Grisha, tome 1 – Leigh Bardugo

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Éditeur : Milan

Parution : 11 octobre 2017

Genre : Young adult, fantastique

Traduction : Nenad Savic

Titre original : Shadow and Bone

 

Résumé : OMBRE. GUERRE. CHAOS.

Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.

ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.

L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.

 

Avis : J’ai beaucoup entendu parler de Leigh Bardugo, pour sa saga Six of Crows (que je dois encore lire), je suis donc ravie d’avoir enfin pu découvrir sa plume et son univers (et regardez-moi cette magnifique couverture !).

Orphelins, Alina et Mal ont grandi ensemble et, n’ayant pas montré de capacités particulières lorsqu’ils ont été testés, ont été envoyés à l’armée à l’adolescence. Alina est devenue cartographe, alors que Mal est un traqueur redoutable. Alors que l’armée tente de traverser le Shadow Fold, elle est attaquée par des Volcras, créatures terrifiantes qui massacrent les humains qu’ils trouvent. C’est alors qu’une lumière éblouissante jailli, épargnant le peu de survivants. Amenée devant le Darkling (le chef des Grishas), Alina réalise peu à peu qu’elle possède un pouvoir qu’elle ne soupçonnait pas. Pour ce dernier, elle est l’Invocatrice de Lumière, et elle doit l’accompagner pour suivre une formation qui fera d’elle une vraie Grisha, un enjeu de taille. Car de son pouvoir, dépendra la survie des siens.

J’appréhendais un peu de me lancer dans cette saga, après tout le bien que j’en avais entendu, et finalement, j’ai adoré l’univers et ses personnages !

Déjà, Alina. Du jour au lendemain, cette jeune fille invisible, quelconque, pas vraiment belle, la bonne amie toujours présente, même pas vraiment bonne cartographe, se retrouve propulsée au rang de miracle, d’Invocatrice de Lumière, l’espoir que tout le monde attendait. Forcément, au début, elle pense qu’il y a erreur sur la personne. Le syndrome de l’imposteur, vous voyez ? J’ai aimé ce côté d’Alina, qu’elle ne déborde pas d’assurance, qu’elle doute d’elle, qu’elle fasse des erreurs, qu’au final on assiste à sa quête identitaire. Ne connaissant rien à ce don qui se révèle à elle tardivement, le Darkling l’envoie se former auprès des autres Grishas, près du roi du royaume. Là, Alina va attirer jalousies et convoitises, et devra choisir avec soin les gens dont elle va s’entourer. Autre point que j’ai apprécié chez elle, c’est qu’elle évolue : à la fin, elle n’a plus rien à voir avec la Alina du début.

A côté de ça, on a le Darkling, qui semble mettre beaucoup d’espoir et de confiance en elle. Mystérieux, intriguant, on ne sait pas exactement son âge, ni ce qu’il sait sur le Shadow Fold. Forcément, leur rapprochement n’est pas vu d’un très bon œil par tout le monde. Et puis, il y a Mal, de qui Alina n’avait jamais été séparée jusque là. Un jeune homme doué, qui semble avoir à cœur de profiter des plaisirs de la vie, et qui fini par ne plus donner de nouvelles …

J’ai adoré l’univers, l’atmosphère mystérieuse, dangereuse qui se dégage. Le seul petit bémol que je pourrais soulever, c’est que j’aurai aimé avoir plus de détails ! L’univers est tellement intéressant, complexe, que j’ai parfois trouvé que les choses allaient un peu vite, de même pour les pouvoirs. De même, le côté romance qu’on voit venir à des kilomètres à la ronde n’était pas forcément nécessaire, mais bon, comment résister 😛

Au final, un premier tome à l’univers fascinant, aux personnages complexes et attachants qui nous réservent bien des surprises. Vous connaissez ? Vous l’avez lu ? Pour ma part, j’ai hâte de lire la suite ! 🙂

 

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Click & Love – Cyril Massarotto

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Éditeur : XO éditions

Parution : 3 mai 2018

Genre : Littérature

 

Résumé : Julie est une jeune Parisienne de 30 ans. Elle ne croit plus en l’amour et doit faire des ménages pour gagner sa vie. Paul, lui, a 40 ans. il est chirurgien, vit à Londres et ne se console pas de la mort de sa femme. Leurs trajectoires n’auraient jamais dû se croiser… Et pourtant, une application très particulière, Click & Love, va progressivement les rapprocher. Et jouer avec leurs nerfs.

