Sextoys et bulles de savon – Mily Black

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Éditeur : Diva Romance

Parution : Mai 2017

Genre : Romance

 

Résumé : Fanny a tout plaqué pour ouvrir cette boutique. Tout, c’est sa vie, son job d’ingénieur dans une entreprise de cosmétique, et le salaire qui va avec. Pourquoi ? Pour vendre des produits de beauté bio et… des sextoys. Drôle d’idée, lui dira-t-on, surtout dans un petit village qui compte en tout et pour tout trois commerces. Mais l’idée va plus loin que ça. Fanny veut aider les femmes à se sentir mieux dans leur peau, par tous les moyens, pour elle-même surmonter les traumatismes de son adolescence. Alors quand elle fait la rencontre de Jenny, une jeune femme qui montre des signes de maltraitance, elle ne peut rester insensible.

Face aux détracteurs offusqués par ses produits, la jeune femme va devoir faire preuve de persévérance et d’humour. Deux qualités qui lui seront également utiles pour résister au charme d’Édouard, le policier du village qui lui donne du fil à retordre. Elle, qui a pourtant pour règle de ne s’attacher à personne…

 

Avis : Ce roman trônait dans ma PAL depuis un petit moment, et il aura fallu un déménagement et un chambardement dans mon organisation pour que je retombe dessus et décide de me plonger dedans. Avec tous les tracas des travaux (oui je raconte ma vie :-P) j’avais envie d’une lecture légère et sans prise de tête, c’était donc parfait et je me suis régalée !

Fanny a décidé de se lancer et est sur le point d’ouvrir sa boutique de cosmétiques bio … mais pas que ! Dans une petite pièce à l’arrière, ses futur(s) client(e)s pourront également trouver accessoires et sextoys, de quoi permettre aux femmes de se sentir mieux dans leur corps à tout point de vue. Mais dans le petit village où Fanny s’installe, tout le monde n’est pas ravi de voir ce type de boutique ouvrir. Si la jeune femme ne renoncera pas pour autant, cela lui permettra de faire quelques rencontres qui changeront sa vie, et l’aideront peut-être à tourner la page sur les démons de son passé …

Si j’avais bien aimé le précédent roman de l’autrice – sorti durant mon année de lectrice Charleston – j’étais à peu près certaine que celui-ci allait également me plaire. Et je ne me suis pas trompée ! Ce que je retiens tout d’abord, c’est l’humour, très présent, ainsi que le caractère de Fanny. Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour faire connaître sa boutique, elle ne va pas lésiner sur les moyens ! Que ce soit avec un déguisement quelque peu osé, ou lors d’un bain public, elle ne manque pas d’idées … ni d’occasion de se faire remarquer ou de nous faire rire !

Mais le caractère de la jeune femme ne se résume pas qu’à cela, et c’est aussi ce que j’ai apprécié dans ce roman : on n’a pas juste une simple romance. Fanny, sous ses apparences de femme forte et indépendante, cache une fêlure et pense avant tout à se protéger … ce qui pourrait bien lui coûter une belle histoire d’amour ! De par son passé, son vécu, elle va se sentir proche de Jenny, une jeune femme qui vient, hésitante, dans sa boutique, et qui va amener un peu plus de densité à l’intrigue, de profondeur en abordant un sujet fort et tristement toujours d’actualité.

Le livre se lit vite et j’avoue que je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires, notamment pour en savoir un peu plus sur Edouard, ou sa chère mère (qui m’a elle aussi beaucoup fait sourire – bien malgré elle j’imagine !), mais j’ai vraiment passé un  bon moment, et j’ai peut-être même préféré ce roman-ci au précédent.

Ce roman s’attaque donc à d’importants sujets derrière une romance agréable et moderne : les femmes battues, l’importance de se sentir bien dans son corps, peu importe les normes et le regard des autres. Si vous souhaitez passer un bon moment, n’hésitez pas !

 

Merci aux éditions Diva Romance pour la confiance et la découverte !

 

 

De la même autrice :

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Nous, les filles de nulle part – Amy Reed

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Éditeur : Albin Michel

Parution : 28 février 2018

Genre : Young Adult, témoignage

Traductrice : Valérie Le Plouhinec

 

Résumé :
À : destinataires cachés
De : LesFillesdeNullePart
Chères amies,
Vous en avez marre ? Vous avez peur ?
Vous en avez marre d’avoir peur ?
Vous êtes en colère ?
On sait ce qu’ils ont fait. Spencer Klimpt, Eric Jordan et Ennis Calhoun. On sait qu’ils ont violé Lucy. On sait qu’ils ont fait du mal à d’autres, probablement beaucoup d’entre nous. On sait qu’ils recommenceront.
Vous êtes prêtes à agir ? À ne plus vous taire ?
Rejoignez-nous. Ensemble nous sommes plus fortes qu’eux.
Nous ne nous tairons plus.
Nous les Filles de Nulle Part.

