Amours solitaires, tome 1 – Morgane Ortin

Editeur : J’ai lu

Parution : 3 juin 2020

Genre : Roman contemporain, SMS

Résumé : Autrefois, les amoureux échangeaient des lettres. Aujourd’hui, ils s’envoient des textos. La poésie n’a pas disparu entre-temps.

Depuis qu’elle a créé le compte Instagram @amours_solitaires, Morgane Ortin a recueilli des milliers de conversations intimes d’amoureux anonymes. Des mots doux, des mots crus, érotiques, drôles, piquants. Elle en a sélectionné 278 pour composer l’histoire d’amour que vous vous apprêtez à lire.

Avis : Quand elle a ouvert le compte Instagram « Amours Solitaires », Morgane Ortin était loin d’imaginer la déferlante de messages qu’elle allait recevoir. Inlassablement, elle a partagé des mots doux, des mots crus, des mots de manque, drôles ou tendres, avant de petit à petit y voir se dessiner une histoire. 278 messages soigneusement sélectionnés plus tard, voici le premier tome de ce roman épistolaire unique publié.

Au moment de sa sortie en grand format – fin 2018 – j’en ai tellement entendu parler, je l’ai tellement vu passer sur les réseaux, que je n’ai finalement plus eu envie de m’arrêter dessus. Pourtant, c’était typiquement le genre de projet qui pouvait me plaire, mais que voulez-vous, je suis toujours un peu craintive quand on encense trop un livre. C’est finalement grâce à la Kube que j’ai pu découvrir ce roman en format poche, et le temps de quelques heures, je me suis délectée de ce qui est probablement notre pouvoir le plus précieux : les mots.

Mettant bout à bout ces 278 messages, Morgane Ortin imagine une histoire entre deux individus, découpée en chapitres selon les différents moments. La rencontre, l’attirance consumée, le couple, les obstacles. Dès les premiers messages, j’étais captivée. J’aime beaucoup les romans épistolaires, c’est un peu ce qu’on retrouve ici version 2.0 avec des SMS, j’ai aimé cette originalité bien en accord avec son temps.

Au fil des messages on voit se tisser les liens, on assiste à l’éclosion de la relation avec ce qu’elle a de plus intime : les pensées de deux personnes qui s’ouvrent l’une à l’autre. C’est beau, c’est tendre, c’est brut, c’est passionné, c’est touchant, ça sert parfois le cœur, ça sonne terriblement vrai. Je me suis surprise à essayer d’imaginer ce qui pouvait se passer entre les messages, entre les jours, les blancs, mais surprise également à attendre la suite de l’histoire, à craindre pour leur couple, à leur souhaiter le meilleur. Une fois la dernière page tournée, j’ai juste eu envie d’enchaîner avec le tome 2.

Amoureuse des mots, j’aime tellement les lettres, les beaux messages, ce qui reste et qu’on peut relire à l’infini. Je ne pouvais qu’être sensible à ce roman, bourré d’émotions, de poésie. Une jolie parenthèse qui donne envie de s’ouvrir un peu plus (et de dévorer le compte « Amours Solitaires ».

Prunelle, sorcière rebelle ; tome 1 – Agnès Laroche

Editeur : Rageot

Parution : 20 janvier 2021

Genre : Roman Jeunesse (10-12 ans)

Résumé : Prunelle est une sorcerelle qui pratique la magie douce pour améliorer la vie des habitants du comté de Tendreval. Un jour, instinctivement, elle lance un sort de magie forte, strictement réservé aux sorciers, les Eclaireurs. Or le père de Prunelle est le chef des Eclaireurs…

Prunelle est confrontée à un dilemme  : cacher la vérité à son père qu’elle adore ou lui avouer qu’elle a trahi sa confiance. Elle hésite, mais comment ignorer l’appel de la magie qui palpite en elle  ?

Avis : Après ma lecture intense de « Plein gris », je cherchais quelque chose de plus léger, moins dur, et mon choix s’est porté sur ce roman paru tout récemment.