Alors que, message après message, leur désir de se rencontrer devient brûlant, Click & Love censure toutes les informations qui leur permettraient de se donner rendez-vous. Une torture. Et cette question : que cherche la main invisible qui se cache derrière l’écran ?

Julie et Paul, des deux côtés de la Manche, vont tout tenter pour piéger la machine. Mais alors qu’enfin ils réussissent à se voir « en vrai », quelque chose d’inexplicable se produit, qui bouleversera leur vie…

 

Avis : J’ai le précédent roman de l’auteur dans ma PAL depuis sa sortie l’année dernière, et comme je ne suis pas quelqu’un de logique, en cherchant ma nouvelle lecture j’ai plutôt choisi sa dernière nouveauté. Je cherchais une histoire tendre, pas prise de tête, la couverture m’attirait, et voilà c’était parti.

Jeune Parisienne de 30 ans, Julie ne croit plus en l’amour et encore moins aux hommes, depuis que son grand amour lui a brisé le cœur. Femme de ménage, elle peut heureusement compter sur sa meilleure amie pour mettre un peu de soleil dans sa vie. Paul, Londonien de 40 ans, est chirurgien. Lui, il ne s’est jamais remis de la mort tragique de sa femme, dont il ne cesse de se sentir responsable, et vit en coloc avec son meilleur ami. Rien ne les destinait à se rencontrer, et encore moins à vivre une histoire d’amour. Pourtant, au détour d’une toute nouvelle application de rencontre, ils vont commencer à échanger, s’ouvrir, s’apprécier, jusqu’à avoir envie de se rencontrer. Mais là, rien ne va se passer comme prévu, et nos deux tourtereaux vont devoir faire preuve d’ingéniosité pour dénouer les fils de cette curieuse histoire !

J’avais lu le résumé de ce roman au moment de sa sortie en librairie, autant dire que depuis, je n’avais plus que les grandes lignes en tête. Tant mieux : ainsi c’était la totale découverte ! Les chapitres s’alternent entre les points de vue de Julie et Paul, l’une à Paris, l’autre à Londres (on a les dates, les heures, ce qui nous permet de bien nous situer dans leurs quotidiens respectifs). Petit à petit, on apprend à les connaître, à connaître leurs histoires difficiles, également grâce à leurs échanges quand ils commencent à s’ouvrir l’un à l’autre – je dois dire que leurs deux histoires sont terriblement touchantes et m’ont donné des frissons. Le roman se découpe également en parties : quand ils sont loin l’un de l’autre, sur le point de se rencontrer, mais aussi les différentes étapes qu’ils auront à subir ensuite.

Comme le laisse présager le résumé, au moment de leur rencontre « réelle », quelque chose va se passer, qui va bouleverser le cours des choses. J’étais curieuse d’arriver à ce moment, sans soupçonner quoique ce soit, ce qui fait que j’étais déjà en stress en imaginant tout et n’importe quoi les pages précédentes. Et puis après, je n’ai même pas pu m’arrêter de lire, au point d’arriver en retard au travail parce qu’il fallait absolument que je termine ce roman (et oui, et oui ! merci Cyril !). J’avais juste envie de savoir, de comprendre : il faut dire qu’on est comme nos personnages, perdus, livrés à nous-mêmes et à toutes ces questions qui tournent en boucle dans nos têtes. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Quel est le sens de tout ça ? Rêve, réalité, folie ? Je ne savais plus que penser 😛 J’avoue que j’ai eu un peu peur à un moment donné de ma lecture, la rencontre au restaurant m’a beaucoup fait penser à Demain de Guillaume Musso (que j’ai lu il y a longtemps, donc mes souvenirs ne sont pas non plus des plus exacts) et j’appréhendais un peu la suite et les explications à tout cela.

Au final, j’ai adoré ce roman, et quand est enfin venu le temps des explications, j’ai pu relâcher ma respiration 😛 J’ai bien aimé cette révélation, même si je l’ai trouvée un peu tordue, cruelle envers nos personnages (c’est compliqué de vous expliquer mon ressenti sans trop en dire !), naïfs et innocents qu’ils sont 😛 . Mais c’était inattendu, je n’avais rien deviné, et ça, c’était chouette. Enfin, est-il nécessaire de souligner que j’ai adoré l’épilogue ?