 

Avis : Il y a des livres dont on sait d’avance qu’on en sortira pas indemne. Quand ce roman est sorti, je savais qu’il fallait absolument que je le lise. Et je suis sortie de ma lecture bouleversée, touchée, peut-être même un peu plus forte. Il m’aura fallu quelques semaines pour réussir à enfin écrire ma chronique – ce n’est jamais évident quand un roman vous prend aux tripes comme ça, j’aimerais tellement vous donner envie de découvrir cette pépite et surtout lui rendre justice ! Bref, c’est parti.

Grace vient d’emménager dans une nouvelle maison, dans une nouvelle ville. Sur les murs de sa chambre, elle découvre les mots torturés de la jeune fille qui vivait là avant, des mots brisés, renfermant bien des maux. Grace découvre son prénom, Lucy, et son histoire. Violée par des camarades de lycée. Brisée par ceux qui savaient, ceux qui n’ont rien fait, ceux qui n’ont pas cru, ceux qui ont dit qu’elle l’avait cherché. Et Grace refuse de laisser les choses continuer ainsi.

Ce livre m’a révoltée. La façon dont a été traitée Lucy – je n’ai d’ailleurs pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti à la lecture de ce qu’elle a vécu. Ses agresseurs qui continuent leur vie, leurs violences en toute impunité ou les extraits immondes du blog que tient l’un d’eux. Cette pression du sexe, cette impression de ne pas pouvoir dire non si on ne veut pas passer pour une fille trop prude, si on ne veut pas se faire quitter. Ou ce sentiment de ne pas pouvoir dire qu’on aime ça, pour ne pas passer pour une salope. Cette haine pour celles qui couchent, ce mépris pour celles qui ne couchent pas. Quand je lis ce qui se passe au lycée de Prescott, je suis horrifiée – d’autant plus quand je vois la réaction du corps enseignant ou de certains adultes … à vomir -.

Ce livre m’a touchée. Par ses personnages vrais, si différentes et pourtant tellement attachantes. Que ça soit Grace, qui prend de plus en plus d’assurance au fil du livre. Rosina, sa relation compliquée avec sa mère ou ses coups de cœur. Erin – ah, Erin, je l’ai vraiment beaucoup aimée – forte et fragile à la fois, diagnostiquée autiste, à l’histoire si bouleversante. Je n’oublie pas Cheyenne, ou, finalement, toutes ces filles de nulle part, leurs histoires, leurs vécus. Par contre, j’ai apprécié qu’Amy Reed ne mette pas tous les garçons dans le même panier : ce ne sont pas tous des monstres irrespectueux assoiffés de sexe.

Ce livre m’a fait réfléchir. Grâce au mouvement des filles de nulle part, des réunions commencent à avoir lieu, qui vont voir émerger des débats tous plus intéressants les uns que les autres. C’est ça que j’ai aimé aussi, dans ce roman. Chaque fille a son vécu, son opinion. Mais elles vont discuter, se confronter. Il n’y a pas de réponses au final, parce qu’il n’y a pas une seule ligne à tenir. On peut aimer faire l’amour, on peut ne pas avoir envie. Si les opinions divergent, ce qui ressort au final, c’est que non, une fille ne devrait pas avoir peur de vouloir dire non. Et qu’un non veut dire non. Qu’un silence ne veut pas dire oui, qu’être ivre ne veut pas dire « vas-y, fais de moi ce que tu veux ». Que leurs copains, les garçons de Prescott et d’ailleurs devraient mieux les respecter, qu’elles ne sont pas des objets. Qu’elles doivent être écoutées. Et entendues. Et qu’il ne devrait plus y avoir de Lucy.

Ce livre m’a donné envie de me battre. Pour que les choses changent, que les mentalités évoluent, que les jeunes soient mieux informés. Est-ce que j’ai eu de la chance au lycée ? Est-ce que ce sont les choses qui ont changées ? En lisant ce qui se passe dans les couloirs de Prescott, j’imaginais ma fille. Je ne veux pas craindre pour elle à chaque instant (même si ça sera sans doute quand même le cas), je voudrais surtout qu’elle soit forte, qu’elle se sente protégée, en sécurité, et surtout, libre d’être qui elle veut, de dire ce qu’elle veut. J’ai tellement l’impression que les ados sont mal informés, que pour les garçons une fille devrait se sentir flattée de se faire siffler, d’avoir une main aux fesses, alors que pour les filles ces comportements sont normaux et donc totalement acceptables (ou du moins acceptés). Alors que non.