Dans le monde de Prunelle, les choses sont plutôt simples : les femmes sorcerelles pratiquent la magie douce (embellir une tenue, retrouver un enfant, apporter un peu de bonheur et de légèreté), quant aux hommes – appelés Éclaireurs -, ils pratiquent la magie forte (soignent, guérissent, construisent, défendent). Et il est inconcevable que les choses changent. Prunelle en a bien conscience – son frère, sensible à la magie douce, a été chassé par leur père -, pourtant, quand elle réalise qu’elle est capable de pratiquer la magie forte, elle hésite sur la marche à suivre. Prendre le risque d’en parler ? Renoncer ? Après tout, elle est aussi douée qu’un homme et trouve cette loi tellement injuste. Mais avant même qu’elle ne puisse prendre sa décision, les choses se compliquent…

J’ai dévoré ce roman en à peine quelques heures : l’écriture est fluide et les chapitres relativement courts. Mais on a également une intrigue dynamique, addictive, sans temps mort, avec suffisamment d’action et de rebondissements pour qu’on ait du mal à reposer le livre.

Suivre Prunelle (et Nox, leurs amis) a été une expérience de lecture très intéressante : elle est courageuse, attachante, volontaire, elle évolue tout au long du récit (et évoluera encore, j’en suis sûre). Elle se découvre, apprend, s’adapte. Et surtout, elle se bat contre les préjugés sexistes qui cantonnent les filles aux choses douces et mignonnes, et les garçons au danger et la force (sans leur laisser la possibilité de choisir entre les deux magies). J’ai beaucoup aimé voir abordés ces thèmes dans un roman jeunesse, aussi subtilement intégrés à l’histoire : le message est important.

J’ai juste trouvé dommage qu’il ne soit mentionné nul part qu’il s’agissait d’un premier tome. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me doutais que c’était impossible que tout soit résolu, mais j’aurais aimé le savoir avant de me lancer. Enfin, maintenant que c’est fait, assurément, il me faudra connaître la suite !

En bref, ce roman aura été une belle découverte. Une intrigue rondement menée, addictive, portée par une héroïne attachante et courageuse que j’ai hâte de retrouver dans la suite de ses aventures.

Le plus petit Yack – Lu Fraser & Kate Hindley

Editeur : Little Urban

Parution : 8 janvier 2021

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Au sommet des monts enneigés, là où tourbillonnent des spirales de flocons glacés, blottie contre son troupeau, vivait Gertie… la plus petite de tous les yacks. Gertie RÊVE de GRANDIR et de prendre de la hauteur. Elle ne veut plus attendre !

Avis : Parmi les nouveautés jeunesse de ce début d’année, il y avait cet album que j’attendais avec beaucoup d’impatience : il m’a suffit de voir le nom de Kate Hindley pour vouloir partir à la rencontre de ce petit Yack !

Gertie vit heureuse avec les siens au cœur de montagnes enneigées. Son seul regret : être la plus petite du troupeau. Malgré ses sabots anti-dérapants, elle sent bien qu’elle est différente. Si seulement elle pouvait grandir en accélérer, prendre un peu de grandeur, être comme les autres ! Pourtant, quand l’un des leurs se retrouve en danger et que seule Gertie peut le sauver, la petite yack va commencer à voir les choses autrement.

Avec cet album aussi drôle que tendre (je vous laisse découvrir les astuces de Gertie pour grandir !), des thèmes importants sont abordés : cette envie propre aux enfants de vouloir grandir parfois trop vite, sans voir les avantages, les plaisirs de leur âge. Mais il est également question de différence, d’acceptation, de confiance en soi, de grandeur d’âme plutôt que de taille physique, de courage, d’entraide.

Si je découvre le texte de Lu Fraser – aisément accessible aux plus jeunes -, malicieux, c’est un vrai plaisir de retrouver Kate Hindley. Comme toujours, ses illustrations sont pétillantes, dynamiques, colorées, tendres, pleines d’humour : un vrai régal pour les yeux.

En bref ? Un album bienveillant, cocasse, tendre, à découvrir dès 3-4 ans.

Merci aux éditions Little Urban pour la confiance et l’envoi !

De Kate Hindley :

Plein gris – Marion Brunet

Editeur : PKJ

Parution : 14 janvier 2021

Genre : Young adult

Résumé : Lorsque Élise et Victor découvrent le corps de Clarence, noyé près de la coque de leur voilier, Emma comprend que leur croisière a définitivement viré au cauchemar. Avec la disparition de son leader charismatique, ce sont tous les secrets de la bande qui remontent à la surface, les rancœurs et les lâchetés qui régissent toujours un groupe. Et quand une tempête terrifiante s’annonce, les émotions et les angoisses se cristallisent dans une atmosphère implacable…

Avis : A la base, je n’avais pas du tout prévu de lire ce roman. Je n’avais jamais lu de roman de Marion Brunet, je ne suis pas fan des histoires en mer. Pourtant, pourtant ! Je suis tombée sur le résumé, et rien qu’à ce que je percevais de l’intrigue, j’étais happée par cette ambiance particulière propre aux huis-clos, cette odeur salée de peur et de mer, cette promesse implicite de ne pas en ressortir indemne, et après une demie-seconde de réflexion, je me suis lancée.

