Des oiseaux plein la tête – Alexandra Garibal & Sibylle Delacroix

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Kaléidoscope

Parution : 3 mars 2021

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Voici Nénette. Une petite fille avec des oiseaux plein la tête.

Nénette n’est pas comme les autres et, à l’école, elle se sent très seule. Jusqu’à sa rencontre avec No…

Avis : Quand j’ai découvert le communiqué de presse de cet album, je me suis dit que c’était aussi pour ce genre de titres que j’aimais les albums jeunesse, tellement c’est important de parler de différence, de tolérance, de présenter des personnages peut-être un peu atypiques mais auxquels pourtant on trouvera toujours un enfant pour s’y identifier.

Nénette, c’est une petite fille avec des oiseaux plein la tête. Un oiseau, ça vole, c’est libre. Et à sa manière, la petite fille l’est aussi. Elle aime mélanger son jambon avec son yaourt, se balancer, déposer de petits bateaux dans le caniveau, dessiner. Bien sûr, ses camarades la trouvent bizarre et se moquent d’elle. Mais elle s’en fiche un peu. Un jour, son petit manège attire l’attention de No et c’est le début d’une amitié complice entre les deux enfants.

Avec énormément de tendresse, tant dans le texte que les illustrations, cet album aborde la question de l’autisme, de la différence, du harcèlement/de l’exclusion mais aussi de la tolérance. Sensible et poétique, le texte est simple et accessible, et fonctionne à merveille avec les douces illustrations de Sibylle Delacroix où la petite Nénette nous apparaît si lumineuse, de toute sa force.

Voici donc un bel album qui nous parle de différence avec beaucoup de douceur. Une petite pépite à découvrir !

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

La falaise – Ghislaine Roman

Editeur : Le muscadier

Collection : Rester vivant

Parution : 15 avril 2021

Genre : Roman ado

Résumé : Charlotte, quinze ans, apprend que sa mère a été abusée quand elle était enfant. Au moment où son amour pour Pablo éveille son désir, elle va devoir faire face à la vague qui balaie sa famille. Elle découvrira l’abjection dont les adultes sont capables : certains savaient et n’ont rien dit. Entre rage et tendresse, Charlotte va devoir trouver son chemin.

Avis : Si dans un premier temps j’avais hésité à découvrir ce roman, je ne regrette finalement pas de m’être lancée. Abordant des thèmes importants et d’actualité, ce titre engagé mérite largement que l’on parle de lui.

Alors que l’été commence, Charlotte, 15 ans, voit sa paisible vie de famille basculer dans le chaos quand elle apprend que, des années plus tôt, sa mère a été abusée par un professeur. A mesure que les langues se délient, chacun réalise que l’affaire est bien plus grave qu’il n’y paraît. Que certains savaient mais n’ont rien fait. Mais en même temps qu’elle réalise l’horreur de certains adultes, l’adolescente découvre le désir dans les bras de Pablo. Et se demande, l’amour peut-il être beau, pur ? De cet été, Charlie sortira changée à jamais.

S’il est plutôt court, ce roman n’en est pas moins percutant. Sans pathos, sans en faire trop (ni, rassurez-vous, trop de détails), l’autrice nous offre un texte intelligent, réfléchi, fort, qui fait malheureusement un peu trop écho à ce que l’on peut encore voir dans notre société. La pression sur les victimes. La culpabilité, la responsabilité qu’on leur colle. La lente et douloureuse reconstruction. Le rythme est soutenu, les chapitres courts, les éléments s’enchaînent, jusqu’à cette fin au goût un peu amer mais réaliste.

Au niveau des personnages, si chacun a son importance et apporte quelque chose, j’ai surtout beaucoup aimé Charlie, son intelligence, ses réflexions, les questions qu’elle (se) pose. J’ai aimé son histoire avec Pablo, sa maturité. Sa petite sœur Line, mais aussi sa famille, la force de sa mère. Comment accepter que sa mère, celle qui nous a mis au monde ait eu à traverser une telle épreuve ?

Ce roman s’inscrit parfaitement dans la collection « rester vivant ». Un texte réaliste, percutant, qui montre l’importance de libérer la parole. A découvrir dès 12 ans.

Merci aux éditions le Muscadier pour la confiance et l’envoi !

