Aquila – Ursula Poznanski

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Éditeur : Milan

Parution : 21 août 2019

Genre : Young Adult, thriller

Traductrice : Florence Quillet

 

Résumé : Vicky passe son année d’Erasmus à Sienne, en histoire de l’art. Le lendemain d’une soirée étudiante, elle s’aperçoit que sa coloc a disparu. Puis elle se rend compte qu’elle a perdu ses clés et son téléphone portable. Pire, elle est enfermée dans son appartement. Et elle découvre qu’elle a un trou noir de deux jours. Que s’est-il passé durant ces deux jours ? Pourquoi, dans la salle de bains, y a-t-il une chemise ensanglantée et les mots « dernière chance » écrits au dentifrice sur le miroir ? Que signifient les mots étranges qu’elle a griffonnés elle-même sur un flyer pendant la soirée ?

 

Avis : J’étais très curieuse de découvrir ce roman, dont le résumé m’intriguait beaucoup. Alors, pour une fois, à peine reçu, je me suis jetée dessus !

Quand Vicky se réveille mardi matin, elle n’a aucun souvenir des dernières 48h. Tout ce qui lui reste, c’est une chemise ensanglantée, une balafre sur le visage, et un trou noir. Plus de téléphone, plus de clés, plus de passeport. Parce que oui, pour ne rien gâcher, elle est en Erasmus, loin de chez elle. Que s’est-il passé quand elle est sortie samedi soir avec ses amis ? Tiens, et d’ailleurs, où est passée sa colocataire ? Si Vicky est bien décidée à reconstituer les blancs de sa mémoire, quelqu’un semble rôder dans les parages, bien décidé à lui compliquer la tâche …

Ah ce roman ! Dès les premières pages, je me suis retrouvée happée par l’histoire, et j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. J’avais envie, besoin de savoir, de comprendre ce qui s’était passé, d’assembler toutes les pièces du puzzle. Pour seul « souvenir » de ce week-end, Vicky a un bout de papier, rempli de mots-clés et autres phrases énigmatiques. A elle d’essayer de décrypter le sens, et elle nous emmène avec elle dans un véritable jeu de piste.

J’ai frôlé de très loin quelques éléments de réponses, mais finalement j’ai été surprise par les révélations du roman, et les… actes de certains personnages. C’est vraiment une ambiance particulière, où, dans le même cas que Vicky qui ne se rappelle de rien, on soupçonne tout et tout le monde.

J’ai beaucoup aimé le côté amnésie, l’angoisse dans laquelle cela plonge Vicky, et que l’autrice arrive parfaitement à nous faire ressentir. Je n’ose même pas imaginer comment j’aurais réagi à la place de la jeune fille si je me réveillais dans un pays dont je maîtrise à peine la langue, sans papiers, sans téléphone, sans véritable ressource ni ami. Cela donne une ambiance vraiment particulière à l’intrigue, angoissante, stressante, et à la fois addictive.

Le seul bémol que j’ai pour ce roman, c’est l’héroïne, à laquelle je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher. Bien qu’on la suive du début à la fin, j’ai eu l’impression qu’on ne faisait que la survoler sans vraiment la connaître. J’ai aussi trouvé qu’elle ne réfléchissait pas toujours, ou que ses réactions n’étaient pas toujours en adéquation avec ce qu’on attendrait d’elle dans de telles circonstances. Pourtant, j’ai tellement aimé le reste, que ça ne m’a pas tant dérangé finalement !

En bref, un thriller addictif, haletant à l’ambiance particulière, angoissante, que je vous recommande si vous voulez frissonner dans la belle Sienne !

 

Un grand merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et la découverte !

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Au service secret de Marie-Antoinette, tome 1 : L’enquête du Barry – Frédéric Lenormand

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Éditeur : De la Martinière

Parution : 16 mai 2019

Genre : Comédie policière

 

Résumé : Les bijoux de la Comtesse du Barry ont disparu quatre ans plus tôt. Depuis, les cadavres s’amoncèlent. La reine Marie-Antoinette missionne un improbable duo d’enquêteurs, Rose et Léonard, qui ne cessent de se chamailler, pour œuvrer « en toute discrétion », de Paris à Versailles !

La grande organisatrice !
Marie-Antoinette est reine depuis peu, mais s’ennuie déjà à périr ! Son mari, Louis XVI, est un benêt : elle décide de s’occuper elle-même des affaires du royaume…

Détective amateur n°1 !
La couturière Rose Bertin est aussi exigeante avec son dé à coudre qu’envers son entourage ! Un tantinet perfectionniste, elle ne supporte pas la désinvolture de Léonard.

