Mon écharpe – Emile Jadoul

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Éditeur : Ecole des Loisirs

Collection : Pastel

Année de parution : 11 octobre 2017

Genre : Album jeunesse

 

Avis : Un petit album de saison ce soir, avec « mon écharpe » d’Emile Jadoul. Et oui, le froid est revenu ! C’est depuis mes années Master où j’ai découvert l’album « gros pipi » avec mon ami Mary, que je connais Emile Jadoul, dont j’aime beaucoup le travail.

Prévoyant, Lapin lave son écharpe afin qu’elle soit prête pour l’hiver qui arrive. Mais BOUM, une pierre tombe dessus, et la clou au sol. Malgré l’aide de Poulette et son bec, la force de Cochon, la pierre ne bouge pas… mais ils réveillent Gros Ours, qui s’était endormi pour l’hiver. Heureusement, grâce à lui, Lapin peut récupérer son écharpe ! A moins que quelqu’un en ait plus besoin que lui ?

Une belle petite histoire sur l’amitié, l’entraide, et le partage. C’est doux, et ça fait du bien. A partir de 3 ans.

 

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

 

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Pour acheter cet album, c’est par ici !

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Nouveautés Nathan

A nouveau, je vous retrouve avec un article pour présenter quelques nouveautés des éditions Nathan, que j’aime beaucoup. Une chose est sûre, il y en aura pour tous les goûts, une fois encore ! (et si à l’approche des fêtes, ça peut vous donner quelques idées, pourquoi pas ! 🙂 )

 

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Auteur : Thierry Courtin

Parution : octobre 2017

Genre : Livre de cuisine enfant

 

Avis : Adapté aux enfants dès 3 ans, ces derniers seront assurément ravis de pouvoir cuisiner avec leur héros préféré ! Gros point positif, les pages sont plastifiées : pas de risque de les tâcher. Que ce soit pour les repas, le goûter, l’apéro, ou même pour les fêtes, ce petit livre de recettes est plutôt complet (cake jambon olives, feuilletés à la saucisse, gratin de pâtes au jambon, cookies, mousse au chocolat, mais aussi les sablés du Père Noël ou les cupcakes de Pâques).

Chaque recette tient sur une page, avec une photo et la liste des ingrédients en face. Les différentes étapes sont illustrées et expliquées simplement : impossible de louper la recette !

Aller hop, tous aux fourneaux !

 

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Auteure/illustratrice : Madalena Matoso

Parution :  octobre 2017

Genre : Album jeunesse

 

 

Avis : Lire un album, c’est chouette. Mais pouvoir créer son histoire, c’est encore mieux, non ? Une double page explique au début de l’album comment utiliser ce livre. L’enfant commence par choisir le chemin qu’il souhaite emprunter, puis il doit raconter ce qu’il voit. Un super moyen de faire travailler son imagination, non ? Des panneaux ainsi qu’un petit escargot lui indiquent le chemin à suivre, et surtout, ce dernier pose de temps en temps quelques questions afin d’aider notre apprenti conteur à étoffer son histoire (comment s’appelle le héros, où vont tes héros, quel moyen de locomotion choisissent-ils, où le monstre emprisonne-t-il les héros, et ainsi de suite).

J’aime beaucoup l’idée de cet album, dans lequel l’enfant n’est pas un spectateur passif, mais au contraire, prend part à l’histoire, et part vers de chouettes aventures. Quelle meilleure façon de faire travailler son imagination ?

 

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Auteures : Lou Bast & Annabel Fournier

Parution : septembre 2017

Genre : Loisir créatif

 

Avis : Je vous ai déjà parlé de cette récente collection de chez Nathan, destinée aux enfants dès 6 ans. Le but : créer des pop-up ! Ici, au choix : thème pirate ou thème voyage ?