L’enfant de la colère – Vanessa Chevallier

Editeur : De Borée

Parution : 28 mai 2020

Genre : Littérature, terroir

Résumé : A la mort de leur père les laissant orphelines et héritières du moulin familial et de ses dépendances, Carole et Alix Brausch, décident de revenir sur les terres de leur enfance, pour retrouver l’âme du domaine et continuer à le faire vivre. Elle rencontre les habitants du village dont le très apprécié docteur David Farge. Mais la désapprobation villageoise et les médisances publiques leur pèsent. Quand elles reçoivent des appels et attaques anonymes, un cap est franchi : qui leur en veut ? Est-ce à cause du moulin ? Il n’y a que l’amour et la complicité de deux sœurs pour surmonter toutes ces difficultés…

Avis : Quand Vanessa m’a proposé de découvrir son roman, j’en ai été ravie : le résumé me semblait fort alléchant, et c’est typiquement le genre de livre que je voudrais lire plus souvent.

Quand leur père décède, Alix et Carole, les sœurs Brausch, prennent la décision de tout quitter pour vivre ensemble sur le domaine familial. Après des premiers temps plutôt sereins, où les jeunes femmes renouent avec de vieilles connaissances et apprennent à découvrir les autres villageois, les choses semblent subitement prendre un tournant moins enchanteur. Des coups de fils anonymes perturbent leur quotidien. Une impression désagréable d’être observées, épiées. Jusqu’au jour où la menace se fait plus réelle… Mais qui peut bien leur en vouloir à ce point ? Et pourquoi ? Surtout, jusqu’où faudra-t-il que les choses aillent avant que tout cela ne se termine ?

A la réception de ce roman, j’ai été surprise par sa taille, et ai espéré qu’il ne souffrirait pas de longueurs. Sur ce point, je peux vous rassurer tout de suite, il n’en a pas été question. J’ai adoré cette histoire, du début à la fin, et pour être honnête, j’aurais même bien aimé rester un peu plus au village avec les filles.

J’ai adoré ce suspens qui s’installe dès les premières pages, cette sourde menace qui, au début, reste anonyme pour les deux sœurs ainsi que pour le lecteur, qui nous donne envie de tourner les pages à toute allure pour en savoir plus. Et bientôt, bientôt, on sait. Je sais que tout le monde n’aime pas ça, mais on n’est pas non plus ici dans un thriller où le but est de démasquer le coupable. J’ai trouvé ça très intelligent ici, ça accentue le côté psychologique de l’histoire. On analyse, on cherche la faille, on tremble pour les filles, on se demande qui gagnera cet étrange bras de fer mortel.

Car l’autrice ne nous épargne rien, ni à nous, ni à ses personnages. J’ai beaucoup aimé les sœurs, différentes, complémentaires, et soudées, leur relation que le temps et la distance n’avait pas altérée (pas toujours facile de revenir vivre avec sa sœur !). Mais il y a aussi Sam, adorable et prêt à tout pour les aider à lever le voile sur ce qui se passe. Sterling qui veille sur elles, ou Cardouin, intelligent et en quête de la vérité.

L’intrigue est bien menée, on alterne entre les souvenirs d’Alix, ceux de Carole, un récit plus neutre ou encore les pensées de la personne responsable de tout ça. Certains passages sont glaçants, alors que d’autres font monter la tension et l’on craint le pire. Jusqu’à la fin, Vanessa Chevallier nous réserve des surprises… que je vous laisse découvrir. Peut-être que certains éléments auraient mérités d’être davantage exploités (la fin, l’histoire d’Alix), mais l’histoire est déjà plutôt complète comme ça.

Si vous aimez les romans psychologiques plein de mystères, et de suspens, du genre à vous faire tourner les pages à toute allure pour découvrir ce qui va se passer, n’hésitez pas à plonger dans celui-ci !

Un grand merci à Vanessa Chevallier et aux éditions de Borée pour la confiance et l’envoi !

Va-t’en, Grand Monstre Vert ! – Ed Emberley

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Kaléidoscope

Parution : 17 mars 2021

Genre : Bébé, livre cartonné

Résumé : Qui a un long nez bleu turquoise, deux grands yeux jaunes, et des dents blanches et pointues ? C’est le Grand Monstre Vert qui se cache à l’intérieur de ton livre. Mais il est à ta merci !

Avis : Paru pour la première fois en 1996, ce titre est depuis devenu un classique et a connu plusieurs réédition. Ici, il s’agit d’un format cartonné, parfait pour le faire découvrir aux petits sans soucis !