Bref. Je ne vais pas en faire des tartines, mais lisez ce roman, vraiment. Pour moi, ça a été un immense coup de cœur, un vrai coup au cœur. Un coup de poing. Un  message de colère mais aussi d’espoir. La preuve qu’ensemble, les choses peuvent changer. Quelques semaines après avoir fini ce roman, je pense encore très souvent à ces filles de nulle part et j’espère sincèrement que vous aussi vous partirez à leur rencontre. Un livre essentiel – qui parle de sexisme, de viol, de famille, d’autisme, d’amour, de religion, de féminisme – pour un chemin encore long.

 

Caraval – Stephanie Garber

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Éditeur : Bayard

Parution : 8 février 2017

Genre : Young Adult

Traduction : Eric Moreau

Titre original : Caraval

 

Résumé : Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. À 17 ans, alors qu’elle est sur le point d’être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le maître du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’île des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidées par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’île des Songes, Donatella est kidnappée par Légende.

Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours…

 

Avis : Je me rappelle quand ce roman est sorti, j’ai tout de suite craqué pour son incroyable couverture et son intriguant résumé. Pourtant – et malgré tous les avis positifs que j’ai pu lire – il m’aura fallu presque 2 ans pour enfin le sortir de ma PAL (shame on me !).

Depuis des années, Scarlett écrit à Légende, le maître de Caraval, afin qu’il vienne sur son île pour une représentation. Alors qu’elle est sur le point d’épouser un comte qu’elle n’a jamais vu, promesse d’une vie loin de chez elle, elle reçoit des invitations à participer à la nouvelle saison de Caraval. Bien décidées à fuir un père violent et tyrannique, Scarlett et sa sœur Donatella embarquent avec l’aide d’un mystérieux marin pour l’île des Songes. Mais à leur arrivée, Donatella est enlevée par Légende. Si Scarlett veut revoir sa sœur vivante elle n’a pas le choix : elle doit remporter Caraval. Heureusement, Julian semble bien décidé à l’aider …

Comme vous pouvez vous en douter, après tous les avis positifs que j’avais pu lire, j’avais peur d’être déçue. Et pourtant, ce fut loin d’être le cas ! Pour commencer … Quel univers incroyable ! Waouh ! j’ai adoré ! Le temps qu’a duré ma lecture, j’étais embarquée dans un tout autre univers, dans un autre monde, plein de magie et de mystères, où l’on nous rappelle sans cesse de ne pas se fier à ce que l’on voit – ce qui ne nous empêche pas de tomber dans certains panneaux ! Stephanie Garber a vraiment un talent fou pour créer un tel univers, c’est parfaitement maîtrisé, c’est envoûtant, mystérieux, attirant et intrigant, bref, parfait !

Le roman est découpé en parties suivant les nuits de Caraval. Comme un compte à rebours qui s’égrènent au fur et à mesure, on ne peut qu’espérer que Scarlett parviendra à retrouver sa sœur avant qu’il ne soit trop tard, rendant le tout complètement addictif. Et effectivement, j’ai eu beaucoup de mal à poser ce roman, que j’ai finalement dévoré.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé Scarlett, prête à tout pour sa sœur. Forte et courageuse, elle n’est peut-être pas aussi intrépide que Tella, mais Caraval la changera à jamais. On voit très peu Donatella, mais ça ne m’a pas empêché de me faire une opinion sur elle … à tort ou à raison ! Et puis il y a Julian, si difficile à cerner. J’ai beaucoup aimé sa relation avec Scarlett, qui ne peut s’empêcher d’être tantôt attirée, tantôt obligée de le repousser. On croise bien d’autres personnages, dont on ne peut que se méfier, gardant en tête que tout cela est un jeu …

J’étais très curieuse de découvrir la fin : l’intrigue est tellement complexe, semée de rebondissements et de surprises que je n’avais pas deviné la moité des choses ! et puis, la conclusion (mais en est-ce vraiment une !), excellente, qui donne juste envie de se jeter sur le tome 2 (ce que j’ai fait sur-le-champ, vous imaginez bien !).

En bref, gros coup de cœur pour ce premier tome à l’univers aussi riche qu’original ! Si ce n’est pas encore fait, je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour !

 

Cassandra et ses sœurs – Anna Jacobs

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Éditeur : L’Archipel

Parution : Janvier 2019

Genre : Littérature étrangère

Traduction : Sebastian Danchin

 

Résumé : Réunies dans l’outback australien, les quatre sœurs Blake se réjouissent d’être à nouveau ensemble.
Pour Cassandra, qui a retrouvé Reece, l’homme qu’elle aime, la colonie de Swan River apparaît comme un refuge inespéré. Surtout depuis qu’elle attend un enfant, fruit d’un viol, mais que Reece décide d’accepter comme le sien.