Au-delà de ces rebondissements, j’ai également aimé nos deux personnages principaux, blessés par la vie, par des drames, qui petit à petit vont réapprendre à aimer, à faire confiance. Les personnages secondaires, Jonas et Ornella, dans le rôle des meilleurs amis, m’ont également beaucoup plu : des amis sincères et dévoués comme on voit peu ! Enfin, il y les thèmes abordés, des thèmes pas toujours faciles mais traités ici avec délicatesse et naturel : la mort, la perte, le deuil, les préjugés, le manque de confiance en soi, les doutes, la reconstruction.

En bref, si vous cherchez une lecture légère, simple, sympa, mais également tendre, touchante et pleine d’humour, je vous recommande ce roman qui en plus se lit extrêmement vite !

 

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Merveilleuse école – Hélène Lasserre & Gilles Bonotaux

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Éditeur : Seuil Jeunesse

Parution : 16 août 2018

Genre : Album documentaire

 

Résumé : Du temps de Papi, on rentrait à l’école en octobre, avec une blouse en guise d’uniforme. Le maître avait une baguette et donnait des leçons de morale. A la cantine, pas de self, mais un même plat à partager pour toute une tablée. Dans la cour, on jouait déjà aux billes, mais pas encore aux Pokémon. Et surtout, il y avait ce mur qui séparait garçons et filles. L’école n’était pas mixte : chacun de son côté !

En douze tableaux fourmillant de détails, Petit Panda et son Papi nous racontent leur école. Un voyage dans le temps pour mieux comprendre le monde d’autrefois.

 

Avis : Ce titre est le troisième que je découvre de ces auteurs, et j’aime toujours autant ! En ce mois de rentrée, quoi de mieux que s’intéresser à cette merveilleuse institution qu’est l’école ?

Cet album s’ouvre sur le jour de la rentrée des classes. Notre petit narrateur est impatient de retrouver ses amis, mais il a aussi un peu peur : est-ce que le maître sera sympa ? Son grand-père l’accompagne avec sa petite sœur : c’est l’occasion pour lui de leur raconter comment c’était à l’époque. Et oui, il a été à la même école, mais les choses étaient bien différentes à l’époque – d’ailleurs à la page suivante, le décor change et nous voilà plongé des décennies en arrière ! Les filles et les garçons étaient séparés, on rentrait en octobre, etc. Les manières d’apprendre, les punitions, la cantine, la récré, les cours de sport, beaucoup de choses étaient différentes.

Quel magnifique album ! Encore une fois, ces deux auteurs nous offre une belle fresque historique, à travers l’histoire de cette famille. Un voyage dans le temps unique, extrêmement intéressant, entre ces deux générations. Mais c’est aussi un jeu ludique, un peu comme un « cherche et trouve » avec les indices semés au fil du texte : les descriptions, les questions, poussent le lecteur à chercher dans le dessin qui est le narrateur, ou les autres éléments dont on lui parle, ainsi que les différences entre les deux époques puisqu’on est au même endroit.

En bref, un magnifique album, fourmillant de détails et d’éléments sur l’école d’hier et d’aujourd’hui !

 

Un grand merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

 

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Pour découvrir cet album, rendez-vous ici !

 

Dans la même collection :

Harley Quinn, tome 1 : Complètement marteau – Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Chad Hardin

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Éditeur : Urban Comics

Parution : 3 juillet 2015

Genre : BD, comics

Traducteur : Benjamin Rivière

 

Résumé : L’ex psychiatre Harleen Quinzel n’est pas le genre de femme à se satisfaire d’une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l’occasion rêvée d’en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l’équipe locale de roller derby, l’approche de la Saint-Valentin et la découverte d’un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire.

 

Avis : Je suis loin d’être une experte en comics, Harley Quinn et compagnie, mais cette BD et ce personnage m’intriguaient depuis un petit moment, alors voilà, je me suis enfin lancée !

Ce premier tome commence par un prologue, où la belle Harley Quinn se demande qui va bien pouvoir la dessiner. S’ensuit une bonne quinzaine de pages où plusieurs dessinateurs connus s’essaient à lui trouver un look convenable, avant qu’une explosion lance enfin l’histoire. Alors que son camion vient d’exploser, Harley se retrouve l’heureuse propriétaire d’un grand immeuble, légué par un ancien patient. Très vite elle s’installe, fait connaissance avec le voisinage … et se retrouve à affronter quelques chasseurs de prime – et oui, sa tête est mise à prix et ce dernier ne cesse d’augmenter. Seulement, pour pouvoir garder cet immeuble et assumer toutes ses charges, Harley va devoir trouver un petit boulot !

