Le mystère de la basquette bleue – André Bouchard

Le-Mystere-de-la-basquette-bleue.jpg

 

Éditeur : Seuil Jeunesse

Parution : 9 mai 2019

Genre : Album jeunesse

 

Avis : Un beau jour, Adèle, Hortense, Paul, Camille et Hugo découvrent une basquette bleue, seule, abandonnée sur le trottoir. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Où est son propriétaire ? Faisant preuve d’une imagination débordante, chaque enfant va tour à tour imaginer une solution.

Pour l’un, il se pourrait qu’un dinosaure soit dans le coup. Pour l’autre, peut-être a-t-on affaire à une famille de géants ? Et si c’était à cause du panardite ? Alors qu’on se demande si l’un des enfants trouvera la réponse, 16h sonne, dispersant nos apprentis enquêteurs qui ont bien besoin de se restaurer après avoir autant fait travailler leurs méninges.

Heureusement, l’auteur ne nous laissera pas sans réponse, et propose à son tour une petite solution, avant d’inviter l’enfant-lecteur d’à son tour soumettre une idée.

André Bouchard nous offre ici un très joli album, faisant la part belle à l’imagination et à l’amitié, et où l’humour n’est pas en reste. J’ai bien aimé les illustrations, avec une constante à chaque nouvelle histoire proposée, en la présence du chat ! Et puis surtout, il y a ce côté interactif puisque le petit lecteur est invité à proposer sa solution également (il ne s’agit donc pas d’une enquête à proprement parlé comme je l’avais cru au début).

En bref, un album amusant à découvrir dès 4 ans.

 

Un grand merci à Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Publicités

Taxi-Baleine – Sandra Le Guen & Maurèen Poignonec

CV_Taxi-Baleine_FR.jpg

 

Éditeur : Little Urban

Parution : 14 Juin 2019

Genre : Album jeunesse

 

Résumé :  La baleine sourit. La baleine est attendue. Elle aime tellement être taxi. D’une rive à l’autre, elle fait traverser Juno, puis son grand-frère, Majé. Ensemble, ils glissent lentement sur l’océan, pendant neuf mois. Les enfants ont besoin du taxi-baleine. Cela ne durera pas : ils grandissent si vite.

 

Avis : On se retrouve ce soir dans un tout autre registre avec un nouvel album publié chez Little Urban, une maison d’édition qui me surprend toujours par la beauté de ses albums. Avec Sandra Le Guen à l’écriture et Maurèen Poignonec ( ❤ ) à l’illustration, j’étais sûre d’aimer.

Juno demande souvent à la baleine de la faire traverser d’une rive à l’autre. Majé, lui, a abandonné sa bouée depuis peu, mais s’accroche encore à la baleine, pour se rassurer. La baleine, elle, adore faire le taxi. Quand tous les trois sont fatigués, ils rejoignent papa hors de l’eau ; la réalité reprend ses droits et on comprend que la baleine n’est autre que la maman, attendant un petit bébé.

Ah le pouvoir de l’imagination ! Embarquée à la suite de Juno et Majé, je n’avais rien vu venir, et j’ai été agréablement surprise de découvrir que le taxi-baleine n’était autre que leur maman. J’ai trouvé ce moment très doux, très beau, empreint d’une belle émotion. L’album aborde avec beaucoup de tendresse la question de la maternité, des enfants qui grandissent.

9782374080215_extrait_02-300x1749782374080215_extrait_01-300x1749782374080215_extrait_03-300x1749782374080215_extrait_041-300x174

Si j’ai beaucoup aimé le texte, il va parfaitement bien avec les merveilleuses illustrations de Maurèen Poignonec (je vous ai déjà parlé de mon amour pour son travail ? ❤ ), riches de détail, de fantaisie, colorées, bref, dans un style reconnaissable entre mille et que j’aime personnellement beaucoup !

En bref, joli coup de cœur pour cette petite merveille d’album !