Lorsqu’un émissaire arrive d’Angleterre pour annoncer qu’un héritage considérable attend les sœurs, Pandora, la plus jeune, y voit la chance de retrouver son Lancashire natal.

Mais le chemin du retour pourrait être plus rude que prévu. Pour rejoindre le bateau à Outham, elle devra en effet traverser des contrées hostiles, avant de franchir sur les mers une moitié du globe. Épreuves qui ne seraient rien, sans l’apparition d’un ennemi inattendu… et déterminé.
Un amour aussi neuf que soudain éveillera-t-il en elle le courage d’affronter son destin ?

 

Avis : Enfiiin me voilà de nouveau connectée au monde, après près d’un mois sans internet ! Je n’ai que 8 chroniques de retard me direz-vous (mouahahah). Bref, au boulot !

L’année dernière j’ai eu la chance de découvrir le premier tome de cette saga captivante, où le personnage central était Cassandra, ne serait-ce que par toutes les atrocités qu’elle se retrouve à vivre à cause de son horrible tante. Pour ceux qui souhaitent découvrir ma chronique de ce premier volet, c’est par ici. Maintenant, parlons un peu de sa suite !

Après toutes les horreurs et épreuves vécues par Cassandra, cette dernière va enfin pouvoir se reposer sur son mari et penser à l’avenir puisque le bébé ne va pas tarder à pointer le bout de son nez. Si le bonheur semble enfin décidé à lui sourire, sa sœur Pandora, elle, a beaucoup de mal à s’acclimater à leur nouvelle contrée (il faut dire que le climat australien n’a rien à voir avec celui de l’Angleterre !). Aussi quand un ancien employé de son oncle vient leur annoncer que c’est à elles et leurs deux sœurs que ce dernier a légué son magasin, la jeune femme n’hésite pas une seconde : elle rentre chez elle. Réussira-t-elle à convaincre ses sœurs ? Et si non, osera-t-elle rentrer seule ?

Quelle plaisir de retrouver ces quatre sœurs pour la suite de leurs aventures ! Bon, on se concentre cette fois surtout sur Pandora, un peu également sur Cassandra, et j’avoue que j’aurais bien aimé en savoir plus sur Maïa et Xanthe qu’on voit trop peu pour moi … mais j’imagine que la suite leur sera consacrée !

J’ai beaucoup aimé me replonger dans la touffeur australienne alors qu’ici nous étions bloqués par la neige. Si les parties consacrées à Cassandra et Reece, à Livia et Francis ou aux jumelles m’ont encore une fois plu, c’est surtout ce qui se passait en Angleterre qui m’a captivée et tenue en haleine. En effet, pendant que Zachary partait à la recherche des sœurs Blake le magasin était laissé en gérance à Henry, autre employé du Grand Magasin Blake, mais peut-être pas aussi honnête. Tout au long du roman, on se demande si ses méfaits seront démasqués, ou s’il parviendra encore à faire du mal à quelqu’un … Inutile de préciser que c’est le genre de personnage détestable !

Dans ce volet-ci, on découvre davantage Pandora, et j’ai beaucoup aimé cette jeune fille déterminée et bien décidée à ne pas être rabaissée parce que c’est une femme. J’ai également apprécié Zachary – bien qu’il soit vraiment très têtu ! – ou Leo, peut-être différent mais bien loin d’être bête, et surtout très touchant. A travers lui, l’autrice rappelle de ne pas se fier aux apparences. J’espère le recroiser dans le prochain tome !

Encore une fois, on retrouve la place laissée aux femmes, si facilement laissées de côté ou jugées bêtes à l’époque. Le côté historique est également toujours présent en arrière-plan, la guerre de Sécession et les conséquences catastrophiques pour l’Angleterre ; les colons partis s’installer en Australie, les anciens condamnés.

Au final, vous l’aurez compris, ce tome-ci confirme mon amour pour cette saga captivante. Suspens, passions, personnages forts et attachants – et d’autres carrément détestables, épreuves, on voyage sans cesse entre Australie et Angleterre pour notre plus grand plaisir !

Merci à Mylène et aux éditions de l’Archipel pour la confiance et la belle découverte !

 

 

De la même autrice :

Agatha Raisin enquête, tome 11 : l’enfer de l’amour – M.C. Beaton

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Éditeur : Albin Michel

Parution : 6 Juin 2018

Genre : Policier

Traductrice : Marina Boraso

Titre original : Agatha Raisin and the love from hell

 

Résumé : Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée… Les soupçons se portent aussitôt sur l’épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls…

 

Avis : Comme vous le savez maintenant, j’aime beaucoup de temps en temps me plonger dans une nouvelle aventure d’Agatha Raisin, ma quinquagénaire préférée. Comme j’avais besoin de me changer les idées entre deux cartons, c’était le moment idéal pour découvrir sa onzième aventure (déjà !).