Détective amateur n°2 !
Le coiffeur Léonard Autier manie mieux le peigne sur autrui que sur lui-même. Véritable noceur, il compte bien remplir sa mission, en dépit de l’agaçante partenaire qu’on lui impose…

 

Avis : J’avais déjà plusieurs fois vu passer des romans de Frédéric Lenormand, sans jamais prendre le temps de m’arrêter dessus. Grâce aux éditions de La Martinière, j’ai enfin pu rattraper cet oubli avec cette nouvelle série d’intrigues historiques !

Il y a quatre ans, les bijoux de la Comtesse du Barry ont mystérieusement disparu. Impossible de découvrir le ou les coupable(s). Alors que la reine Marie-Antoinette embauche deux personnes aussi têtues que fières pour mener l’enquête, les cadavres commencent à se multiplier. Il semblerait bien qu’ils ne soient pas les seuls à chercher les bijoux …

Tout d’abord, les grandes forces de ce roman tiennent à ses personnages et à l’humour quasi omniprésent. Frédéric Lenormand nous offre des scènes vraiment cocasses, grâce notamment à son duo d’enquêteurs, j’ai nommé Rose et Léonard, qui passent leur temps à se disputer, s’insulter et essayer de se doubler, rythmant le récit d’échanges savoureux. Une chose est sûre, avec eux, on ne s’ennuie pas ! Au contraire, on passe même beaucoup de temps à sourire. Au passage, mention spéciale pour les intitulés de chapitres qui montrent la couleur ! Bien plus qu’un polar, c’est donc une comédie policière qu’on a le plaisir de lire ici – et vous savez que j’aime beaucoup ça !

J’ai beaucoup aimé le côté historique, me plonger à cette époque que j’aime beaucoup. Et puis surtout, j’ai trouvé ça chouette que nos personnages principaux soient inspirés de personnes réelles. Et oui, si tout le monde connaît Marie-Antoinette, Rose Bertin et Léonard ont vraiment existé !

Enfin, l’intrigue, si elle n’est peut-être pas des plus originales, à le mérite d’être rondement menée. On suit une piste, puis une autre, on court dans tout Paris, il n’y a pas de temps mort, c’est dynamique, entraînant, et addictif.

Au final, on passe un très bon moment avec cette comédie policière historique rafraîchissante, avec laquelle on ne s’ennuie pas. Maintenant, j’espère vite retrouver notre petit duo dans une nouvelle enquête !

 

Merci aux éditions de la Martinière pour la confiance et la découverte !

Le bleu de tes mots – Cath Crowley

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Éditeur : Pocket Jeunesse

Parution : 14 août 2019

Genre : Yound Adult, romance

Traduction : Maud Ortalda

Titre original : Words in deep blue

 

Résumé : Cela fait trois ans que Rachel a déposé sa lettre d’amour à Henry dans son livre préféré. Trois ans de silence.
Aujourd’hui, anéantie par la mort de son frère, Rachel revient dans la ville où elle a grandi et accepte à contrecoeur de travailler à la librairie… aux côtés de Henry.
Dans ce lieu particulier où chacun peut laisser des notes et des petits mots au fil des pages, tous deux vont réapprendre à se confier par lettres interposées.
Une seconde chance ?

 

 

Avis : Quand j’ai découvert ce titre dans le programme des parutions des éditions Pocket Jeunesse, j’ai tout de suite eu envie de le lire ! Avec un tel résumé, je savais que ce roman était fait pour moi (oui, oui, rien que ça !). Alors, verdict, ai-je aimé ?

Il y a 3 ans, Rachel a déménagé avec sa famille. Avant de partir, elle a glissé une lettre d’amour dans le livre préféré de Henry, son meilleur ami. Lettre à laquelle elle n’a jamais eu de réponse. A la distance physique s’est donc ajouté la distance émotionnelle, et les deux amis se sont éloignés jusqu’à ne plus se parler. Aujourd’hui, Rachel revient en ville, et se retrouve à travailler à la librairie familiale de Henry. Comment les choses vont-elles se passer entre les deux anciens meilleurs amis ? D’autant plus que la jeune fille a changé, brisée par la mort de son frère, dont le poids du secret comme de la douleur l’écrase.