 

Un grand merci aux éditions Little Urban pour la confiance et l’envoi !

 

De Maurèen Poignonec :

Dead Tube, tome 1 – Mikoto Yamaguchi & Touta Kitakawa

deadTubeT1.jpg

 

Éditeur : Delcourt / Tonkam

Parution : 15 juin 2016

Genre : Manga (seinen)

 

Résumé : Tomohiro Machiya, élève en deuxième année au lycée Gyôtoku et appartenant au club d’études cinématographiques, est un jour accosté par la plus belle fille de l’école, Mai Mashiro. Celle-ci lui demande de filmer sa vie quotidienne pendant deux jours entiers. Tomohiro et sa caméra seront alors témoins, au ternie de ces deux jours, d’un meurtre plein de sang-froid perpétré par Mashiro en personne.

 

Avis : Tomohiro, cameraman au club d’études cinématographiques, se voit demander par Mai Mashiro, la plus belle fille du lycée, de la filmer pendant 48h. En acceptant, l’adolescent était loin d’imaginer qu’il serait témoin d’un meurtre. Mais le cauchemar ne s’arrête pas là. Mai lui confie bientôt une deuxième mission, qui pourrait bien elle aussi tourner au drame…

Disons-le tout de suite, ce type de manga n’est clairement pas ce que je lis habituellement. Mais à force d’en entendre parler, de voir les jeunes se ruer dessus à la librairie (j’exagère à peine), je me suis dit que le mieux encore pour me faire mon propre avis était de le lire moi-même (comme pour l’Attaque des Titans, qui avait été une belle surprise). Finalement, ma réaction aura été un mélange de « mouef » et de « baaa » (elle vole haut ma chronique, aujourd’hui, hein :-P).

Je m’explique. Grosso modo, l’histoire, bon, pourquoi pas. Le souci, c’est que j’ai trouvé que c’était trop peu crédible (dans les réactions des personnages/autorités, dans le fait qu’on a quand même un enchaînement de meurtres et personne ne semble réagir/enquêter/paniquer outre mesure). Et surtout, c’est gore, violent, trash, sexiste à souhait, pas très moral, sans que ça n’apporte grand chose à l’histoire parfois (et personnellement, j’ai du mal avec les scènes de viol). Je ne suis pas une petite nature, ça ne me dérange pas quand c’est gore/sanglant, mais encore faut-il que cela serve l’histoire ou apporte quelque chose.

Au final, je ne dirais pourtant pas que j’ai détesté – notamment grâce à la fin et son petit rebondissement bien pensé – mais je n’ai pas vraiment aimé non plus. Dans un sens ce premier tome me fait penser aux travers de notre société aujourd’hui, à ces vidéos malsaines, violentes qui atteignent un nombre inimaginable de vues. Malheureusement, je ne suis pas sûre que la plupart des lecteurs de cette série le prendront comme ça – je pense notamment à cet ado qui trouvait ça « génial de voir une scène de viol ou de meurtre ». Voilà, voilà.

En bref, vous l’aurez compris, je suis loin d’avoir été emballée par ma lecture, mais au moins maintenant j’en sais un peu plus sur l’histoire. Je ne sais pas si je donnerais envie à beaucoup de personne de le découvrir, mais si vous l’avez déjà lu, je serais curieuse de connaître votre avis !

The Sun is also a star – Nicola Yoon

9791036309748

 

Éditeur : Bayard

Parution : 5 juillet 2017

Genre : Young Adult

Traductrice : Karine Suhard-Guié

 

 

Résumé : Daniel, 18 ans, est fils de Coréens immigrés à New York. L’année prochaine, il intègrera certainement la prestigieuse université de Yale.

Natasha, 17 ans, est arrivée de la Jamaïque dix ans auparavant. Ce soir, elle quittera peut-être les États-Unis pour toujours.

Il croit à la poésie et à l’amour.
Elle croit à la science et aux faits explicables.

Ils ont 12 heures pour se rencontrer, se connaître, et s’aimer.
Au-delà des différences.