Comme ce titre est bien trouvé ! Fraîchement mariés (enfin !), Agatha et James ont du mal à s’ajuster. D’ailleurs, pour plus de simplicité, chacun a gardé son cottage. Pourtant, les reproches vont bon train, et les disputes sont nombreuses. Il faut dire qu’Agatha a son caractère, et que pour elle, il n’est pas question d’être la bonne petite ménagère que semble rechercher son mari. Alors quand elle émet l’idée de travailler un peu, c’est la crise. Mais est-ce une raison pour la soupçonner quand James disparaît, laissant derrière lui son cottage ravagé ? Une seule façon pour Agatha de se disculper : comprendre ce qui a bien pu se passer et surtout, remettre la main sur son têtu de mari.

L’enquête ici est différente de celles que l’on a été habitués à lire puisqu’elle touche directement quelqu’un de très proche d’Agatha – l’objet de ses fantasmes et de ses désirs depuis le début que nous la suivons. Où peut bien être passé James ? Pourquoi ne donne-t-il pas de nouvelles ? Est-il vivant ou mort ? Ça, ce sont les questions qu’Agatha se pose, et auxquelles nous, nous avons les réponses. Ce que l’on ignore par contre, c’est qui a bien pu agresser James. Quand un cadavre est découvert, l’enquête d’Agatha prend un tour plus inquiétant, puisqu’elle soupçonne que les deux affaires sont liées, et que ses expériences passées lui ont déjà prouvé qu’à trop s’approcher du feu l’on risque de se brûler …

J’ai beaucoup aimé cette enquête, où Agatha retrouve son complice Charles, et ensemble, ils vadrouillent entre les différents suspects – nous offrant encore de savoureux dialogues. Ce tome-ci est assez gros (un petit peu plus de 350 pages), et pourtant je n’ai rien vu passer, j’étais ravie de me plonger dans l’intrigue et de tenter moi aussi de découvrir qui pouvait bien se cacher derrière tout ça. J’ai trouvé que l’histoire ici renouvelait la série, et redynamisait un peu le tout, et surtout, on retrouve une Agatha pleine de pep’s, j’adore.

Ce que j’ai beaucoup moins aimé dans ce tome-ci, c’est James. Je l’ai trouvé très agaçant, notamment dans son discours sur Agatha et le rôle qu’elle devrait tenir auprès de lui et à la maison. Certains de ses actes également m’ont énervée, puisque pour moi quand on se marie, s’il y a un souci, une suspicion de quoi que ce soit, c’est avec son conjoint qu’il faut en parler, et sûrement pas aller se consoler dans les bras d’une autre. MAIS BON ! Pour le coup, la fin m’a bien plu, et je suis très curieuse de voir comment M.C.Beaton a envisagé la suite, puisque connaissant Agatha, elle ne se laissera pas abattre bien longtemps.

Au final, vous l’aurez compris, j’ai lu ce roman au bon moment et je me suis régalée. Si vous aussi vous cherchez une petite intrigue policière sans prise de tête, n’hésitez pas à vous lancer !

 

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et l’envoi !

 

Dans la même série :

Miss Crampon – Claire Castillon

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Éditeur : Flammarion Jeunesse

Parution : 9 janvier 2019

Genre : Roman jeunesse

 

Résumé : Souvent, Suzine se chut. Les cheveux plaqués sur les oreilles, elle se coupe du monde pour ne pas affronter les autres et pour cacher sa différence. Un jour, ses meilleures amies se disputent et lui demandent de choisir un camp. Suzine se chut, ses amies l’abandonnent. Elle va alors devoir faire preuve de courage pour retrouver confiance en elle.
Pendant ce temps, le concours de Miss Crampon du club de foot se prépare…

 

 

Avis : Claire Castillon est l’autrice de « Proxima du Centaure », roman sorti l’année dernière dont j’ai beaucoup entendu parler … mais que je n’ai pas lu. C’est également à elle que l’on doit les Piqûres d’Abeille », que j’ai par contre découvert il y a bientôt deux ans, avec beaucoup de plaisir. Quand j’ai vu qu’un nouveau roman sortait, j’étais donc très curieuse de le découvrir.

Suzine est timide et manque d’assurance. Pour contenter tout le monde, elle ne dit jamais ce qu’elle pense vraiment. Pourquoi faire de la peine ou prendre le risque de blesser quelqu’un ? Alors Suzine se chut. Seulement, quand il a fallu départager ses deux meilleures amies et qu’elle ne l’a pas fait, et bien … il semblerait bien qu’elle ait perdu les deux. Bon, pour le moment, c’est les vacances, mais à la rentrée, elle devra affronter leur hostilité, et ça, ça craint ! Et quand il s’avère que l’objet de leur discorde passe ses vacances au même endroit que Suzine, les choses se compliquent légèrement.