Le prologue m’a plutôt amusée, même s’il aurait pu être plus court. Comme je disais, je ne suis pas une experte en comics, du coup je n’y connais rien en scénaristes/dessinateurs, et au bout d’un moment j’avais envie d’entrer dans le vif du sujet. Heureusement, on y arrive enfin !

J’ai bien aimé l’histoire du contrat, dont je n’avais pas soupçonné le responsable. L’autre histoire qui m’a bien amusée également, c’est celle de la famille Rubenstein … mais je ne vous en dirai pas plus ! Enfin, dans l’ensemble, l’humour est bien présent et on ne peut s’empêcher de s’attacher à cette fille déjantée qui ne peut résister à un animal en détresse ! L’histoire qui m’a peut-être moins passionnée est probablement celle de la catapulte (et oui, parfois ça ne vole pas bien haut ! 😛 ).

Au final, il y a peu de temps mort, tant Harley Quinn a de l’énergie à revendre ! Et oui, le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle ne chôme pas et qu’elle a le marteau facile 😛 Après ce premier tome divertissant, je lirai sûrement la suite ! Si vous n’avez pas peur de l’humour décalé, foncez !

 

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Darkest Minds, tome 1 : Rébellion – Alexandra Bracken

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 12 Juillet 2018

Genre : Young Adult

Traducteur : Daniel Lemoine

Titre original : The Darkest Minds

 

Résumé : Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent, et parqués dans des camps.

Ruby et quelques autres refusent cette fatalité et s’enfuient. Échapperont-ils à leurs poursuivants ? Et surtout, parviendront-ils à maîtriser leurs pouvoirs sans perdre leur âme ?

Dans un monde à la dérive, leur liberté fait peur. Pourtant, l’avenir est entre leur mains.

 

Avis : Il aura fallu attendre la sortie au cinéma de Darkest Minds pour que je découvre enfin le premier tome de cette saga, initialement parue en 2013 sous le titre Les Insoumis et dont j’entendais parler depuis un moment.

Suite à un mystérieux virus, les enfants et adolescents ont presque tous disparus. Ceux qui ont survécu posséderaient d’étranges pouvoirs psychiques, plus ou moins incontrôlables, suffisamment du moins pour effrayer les adultes. Que faire quand on a peur ? Enfermer la source du problème. Les enfants sont donc traqués avant même le moindre symptôme, et enfermés dans des camps, où l’on les classe par couleurs, du plus inoffensif au plus dangereux. Ruby n’échappe pas à la règle, et va passer 6 ans enfermée avant que quelqu’un ne l’aide à l’échapper et qu’elle comprenne qu’il reste peut-être un espoir de maîtriser ses pouvoirs, et retrouver les siens.

Première chose qui m’a plu dans ce roman : Ruby. J’ai aimé son caractère, le fait qu’elle ne soit pas sûre d’elle, qu’elle soit aussi avancée que nous une fois que l’on connaît l’histoire de Grace et la décision du gouvernement. Pendant une grande partie du roman, on essaie de comprendre pourquoi elle se qualifie elle-même de monstre : est-ce le fait d’entendre les adultes les traiter comme tels, ou s’est-il passé autre chose ? Ruby est une Verte, elle ne craint rien, pourtant, certaines choses étranges se passent parfois. En découvrant un pan du passé de la jeune fille, je n’ai pu m’empêcher d’avoir le cœur serré pour elle. J’ai beaucoup aimé Ruby, ses peurs, ses doutes (on a parfois l’impression qu’elle est restée cette petite fille de 10 ans, enlevée à ses parents, qui ne comprend rien à ce qui se passe), sa force intérieure pourtant, sa volonté, et puis cette fin …

Ses autres compagnons de route m’ont également beaucoup plu, ils sont tous très attachants à leur manière. Le caractère de Chubs, les sentiments de Zu, Liam et sa relation avec Ruby. Et puis il y a ceux dont on se méfie dès qu’on les croise (et parfois à juste titre, mais je n’en dirai pas plus …).