Bon, bon, bon. On est d’accord qu’avec une si chouette couverture + un résumé parlant de lettres et de librairie, je ne pouvais que craquer ? Et de fait, le concept de la librairie de la famille de Henry est vraiment chouette, avec cette Bibliothèque épistolaire, où les gens annotent des livres qui restent là, où glissent des lettres entre les pages de leurs livres préférés, entretenant des correspondances avec des inconnus ou l’être aimé. J’adore ! Si j’ai autant aimé ce roman, c’est à cause de cette ambiance, cette atmosphère si particulière aux petites librairies de quartier, où l’on peut presque sentir une âme. Si j’avais un tel lieu près de chez moi, j’aime à croire que j’y passerai des heures, blottie dans un vieux fauteuil élimé, avec mon bouquin préféré et un stylo à portée de main – breeeef, je m’égare. Pour moi, la librairie est un des personnages centraux de ce roman, le lieu où l’on se rencontre, où l’on crée ou recrée des liens, où des sentiments naissent ou s’éteignent. Elle est au centre de discussions, et jusqu’à la fin, elle a son importance.

Et puis, il y a les « vrais » personnages, que j’ai adoré – sauf Greg et Amy, évidemment. Rachel, tellement touchante, par le drame qu’elle a vécu, brisée et pourtant si forte à la fois. Bon, Henry m’a un peu (vraiment un peu) « gavée » parfois, à pleurnicher après Amy alors que depuis la première lettre de Rachel, on est d’accord avec elle 😛 Il est le seul à ne pas voir l’évidence, à savoir : elle se moque de lui. Mais son côté poète le sauve et je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de l’affection pour lui. George, Martin, le père de Henry, Frederick (qui m’a émue avec son histoire). Cal également, même si on ne le découvre que dans les souvenirs de ceux qui l’ont connu.

Il y a plusieurs choses prévisibles dans ce roman, que cela soit dans les relations des personnages ou même l’identité d’un épistolier, pourtant ça ne m’a pas dérangé. J’avais envie de lire un roman doux, qui faisait du bien au cœur, qui ne finissait pas forcément mal, et je dois dire que ce livre a largement répondu à mes attentes. Parce qu’au-delà de tout ce dont je vous parle depuis 5 minutes, il y a aussi de très belles réflexions, pensées, sur l’amitié, la famille, l’amour, les livres, mais aussi le deuil et la reconstruction. Je me doutais qu’à la fin du roman Rachel serait différente du début, qu’elle commencerait à accepter une vie sans son frère, mais j’avais envie de voir comment l’autrice allait réussir ce tour de force.

Et finalement, aucun des personnages n’est vraiment le même qu’au début. Henri, son père, sa sœur, tous perdent et gagnent à la fois quelque chose. Et d’une certaine manière, tous peuvent enfin avancer à la fin de ce livre, libérés d’un lieu, d’un poids, d’une relation, d’un espoir. C’est ça aussi en fait que j’ai aimé, tout n’est pas centré sur Rachel et le drame qu’elle a vécu. Et j’ai aimé suivre ces personnages le temps de quelques mois, les voir parfois galérer, mais avancer.

Au final, malgré des thèmes plus douloureux, ce roman est un joli petit bijou, qui met du baume à l’âme, fait réfléchir, touche et fait sourire à la fois. Je pense que les amoureux de la vie et des livres devraient être à leur tour conquis par cette librairie et ses occupants ! Pour ma part, je sais que je peux le rajouter à ma liste de lectures doudous, que j’aurais plaisir à relire de temps en temps !

On dit bonjour ! – Emile Jadoul

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Éditeur : L’école des loisirs

Collection :  Pastel

Parution : 13 mars 2019

Genre : Album jeunesse

 

Avis : Vous le savez peut-être maintenant, j’aime beaucoup les petits albums d’Emile Jadoul, que j’ai découvert il y a plus de 10 ans (waouh, déjà) pendant mes études.

On suit ici Lapin, qui, poli comme tout, n’oublie pas de dire bonjour à tout ce(ux) qu’il croise. Le soleil, le vent, les feuilles. Et tiens, soyons fou, même Ours, Renard, Coccinelle, etc. Seulement, si le soleil, le vent et le feuilles ont une très bonne excuse pour ne pas répondre (bah oui, ça ne parle pas tout ça !), on ne peut pas en dire autant des autres qui ne prennent pourtant pas le temps de le faire. Heureusement, Lapin est là pour les rappeler à l’ordre !

Avec ces jolis dessins, doux, tendres, cet album est un plaisir pour les yeux. L’histoire quant à elle est mignonne comme tout, la morale est intéressante, importante même, puisqu’elle parle de politesse (tiens, je devrais peut-être l’offrir à quelques clients, ahah). Amusant avec ses répétitions et sa chute, ce petit bijou de bienveillance devrait ravir les petits bouts !