J’étais très curieuse de découvrir ce roman dont je n’avais plus le résumé en tête quand j’ai commencé ma lecture : je me suis laissée embarquée par l’autrice et ça a plutôt bien fonctionné pour moi. L’histoire se passe pendant les vacances scolaires, Suzine est en vacances au ski avec son papa et sa belle-mère, autant dire que vu la neige qui est tombée hier, j’ai commencé ce roman au bon moment !

J’ai tout de suite ressenti beaucoup d’affection pour Suzine, il faut dire que j’ai tendance à être un peu comme elle. A me taire plutôt que m’imposer, dire ce que je pense – surtout quand il y a des chances que ça déplaise, blesse ou provoque une dispute, attire l’attention sur moi, bref, vous voyez le tableau ! Et puis, dès le début, la jeune fille évoque son « petit problème » (sans trop en dire), aiguisant ainsi notre curiosité. Grâce à un détail régulièrement mentionné (et dès le résumé, en fait), j’ai vite compris de quoi il s’agissait, et j’étais curieuse de voir comment l’autrice allait relier ça à la situation actuelle de Suzine. Au final, il faudra être un peu patient pour avoir plus de détails, et voir à quel point cela peut l’affecter, et j’avoue que j’aurai peut-être aimé que la fin n’arrive pas si vite, pour qu’elle soit un peu plus développée (même si c’est évident que le chemin est encore long jusqu’à l’acceptation).

Si j’ai beaucoup aimé Suzine, j’ai également apprécié sa mère un peu loufoque, son père un peu à côté de ses pompes, sa belle-mère un peu excentrique mais toujours là pour elle (ça change des vilaines belles-mères !). Par contre, est-ce nécessaire de dire que j’ai détesté Romane et Violetta ? Ce n’est pas un scoop de dire que les ados peuvent être bêtes et cruels, mais c’est toujours révoltant de le voir en action. Je sais que parfois on peut être amené à accepter beaucoup de choses pour ne pas perdre quelqu’un, pour ne pas être seul, mais j’avais envie de temps en temps de secouer Suzine et de lui crier qu’elle valait mieux que ça. Si la fin est un appel au pardon, j’aurais peut-être eu envie qu’elle soit un peu moins gentille (ça se voit que j’ai eu envie de les frapper ces deux-là ?! :-P).

Au delà des considérations de cours de récré du collège (Machin est amoureuse de Bidule mais il a parlé à Truc qui me l’a caché parce que etc …) ce roman aborde des thèmes importants : les relations parents/enfants ou les amitiés quelque peu toxiques, la confiance en soi, oser dire non, s’affirmer, mais aussi et surtout le handicap, sujet que j’aime beaucoup voir traité en littérature jeunesse. J’ai trouvé que Claire Castillon nous faisait ça tout en délicatesse, subtilité, ce qui n’empêche pas le tout d’être poignant.

Enfin, j’ai beaucoup aimé retrouver l’écriture de Claire, tout simplement : l’humour qu’elle distille dans son texte, la subtilité dont elle fait preuve également comme je disais plus haut, rendent ce texte savoureux.

Au final, ce roman aura été une chouette découverte. A découvrir dès 11 ans.

 

Un grand merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour la confiance et la découverte !

 

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De la même autrice :

Zombies Zarbis, tome 1 : Panique au cimetière ! – Marie Pavlenko & Carole Trébor

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Éditeur : Flammarion Jeunesse

Parution : 5 septembre 2018

Genre : Jeunesse

Illustrateur : Marc Lizano

 

Résumé : Lorsque Romain, un habitant du village, rencontre Léo, une jeune zombie, il n’en croit pas ses yeux. Le cimetière de Noirsant abrite des morts-vivants ! Seulement, celui-ci est menacé de démolition : Romain pourra-t-il aider les zombies zarbis ?

 

Avis : Je suis tombée sous le charme de la plume de Marie Pavlenko il y a déjà quelques temps avec « La mort est une femme comme les autres », puis « Je suis ton soleil«  qui avait été un gros coup de cœur. D’ailleurs son nouveau roman « un si petit oiseau » me fait très envie, alors que j’ai « Marjane » qui attend patiemment dans ma PAL. Bref, j’étais très curieuse de la découvrir dans ce petit roman pour jeunes lecteurs ! Quant à Carole Trébor, je ne l’avais pas encore découverte, bien que j’ai « U4, Jules » dans ma PAL et que j’ai souvent vu passer ses titres à la librairie. Bref, assez blablaté, il est temps de vous parler du premier tome de « Zombies Zarbis » !