Dans ce livre, se cache le Grand Monstre Vert. Mais ça, l’enfant ne le découvre pas d’un seul coup, non, non ! A chaque page que l’on tourne, on découvre un nouvel élément (d’abord les yeux, puis le nez, puis la bouche, les oreilles, etc) grâce à de drôles de trous. Je trouve cette idée de surprise super chouette : ça rythme la lecture, à chaque fois que la page se tourne, l’enfant se demande ce qu’il va trouver.

Enfin, ça y est, la drôle de tête du Grand Monstre Vert est dévoilée ! Mais ce qui est chouette, c’est que s’il est caché dans le livre, l’enfant peut également contrôler sa peur. Alors il peut continuer de tourner les pages, et cette fois nous assistons à la déconstruction du monstre : à chaque page un élément disparaît (d’abord les cheveux, puis les oreilles, puis le nez, etc), jusqu’à ce qu’il ne reste… plus rien.

Par ailleurs, j’ai trouvé le jeu de couleurs bien pensé : dans la première partie, le Monstre se dévoile petit à petit, et excepté les parties de son visage (yeux, nez, etc), le reste est noir. La tension monte, le Monstre arrive, effrayant, l’ambiance l’est donc également. A l’inverse, dans la seconde partie, à mesure que l’enfant prend le contrôle et le dessus sur le Monstre, les couleurs sont omniprésentes, sur le visage, mais également sur le fond de la page, créant une ambiance moins anxyogène.

En bref, voici un classique qui a fait ses preuves, et qui devrait continuer de séduire les enfants !

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

Ah ! Ah ! Même pas vrai ! – Stephanie Blake

Editeur : L’école des loisirs

Parution : 31 mars 2021

Genre : Album jeunesse

Avis : Sans doute reconnaissez-vous ces petites bouilles adorables ? Il s’agit bien sûr de Simon et Gaspard, nos deux petits lapins espiègles et attachants comme tout.

Aujourd’hui, en rentrant de l’école, Simon se sent particulièrement filou. Le voici donc qui enchaîne les blagues : il a marqué 10 buts et fait gagner son équipe. Il affirme avoir mis la table pour le dîner, et même avoir rangé sa chambre. Avant d’à chaque fois glousser en s’écriant « même pas vrai ! » Evidemment, si au début ça amuse papa et maman, ils finissent par ne plus tomber dans le panneau. Seulement, quand on a un petit frère, il y a fort à parier qu’il finisse par nous imiter … 😛

Comme toujours, l’histoire que nous propose Stephanie Blake est tout ce qu’il y a de plus simple… Pourtant, ça fonctionne toujours aussi bien ! C’est simple, malicieux – il y a des chances que ça donne des idées à vos enfants -, et les illustrations sont colorées, de quoi attirer les petits !

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

De la même autrice :

Petite marmotte a la bougeotte – Christian Jolibois & Marianne Barcilon

Editeur : Kaléidoscope

Parution : 14 avril 2021

Genre : Album jeunesse

Résumé : Biscotte la marmotte ne tient pas en place. Elle veut tout voir, tout apprendre, tout savoir ! Rien ne l’arrêtera. Sauf l’hiver, peut-être ? Quand arrive le grand froid, c’est l’heure d’hiberner pour les marmottes. Quoi ? Six mois à dormir dans ce trou ? Ah, ça non !

Avis : L’année dernière, je découvrais « Pourquoi, moi, j’ai jamais de câlins ? » du même duo, un album touchant et plein de tendresse que j’avais beaucoup aimé. Cette fois, nous partons à la rencontre d’une petite marmotte qui ne tient pas en place !

Eh oui, Biscotte, la petite marmotte, a la bougeotte. Un coup elle est là, la seconde d’après elle est tout en haut de la crête, là-bas. Elle s’arrête, observe, est curieuse de tout, veut tout découvrir, tant et si bien qu’elle inonde constamment ses parents de questions… auxquelles ils n’ont pas toujours les réponses. Mais bientôt l’automne arrive, puis l’hiver pointe le bout de son nez. Bientôt il va être temps de rejoindre le terrier pour six mois de dodo. Pour Biscotte, vous imaginez bien, c’est la cata. Six mois à dormir ! Que de temps perdu… Alors avant ça, notre petite marmotte a bien encore quelques questions en réserve…

Ah, que ça fait du bien un petit album drôle et joyeux (la chute !). Un petit vent de fraîcheur bien appréciable 🙂 Le récit est dynamique, on ne s’ennuie pas et on suit les traces de Biscotte qui ne s’arrête jamais. En prime, les petits lecteurs pourront en apprendre davantage sur les marmottes (notamment sur l’hibernation, ou … la Lune).