Imaginez.
Vous partez en bateau avec vos meilleurs potes.
Une semaine de rêve, seuls au monde, direction l’Irlande et ses promesses.
Mais la croisière vire au cauchemar quand le corps de l’un d’eux est repêché.
Sans vie.
Puis la tempête se lève et emporte tout sur son passage, certitudes et bateau compris.
Dès lors, il s’agit de lutter pour survivre et ne pas se laisser submerger par les rancœurs ou les éléments déchaînés.

En moins de 200 pages, Marion Brunet m’a complètement happée. Récit glaçant, immersif au possible, j’avais l’impression de me prendre des vagues en pleine tronche, mais c’était juste l’histoire de Marion qui se déroulait et m’embarquait avec elle, avec son style percutant qui nous accroche dès les 1ères lignes. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est une experte en navigation ou si elle s’est renseignée tout particulièrement pour ce roman, mais chapeau : on s’y croirait.

On découvre les personnages petit à petit, ainsi que ce qui les a mené à ce moment précis, grâce à un habile va-et-vient présent/passé alternant entre les chapitres. Bien que j’avais deviné la fin, ça ne m’a pas vraiment dérangé – d’ailleurs je m’attendais à ce que ça finisse en mode Koh-Lanta (« à la fin, il, n’en restera qu’un », ahah, c’est vous dire si l’ambiance devient pesante au fil du récit) On ressent beaucoup d’empathie pour Emma, Victor, et bien peu d’affection pour Clarence. J’ai bien aimé Sam également, eu un peu plus de retenue pour Elise.

Finalement, « plein gris », c’est un roman court au suspens haletant, qu’on a l’impression de parcourir en apnée. Une belle claque, bien glacée pour commencer l’année : je sais que je ne suis pas prête de l’oublier. Ni Marion Brunet dont je vais me procurer d’urgence d’autres titres. Et vous alors, prêts à embarquer ?

Mes instruments de musique en feutrine ; mon tout-petit Montessori – Illustrations de Mizuho Fujisawa

Editeur : Nathan

Collection : Tout-petit Montessori

Parution : 20 Août 2020

Genre : Bébé, éveil

Avis : Il y a quelques mois, je vous présentais le même type de coffret, avec des vêtements en feutrine. Cette fois, Nathan a consacré son coffret aux instruments de musique, sur le même principe, et j’étais impatiente de le tester avec Manon.

Cette fois encore, il y a des tas d’activités à imaginer autour de ce coffret. Dans un premier temps, on peut se contenter de présenter les instruments sur les cartes, puis demander à l’enfant de nous les montrer, puis plus tard, c’est lui qui peut les nommer. On peut faire la même chose avec les instruments découpés en feutrine, invitant l’enfant à découvrir par le toucher. Les feutrines sont par paires : l’enfant peut s’amuser à les réunir (on a des couleurs, tailles et découpes différentes). Enfin, il peut associer la feutrine et la carte, puis s’il y a des instruments à la maison, il peut même partir à leur découverte « réelle ». Vous l’aurez compris, on peut s’amuser à l’infini ! L’essentiel étant d’être dans une démarche d’écoute et de bienveillance, d’expliquer et renommer les instruments si jamais l’enfant se trompe.

A la maison, on a commencé par nommer les différents instruments. Manon a découvert le principe avec le coffret des vêtements en feutrine quand elle avait 14-15 mois, là ce qui l’intéressait c’était tout de suite d’assembler cartes et feutrines. Elle ne connaissait pas tous les instruments – loin de là (à part le piano sur lequel elle faisait aller ses petits doigts, trop mignon) – on apprend donc en même temps par le jeu, c’est top !

Reconnaissance visuelle, découverte sensorielle, enrichissement du vocabulaire, diversification des activités, vous l’aurez compris ce coffret est vraiment bien pensé, ludique et amusant.