A Noirsant, il se passe de drôles de choses la nuit. Dans le vieux cimetière, les tombes s’ouvrent et laissent sortir de curieux zombies. Mais le soir d’Halloween ces derniers vont découvrir d’étranges monstres, prêts à détruire leur cimetière … Le même soir, Romain, jeune villageois, croise la route de Léo, jeune zombie à l’œil fugueur, qu’il décide d’aider.

J’étais donc très curieuse de découvrir cette nouvelle petite série des éditions Flammarion, d’autant plus que j’ai l’impression de croiser pas mal de zombies en littérature jeunesse. Ici, la mention « zarbis » du titre me laissait penser qu’une large part serait laissée à l’humour, et c’est en effet le cas, pour notre plus grand bonheur. L’originalité de l’histoire ici, son point fort, c’est vraiment ces zombies, d’âges différents, morts à des époques différentes, mais monstrueusement attachants et surtout terriblement drôles (même si, bien souvent, à leur dépends). Entre ceux qui s’évanouissent, ceux qui ont peur des humains, le baron, le bébé, bref, tous m’ont fait sourire à un moment ou un autre.

Au niveau des personnages, on suit surtout Romain et Léo, que j’ai beaucoup appréciés. Mais au delà de ces deux-là, une vraie solidarité uni tous nos morts-vivants malgré leurs âges différents. Et puis, quoi de mieux pour renforcer les liens qu’un ennemi commun ? L’idée de démolition du vieux cimetière permet d’ailleurs d’aborder la question de patrimoine, de cette folie parfois de détruire ce qui est « vieux » pour bâtir des lieux de surconsommation. Enfin, comme dit plus haut, les zombies sont tous morts à des époques différentes, permettant aux autrices de parler des mines du Nord, ou de la Commune, et j’espère sincèrement que ça éveillera la curiosité des jeunes lecteurs sur ces époques différentes !

Du point de vue de l’écriture, c’est fluide, rythmé, ça se lit vite et bien : Marie Pavlenko et Carole Trébor, c’est un duo qui fonctionne ! Au passage, je précise qu’il y a plusieurs illustrations en noir et blanc qui parsèment le texte, je trouve ça cool pour les jeunes lecteurs. Quant à la fin, eh bien, mon seul désespoir est de ne pas avoir la suite vu qu’on nous laisse avec un bon petit suspens !

En bref, vous l’aurez compris, ce roman – premier tome d’une chouette série, bourré d’humour et de zombies, devrait ravir les jeunes lecteurs (dès 9 ans).

 

Un grand merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour la découverte et l’envoi !

 

 

De Marie Pavlenko :

Morts en coulisse – Mary Jane Clark

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Éditeur : Archipoche

Parution : 7 novembre 2018

Genre : Policier

Traducteur : Mathieu Périers

Titre original : Lights out tonight

 

Résumé : Chaque été, dans le Massachusetts, se déroule un festival de théâtre.
Caroline, nouvelle chroniqueuse d’une chaîne de télé new-yorkaise, doit couvrir l’évènement auquel participe sa belle- fille.

L’occasion pour la journaliste de se rapprocher de la jeune femme qui n’a toujours pas accepté le remariage de son père.

Mais la mort soudaine de deux étudiants et le meurtre d’une bibliothécaire viennent troubler les festivités.

Un jour, Belinda Winthrop, actrice vedette couronnée d’un Oscar, disparaît à son tour.

Fugue, meurtre ou enlèvement ?

 

Avis : Ex-belle-fille de la grande Mary Higgins Clark, Mary Jane Clark publie ses romans depuis de nombreuses années et à quelques titres près, je les ai tous lu. Quand j’ai vu qu’un nouveau paraissait en poche en fin d’année dernière, je ne pouvais donc pas passer à côté !

Caroline, journaliste spécialisée dans les chroniques spectacles, se retrouve à partir effectuer un reportage à Warrenstown sur les traces de la grande Belinda Winthrop, sur le point d’interpréter le rôle de sa vie. Mais alors que plusieurs personnes perdent la vie, l’actrice disparaît. Caprice de star ou enlèvement ? Les rumeurs vont bon train. Tiens, peut-être que ce serait bien là l’occasion pour Caroline de montrer à son chef qu’elle vaut plus que ce qu’il croit …

Ma lecture de ce roman est arrivée pile au bon moment : j’avais envie d’un policier sympa, ni trop gore ni trop complexe pour ma petite tête, bref, je voulais me changer les idées et ça a bien fonctionné ! A l’instar de son ex-belle-mère, Mary Jane Clark prend le temps de lancer son intrigue ; chaque chapitre se concentre sur un personnage, et les choses se lancent petit à petit. On suit également les pensées de l’assassin (sans bien sûr connaître son identité), on sait qu’il n’est pas prêt de s’arrêter là et la tension monte à mesure que l’on guette le prochain coup : on sait que quelques choses se trame, on sait qui est sa cible, on sait qu’il est prêt à éliminer tout témoin gênant : il n’en faut pas plus pour que le stress monte et que les pages se tournent à toute allure.

