte sensorielle, enrichissement du vocabulaire, diversification des activités, vous l’aurez compris ce coffret est vraiment bien pensé, ludique et amusant. Vous pouvez même l’enrichir en découpant vos propres images.

Ce coffret contient :

  • 18 vêtement en feutrine (culotte, chaussette, botte, jupe, robe, pull, tee-shirt, bonnet, pantalon x2)
  • 9 cartes à associer
  • 1 livret pour présenter les différentes activités

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

Le petit chat de l’Opéra : Saut de chat ! ; Le sorcier des coulisses – Nathalie Dargent & Colonel Moutarde

Éditeur : Nathan

Collection : Premiers romans

Parution : Juillet 2020

Genre : Roman jeunesse, premières lectures (dès 6 ans)

Avis : Votre aîné(e) dévore la série des 20, allée de la danse ? Sa petite sœur est triste de ne pas être assez grande pour pouvoir les lire ? Cet été Nathan a décidé de remédier à ce dilemme avec cette nouvelle série, le petit chat de l’Opéra, mettant Tutu le chat de Chloé à l’honneur – et toujours en partenariat avec l’Opéra National de Paris.

Dans « Saut de chat », la première histoire, nous faisons la connaissance de Tutu et Strap, respectivement chat et chien – et meilleurs copains. Alors que leurs maîtresses sont en pleine répétition du Lac des Cygnes, Tutu est choqué : Chloé l’a oublié. Vite, avec son copain, ils vont tout faire pour les retrouver … en essayant de ne pas trop se faire remarquer !

Dans la deuxième histoire, nos amis à 4 pattes sont bien décidés à assister à leur premier ballet ! Alors qu’ils cherchent la scène, ils vont croiser un monstre terrible et effrayant … qui pourrait bien être tout aussi effrayé ! Heureusement, tout est bien qui finit bien et Tutu et Strap pourraient bien obtenir ce qu’ils désirent.

Aventures, humour, rebondissements, cette première série commence sur les chapeaux de roue et devrait ravir les enfants qui débutent la lecture. Les illustrations sont très sympas.

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

Save the date – Morgan Matson

Éditeur : Milan

Parution : 24 juin 2020

Genre : Young Adult

Traduction : Anne Delcourt

Résumé : La sœur aînée de Charlie Grant se marie, et, pour la première fois depuis des années, tous les frères et sœurs vont être réunis dans la maison familiale, avant qu’elle ne soit vendue. Charlie sait qu’après ce week-end, plus rien ne sera comme avant. C’est pourquoi elle veut tout faire pour que ces quelques jours soient parfaits.
Le problème ? Le week-end s’annonce comme un désastre absolu…

Avis : L’année dernière, j’avais bien aimé « mes meilleures vacances ratées », premier roman que je lisais de l’autrice. Cette année, alors que les vacances approchaient, j’ai eu envie de renouveler l’expérience et ait embarqué son petit dernier dans mes bagages !

Ce week-end, c’est LE week-end que Charlie attend depuis des mois : sa sœur aînée se marie, et la famille au grand complet sera réunie – pour la dernière fois dans la maison familiale avant qu’elle ne soit vendue. Alors qu’elle rêve que tout se déroule parfaitement bien – ce qui semble bien parti quand elle croise le garçon de ses rêves avec qui elle a dangereusement flirté quelques mois plus tôt – les mauvaises nouvelles et problèmes s’amoncellent au fur et à mesure. Une chose est sûre, d’une façon ou d’une autre ce week-end promet d’être mémorable !

En quittant ce roman, j’ai eu l’impression de quitter un tourbillon de folie dans lequel on avait à peine le temps de reprendre notre souffle. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a pas le temps de s’ennuyer ! Les catastrophes s’enchaînent, laissant à peine le temps à notre héroïne de souffler, les personnages sont nombreux et il faut s’accrocher pour suivre qui et qui, ou les histoires des frères et sœurs (tous différents, mais attachants à leur manière). Vous l’aurez compris, Charlie va prendre les choses en mains et c’est donc principalement elle que l’on suit, ainsi que Bill, neveu de l’organisateur de mariage – et je dois dire que c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé.

Clairement, ce roman regorge de situations cocasses, de rebondissements désopilants – même si j’avoue qu’en tant que future mariée je serais à deux doigts de la crise de nerf – et il est fort à parier que vous sourirez plusieurs fois durant votre lecture. En revanche, je peux comprendre qu’à la longue on trouve ça un peu lourd – à la fin on a juste envie que tout finisse bien. Mais personnellement, malgré cette fois encore quelques longueurs, j’ai adoré cette ambiance un peu dingue, voir nos personnages courir partout et Charlie tenter de trouver une solution à chaque problème – et parfois c’était loin d’être gagné !