 

Avis : Depuis la sortie de son précédent roman, « Everything everything » (que je n’ai toujours pas lu, bouuh), j’entends beaucoup parler de Nicola Yoon. J’étais donc ravie d’avoir l’occasion de découvrir ce roman-ci.

Natasha, 17 ans, est désespérée. Suite à une bêtise de son père, ce soir, elle et les siens devront quitter les Etats-Unis puisqu’ils sont là dans l’illégalité. Mais avant ça, il lui reste une toute petite chance. Daniel, lui, s’apprête à passer un entretien pour entrer à Yale l’année prochaine. Par le plus grand beau des hasards, ils vont voir leurs chemins se croiser. Mais le temps leur est compté et les obstacles seront nombreux. Ils n’ont qu’un jour. Un jour pour se connaître, s’aimer.

C’est une des choses que j’ai aimé avec ce roman : tout se concentre sur une journée. Parfois, on passe des journées longues, inintéressantes avec, aller, peut-être un ou deux éléments qui sortent de l’ordinaire. Ici, sur une journée, on va vivre une infinité d’événements. C’est intense, c’est fou, c’est beau. Cette journée, c’est la dernière que va vivre Natasha sur le sol américain. Dès son lever, ce jour-là, cette pensée est omniprésente, et va diriger ses pas. Daniel lui, va se sentir attiré par elle, tomber amoureux. Tout ce qu’ils vont vivre, leurs discussions, le temps qui leur est compté, tout va accentuer ce qu’ils vont vivre et donner une saveur particulière à ces heures.

Puisque l’on parle des personnages, allons-y. D’un côté, on a Natasha, cartésienne, qui ne croit qu’aux données scientifiques, à ce qui peut être prouvé. Désabusé par la vie, les mensonges, les tromperies, autant dire qu’elle est loin de croire en l’amour et au destin. De l’autre, Daniel, poète dans l’âme, éternel rêveur, prêt à tout pour faire entendre à la jeune fille que si, le hasard, le destin existent. Et que si, ils sont faits pour être ensemble.J’ai beaucoup aimé ces deux caractères, et surtout les discussions qui en découlent. Quand l’un essaie d’expliquer son point de vue à l’autre. La notion de destin. On ne peut nier que leur rencontre tient à d’infimes petits détails hasardeux, qui ne dépendent pas d’eux, et qui auraient pu ne jamais se produire. Bon, est-ce utile de précisé que j’ai détesté le frère de Daniel ? Quand à leurs parents, j’ai apprécié découvrir leur histoire, ainsi que celle de personnages secondaires et pourtant tout aussi importants ici. Parce que justement, ici c’est un roman choral, et si la parole est la plus souvent donnée à Daniel et Natasha, on a aussi de petits intermèdes nous faisant partager de petits bouts de vie des parents, d’Irène, d’un avocat, d’une secrétaire, et ça, j’ai beaucoup aimé.

L’histoire de nos deux tourtereaux amène également à se poser quelques questions. Est-ce que les choses auraient été différentes pour eux si Natasha n’était pas une immigrée clandestine ? Est-ce qu’ils se seraient rencontrés quand même ? Est-ce que la beauté ici ne tient pas au fait de savoir qu’il y aura inexorablement une fin ? Ça me rappelle de vieilles disserts’ de philo, mais au fond, savoir qu’une chose à une date limite oblige à savourer chaque seconde – tout comme savoir qu’on a qu’une vie, qu’on n’est pas éternel. Bref, je ferme la parenthèse et vous laisser méditer 😛 .

Ce qui m’a également plu dans ce roman, c’est le rapport de chacun de ces ados avec leur famille, leurs origines, et tout ce que cela implique. Parce que si Natasha vient de la Jamaïque, les parents de Daniel, eux, sont originaires de Corée, et sont convaincus que même si ce qui est bon pour leurs enfants n’est pas ce qu’ils veulent, le principal est qu’ils vivent le rêve américain. Mais que faire quand on ne veut pas la même chose que ses parents ? Quand on sait que certains choix pourraient avoir de lourdes conséquences ? On parle également de racisme, de différences, de choix, de destin.

Quant à la fin, j’avais peur de ce que l’autrice allait nous proposer tout en ayant une idée de ce que je voulais. Finalement, je choisis l’épilogue et la fin alternative qui me conviennent mieux ! 😛 Inutile de préciser que j’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, et qu’il n’est pas exclu que quelques larmes aient coulées à la fin. Mais chut, ça reste entre nous !

En bref, j’ai passé un excellent roman avec ce joli roman que j’ai dévoré. Si l’on découvre la romance naissante entre deux adolescents, elle permet également d’aborder de nombreux sujets tantôt touchant, tantôt d’actualité, mais aussi d’autres qui nous font réfléchir. Pour info, il y a eu un film (qui ne sortira pas en France), j’ai un peu peur de ce que ça peut donner, mais why not !

 

Un grand merci aux éditions Bayard et Pageturners pour la confiance et l’envoi !

Un loup ? – Matthieu Maudet

1551164739.png

 

Éditeur : L’école des loisirs

Collection : Loulou & Cie

Parution : 6 mars 2019

Genre : Bébé

 

Avis : Regardez cette couverture. Qu’est-ce que vous voyez ? Un loup ? Aller, maintenant, ouvrez le livre. Bon. Il a un museau. Des dents et des oreilles pointues. Pourtant … pourtant, il ne faut pas s’arrêter là. Car il y a également quelques autres petits détails … qui font que l’on n’a pas affaire à un loup comme les autres ! Et s’il a l’air doux et câlin, il a aussi son petit caractère !

Dès le point d’interrogation sur la couverture, Matthieu Maudet attire notre attention sur le fait qu’il ne faut peut-être pas toujours se fier aux apparences … Effectivement, une chute rigolote nous attend à la fin de l’ouvrage (bien que j’ai peur qu’elle n’effraie certains enfants !).

En bref, voici un chouette album cartonné, surprenant, qui devrait ravir les petits bouts !

 

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

 

De Matthieu Maudet :

Un livre extra génial sur l’espace et au-delà – Adam Frost

140255_couverture_Hres_0.jpg

 

Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 3 janvier 2019

Genre : Documentaire Jeunesse

 

Résumé : Sais-tu que sur Neptune il pleut des diamants ? Que ton corps contient des métaux précieux venus du cosmos ? Qu’une pizza a déjà été livrée sur la Station spatiale internationale ? Que ça ne sert à rien de crier dans l’espace ?

Avec ce livre extra génial, embarque pour un voyage intersidéral époustouflant !

Fais le plein d’anecdotes cosmiques, fantastiques mais non moins véridiques !

 

Avis : 5ème tome de la collection, cet ouvrage s’intéresse ici à l’espace, et nous dévoile quantité d’informations aussi extraordinaires, loufoques, qu’intéressantes.

Ainsi, on va parler de la météo des planètes, découvrir laquelle est la plus froide ou la plus petite, ou encore la plus vivable. On parle de discussions avec un extra-terrestre ou encore de célèbres films de science-fiction et d’évolutions technologiques. J’ai également découvert le prix d’une combinaison spatiale … autant dire qu’il va falloir que j’économise encore un peu si je veux m’en offrir une un jour !

J’aime beaucoup cette petite collection – même si ce n’est que le 2ème livre que je découvre -, que je trouve très bien faite. Des informations ludiques et intéressantes, un ton familier, chargé d’humour et un vocabulaire adapté aux enfants. Les illustrations et la mise en page sont très chouettes. A découvrir dès 7 ans.

 

Merci aux éditions de La Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi.

 

Dans la même collection :

Pour que le jour de votre mort soit le plus beau de votre vie – Lionel Abbo

9782259277228ORI.jpg

 

Éditeur : Plon

Parution : 11 Avril 2019

Genre : Littérature française

 

Résumé : « Je m’appelle Adolphe Goldstein. Je ne suis pas un simple croque-mort. Je propose à mes clients de choisir le moment et la façon dont ils quitteront ce monde. Une personne décède toutes les cinquante-quatre secondes en France. Mon commerce a de l’avenir. Death planner, c’est mon job. »

Jusqu’à présent, le trépas demeurait un sujet tabou, s’accommodant mal de la liberté du commerce. Mais demain, organiser sa fin sera considéré comme un acte aussi anodin que préparer son mariage.
Pourquoi craindre cet instant inéluctable et le subir alors que l’on peut décider du moindre détail ? Choisir sa mort comme on a choisi sa vie.

Porté par cette mission qu’il juge d’utilité publique, jusqu’où ira Adolphe pour convaincre le monde ?

 

Avis : Quand Lionel Abbo m’a proposé de découvrir son roman, je me suis empressée d’accepter : j’étais intriguée par l’histoire d’Adolphe, ce « Death Planner » au cerveau foisonnant d’idées !

Un peu par hasard, Adolphe devient croque-mort, mais attention, pas n’importe quel croque-mort ! Grâce à lui, chaque détail est pensé, chaque demande étudiée, et très vite, on se bouscule chez lui pour pouvoir organiser l’enterrement qui nous correspondra le mieux. Avec le temps, si la mode et les envies évoluent, Adolphe, toujours plus novateur, est prêt à tout faire pour que le jour de votre mort, soit le plus beau de votre vie. Quitte à faire quelques arrangements avec la légalité et quelques sacrifices au passage.

En commençant à lire ce livre, je m’attendais à quelque chose se rapprochant d’un roman « feel-good », une lecture drôle et légère. Certes, certaines situations prêtent à sourire, et les jeux de mots de l’auteur sont vraiment savoureux. Mais ce roman fait aussi réfléchir à cette notion de mort, cette volonté de rester dans les mémoires ou tout simplement de s’approprier, planifier l’inéluctable. Et surtout, on retrouve cette idée de  voyeurisme, de spectacle, ce besoin de reconnaissance, les dérives de la télé-réalité qui veut aller toujours plus loin, scotcher les gens devant l’écran avec du sensationnel pour faire grimper l’audience. L’argent, la gloire.

Si découvrir Adolphe et ses entreprises m’ont intéressée – pour ce que ça dénonce, pour les réflexions qui peuvent en découler -, je ne me suis pas vraiment attachée. Ni à lui ni à aucun autre personnage, car à vrai dire, les autres ne sont pas assez présents et le roman est plutôt court. Au fur et à mesure de ma lecture, je me demandais où tout ça allait nous mener. Et … J’ai beaucoup aimé le rebondissement final, lors de son dernier projet. Bon, j’étais sûre que ça allait se passer comme ça, mais c’est ce que je voulais lire ; montrer qu’à vouloir tout gagner, on peut aussi tout perdre. Par contre, j’ai trouvé que le tout dernier chapitre était un peu trop rapide, abrupt à mon goût, et laissait quelques questions en suspens.

En final, j’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire d’Adolphe, dans ce récit dérangeant, teinté d’humour noir, à l’écriture travaillée et qui nous questionne avec intelligence sur le sens de la vie – et de la mort.

Merci à Lionel Abbo et aux éditions Plon pour la confiance et l’envoi !

24 épisodes pour lui plaire – Maurene Goo

9782408005856

 

Éditeur : Milan

Parution : 15 mai 2019

Genre : Young Adult

Traduction : Alison Jacquet-Robert

Titre original : I believe in a thing called love

 

Résumé : Desi Lee, 17 ans : douée en tout, nulle en amour ! Quand elle rencontre Luca, le nouveau du lycée, elle est bien décidée à changer… Et si le secret de l’amour se trouvait dans les séries ? En s’appuyant sur les comédies romantiques coréennes dont raffole son père, elle établit un plan en 24 étapes pour séduire Luca…

 

Avis : Desi Lee, c’est LA fille qui réussit tout. Elle ne compte plus le nombre de trophées qu’elle a pu remporter, et puis elle finira sûrement major de promo à la fin de l’année. Mais voilà, il y a un domaine où elle est loin d’exceller – au contraire, elle enchaîne catastrophes et humiliations – c’est l’amour. Toutefois, s’il y a bien une chose que la vie lui a appris, c’est qu’en apprenant, en s’appliquant, on peut progresser et pourquoi pas, réussir. Et si la solution était juste sous ses yeux ? Dans les dramas que son père regarde à longueur de temps ? Dès lors, Desi va échafauder sa liste d’étapes à franchir pour conquérir Luca, un nouvel élève pour lequel elle vient de craquer (et devant lequel elle s’est déjà ridiculisée).

Je crois que ce roman, c’est totalement ce dont j’avais besoin ces derniers jours ! Je me suis régalée à suivre les (més)aventures de Desi Lee, à me demander quelle serait la prochaine idée loufoque qu’elle imaginerait pour mener à bien son projet. Alors, évidemment, c’est bourré de clichés, on sait très bien qu’à un moment, ça va capoter, et surtout, que ça va bien finir. Mais c’est ça que je cherchais en débutant ma lecture, un roman léger, drôle, qui fait du bien. Le type d’histoires vues et revues à la télé, mais que j’adore quand j’ai envie de me changer les idées.

Souvent malgré elle, Desi est drôle. Mais elle est aussi terriblement attachante de par son manque de confiance en elle, qui m’a parfois fait oublier à quel point tout cela la rendait manipulatrice aussi (je me suis d’ailleurs demandé si tout ça ne la rendait pas un peu cinglée, tant elle va loin parfois). J’ai beaucoup aimé la bande d’amis qu’elle forme avec Wes et Fiona, le soutien et l’entraide qu’ils s’apportent. Mais surtout, j’ai adoré son lien avec son père, leur complicité, ce qu’il ajoute au roman finalement. Sans lui, rien n’aurait été pareil.

L’originalité de l’histoire ici, tient à ces comédies romantiques coréennes que dévore Appa, ces k-dramas qui vont inspirer Desi pour sa conquête du grand amour. Je n’avais jamais lu de roman (ado ou pas) qui en parlait et même si ça fait longtemps que je n’en ai pas vu, j’ai souvent souri devant les remarques de notre héroïne.

En bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec ce roman drôle, léger, parfait pour l’été, que j’ai adoré.

 

Merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et la découverte !

TouToulou cherche une maison – AlFred & Juliette Desproges

FullSizeRender-1-854x1127.jpg

 

Éditeur : Auto-édité chez Publishroom

Parution : 15 avril 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Résumé : Toutoulou doit quitter sa maison.
Il se met en route pour trouver un nouvel abri. Son voyage le mènera dans une prairie, dans un bois, au bord d’une rivière….
Leurs habitants seront-ils prêts à l’accueillir ?

 

Avis : Toutoulou est obligé de quitter sa maison. Il serait bien resté chez lui, mais il n’a pas vraiment eu le choix. Le voilà donc sur la route, à la recherche d’un nouveau foyer. Il commence par croiser un troupeau de vaches, mais sans même l’écouter, l’une d’entre elles lui dit de s’en aller. Pareil lorsqu’il croise des hérissons, puis des chevaux. A chaque fois, il est rejeté, sans que personne n’écoute sa détresse. Jusqu’à ce qu’enfin, il tombe sur une drôle de petite maison …

Terriblement d’actualité, cet album nous parle de la différence, de l’autre, de cette personne différente, inconnue, qui effraie, et qu’on rejette. Mais aussi d’entraide, d’amitié, de solidarité. D’espoir.

Le texte est simple et accessible pour les enfants dès 4 ans. Il permettra d’aborder la question des réfugiés de manière simple, mais efficace. Mais au-delà, tout simplement, la question de la différence et de son acceptation. Un album porteur de valeurs essentielles.

Les illustrations sont vraiment chouettes, colorées et enfantines. J’ai beaucoup aimé la petite bouille de Toutoulou, et je suis très heureuse qu’il ait fini par trouver de chouettes amis !

En bref, joli coup de cœur pour ce court album aussi efficace qu’important ! A découvrir dès 4 ans.

 

Merci à Publishroom, Simplement.pro et aux auteurs pour la confiance et la découverte !

Remade, tome 3 : Rebuilt – Alex Scarrow

9782203140714

 

Éditeur : Casterman

Parution : 10 avril 2019

Genre : Young Adult

Traduction : Pierre Szczeciner

 

Résumé : Muter ou mourir… La fin a déjà commencé.

Séparés au moment d’embarquer à Southampton, Léo, Freya et Grace essaient chacun de survivre de leur côté. Le virus, lui, est devenu si puissant qu’il a assimilé la quasi-totalité de la population.

Son évolution est terminée. Désormais, il entre dans la phase finale de son plan.

Pour l’humanité, le plus terrifiant commence maintenant…

 

Avis : Ceux qui ont lu mes précédentes chroniques le savent : j’adore cette saga. Le premier tome m’avait très agréablement surprise et depuis, je n’avais plus qu’une envie, savoir comment les choses allaient évoluer/finir. Autant dit que ce dernier tome n’a pas fait long feu dans ma PAL.

A la fin du tome précédent, nous venions de vivre la belle débâcle de Southampton et Leo, Freya et Grace étaient séparés. Alors que Grace continue de tenter de mettre son plan à exécution, Freya s’inquiète pour ses amis, tandis que Leo tente par tous les moyens de survivre avec ses nouveaux amis. Pendant ce temps, le virus continue de se développer …

Ah, quel bonheur de retrouver cette saga ! Dès les premières pages, je suis repartie en compagnie de Leo et de ses amis – que j’ai eu l’impression d’avoir quittés hier -, tournant les pages à toute vitesse, poussée par l’envie, le besoin de savoir comment tout ça allait finir. Le rythme, effréné, s’accélère, à mesure que certaines révélations voient le jour, la tension monte, on se demande ce que les personnages vont décider, et quelles conséquences cela aura.

Puisque nos personnages principaux sont tous séparés, on va suivre tour à tour leur quotidien, ce que j’ai beaucoup apprécié. Quand l’un s’inquiète pour les autres, on sait ce qu’il en est. Quand l’autre se questionne sur les avancées du virus, on a une petite idée. Mon chouchou reste Leo – qui a vraiment beaucoup évolué depuis le premier tome, devenant ici un jeune homme courageux, capable de prendre des décisions pour le bien de tous -, mais j’aime également beaucoup Freya. Grace, quant a elle, est plutôt intéressante … (même si je n’ai jamais accroché plus que ça avec elle).

Tout le long de ma lecture, j’avais une certaine idée de la fin que j’espérais lire. Finalement, j’ai bien aimé le choix qu’a fait Alex Scarrow, même si je pense que ça ne plaira pas à tout le monde. On trouve ici les réponses à nos questions (même s’il m’en reste une ou deux), dans des révélations étonnantes, qui ne font que confirmer que cette saga est incroyable. Ma préférence va peut-être au premier tome, tant j’avais adoré la découverte du virus, le rythme haletant, les détails effrayants. Ici nous approchons du dénouement, et en comparaison, on pourrait trouver que ça manque parfois d’action, de spectaculaire : il est temps de décider de décider, muter ou mourir.

En bref, si ce tome conclut parfaitement la saga, je ne peux que vous recommander chaudement de découvrir cette dernière, qui aura été une très belle découverte pour moi, et que je quitte un peu à regret !

Un grand merci aux éditions Casterman pour la confiance et la découverte de cette saga !