Enfin, tout simplement, l’univers m’a beaucoup plu. J’ai beaucoup aimé l’idée de base d’Alexandra Bracken, ce qu’elle en a fait, les rebondissements qu’elle a placé, les intrigues et enjeux qui se mettent en place entre les différentes parties et qui n’ont pas fini de nous intriguer. Bien sûr, tout n’est pas parfait, certaines choses restent prévisibles, mais j’ai vraiment passé un super moment de lecture. J’ai vraiment hâte de lire la suite !

En bref, une très chouette découverte qui ne fait que confirmer l’idée que j’avais déjà, à savoir : qu’Alexandra Bracken a vraiment du talent ! J’aurai mis le temps pour découvrir cette saga, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! 🙂

 

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la découverte ! 

 

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Petit mot tout de même sur le film que j’ai vu tout de suite après avoir fini ce roman : J’ai trouvé que dès le début, tout allait trop vite. On a beaucoup de détails, de révélations même, qui ne viennent que plus tard dans le roman – et qui ont plus de sens, d’impact à ce moment. J’ai trouvé ça dommage du coup : ça va trop vite, on a moins de surprises, on se pose moins de questions. Je ne dirai pas que c’était nul, j’ai passé un bon moment, il y a de bons effets, etc. Sûrement que si je n’avais pas lu le livre juste avant j’aurai eu moins de choses à critiquer 😛

 

De la même autrice :

Les cahiers d’Esther, tome 1 : Histoire de mes 10 ans – Riad Sattouf

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Éditeur : Allary Editions

Parution : 21 janvier 2016

Genre : Bande dessinée

 

Avis : Avez-vous déjà entendu parler de Riad Sattouf ? Pour ma part, ça fait un moment que je vois passer sa série « l’Arabe du futur », « les Cahiers d’Esther » sans jamais avoir osé franchir le pas. Et puis la semaine dernière, hop, je me suis décidée et je suis rentrée avec le premier tome d’Esther.

Déjà, ce qu’il faut savoir, c’est que cette bande dessinée a été écrite d’après les histoires vraies vécues et racontée par Esther, 10 ans (dont seul le nom a été modifié). On découvre donc son quotidien à Paris, en famille, avec son frère, à l’école, ses relations avec ses amies, les garçons, la colo, ses rêves, ses angoisses, ses espoirs. La simple et parfois cruelle réalité de ce qui peut se passer dans une cour d’école, ou l’impact de ce que l’on entend aux infos ou chez soi (Charlie Hebdo, le mariage pour tous, le racisme), vu à travers l’innocence d’enfants de primaires qui ne comprennent pas toujours tout et se contentent parfois de répéter les idées de leurs parents. On sourit devant les pages parlant de Tal ou Kenji Girac, on apprend les critères nécessaires pour devenir populaire, ou ce qu’est le petit pont massacreur (violent ça, quand même !).

Chaque page nous raconte une histoire précise, qui peut parfois se poursuivre dans la saynète suivante. En noir et blanc, on trouve quand même toujours une petite touche de couleur – pour ma part j’ai bien aimé le style des dessins. Esther, c’est une petite fille bien de notre époque, j’ai beaucoup souri, ri même (des descriptions qu’elle fait de sa maîtresse, de son frère, de son adoration pour son père), je me suis aussi souvent dit que je n’aimerais pas avoir une fille de 10 ans de nos jours, ni un garçon d’ailleurs (oui je sais, c’est mal parti 😀 ) – bien qu’au final les choses ne sont pas forcément pire qu’à mon époque, j’ai sûrement dû oublier 😛 – même si de toute façon les enfants ne racontent pas nécessairement tout ce qui peut se passer dans la cour d’école à leurs parents. Ce qui en ressort ici en tout cas, c’est le réalisme de ces histoires.

Pour faire simple, j’ai beaucoup aimé découvrir ce premier tome, c’est tendre, innocent, parfois cruel, on devine des choses dans les paroles d’Esther dont ces enfants n’ont même pas conscience de ce que ça peut révéler sur notre société. C’est aussi juste, drôle et sensible.

Au final, j’ai donc eu un joli coup de cœur pour ce premier tome qui, sous une apparence bonne enfant nous offre finalement des pistes de réflexions intéressantes.

Et vous ? Est-ce que vous connaissez ces bandes dessinées ? Est-ce qu’elles vous tentent ? En tout cas, moi j’ai hâte de lire la suite 🙂

La petite mort, tome 1 – Davy Mourier

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Éditeur : Delcourt

Parution : 4 septembre 2013

Genre : Bande dessinée, humour

 

RésuméLa Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l’école, tombe amoureux d’une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste !

 

Avis : Cette bande dessinée est entrée en ma possession il y a plus d’un an, si je ne dis pas de bêtises, sous forme de coffret réunissant les 3 tomes parus. Il était donc plus que temps que je me penche enfin dessus, non ?

Dans ce premier tome, on découvre la Petite Mort (qui n’est encore ni garçon ni fille), qui découvre le métier de Faucheur de son papa. Un métier pas toujours simple : ce n’est pas facile d’essayer de se faire des amis quand on sait qu’ils vont bientôt mourir – et qu’il faudra venir les faucher – ou de plaire à une fille quand on fait ce métier ! En plus, la Petite Mort aurait bien aimé être fleuriste, ce qui n’est pas tout à fait la même chose …

On s’attache vite à cette Petite Mort, les blagues et autres jeux de mots sont aussi drôles que bien trouvés. Les parodies de pub sont vraiment bien pensées également et à mourir … de rire. Et puis l’objet livre en lui-même est top : couverture toute douce au toucher, papier de bonne qualité, vraiment tout bon !

Au final, ce premier tome a été une chouette découverte, et j’ai hâte de lire la suite. Si vous êtes amateurs d’humour noir, cette bande dessinée est faite pour vous !

 

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Nos vies en mille morceaux – Hayley Long

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Parution : 16 août 2018

Genre : Roman Ado

Traductrice : Laetita Devaux

Titre original : The Nearest Faraway Place

 

Résumé : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête: aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.

 

Avis : Avec un tel résumé (et une si magnifique couverture), imaginez bien que je ne pouvais résister à l’envie de découvrir ce roman qui promettait d’être fort et touchant !

La vie de Griff et Dylan vole en éclats lorsqu’un accident de voiture au retour des vacances fauche la vie de leurs deux parents. Après quelques jours d’hébétude passés à l’hôpital, ils sont finalement hébergés par Blessing, leur principale au collège et amie de leurs parents. Les jours passent et les deux frères font connaissance de Freda, aussi bizarre que perspicace, du chat de Blessing aussi grognon que son chien est attachant. Pourtant, quelques jours plus tard, les voilà obligés de partir pour une petite ville du Pays de Galles – d’où était originaire leur mère – pour vivre chez une cousine de cette dernière qu’ils n’ont jamais vue. Prêt à tout pour aider son frère à reprendre goût à la vie, Dylan ne le lâche pas d’une semelle, quitte à se laisser un peu de côté.

J’ai beaucoup aimé découvrir ce roman, dont la force tient à cette belle relation entre frères, le soutien sans faille dont Dylan fait preuve envers Griff malgré sa propre peine. C’est un roman doux, sensible, délicat, juste, sur la peine, le deuil, mais aussi la reconstruction, porté par des personnages terriblement attachants. Du jour au lendemain, les deux frères voient tous leurs repères bouleversés – heureusement, ils pourront compter sur de bonnes personnes placés sur leur chemin pour prendre de nouvelles marques petit à petit.

Ils peuvent également compter sur la présence d’animaux de compagnie – bon, pas forcément sur le grognon Pudders, mais Marlon le chien, ou Barry le chat de Dee et Owen, qui semblent si bien comprendre la peine de Griff. Mais aussi sur la poésie, la musique. Comme quoi, les rencontres qui marquent l’âme ne sont pas toujours uniquement humaines.

Et puis ce roman n’est pas sans surprise, il nous réserve une petite révélation plus ou moins inattendue. Si je l’avais bien vue venir quelques chapitres plus tôt, c’est sûrement parce que j’ai déjà lu des romans reposant sur le même schéma. Ça n’empêche que les choses sont très bien menées et je pense sincèrement que le public ciblé (à partir de 13 ans) ne devinera rien. En tout cas, ça ne m’a pas gênée, au contraire, j’ai trouvé que ça rendait le roman encore plus fort.

Au final, Nos vies en mille morceaux est un roman bouleversant, qui nous parle du deuil vécu par deux frères aussi attachants l’un que l’autre. Un roman juste, bienveillant, touchant, et surtout plein d’espoir. Les pages se tournent à toute vitesse, on lit ce roman dans un temps comme suspendu, on sourit, on est touché – par le drame, par la dureté de la réalité, par le lien entre les deux frères, par la bienveillance des personnes placées sur leur route qu’on ne peut s’empêcher de remercier – et on le referme avec un peu de baume au cœur, avec l’espoir que le temps fera son oeuvre.