 

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage – Paul Martin et Jean-Baptiste Bourgois

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Éditeur : Sarbacane

Parution : 15 mai 2019

Genre : Littérature jeunesse

 

Résumé : Nul ne sait quand le Jardin Sauvage est né. Violette Hurlevent y pénètre le jour où elle doit fuir de la maison de sa mère. Loin des soucis de son existence, elle découvre alors un univers immense, caché aux autres humains et peuplé d’êtres aux coutumes étranges. Ici, les loups parlent, les pierres s’animent ; même le temps s’écoule selon de nouvelles lois. Mais la beauté du Jardin Sauvage cache de nombreux périls. Avec son chien Pavel, aussi courageux que gourmand, Violette va affronter une menace encore plus terrible que les problèmes qu’elle voulait fuir. Pour faire face à ce défi, elle devra choisir ses alliés et retrouver les reliques, des objets aux pouvoirs mystérieux qui détiennent la clé de son destin.

 

Avis : Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage m’a intriguée bien avant sa parution, quand j’ai reçu la première partie du roman en service presse de la part des éditions Sarbacane. La communication autour, la couverture, le résumé, le nom de l’héroïne (les Hauts de Hurlevent est un de mes romans préférés). Inutile de vous préciser que dès que j’en ai enfin eu l’occasion, je me suis jetée dessus.

Fuyant son père, Violette découvre par hasard un jardin aussi mystérieux que sauvage, bien que loin d’être inhabité. A son contact, le jardin se réveille, alors que la grande tempête menace au loin. Bien décidée à aider les habitants de cet endroit, la petite fille va devoir réunir un certain nombre de reliques, ce qui va lui demander beaucoup de ressources et de courage ! Heureusement, elle pourra compter sur son fidèle destrier et ses nouveaux amis pour mener à bien sa mission.

J’ai déjà fait un post sur Instagram il y a un petit moment, puis j’ai eu besoin de temps, de digérer un peu, avant de me lancer dans ma chronique détaillée, mais il me fallait bien me rendre à l’évidence, mes mots seront toujours insuffisants pour parler de la merveille qu’est ce roman. Déjà, parlons de l’objet-livre en tant que tel : il est juste magnifique. A peine le service presse fini (la moitie du roman donc), je me suis précipitée en librairie (bon, ok, il a suffit que je retourne bosser 😛 ) pour me procurer le roman complet, et l’enchantement s’est confirmé : la couverture est sublime, les dessins intérieurs très chouettes, rendant parfaitement le merveilleux du texte et la candeur de l’enfance.

Et puis l’histoire ! Je me suis passionnée par l’aventure (les aventures, même) de Violette, ses quêtes. J’ai adoré les rencontres qu’elle fait, les Jardiniens, les Trolls, les loups, son lien avec son chien Pavel, Pierre Précieux. Violette est terriblement attachante, prête à tout pour protéger les habitants du jardin, qu’elle ne connaissait pas encore il y a peu. J’ai aimé sa dévotion, sa ténacité, sa force et son courage. Si ses alliés sont nombreux, certaines personnes semblent toutefois décidées à l’empêcher de mener sa mission à bien, et j’ai également aimé ces passages, plus tendus, plus sombres, mais aussi intéressants et qui font que je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Finalement, la mission de cette petite fille de 9 ans, de cette protectrice du Jardin, lui permet de se révéler, mais aussi d’en savoir plus sur sa famille. Une quête initiatique qui la changera à jamais, qu’elle n’oubliera pas. Et qui rappelle, au passage, le pouvoir de l’imagination, quand parfois le poids du quotidien est trop lourd à porter – tout comme la lecture qui permet de s’évader le temps de quelques chapitres.

Les références sont nombreuses, plus ou moins subtiles, on pense beaucoup à Alice, mais pas que. J’ai déjà parlé des illustrations, mais l’écriture de Paul Martin est tout aussi poétique, sublime, drôle, sérieuse, juste, ses jeux de mots délectables. L’univers qu’il a créé est aussi original que maîtrisé (je pourrais parler de la plongée sous-racine, de l’appareil fourmigraphique, de l’Oiseau-Livre, des taupes ou de Myrtille pendant des heures ou presque). En fait, c’est simple, je n’ai trouvé aucun défaut à ce roman – si ce n’est qu’il ait une fin. Voilà, c’est dit. Une petite pépite à savourer, une merveille que je relirai sans doute, et avec beaucoup de plaisir. Je sais déjà que je le ferai lire à ma fille un jour (oui, je sais, j’ai encore un peu de temps) et j’espère qu’elle sera aussi envoûtée que moi par ce Jardin Sauvage.