Ce coffret contient :

18 instruments en feutrine (piano, guitare, harpe, trompette, tambour, cymbales, saxophone, violon, maracas, x2)
9 cartes à associer
1 livret pour présenter les différentes activités

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

Les lions ne mangent pas de croquettes – André Bouchard

Editeur : Seuil Jeunesse

Parution : 6 mai 2016

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Quand on a un lion comme animal domestique, cela présente des avantages : par exemple, le lion se nourrit tout seul dans la rue quand on le promène, et puis pas de risque de se faire attaquer ! Mais cela comporte aussi quelques légers inconvénients. Lorsque l’on joue à cache-cache avec ses copains et son lion, les enfants disparaissent les uns après les autres… Les parents, qui sont des gens très ennuyeux, s’inquiètent et tout ça fait beaucoup d’histoires !

Avis : Les parents de Clémence l’ont prévenue : pas de chien ni de chat à la maison. Bon, ils ont de la chance, elle est plutôt du genre obéissante, alors elle revient… avec un lion ! Bon, le souci c’est qu’il est un peu intimidant et encombrant. Et qu’il prend un peu trop à cœur les parties de cache-cache. Mais au moins, pas besoin d’acheter de croquettes…

Petit à petit, il ne reste plus grand monde dans la ville. Heureusement, Clémence ne va pas tarder à rejoindre ses copains ! Je ne vous dévoilerai pas la fin, mais elle est vraiment très drôle et surprenante !

Vous l’aurez compris, cet album est très drôle. Plein d’ironie, le texte prend pleinement son sens grâce aux illustrations qui nous montrent ce qui n’est pas clairement dit, un décalage savoureux. C’est malicieux, drôle, et devrait à coup sûr amuser les enfants !

Du même auteur :

De quelle couleur sont les bisous ? – Rocio Bonilla

Editeur : Père Fouettard

Parution : 8 avril 2016

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Minimoni adore peindre ! Elle a déjà peint des fusées, des gorilles, des fleurs, et voilà qu’elle aimerait dessiner un bisou. Mais… de quelle couleur sont les bisous ?

Avis : Voici encore un album qui m’avait déjà attirée à l’époque de sa sortie, mais que je n’ai finalement vraiment découvert qu’il y a quelques mois.

Monica – alias Minimoni – adore peindre. Les coccinelles, le ciel, les bananes, les fusées, etc, elle a déjà peint des taaaas de choses, mais jamais de bisous. C’est de quelle couleur, ça, d’ailleurs ?

A partir de là, chaque double page aborde une couleur, où la petite fille imagine si elle pourrait correspondre à celle des bisous. Mais pas si simple ! Le rouge, c’est la tomate, mais aussi la colère.

Le vert, c’est bien pour les crocodiles, mais ça rappelle les légumes. Le marron, ça rappelle le chocolat… mais aussi le caca ! Le blanc, c’est beau comme la neige… mais froid comme elle. Et ainsi de suite jusqu’à ce que Minimoni demande à sa mère de l’aide, et que cette dernière lui fait un gros bisous !

Voici un album drôle, dynamique, et tendre, ressentis qu’on retrouve dans les belles illustrations malicieuses. L’enfant apprend les couleurs au passage, enrichit son vocabulaire, tout en développant son imagination et sa créativité. A la fin, il est lui aussi sollicité pour répondre à la question : de quelles couleurs sont les bisous ? Après tout, il peut y avoir autant de réponses que d’individus sur terre 😀

Anatole & Léontine, tome 1 : Suspends ton vol – Stéphane Lapuss’ & Julien Flamand

Editeur : Kennes

Parution : 20 Janvier 2021

Genre : BD, humour

Résumé : La Résidence « Le dernier voyage » aurait pu être un paradis pour seniors en quête d’un repos bien mérité. Mais c’était sans compter le terrible Anatole qui s’amuse depuis déjà 15 ans à mener la vie dure au personnel et aux autres pensionnaires. Mais tout bascule lorsque Léontine, une nouvelle résidente, arrive dans la maison de repos et bouleverse son règne de terreur. Anatole aurait-il trouvé plus méchant que lui ? En tout cas, la rencontre de ces deux seniors promet de faire des étincelles. Humour noir et coups pendables seront au rendez-vous !