Enfin, pour terminer et résumer au mieux ce roman, je me permets de lui emprunter une phrase pour dire qu’il est :

« du genre doux et triste, et en même temps, plein d’espoir. » (page 328)

 

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Boys band killeuses – Goldy Moldavsky

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 8 mars 2018

Genre : Jeunesse

 

Résumé : En réservant une chambre dans le même hôtel que les Ruperts, elles espéraient seulement se rapprocher de leurs chanteurs préférés. Peut-être même leur parler… Elles n’avaient pas projeté d’enlever l’un d’entre eux. Surtout pas le moins sexy des quatre…
Pourtant, il était là, attaché à une chaise, à leur merci. Elles avaient la clé de sa suite… Son téléphone… Ses secrets… Le rêve absolu de toute fan !
Et si, pour une fois, elles cessaient d’être de gentilles filles bien sages ?

 

Avis : Avez-vous déjà été fan d’un boys band ? Du genre à suivre votre groupe préféré à l’autre bout du pays, à attendre pendant des heures pour le voir – ou juste l’un de ses membres – une seconde à peine ? C’est un peu le lot de nos héroïnes ici. Alors imaginez un peu leur bonheur quand elles réussissent à avoir une chambre dans le même hôtel que les Ruperts, leur groupe fétiche. Mais quand l’une d’elle revient à la chambre en traînant derrière elle le corps évanoui de son Rupert préféré, les ennuis ne font que commencer … Alors, continuer ou faire marche arrière ?

Ce roman m’a autant fait rire que flipper. J’ai déjà été fan, quand j’étais plus jeune, mais le manque d’argent ou de moyen de transport m’a toujours empêchée de courir d’un endroit à un autre pour suivre mes stars favorites. Mais voir ces filles en furie (les filles en général qui attendent devant l’hôtel, ou notre narratrice et ses amies) aussi … folles des Ruperts, ça fait un peu peur. Les pauvres, ils sont ce qu’ils sont, mais ils n’ont plus de vie. Au-delà de ça, l’enchaînement des choses, les comportements des filles (aussi déjantées que pathétiques) et notamment de Pomme m’auront tiré quelques sourires !

L’histoire est racontée par notre narratrice donc (par contre, pas moyen de me rappeler son nom !), prête à passer un moment de folie avec ses copines. On comprend vite qu’à part l’amitié qui la lie à Erin, qui se trouve dans le même établissement scolaire, ces filles n’ont pas grand chose en commun excepté leur passion pour les Ruperts. Et à mesure que l’histoire avance et se complique, la tension entre elles est de plus en plus existante, à tel point qu’on craint que tout pète d’une seconde à l’autre. Et quand un drame survient, on se met à soupçonner tout le monde à notre tour sans plus être sûre de personne.

Même si j’aurai aimé un autre titre, qui n’aurait rien laissé présager, j’ai quand même bien apprécier ne pas tout voir venir. Car c’est ça qui est chouette avec ce roman, les réactions imprévisibles de certaines des filles, des Ruperts aussi, mais pas que. Je ne vous en dirai pas plus parce que sinon ça dévoilerait une des grosses révélations, mais j’ai trouvé ça super !

Au final, j’ai passé un chouette moment avec ce roman un poil flippant mais surtout très drôle.

 

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

La sirène et la licorne – Erin Mosta

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Éditeur : Rageot

Parution : 20 juin 2018

Genre : Jeunesse

 

Résumé : La licorne, c’est Lili. 17 ans, cheveux longs couleur arc-en-ciel, ballerines pailletées. Elle est passionnée par les effets spéciaux et le maquillage au cinéma. Elle a été harcelée sur le Net par les élèves de sa classe. Pour oublier, elle quitte la banlieue parisienne et part en vacances chez sa tante près de l’océan. En apparence, tout va bien et elle assume. La réalité est moins facile.

La sirène, c’est Cris. Cheveux courts, baskets défoncées, vieux jean trop large. Passionnée de voile et de natation, elle est plus à l’aise sur l’océan qu’au milieu de la foule. En vacances dans la maison de vacances familiale, elle tente de guérir d’une blessure. Fragile en apparence, elle possède une vraie force intérieure.