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Un grand merci aux éditions Sarbacane de m’avoir permis de rentrer dans le Jardin Sauvage ❤

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 2 : Hollow City – Ransom Riggs

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Éditeur : Bayard

Parution : 19 Juin 2014

Genre : Young Adult, fantastique

Traductrice : Sidonie Van Den Dries

 

Résumé : Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en Oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnés, sur l’île de Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Ils sont aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, qui veulent à tout prix capturer l’Oiseau. Les enfants fuient à travers la forêt, et se réfugient dans une boucle temporelle abandonnée par une certaine Miss Wren. Là vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, un ému-rafe – croisement improbable entre une girafe et un âne –, des poules qui pondent des œufs explosifs, et un chimpanzé fantasque. Addison leur explique que Miss Wren est partie à Londres pour tenter de libérer ses sœurs Ombrunes, capturées par les Estres. Et il leur apprend que c’est la dernière Ombrune en liberté. Jacob, Emma, Enoch, Olive, Bronwyn, Millard, Horace, Hugh décident de la rejoindre au plus vite, car elle est la seule personne capable de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine…

 

Avis : J’ai découvert le premier tome de cette saga fantastique il y a 4 ans. Un véritable coup de cœur pour l’intrigue, l’univers, l’écriture, les photos. A tel point que je me suis empressée de me procurer la suite… suite que j’ai donc mis 4 ans à lire (et seulement parce qu’un nouveau tome vient de paraître). Je suis vraiment irrécupérable ! Histoire d’avoir bien le déroulement des événements en tête, j’ai écouté le livre audio pendant mes vacances, et voilà, j’étais prête à repartir en compagnie des enfants particuliers.

Suite à l’attaque des Estres sur l’île, Miss Peregrine reste changée en oiseau, et les enfants particuliers se retrouvent livrés à eux-mêmes. Bien décidés à rendre sa forme humaine à leur directrice, ils n’ont d’autres choix que de se lancer sur les traces de Miss Wren, la dernière Ombrune encore en liberté. Mais cette dernière est bien cachée, et le temps leur est compté… d’autant plus que les Estres ne sont jamais bien loin !

Je me suis plongée dans ce deuxième tome avec beaucoup de plaisir et de questions. Histoire d’aller plus vite encore, j’ai alterné entre mon livre papier et livre audio (j’aime d’ailleurs globalement beaucoup la lecture du comédien – même s’il a tendance à me faire rire quand il prend la voix d’une petite fille – et l’ambiance du roman) et en un rien de temps, hop fini. En même temps, c’est logique, on a tellement envie de savoir s’ils vont trouver Miss Wren et réussir à sauver Miss Peregrine que les pages se tournent à toute vitesse : on est dans un état de tension, surtout qu’au final, le roman n’est ni plus ni moins qu’une course-poursuite entre les Estres et les enfants particuliers, qui manquent plusieurs fois de se faire prendre.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup aimé découvrir davantage ces enfants particuliers que l’auteur ne ménage pas. J’aime beaucoup le savant Millard, mais aussi Olive et Bronwyn, Enoch et son cynisme, Hugh et ses abeilles sauveuses ou encore les autres. Ils ont tous leur petit caractère, leur particularité, s’il y a quelques conflits ils peuvent tout de même compter les uns sur les autres, et c’est aussi pour ça que j’aime cette petite bande : cette quête, ce lien, qui les soudent et les rendent solidaires. Bien que bloqués dans des corps d’ados, certains ont dépassé la centaine et cette dualité se ressent parfois dans leur façon d’être. On croise également de nouveaux personnages, dont certains sont touchants.

Et puis, si j’ai autant aimé ce tome, au-delà des personnages, du rythme effréné, haletant, de l’univers riche, captivant, travaillé et maîtrisé, sombre, c’est pour les rebondissements, les révélations que je n’avais absolument pas vus venir et qui m’ont laissée bouche bée, et cette fin qui m’a juste fait me jeter sur le troisième tome, dont je vous parlerai bientôt !

En bref, un deuxième tome encore meilleur que le premier ! Captivant, original, addictif, je n’ai pas vu le temps passer. Si vous ne connaissez pas encore cette saga, foncez !