Quant aux illustrations, elles sont mignonnes comme tout, des traits enfantins, doux, qui nous représentent bien cette petite marmotte plus que vivante et attachante !

En bref, voici une histoire toute mignonne, tendre, pétillante et drôle !

Merci à l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

Du même duo :

Le singe roi – Emma Robert & Romain Lubière

Editeur : Des ronds dans l’O jeunesse

Parution : 7 avril 2021

Genre : Album Jeunesse

Résumé : « J’ai une couronne ! Je suis le roi ! »

Sur ces mots, le singe qui voulait être roi imposa ses ordres à tous les singes de la région. Personne n’osa le contredire jusqu’à ce qu’un petit capucin, venu d’une autre contrée, vienne perturber son autorité.

Avis : Il y a presqu’un an, j’ai découvert ce duo grâce à un magnifique album : « Dis, c’est quoi le bonheur ? ». Eh bien, aujourd’hui, le bonheur, c’est de vous présenter leur nouveau titre, absolument superbe et intelligent !

Au cœur d’une forêt, au sommet d’un rocher, trônait un singe. Mais attention, pas n’importe quel singe ! Un singe roi. Un roi tyrannique, ne pensant qu’à lui, et aimant par dessus tout être servi par ses sujets. Comment, me direz-vous, un tel roi avait-il bien pu accéder au pouvoir ? Eh bien, tout simplement en s’auto-proclamant roi.

Il s’était lui-même confectionné une couronne, et avait décrété que maintenant, c’était lui qui gouvernait. Depuis, personne n’avait jamais rien osé dire… jusqu’au jour où un petit capucin vint s’égarer dans leur contrée, et habilement, changea les choses.

Avec simplicité, cette histoire nous parle de pouvoir et de démocratie, d’égalité, du vivre ensemble. Subtilement, le petit capucin rappelle que nous sommes tous égaux, et qu’il n’y a rien de tel que de vivre en bonne entente en laissant sa place à chacun.

Si j’ai aimé le texte, les illustrations de Romain Lubière m’ont une fois de plus totalement charmée. J’ai adoré ces traits si expressifs, qui nous donne l’impression de comprendre les singes. Les couleurs sont juste superbes. Même si Manon est un peu jeune pour saisir pleinement le sens de l’histoire, elle a été captivée par les illustrations et j’ai dû lui lire le livre plusieurs fois.

En bref voici un très bel album, joliment illustré et qui aborde avant simplicité la question de l’égalité et du bien vivre ensemble. De quoi réfléchir !

Un grand merci aux éditions des ronds dans l’O jeunesse pour la confiance et l’envoi ! ❤

Du même duo :

Incroyable ! – Zabus & Hippolyte

Editeur : Dargaud

Parution : 12 juin 2020

Genre : BD

Résumé : En Belgique, dans les années 1980, Jean-Loup vit en compagnie de son père. Le petit garçon souffre de TOC liés à un cruel manque de confiance en lui et à une certaine solitude due à l’absence de sa mère. Doté d’une grande imagination, doué d’un talent de conteur, il se construit pourtant son propre univers avec beaucoup de fantaisie… Mais comment raconter des histoires aux autres quand on est hypocondriaque ? Comment peut-on tout simplement trouver sa place dans la société alors qu’on est différent des autres ?

Une histoire drôle et émouvante servie par les illustrations d’Hippolyte qui ont parfois un petit air de Sempé.

Avis : Sans grande surprise, c’est d’abord la couverture qui m’a attirée. Si je n’ai pas craqué tout de suite, j’ai gardé cette BD dans un coin de ma tête jusqu’à récemment et enfin, je me suis lancée.

Jean-Loup, c’est un petit garçon de 11 ans qu’on pourrait qualifier de « bizarre ». Bourré de manies, il a un ami imaginaire – le roi des Belges (rien que ça !). Le matin où son réveil ne sonne pas, sa vie prend un tournant inattendu. Au lieu de l’exposé qu’il avait initialement prévu, le voilà parti sur les rite funéraires à travers le monde. Il se débrouille tellement bien que sa maîtresse lui propose de participer à un concours d’exposés. Mais pour cela, il va d’abord falloir qu’il trouve un autre sujet et pour ça, qui mieux que le Roi pourrait l’aider ? Si Jean-Loup est loin d’être au bout de ses peines, assurément, cette histoire incroyable en vaudra la peine !

Sans trop savoir où l’on va, on entre dans cette BD et on se laisse guider. On se demande quel peut bien être le lien entre une peau de banane, une troupe de majorette et Jean-Loup, mais on accepte le deal, et on se plonge dans le récit, allant de découvertes en surprises.