 

Avis : Juste avant la sortie de ce roman, j’avais dû voir passer un avis élogieux, ce qui fait que quand je suis tombée dessus le jour J, je savais qu’il me le fallait. Je savais vaguement de quoi il allait être question, ça m’intéressait, et … ok, je l’avoue, je trouvais la couverture magnifique.

Après une fin d’année scolaire difficile, l’été est enfin là. Lili, notre licorne, va passer ses vacances chez sa tante qu’elle connaît peu, histoire de mettre un peu de distance entre elle et ce quotidien qu’elle a connu ces derniers mois, fait d’insultes, de harcèlement et autres agressions de ses camarades de classe. Passionnée d’effets spéciaux et de maquillage, elle va voir la mer pour la première fois de sa vie. La mer, mais aussi une sirène – Cris, passionnée par l’océan et la voile, prétendument trop fragile pour ses proches, elle vient passer les vacances dans la maison familiale et tenter de guérir sa blessure. Rien ne les destinaient à se rencontrer, et pourtant …

Juste avant de me lancer dans ma lecture, je venais de lire une chronique un peu mitigée, qui parlait de clichés, de petites déceptions. Une fois le roman fini, je vous avoue que je n’ai pas trop compris. Personnellement, je ne changerai rien à cette histoire, pas un mot, pas une ligne. J’ai toujours cette petite appréhension quand il s’agit de romance, la peur que l’auteur ne tombe dans des clichés, de lire quelque chose que j’ai déjà lu 100 fois. Mais je vous assure qu’ici ça n’a pas été le cas. Je n’ai pas trouvé le récit niais, leur histoire ne m’a pas fait lever les yeux au ciel.

Déjà, j’ai aimé le caractère de Lili. Le fait qu’elle sache qui elle est, ce qu’elle aime. Les effets spéciaux, les maquillages un peu atypiques (que ce soit pour un montage ou sortir), les filles. On ne perd pas de temps avec des interrogations sur ce qu’elle peut ressentir, sur le fait d’être attirée par une fille, ce qu’en penseront les gens, etc. Non. Elle voit Cris, et elle sait qu’elle lui plaît. Après tout, ce n’est pas la première à lui taper dans l’œil, et ça, Lili s’en rappelle très bien, puisque ça a été la cause de son harcèlement. On a quelques explications mais pas réellement de détails, et ce n’est, finalement, pas le plus important. Ici, ce qui compte, c’est l’après. La reconstruction, la renaissance. Guérir. Ce n’est pas fini, ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible.

Quant à Cris, elle aussi a vécu quelque chose de douloureux, dont elle tente de se remettre. Ne dit-on pas qu’à deux on est plus fort ? C’est bien cela que Cris et Lili nous font ressentir, et j’ai adoré partager leur été. Cris est entourée de mystère (d’autant plus que c’est le point de vue de Lili que l’on suit) jusqu’à ce qu’on apprenne ce qu’elle a vécu. Puis elle se révèle forte, courageuse, vivante, passionnée. Lili est lumineuse, drôle, pétillante. Cette dernière peut d’ailleurs compter sur son meilleur ami Rayane pour lui remettre les idées en place quand elle déraille un peu, mais aussi pour la (nous) faire rire. Et puis il y a la tante, Julia, à l’existence auréolée de mystères, que j’ai également beaucoup aimée découvrir. Enfin, on peut parler des chats des deux adolescentes, sans qui rien de tout ce qu’elles vont vivre n’aurait été possible !

Vous l’aurez compris, ce roman aura été une jolie découverte et un joli coup de cœur. C’est beau, doux, tendre, lumineux, optimiste. Ça parle d’amour, d’amitié, de reconstruction. C’est drôle mais aussi touchant. Le tout parfaitement dosé. C’est lumineux, et ça nous rappelle que parfois, il faut peut-être connaître le pire, d’atroces moments, pour que le chemin nous mène au bonheur. Car si Cris n’avait pas connu un drame l’été précédent, peut-être aurait-elle passé ses vacances dans l’eau avec ses amis du club de voile. Et puis, si Lili n’avait pas été harcelée sur les réseaux sociaux, elle n’aurait pas eu besoin de fuir ses barres d’immeuble. Le destin, peut-être…

En bref, je ne peux que vous recommander cette belle lecture, idéale pour finir l’été, ou si vous cherchez juste une douce lecture. Ce roman est le premier de l’autrice, et croyez-moi, c’est une belle réussite !