 

Du même auteur :

Mes meilleures vacances ratées – Morgan Matson

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Éditeur : Milan

Parution : 15 mai 2019

Genre : Young adult, romance

 

Résumé : Comme à son habitude, Andie a tout prévu dans les moindres détails.

Son avenir ? Une école de médecine de haut niveau.
Sa famille ? Éviter son père autant que possible (ce qui n’est pas si difficile étant donné qu’il est membre du Congrès et qu’il n’est jamais là).
Ses amis ? Palmer, Bri et Toby – les plus géniaux du monde, qui aurait besoin de quelqu’un d’autre ?
Les garçons ? Aucun ne mérite qu’on s’y attache plus de trois semaines.

Mais c’était avant qu’un scandale politique éclabousse son père. Avant d’avoir à promener un nombre incalculable de chiens. Avant Clark et ces quelques mois qui pourraient bien changer sa vie.

Parce que la vie, c’est précisément ce qui arrive quand on ne s’y attend pas.

 

Avis : J’ai déjà entendu parler de l’autrice au moment de la sortie de son précédent roman, l’été de mes 13 défis, que je n’avais pas lu. Cette fois, je me suis dit qu’une petite romance mignonne pourrait être parfaite pour cet été !

Quand le père d’Andie se retrouve mêlé à un scandale politique, l’été de la jeune fille tombe à l’eau. Oublié le glorieux stage qui allait lui ouvrir les portes de son avenir. A la place, elle se retrouve à promener des chiens. D’abord peu enthousiaste, Andie finit par adorer ce job, à plus forte raison quand il lui permet de rencontrer un mystérieux garçon, à la fois surprenant et attachant. Et si finalement son été n’était plus si pourri ?

Ce roman m’a accompagnée pendant mes vacances, et je dois dire que j’ai passé un plutôt bon moment avec cette romance estivale. Déjà, j’ai beaucoup aimé le lien naissant entre Andie et Clark, le fait que pour la première fois, elle repousse ses propres limites, et surtout lui, son côté timide, touchant, attachant, tout en étant intéressant. En fait, je crois que c’est le personnage que j’ai préféré dans ce livre – peut-être aussi de par ce qu’il fait pour gagner sa vie 😛

Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec Andie, dont les réactions m’ont parfois agacée. Même si l’une d’elles étaient peut-être nécessaire pour qu’elle réalise certaines choses, moi, ça m’a énervée 😛 Enfin, j’ai bien aimé sa bande d’amis, le tout qu’ils forment, mais aussi les obstacles qu’ils peuvent rencontrer. J’ai aimé leur évolution, que j’ai trouvé vraie, crédible. De même, j’ai bien aimé la relation entre Andie et son père qui m’a beaucoup touchée.

Par contre, contrairement à ce sur quoi se concentre le résumé de la quatrième de couverture, ainsi que celui que je vous propose, ce roman ne parle pas que de la romance de nos deux personnages principaux, bien au contraire. On parle aussi d’amitié, de secrets, de trahison. D’amour, de premières fois, de famille, de deuil, de manque, de passage à l’âge adulte, et c’est peut-être ce que j’ai trouvé de plus intéressant et qui m’a fait oublié les quelques longueurs (421 pages, c’est quand même un peu long pour tout ça ^^).

En bref, malgré quelques longueurs, j’ai passé un bon moment avec ce roman, qui nous offre de beaux moments d’amitié, de jolies réflexions, ainsi qu’une belle histoire d’amour. Pas inoubliable, donc, mais agréable, et c’est tout ce que je demandais pour mes vacances 🙂

 

Un grand merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et l’envoi !

 

Mais bien sûr ! – Céline Legendre

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Éditeur : Edition Clem

Parution : 16 avril 2019

Genre : Chick-lit

 

Résumé : D’un côté Emi, trente ans, végétarienne et célibataire, toujours en quête de nouvelles histoires pour rendre réaliste son premier polar, réalise enfin son rêve en ouvrant sa propre librairie… seul bémol, elle est située juste en face d’une boucherie !
De l’autre côté, Lily, sa petite sœur au caractère bien trempé, tonitruante, volcanique, une fashionista à la sculpture de rêve débarque chez Emi à la suite d’une douloureuse rupture.
Deux sœurs, deux tempéraments que tout oppose ou presque.
Leur point commun ? L’envie de réussir.

 

Avis : Ça y est, les vacances sont finies, et après quelques petits soucis techniques j’ai enfin pu retrouver mon petit ordi ! Il est donc temps de rattraper mon retard de chroniques !

Je commence aujourd’hui avec un chouette roman que m’a permis de découvrir son autrice, l’histoire d’Emi et Lily, deux sœurs aussi différentes qu’attachantes. Alors que la première réalise enfin son rêve d’ouvrir une librairie, tout en terminant l’écriture de son propre roman, la seconde est en pleine rupture, et peut-être à un tournant de sa vie. Une chose est sûre, elles ne risquent pas d’oublier cette année !

Si l’on a parfois le point de vue de Lily, et plus rarement celui d’autres personnages, c’est avant tout Emi que l’on suit, et ça tombe bien, c’est d’elle dont je me suis sentie la plus proche. Elle est simple, attachante, elle adore lire, dirige une librairie – forcément, la libraire en moi ne peut qu’être interpellée, et j’aurais d’ailleurs voulu voir plus de « Emi au boulot » – et écrit un roman, tout en ayant une imagination plus que débordante, que demander de plus ? Lily quant à elle est toute aussi attachante avec ses faiblesses, son caractère, ses idées saugrenues qui m’ont bien amusée (et m’aurait sûrement effrayée si j’étais une de ses proches), toutefois j’ai eu envie de la secouer un nombre incalculable de fois quand elle se lamentait sur sa rupture et parlait de sa vision du couple. Christophe est également un personnage que j’ai beaucoup aimé, de même que Vincent (en fait, je me rends compte que je n’ai détesté personne, ahah).

L’intrigue est fraîche, pétillante, légère. C’est typiquement le genre d’histoire devant laquelle je me régalerai à la tv. C’est également très drôle, notamment grâce au personnage de Lily – je pense notamment à une scène en particulier qui m’a ravie. Emi aussi m’a amusée avec son imagination et ses craintes, c’est là que je me dis que je ne suis pas la seule à imaginer tout et n’importe quoi ! Mais ce roman n’est pas que léger ! On parle également de sujets plus sensibles ou intéressants, on parle de famille, de deuil, d’amour, de couple, de rupture, de rêve, de trahison, de végétarisme, des animaux, etc, et au final, on ne s’ennuie pas une seconde !

Bien évidemment, on voit les choses venir d’assez loin et je me doutais bien de comment les choses allaient évoluer pour Lily et Emi. Toutefois, comme je le rappelle à chaque fois, c’est aussi ce qu’on cherche en lisant ce genre de romans, et si je ne suis pas contre quelques surprises, j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture et n’ai rien à reprocher à l’intrigue, même si certains passages auraient mérité d’être plus développés : c’est ce dont j’avais besoin pour terminer mes vacances, et j’ai d’ailleurs été un peu triste de quitter ces personnages. Mon seul petit bémol va à quelques maladresses et coquilles restantes, ainsi que la toute fin : je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de cette scène et aurais préféré finir avec d’autres personnages, mais ça n’entache en rien le reste du roman.

En bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé la lecture de ce roman (le deuxième de l’autrice !) qui fait du bien tout en faisant réfléchir !

 

Un grand merci à Céline Legendre pour la confiance et l’envoi !

Zénith, tome 1 : les forces du passé – Sasha Alsberg & Lindsay Cummings

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Editeur : Bayard

Parution : 20 mars 2019

Genre : Young adult, science-fiction

Traduction : Mim

 

Résumé : Un gang de filles sanguinaires règne sur la Galaxie Mirabel. Surentraînées, expertes en maniement des armes, pilotes de génie, ces rebelles ne respectent qu’une loi : la leur !

À leur tête, Androma Racella, alias la Baronne Sanglante, criminelle recherchée dans tous les Systèmes Unifiés, compte les morts qu’elle laisse sur son passage.

Mais quand Dex, une sombre figure du passé, resurgit pour leur proposer un marché, leur errance s’arrête brutalement. Andi se retrouve face à un terrible dilemme : mourir ou trahir.

Si la Baronne Sanglante n’a plus rien à perdre, elle a une dernière mission à accomplir : la vengeance. Et Androma est plutôt douée dans son genre.

 

Avis : Voici encore un roman qu’il me tardait de découvrir : l’histoire m’intriguait, et le fait que l’on ait affaire à un équipage majoritairement composé de femmes me plaisait beaucoup.