Avis : Quand j’ai entendu parler de cette BD la première fois, j’étais très curieuse de la découvrir. Une ou deux planches d’extraits m’ont vite convaincue que j’allais passer un bon moment en compagnie de ces deux énergumènes !

Depuis 15 ans, Anatole est la terreur de sa maison de retraite. Ah, pour certains, « le dernier voyage » est loin d’être de tout repos, avec un résident comme lui ! Régnant en maître sur son petit royaume, il commence à voir rouge lorsqu’une nouvelle arrivante, Léontine, se révèle aussi méchante et manipulatrice que lui. Pour lui, hors de question de se laisser faire et sa vengeance sera terrible !

L’histoire, découpée en petits gags, commence par suivre – présenter – Anatole et ses mauvais coups… parfois ingénieux quand même, il faut bien le reconnaître 😛 Je ne vous les décrirais pas en long en large ni en travers, car je me suis beaucoup amusée à les découvrir moi-même. Je me demandais quand Léontine allait pointer le bout de son nez quand enfin, elle a débarqué. Et pour le coup, la 4ème de couverture n’est pas trompeuse, elle est au moins au même niveau que lui, si ce n’est pire ! Je dois dire que c’est plutôt facile de glousser derrière les pages de ma BD, mais si je finis en maison de retraite avec des gens comme ça je ferais moins la maligne 😛

J’aime beaucoup les illustrations de Julien Flamand, pas trop de détails, des traits expressifs, de jolies couleurs, il participe grandement à l’humour de cette histoire. Car oui c’est drôle, léger, et clairement ça fait du bien à lire ! Bon, seul souci, ça se lit vraiment très vite et la suite n’est pas encore annoncée.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment avec ce drôle de duo qui m’aurait bien amusée 🙂 Le nom de Stéphane Lapuss’ vous parlera peut-être, il est notamment connu pour sa série « Putain de chat » !

Bob & Marley ; le capitaine – Marais & Dedieu

Editeur : Seuil Jeunesse

Parution : 22 Janvier 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : Bob et Marley sont de retour, pour notre plus grand plaisir !

En voyant une fourmi naviguer sur une feuille, Bob a une idée qu’il s’empresse de partager avec Marley : et s’il leur construisait un bateau ? Toujours prêt à faire plaisir à son ami, Marley se lance dans la construction, et hop, les voilà prêts à embarquer. Mais un bateau un besoin d’un capitaine, non ? Est-ce que seulement Bob a conscience de ce que tout cela implique ?

Ah, sacré Bob, qui voudrait les avantages, sans les inconvénients ! Jouer aux petits chefs c’est bien, mais un poste important implique de grandes responsabilités, qu’il n’avait pas forcément mesurées ! Pour le coup, j’ai beaucoup aimé le retournement final et la réplique de Marley 🙂

Comme toujours, avec beaucoup d’humour et de tendresse, ce nouvel album parle simplement de notions importantes, ici le sens des responsabilités. Une collection à découvrir dès 3 ans.

Merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Dans la même collection :

Toi et moi ; ce que nous construirons ensemble – Oliver Jeffers

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Kaléidoscope

Parution : 4 novembre 2020

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Qu’allons-nous construire, toi et moi ? D’abord regroupons tous nos outils pour assembler petit à petit. Fabriquons une montre car le temps est précieux, notre avenir ensemble nous le créons à deux.

Avis : Cet album joliment illustré est tout simplement une magnifique déclaration d’amour d’un père à sa fille. Page après page une jolie complicité se dessine sous nos yeux à mesure que le père, un peu à la manière d’un poème, dresse la liste de toutes ces choses qu’ils construiront ensemble.

Une fois les bons outils trouvés, il faudra assembler, installer, imaginer, fabriquer, mettre de côté, bâtir, accueillir, pardonner, accepter, rêver, voyager, observer, prendre le temps, s’élever, résister, se reposer, espérer. Sans oublier de se souvenir, de garder précieusement ces jolis trésors qui mettront un peu de baume au cœur pour les jours plus durs. Tout cela, une étape à la fois, avec bienveillance.

Je retrouve ici Oliver Jeffers dans un autre style d’histoire, mais de nouveau me voilà conquise. C’est délicat, tendre, doux, touchant, imagé, inspirant. Les illustrations sont poétiques, nous font voyager, j’aime beaucoup les couleurs.

Bref, vous l’aurez compris, voici un bel album, porteur d’un joli message qui met un peu de baume au cœur.

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !