Le jour où le grand chêne est tombé – Marie Caudry & Gauthier David

Editeur : Editions Thierry Magnier

Parution : 5 avril 2017

Genre : Album Jeunesse

Avis : Jour de tempête, catastrophe : le grand chêne du village tombe, bouleversant tous ses habitants, les différentes générations. Alors, ensemble ils tentent de le redresser, les hommes, les habitants des villages voisins, mais aussi les animaux. Rien n’y fait. Mais le discours d’une vieille femme un soir agite tous les esprits, et le lendemain matin, une belle idée naît.

Dans un premier temps, j’ai cru que cet album ne me plairait pas. Et puis… il m’a touchée par son message. Très beau, il a des allures de fable, de légende, un récit nous rappelant l’importance de l’entraide, de la solidarité. Ici, animaux de toutes espèces, humains de différents endroits vont unir leurs forces pour un même but – une union qui permet de soulever des montagnes (ou des arbres !).

Véritable hymne à la nature, à l’histoire des peuples, cet album souligne l’importance du partage, de la transmission, de ce qui restera même des années après notre passage.

Je veux mon chapeau – Jon Klassen

Editeur : Milan

Parution : 17 juin 2020 (pour cette édition)

Genre : Album jeunesse, cartonné

Avis : Grande fan du travail de Jon Klassen, je suis habituée à ses albums réalisés en duo avec Mac Barnett. Alors quand je suis tombée sur celui-ci, j’étais obligée de rentrer avec !

L’histoire commence mal : Ours a perdu son chapeau. Il interroge tous les animaux qu’ils croisent, mais aucun – ou presque – n’a vu son chapeau. Ni le renard, ni le crapaud, ni le lapin, ni la tortue, ni le serpent, etc. Ours est désespéré, il aime tellement son chapeau ! Mais subitement, il se rappelle où il l’a vu, ce chapeau ! Vite, il se précipite pour faire tomber le menteur. La chute est tout bonnement excellente et amusera petits et grands.

Evidemment, le lecteur attentif aura deviné qui a volé le chapeau, ne serait-ce que par de subtiles touches de couleur. MAIS, dans cette histoire, on trouve deux menteurs, vous savez, le genre à se justifier un peu trop pour être innocent… plutôt pas mal pour apprendre aux enfants à être attentifs 😛

Les illustrations sont simples : pas trop de détails, mais décidemment, qu’est-ce que j’aime le style de Jon Klassen ! Les animaux sont mignons, mais alors l’ours, j’adore !

En bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cet album, et je suis sûre qu’il vous plaira aussi ! 🙂

Du même illustrateur :

La grande journée de Zélie – Ella Charbon

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Loulou & Cie

Parution : 10 février 2021

Genre : Album cartonné, bébé

Avis : Zélie se lève, s’habille, sent, mange, coupe, crée, imagine, rencontre, court, saute, tombe, grimace, imite, fatigue – et oui, ce n’est pas de tout repos d’être une petite fille pleine de vie -, et mille autres choses encore qui la font expérimenter, apprendre, grandir, jour après jour.

Voici un album tout en simplicité pour parler des premiers apprentissages et de la vie quotidienne, avec beaucoup de tendresse. J’aime beaucoup la douceur et l’espièglerie qui se dégagent des illustrations d’Ella Charbon, les couleurs ou encore son mignon petit compagnon à quatre pattes.

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

La petite boîte – Yuichi Kasano

Editeur : L’école des loisirs

Parution : 20 janvier 2021

Genre : Livre cartonné, bébé

Avis : C’est l’histoire d’un renard, qui trouve une petite boîte. Alors, c’est décidé : c’est SA boîte ! Hop, il saute dedans. Bientôt, un élan le rejoint. Puis trois canards. Mais quand l’ours arrive, ils s’exclament tous qu’il n’y aura pas assez de place pour lui. A moins que…

Dans cette histoire qui n’est pas sans rappeler le grand classique qu’est la Moufle, Yuichi Kasano nous parle de partage, d’entente et d’amitié. Loin de vouloir garder la boîte rien que pour lui, le renard accueille l’élan avec le sourire, puis les canards. Spoiler : tout finit bien, et dans la bonne humeur !

Des illustrations douces, mignonnes, sans fioritures, un texte court, un format cartonné : voici un livre parfait pour les enfants dès deux ans.

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

La rue qui nous sépare – Célia Samba

Editeur : Hachettes romans

Parution : 20 janvier 2021

Genre : Littérature Ado

Résumé : Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société ; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.

Avis : Depuis que j’ai découvert le résumé de ce roman, il me tarde de le découvrir. Il faut dire que j’ai très rarement vu des romans abordant cette thématique – d’autant plus en jeunesse : j’étais curieuse de voir où Célia Samba allait mener son intrigue.

Noémia a 19 ans, elle est étudiante et vit en coloc avec ses cousins en banlieue parisienne. Tristan a 21 ans, fait la manche et vit dans la rue. Entre eux, leurs blessures, la société, deux mondes qui s’opposent. Mais une crêpe, mais un regard qui s’accroche, mais un mot, et un début de relation naît entre eux. Suffisamment forte pour oublier les préjugés et les regards ? Rien n’est moins sûr…

Très vite, je me suis retrouvée embarquée par ces chapitres courts, les différents points de vue. L’écriture de l’autrice est plutôt simple, mais terriblement efficace. Les mots heurtent, percutent, l’émotion étreint, les pages défilent.

Je me suis rapidement prise d’affection pour Mia, finalement si humaine – si nous, avec ses doutes, ses angoisses, sa peur du regard des autres, du rejet. De plus, la jeune fille n’a pas toujours eu une vie facile et a dû passer par de terribles épreuves dont elle n’est toujours pas entièrement guérie. Face à elle, Tristan, si peu chanceux, tellement attachant, vrai. Peut-être parce que son histoire est horriblement triste, tragique, j’ai adoré ce personnage, j’aurais voulu pouvoir faire quelque chose pour lui. Je n’aime pas quand tout s’arrange en un claquement de doigts dans un roman, mais pour lui j’aurais été prête à l’accepter.

Clairement, ce roman ne vous laissera pas indemne. Pour ma part, je sais qu’il résonnera longtemps en moi. Qui n’a jamais détourné le regard face à un sans-abri ? Par gêne, par peur, par préjugés ? Combien de Tristan se cachaient derrière ces joues mangées de barbes ? L’autrice nous sert une histoire tendre et forte, surprenante (non mais le choix de la fin, c’était intelligent, beau, et dans un sens réconfortant), bouleversante, poignante mais sans sombrer dans le pathos et sans jamais juger, un appel profond à l’ouverture, la tolérance, la bienveillance. Une histoire qui fait réfléchir, en abordant des sujets durs, complexes mais importants, toujours.

« Ne laisse pas leur manque d’humanité te faire perdre la tienne. »

Le chat le plus mignon du monde – Vincent Pianina

Editeur : Thierry Magnier

Parution : Janvier 2017

Genre : Album Jeunesse

Avis : « Est-ce qu’on peut avoir un petit chat ? » Cette question, la petite fille l’a posée des centaines de fois, et à chaque fois, on lui a répondu « non ». Jusqu’au au jour où, enfin, Papa et Maman disent « oui » ! Ni une ni deux, les voilà partis pour l’animalerie la plus proche (pas si proche). Un seul critère : ils veulent un chat MIGNON !

Bientôt ils sont de retour à la maison, ravis de rentrer avec le chat le plus mignon de l’animalerie. Hop, on lui prépare sa gamelle, on lui met un joli nœud, et c’est parti pour les papouilles. Au bout d’un petit moment, notre petite narratrice et ses parents réalisent qu’ils n’ont toujours pas vu le petit chat de face. Etrange ! Malgré différentes ruses toutes plus drôles les unes que les autres, pas moyen de le piéger.

Et s’ils essayaient tout simplement de l’appeler par son prénom ? Meilleure solution pour obtenir une réaction, et surtout nous offrir une chute aussi surprenante qu’hilarante.

Voici un album complètement loufoque et décalé, aux illustrations plutôt simples mais efficaces, qui devrait bien amuser les petits !

Fashion Victime – Juno Dawson

Editeur : Pocket Jeunesse

Parution : 8 octobre 2020

Genre : Young adult (à partir de 15 ans)

Traduction : Benjamin Kuntzer

Résumé : Dans un parc d’attractions, Jana, seize ans, se fait repérer par un agent de mannequins. Après hésitation, la jeune fille accepte et signe un contrat. Elle défile bientôt pour les plus grands noms de la mode et évolue dans un milieu glamour mais cruel. Afin de gérer la pression, l’adolescente prend des tranquillisants et des somnifères. C’est le début d’un cauchemar qui poussera Jana à révéler au monde entier combien l’univers de la beauté peut être laid…

Avis : J’ai beaucoup entendu parler de ce roman au moment de sa sortie, et je dois dire que les thèmes me semblaient très intéressants. Enfin je me suis lancée la semaine dernière, et je dois dire que ce roman a été une vraie claque.

Jana passe une journée tranquille entre amis quand un agent la repère et lui propose de se lancer dans le mannequinat. Après avoir longuement hésité (ok, elle est grande, ok, elle est mignonne, mais elle essuie aussi souvent des remarques mesquines sur sa grande taille ou son visage androgyne, et jamais au grand jamais elle n’a pensé être mannequin un jour), elle se rend à l’agence… et débute alors pour elle une nouvelle vie dont elle ne soupçonnait rien. Mais le monde des tops modèles n’est pas fait que de paillettes, et ça, Jana en fera vite l’amère expérience.

Sur la couverture, une phrase d’accroche annonce un #metoo dans le monde de la mode. Contrairement à ce que l’on pourrait penser à la mention de ce dernier mot, on n’est pas ici dans un récit frivole et léger à la « Geek Girl » ou dans une émission de relookage, le hashtag est très important, et j’étais vraiment curieuse de voir comment les choses seraient abordées/traitées.

Face à la caméra, Jana raconte ce qui s’est passé durant ces derniers mois, sa descente aux enfers à mesure qu’elle montait sur le chemin de la gloire – du moins en apparence. Au début, ce qu’elle voit n’est finalement pas une surprise. Les premières soirées, les mannequins qui prennent de la drogue. Puis celles à qui l’ont demande de perdre toujours plus de poids, celles qui arrondissent leurs fins de mois. Clichés me direz-vous ? Pourtant Jana réalise assez vite que c’est la triste réalité. Le rythme de dingue, la pression, l’alcool et les cachets pour tenir. Jusqu’à l’événement qui va tout chambouler.

Dès le début, j’ai été happée par ce roman. Il se lit vite et bien, l’écriture est agréable, mais surtout j’ai adoré la construction : des extraits d’interview structurent le récit, faisant monter la tension petit à petit tant on a envie de savoir . Dans un premier temps, on suit avec curiosité la nouvelle vie de Jana. Puis les choses deviennent plus sombres, plus dures, et là, impossible de lâcher le livre jusqu’à l’avoir fini – en revanche j’ai lâché quelques larmes, face à l’injustice, à « ceux qui savent mais étouffent l’affaire », mais aussi face à l’union qui fait la force. C’est en ça que ce roman est beau, par cet espoir qu’il insuffle, par ces voix qui s’unissent, pour dire l’indicible.

Enfin, c’est un roman qui fait réfléchir, sur ce que l’on est prêt ou on à accepter, sur ce pour quoi on veut se battre, et qui rappelle que, parfois, on peut trouver une force en soi qu’on n’imaginait même pas. J’ai globalement beaucoup aimé Jana, mais aussi Ferdy, Sabbah, Clara ou même Westley.

En bref, voici un roman important, essentiel, qui apporte des thèmes durs, parfois violents – donc à ne pas mettre entre des mains trop jeunes. Une claque, un coup de cœur !

Meurtre à Cape Cod – Mary Higgins Clark

Editeur : Albin Michel

Collection : Spécial Suspense

Parution : 30 septembre 2020

Genre : Policier

Résumé : Du Passager clandestin, sa toute première nouvelle publiée en 1956, en passant par Meurtre à Cape Cod, où l’on retrouve ses célèbres héros Willy et Alvirah, jusqu’à La mort porte un masque de beauté, texte inédit et point d’orgue de ce recueil, Mary Higgins Clark donne ici toute la mesure de son talent de nouvelliste.

Trahisons, cupidité, rivalités familiales et amoureuses : on retrouve les thèmes chers à Mary Higgins Clark dans ces récits ciselés et haletants, à la hauteur des plus grands romans de celle qui restera à jamais la reine incontestée du suspense.

Avis : La plupart d’entre vous le savent : je ne suis vraiment pas une grande adepte de nouvelles. J’en lis très peu pour ne pas dire pas du tout (peut-être une fois tous les 5 ans :-P). Mais à l’inverse, c’est toujours un plaisir pour moi de me plonger dans un nouveau Mary Higgins Clark, à tel point que je n’avais même pas fait attention qu’ici il s’agissait de nouvelles avant de le demander. Il faut dire que MHC, c’est une autrice pour laquelle j’ai une profonde attache sentimentale, l’une des première que j’ai lu quand je me suis tournée vers le policier alors que j’ai une jeune pré-ado et que j’assouvissais mes envies de lecture en piochant dans la bibliothèque de ma mère. A peut-être une ou deux exceptions près, j’ai lu tous ses titres. Inutile de vous dire que j’ai été profondément attristée d’apprendre sa disparition l’année dernière !

Dans ce recueil, on trouve dix nouvelles, certaines datant des années 50, la dernière ayant été terminée en 2015 – et pourtant toutes ont l’air intemporelles bien que son style se précise avec le temps. Certaines avaient déjà été publiées auparavant, mais je dois dire que je n’en connaissais aucune donc c’était cool. Si je ne suis pas une grande fan de nouvelles, c’est que la plupart du temps, je trouve ça frustrant. Ici, certaines nouvelles font à peine 10 pages, et je dois dire que si c’était agréable à lire et divertissant, elles ne font pas parties de mes préférées justement pour cette raison.

Je ne vais pas vous donner mon avis sur chacune des 10 nouvelles, mais voici celles que j’ai préféré : Meurtre à Cape Cod, Un crime passionnel, l’Homme d’à côté, la mort porte un masque de beauté. Elles sont plutôt longues (la dernière approchant des 100 pages), et je les aurais bien vu être développées / étoffées pour donner des romans. A chaque fois, on retrouve bien la patte de Mary Higgins Clark, son habileté à ficeler ses intrigues, créer suspens et rebondissements. Je dois dire que la dernière m’a vraiment régalée et tenue en haleine jusqu’à la fin.

Excepté la deuxième – la branche morte – que j’ai trouvé différente, plus touchante que vraiment tournée vers l’intrigue policière, toutes démontrent le talent de l’autrice pour créer des récits plein de suspens. Enlèvements, meurtres, vengeance, trahisons, cupidités, jalousies, autant de thèmes qui donnent lieu ici à des intrigues captivantes. Comme toujours, le livre se dévore rapidement. Alors si vous cherchez de quoi frissonner un peu en vous triturant les ménages, n’hésitez pas 🙂

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et l’envoi !

Les gens normaux – Michaël Escoffier & Laure Monloubou

Editeur : Kaléidoscope

Parution : 16 janvier 2019

Genre : Album Jeunesse

Résumé : À la récré, Logan a dit à Zita qu’elle n’était pas normale. Mais au fait, ça veut dire quoi, être normale ? Zita est bien décidée à mener l’enquête.

Avis : Alors qu’elle lit tranquillement un bouquin sur son muret, Zita s’entend dire par Logan qu’elle n’est pas normale.

Curieuse, elle demande à ses parents ce que ça veut dire, être normal. Papa lui explique que c’est ressembler à tout le monde, faire comme tout le monde. Dans ce cas, c’est sûr : Zita veut être normale ! Elle décide donc d’étudier ses camarades de classe, pour voir comment ils se comportent. La voilà donc qui fait des listes et établie ses constats : les garçons normaux ont les cheveux courts, les filles normales les cheveux longs. Les enfants normaux aiment les frites et croisent leurs bras en mettant la main droite au-dessus.

Au fur et à mesure, la liste des enfants pas normaux s’allongent, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Logan. Mais, attendez ! Il semblerait bien qu’il y a quelque chose qu’il ne fait pas comme les autres… Dans ce cas, est-ce que les gens normaux existent vraiment ?

Ah, la normalité ! Quelle belle idée d’aborder ce thème aussi complexe qu’intéressant dans un album jeunesse ! Sous couvert d’une histoire bourrée d’humour, où les enfants s’amuseront à étudier avec Zita ses camarades, on découvre que, finalement, ressembler à tout le monde, ce n’est peut-être pas le mieux ni le plus facile, vu tous les critères sur lesquels on peut se baser. La différence, c’est bien aussi, non ?

Personnellement, j’ai bien aimé les illustrations, simples, attachantes et mignonnes, qui collent bien à l’innocence / la naïveté de Zita et de sa démarche.

En bref, voici un chouette album, drôle, mignon, qui décomplexera sûrement les enfants qui n’ont pas envie de faire comme tout le monde, en les encourageant à assumer leurs passions, envies, goûts, etc. Parce que, finalement, la diversité, c’est aussi la force de l’humanité, non ?

De Michaël Escoffier :

C’est mon arbre – Olivier Tallec

Editeur : Pastel

Parution : 11 septembre 2019

Genre : Album Jeunesse

Avis : Avec cet album, on part à la rencontre d’un petit écureuil dingue de son arbre et de ses pommes de pin. D’ailleurs, le voilà saisi d’une crainte : et si quelqu’un venait à revendiquer que l’arbre était le sien ? Et s’il se retrouvait obligé de partager ses pommes de pin ? Ni une ni deux, il cherche comment pouvoir affirmer sa propriété, sombrant peu à peu dans la paranoïa et l’excès.

Forcément, on ne peut s’empêcher de sourire en le voyant s’agiter dans tous les sens, paniquer, bâtir son mur, puis finalement s’imaginer que, peut-être, il pourrait trouver encore mieux de l’autre côté. Mais finalement, à s’angoisser pour tout ça, il s’isole, se privant de la compagnie d’autres écureuils et des merveilles de la forêt.

Bourré d’humour, le message de cet album est facilement accessible aux enfants… mais est également un clin d’œil pour les adultes que nous sommes à notre monde, où l’actualité nous montre chaque jour que l’ouverture, le partage, sont des questions toujours compliquées !

On reconnaît bien le trait expressif d’Olivier Tallec. Impossible de ne pas sourire devant les expressions de notre écureuil, sa mine fière ou farouche : on sait dès les premières illustrations qu’on va bien rigoler !

Finalement, voici un album mélangeant savamment humour et intelligence. Parfait pour aborder la question du partage et de la possession poussée à l’extrême, d’être ou avoir. A découvrir dès 3 ans.