Androma est capitaine de la Maraudeuse. Avec son équipage, elle sillonne l’espace au grès des missions qu’on leur confie – souvent dangereuses, il n’est pas rare que les cadavres s’accumulent derrière elles, ce qui vaut à Androma d’être appelée la Baronne Sanglante. Si chacune des filles traîne un lourd passé derrière elle, quand celui d’Andi la rattrape, la jeune femme se retrouve à accepter une mission qui pourrait bien être la dernière…

Plongée dans ce premier tome, j’aimerais dire que je n’ai pas vu le temps passer… mais ce serait faux. J’ai mis plus d’une semaine à le lire – essentiellement parce que je me suis lancée à une période plutôt chargée – et si j’ai parfois trouvé quelques longueurs, j’ai quand même passé un super moment.

Déjà, c’est typiquement le genre d’intrigue qui pouvait me plaire. Des héroïnes fortes, des complots, des tensions politiques, de la vengeance… j’étais quasi sûre de ne pas m’ennuyer dans la galaxie Mirabel.

Sans être la plus grand fan d’Androma – ne me demandez pas pourquoi, il m’a manqué un petit quelque chose – je me suis prise d’affection pour elle et son équipage, leurs aventures, leur lien. J’ai beaucoup aimé Lira et j’aurais aimé voir davantage les deux autres. De fait, on découvre quelques bribes du passé de la Capitaine et sa seconde par des flashbacks disséminés ça et là. J’ai beaucoup aimé découvrir leurs histoires et comment elles en étaient arrivées là. Je ne dirai pas que je n’ai pas apprécié Dex, mais de par sa prévisibilité je l’ai trouvé un peu superficiel, creux. Disons que j’aurais aimé plus de surprises dans sa relation avec Androma. Mais comme il ne sert pas à rien, je tolère 😛

Mais si j’ai autant apprécié ma lecture, c’est aussi et surtout pour les moments où les choses s’accélèrent et s’enchaînent, nous laissant peu de temps pour souffler. Courses poursuites, attaques surprises, révélations, les rebondissements ne manquent pas et pour le coup, il y a eu quelques surprises que je n’avais pas vues venir, et vous savez que c’est ce que je préfère ! Et puis la fin donne juste envie de lire la suite, alors que demander de plus ?

En bref, vous l’aurez compris, un premier tome qui m’aura convaincue et fait passé un chouette moment. Vengeance, pouvoir, rebondissements et héroïnes badasses sont au rendez-vous !

 

Un grand merci aux éditions Bayard et Pageturners pour la confiance et la découverte !

L’assassin du marais – Catherine Cuenca

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Éditeur : Scrineo

Parution : 6 juin 2019

Genre : Jeunesse (à partir de 14 ans)

 

Avis : C’est après avoir lu la chouette chronique de Kara que j’ai eu très envie de découvrir ce roman. Une fois n’est pas coutume, il n’aura pas fait long feu dans ma PAL !

Alors qu’une femme se présente aux élections législatives, d’autres – qui semblaient convaincues que les femmes n’ont pas que des devoirs mais aussi des droits – sont retrouvées assassinées. Le jeune inspecteur Alexandre Delage est bien décidé à découvrir le responsable. Pour cela, il pourra notamment compter sur l’aide inattendue d’une spirite, mais aussi sur l’amie d’une des victimes.

Dès les premières pages, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce roman, notamment grâce au personnage de Delage que j’ai tout de suite trouvé sympathique – ne serait-ce que face à son collègue Dubon et ses idées bien arrêtées. On a à peine le temps de se lancer dans l’histoire qu’on croise déjà un cadavre : on est pas ici pour rigoler !

Et effectivement, j’ai beaucoup aimé l’intrigue. Le roman se lit vite, et j’ai littéralement dévoré les 100 dernières pages lors d’une nuit d’insomnie. Les derniers chapitres s’enchaînent, on a juste envie de savoir qui est le coupable, et surtout comment les choses vont finir. Je dois d’ailleurs avouer avoir frôlé la résolution de l’enquête, maaaais … il me manquait quelque chose pour avoir tout deviné. Si j’ai trouvé qu’on allait un chouïa vite niveau révélations à un moment, j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman – et sa fin.

Comme dit plus haut, j’ai bien aimé les personnages, notamment Alexandre et sa détermination, Julie et ses convocations, Léa et sa douceur. J’aimerais beaucoup que ce roman soit le premier d’une petite série 🙂 .

Au-delà du côté « intrigue policière » bien mené, on aborde ici la question de l’égalité des sexes, avec quelques figures féministes que l’on croise et qui nous interpelle sur des questions parfois encore d’actualité. J’ai beaucoup aimé voir ce côté abordé dans un roman jeunesse.

En bref, vous l’aurez compris, ce roman aura été une jolie surprise et m’aura fait passé un bon moment. Une intrigue qui m’aura tenue en haleine jusqu’à la fin !