Toutefois, si l’on est dans un roman plutôt léger / feel-good, on aborde tout de même des sujets plus sérieux. La première fois, l’importance que l’on peut accorder à un garçon et celle que l’on a en retour, les relations familiales avec tout ce que cela implique (j’ai quand même vite deviné le pourquoi de la situation), mais aussi et surtout le passage à l’âge adulte et le moment de prendre son envol. Charlie, c’est un peu moi : bien dans son petit cocon familial, elle n’est pas fan du changement, surtout quand il touche à sa famille… famille qu’elle idéalise depuis toute petite. Ce week-end, laisser tomber le voile des illusions et accepter le changement sera peut-être plus nécessaire que jamais !

Et pour ne rien gâcher – vous savez que j’adore quand les auteurs font ça – j’ai adoré recroiser un certain couple vu précédemment ! 🙂 On a également quelques planches de la BD de la mère de Charlie, ce que j’ai trouvé plutôt chouette.

En bref, voici une lecture parfaite pour passer un bon moment, divertissante et sans réelle prise de tête. Des personnages attachants, de l’humour, un mariage, Morgan Matson nous a préparé un programme de folie !

Merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et l’envoi !

De la même autrice :

Le jour où elle a pris son envol – Beka, Marko & Cosson

Éditeur : Bamboo

Parution : 23 août 2017

Genre : BD contemporaine

Résumé : Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Antoine n’est plus là. Simon, un physicien apiculteur a pris sa place. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir une seule solution… Essayer !

Avis : Après avoir beaucoup aimé découvrir le premier tome de cette série de bande dessinée orientée développement personnel, je n’avais pas envie de trop tarder avant de découvrir la suite. Me voici donc avec mon avis sur le deuxième tome !

On retrouve Clémentine, deux ans après la fin du premier volet de ses aventures. Finie la jeune fille timide et peu sûre d’elle qui se laissait marcher sur les pieds. Mieux : au boulot, elle déchire. Et pourtant, pourtant, force lui est de constater qu’elle n’est toujours pas épanouie. Alors que les questions l’assaillent à nouveau, elle réalise qu’elle sait qui pourrait l’aider : Antoine. Aussitôt dit, aussitôt fait, la voilà en route pour l’épicerie atypique de son ami. Là, elle fera la connaissance de Simon, qui l’aidera à entrevoir tous les chemins possibles qui s’offrent à elle, avant d’embarquer pour un fabuleux voyage à la rencontre d’elle-même.

Quel plaisir de retrouver Clémentine et l’ambiance douce, bienveillante, de cette bande-dessinée. Si certains dialogues manquent parfois un peu de naturel et semble sortir d’un guide de développement personnel, je ne m’en suis pas formalisée, et j’ai savouré chaque page. Parce qu’on s’y sent bien, que ça sonne juste, vrai, parce que ça fait réfléchir.

Cette idée qu’à chaque instant de notre vie, des milliers de choix sont possibles, dont certains qu’on ne soupçonne même pas. Par exemple, là, je suis assise, à écrire ma chronique, mais je peux me lever, danser, me rouler par terre, faire une pause pour boire un thé, faire un gâteau, appeler ma mère, ou mille autres choses. Chaque action influençant la suite. De même, l’idée de trouver, LE bonheur, la chose qui nous aiderait à nous épanouir, et de s’y consacrer pleinement. Et puis ces portes-miroirs, qui reflètent ce que l’on projette (nos peurs, notre vision parfois négative de nous, ou au contraire notre confiance en nous, etc). Vous l’aurez compris, j’ai trouvé toutes ces idées super intéressantes !

Et puis, les personnes que croisent Clémentine sont toutes passionnantes, leur force, leur histoire, la façon qu’ils ont eu de croire à leur bonheur, de le suivre, est très inspirante. La jeune femme, sur les conseils d’une amie (il me semble que c’est Chantal, mais peu importe), demande à ses proches ce qu’ils la verraient faire, où. Et si on n’a pas leurs réponses, on sent que quelque chose va se débloquer (je crois que je vais faire ça aussi, ne soyez pas surpris si vous recevez un message :-P) et j’ai beaucoup aimé la fin, un an après. J’en ai été touchée, parce que c’est un très beau rêve 😛 (et que ça m’a fait très fort penser à une amie).

Cette bande dessinée optimiste donne envie de s’écouter un peu plus, de se poser pour réfléchir, de croire en ses rêves, s’y accrocher, se battre pour eux, mais aussi de s’ouvrir à la vie, à ses rencontres parfois improbables. Avec cette série feel-good, on a chaud au cœur, on sourit, et qu’est-ce que ça fait du bien ! Pour ne rien gâcher, j’aime beaucoup la douceur qui ressort des illustrations.

En bref, foncez ! 😀

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  • Le jour où le bus est reparti sans elle