Au fil de ma lecture, j’ai commencé par soupçonner à peu près tout le monde, avant de finalement comprendre qui était derrière tout ça. Et oui, je dois dire que je suis plutôt fière de moi d’avoir su décortiquer les indices laissés par l’autrice !

Du point de vue des personnages, j’ai bien aimé Caroline, ainsi que sa relation – certes clichée – avec sa belle-fille. J’ai bien aimé également cette dernière, les autres personnages m’ont laissée plutôt indifférente je dirais.

Les chapitres sont courts (mais nombreux, 138 quand même !), le rythme soutenu, haletant, la tension monte crescendo comme je disais plus haut, et les pages défilent : il m’a fallu moins de 24h pour en venir à bout tant il fallait que je sache le fin mot.

En bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment avec ce roman. Alors si vous cherchez un roman policier agréable à lire, n’hésitez pas !

 

Un grand merci à Mylène et aux éditions de L’Archipel pour la confiance et l’envoi !

 

Pingouin Manchot – Philippe de Kemmeter

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 7 juin 2018

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Je ne vous ai pas parlé de cet album tout de suite au moment de sa sortie … et finalement quelle meilleure période que celle où la neige tombe et où le froid nous glace à peine un pied mis dehors pour le faire ? 😛

Rappelez-vous, nous avons déjà croisé ce petit pingouin lors de deux précédents savoureux albums, consacrés à son papa et à sa maman (retrouvez les liens de mes chroniques à la fin de cet article !), l’un hyper-connecté, l’autre sensible aux régimes, pointant tous les deux du doigt certains travers de notre société. Ici, Philippe de Kemmeter se concentre sur notre petit pingouin, et sa soudaine popularité …

En effet, ce dernier, en essayant d’attraper un pot de confiture, chute et se retrouve avec le bras dans le plâtre. Et … finalement, ce n’était peut-être pas une si mauvaise chose : du jour au lendemain, le voilà devenu méga populaire et au centre de toutes les attentions. Et ce n’est pas tout ! Fini les corvées : il ne sort plus les poubelles ni le chien, et n’a même plus à faire ses devoirs ou s’occuper de son frère. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et un jour, il faut bien lui enlever le plâtre. Et voilà, du jour au lendemain, notre petit pingouin retombe dans l’anonymat, alors qu’un autre camarade connaît la gloire à l’école …

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé le travail de Philippe de Kemmeter. Humour et second degré sont présents aussi bien dans le texte (et ce, dès le titre de l’album !) que dans les illustrations, on retrouve beaucoup de clins d’oeil, c’est très moderne (Icebook, les selfies, etc). A nouveau, la chute (ahah, je suis contente de mon jeu de mot … comprendront ceux qui ont lu ou liront cet album !) de cette histoire est excellente, et le tout nous rappelle le côté éphémère des phénomènes de mode : une fois l’attrait de la nouveauté passée, on finit toujours par passer à autre chose !

 

Merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

 

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Pour découvrir cet album, c’est par ici !

 

Du même auteur :

Petra – Marianna Coppo

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Éditeur : Seuil Jeunesse

Parution : 8 mars 2018

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Entre l’arrivée du bébé et le déménagement, je dois avouer que mes journées sont bien remplies … et que je n’ai pas encore retrouvé toutes mes affaires dans les cartons ! Mais miracle, je suis enfin tombée sur mon ordi, cela sera tout de même plus agréable pour rédiger un article que le téléphone ! Bref, arrête de raconter ta vie, Delphine !

Je reviens donc aujourd’hui avec ce joli petit album, paru il y a déjà un moment, et qui m’avait séduite par sa belle couverture. J’adore la douceur des illustrations, les couleurs. A la fois simples et poétiques, elles collent parfaitement au texte.

Le texte, parlons-en ! Il nous invite à considérer les choses autrement : cette montagne solide, que rien ne peut déplacer … peut aussi être un simple caillou aux grands yeux. Tellement banal, qu’on le repose. Ça peut aussi être un œuf, porteur d’avenir, de promesses, de renouveau. Ça peut aussi être le support de la créativité d’un enfant. Et tellement d’autres choses encore, pour peu qu’on prenne le temps d’imaginer !

Un album tendre et doux, qui invite l’enfant à regarder le monde autrement, et à laisser exprimer son imagination !

 

Merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et la découverte 🙂

 

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