Très vite, je me suis prise d’affection pour Jean-Loup, différent certes, mais non moins attachant, bien au contraire. On comprend qu’il se sent seul, entre une mère qui n’est plus là, un père qui n’a jamais le temps. Alors le jeune garçon apprend, remplit des fiches, se trouve un cadre rassurant à la maison. Pourtant, un jour il sort de sa zone de confort, et c’est beau. Maladroit, mal-assuré, mais incroyable, inspirant, touchant.

Vous l’aurez deviné, j’ai adoré cette histoire pleine de fantaisie, d’humour, de tendresse, qui se lit beaucoup trop vite malgré près de 200 pages.

Et puis, j’ai beaucoup aimé les dessins (au style très Sempé), qui collent si bien à l’histoire et à Jean-Loup. Un je-ne-sais-quoi d’un peu naïf, innocent, mais doux.

En bref, voici une BD surprenante, touchante, délicate, qui nous parle d’amour et de son manque, de différence, d’acceptation de soi, et de tout ce que la vie peut avoir d’incroyable dans ses plus infimes rouages. A découvrir !

Lili entre deux nids – Jonna Lund Sorensen

Editeur : Editions d’eux

Parution : 6 mai 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : C’est le printemps, et ça y est, Lili a décidé de pointer le bout de son bec. Seulement, comme ses parents se sont disputés, la voici obligée de partager sa semaine entre deux nids, un jour chacun (l’occasion d’apprendre les jours de la semaine au passage), et pas de jaloux ! Mais, et le dimanche ? Comment on fait ?

Avec beaucoup d’humour et de tendresse, cet album aborde la question de la séparation avec simplicité. Loin d’être perturbée par la situation, notre petite Lili volette entre les deux nids, les différents repas, jeux, participe à la vie et de famille, et surtout, apprend. La dernière illustration est d’ailleurs pleine d’optimisme.

Si le texte est bref, les illustrations, elles, sont très belles, expressives et humoristiques. J’ai beaucoup aimé le choix des couleurs et la petite bouille mignonne de Lili.

En bref, voici un très bel album, réconfortant, touchant, mais aussi drôle, pour parler de famille et de séparation avec douceur et simplicité. A découvrir dès 3 ans pour les petits oisillons qui ont besoin d’être rassurés.

Merci aux éditions d’eux pour la confiance et l’envoi !

Papoulpe – Emile Jadoul

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Pastel

Parution : 24 mars 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : J’aime beaucoup le travail d’Emile Jadoul, et c’est toujours un plaisir de découvrir un nouvel album. Alors quand en plus j’ai vu que celui-ci allait nous présenter une histoire avec seulement un papa, j’étais plutôt curieuse.

Après une dure journée de travail, Papoulpe doit déjà aller chercher ses enfants à l’école. Une fois à la maison, hop, c’est l’heure du bain. Mais trois bébés poulpes, c’est du boulot ! entre celui qui doit faire pipi, celui qui trouve l’eau trop froide et celui qui essaie de se faire la malle, Papoulpe n’a pas trop de bras pour les ramener dans l’eau. Ensuite, c’est l’heure du repas. Là encore, il faut rappeler les troupes à l’ordre.

Fatigué, Papoulpe finit par se faire couler un bon bain pour se détendre… mais c’était sans compter sur ses petits poulpes à qui il manque toujours quelque chose ! Dépité, Papoulpe sort de son bain et se réfugie dans son fauteuil… où on le sollicite pour l’histoire du soir. Puis après, zou, tout le monde au lit ! Seulement, avant de fermer les yeux, les petits poulpes ont quand même bien besoin d’être rassurés !

Bourré d’humour, cet album nous fait remarquer que, si parfois on aimerait bien avoir plus de bras, ce n’est malheureusement pas toujours suffisant 😛 mais on s’en sort ! Placée sous le signe de la tendresse, cette histoire met en avant le rôle d’un papa certes débordé, mais un papa aimant – c’est flagrant dans chaque illustration, chaque geste ou sourire. Assurément, les enfants pourront s’identifier aux petits poulpes dans le déroulé de leurs journées (école, bain, repas, histoire, dodo).

Les illustrations sont douces, joyeuses, le trait rond et agréable, un style reconnaissable et que personnellement j’aime beaucoup.

En bref, voici un album attendrissant mais aussi drôle, mettant en scène une famille monoparentale vivante et touchante, avec une jolie fin pleine d’amour.

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

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