Dans chaque livre, l’enfant trouvera une pochette contenant les fiches d’instruction à suivre pas à pas, ainsi que les éléments à découper, mais également le livre à créer. On a aussi la liste des outils indispensables : feutres, ciseaux, colle, etc. Au programme, découper, plier, coller, colorier, dessiner, mais surtout : CRÉER ! Génial, non ?

 

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Auteures : Delphine Godard, Nathalie Weil

Illustrateur : Nicolas Trève

Parution : octobre 2017

Genre : Documentaire jeunesse

 

Avis : Encore un livre animé, drôle, ludique, pour parler de quelque chose d’essentiel : la peur. Qu’il s’agisse de nos peurs, celles des animaux, de la peur du noir ou du loup, tout y passe. Et surtout, on va enfin savoir ce qu’il se passe dans notre corps quand on a peur, pourquoi elle nous tétanise. On découvre également tout un tas d’expressions pour parler de la peur … ou des peureux !

Au final, un livre animé indispensable pour tous les petits peureux (qui pourront même réaliser un quiz pour savoir jusqu’où ils le sont), avec en plus de petits conseils pour vaincre ses peurs !

 

Un grand merci aux éditions Nathan pour la confiance et les envois !

Mes petits cadeaux – Jo Witek & Christine Roussey

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Année de parution : 19 octobre 2017

Genre : Album jeunesse

 

Résumé : Pour mon anniversaire, j’ai eu plein de cadeaux qui brillent.
A toute vitesse, j’ai déchiré, froissé, déballé.
Une petite valise, un vélo de grande, trois livres illustrés, une sucette géante, une robe d’été et un dessin tout crabouillé.
MERCI, MERCI, MERCI papa, maman.
MERCI papi, mamie. A toi aussi petite Lili !
Et ma pluie de mercis a fait pousser leurs sourires géants.

 

Avis : Quel bonheur de retrouver un nouvel album de ce duo que j’aime beaucoup, j’ai nommé Jo Witek et Christine Roussey. Si l’une sait mettre les mots qu’il faut, l’autre les illustre merveilleusement bien. Pour retrouver ma chronique de « ma petite chambre », c’est par ici, pour celle de « mes petites peurs », c’est par !

Aujourd’hui, ce n’est pas un jour comme un autre, c’est jour d’anniversaire ! Qui dit anniversaire, dit cadeaux ! Puis différentes scènes défilent sous nos yeux, sur tous ces moments du quotidien où l’on a l’occasion de se faire de petits cadeaux, parfois même sans s’en apercevoir …

Oui, les petits cadeaux, c’est les cadeaux qu’on offre lors d’un anniversaire, mais aussi ces petits cadeaux du quotidien : les sourires, les mercis, les bonbons, les gâteaux. Ecouter l’autre, lui laisser l’occasion de s’exprimer, partager, offrir.

« J’ai donné la main à maman.
Elle m’a offert son sourire.
J’ai souri au vieux monsieur de la maison fleurie et il m’a soufflé un bisou.
Alors, j’ai serré la main de maman, un oiseau s’est envolé et mon cœur aussi. »

Inutile de vous dire que cet album est encore un joli coup de cœur. Bourré de tendresse, il parle d’échange, de partage, de générosité, tout en finesse. A chaque double page, des flaps et rabats réservent leur lot de surprise. Les illustrations sont pétillantes, tendres. C’est vraiment un duo qui fonctionne, et je dis oui à encore plus d’albums !

 

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la découverte !

Agatha Raisin enquête, tome 7 : A la claire fontaine – M.C. Beaton

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Éditeur : Albin Michel

Parution : 2 novembre 2017

Genre : Policier

Traduction : Françoise Du Sorbier

Titre original :  Agatha Raisin and the wellspring of death

 

Résumé : Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s’enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

 

Avis : Rappelez-vous, Agatha Raisin, c’est cette truculente quinquagénaire, qui semble attirer le crime à elle. Depuis le premier tome, elle s’est d’ailleurs forgée une petite réputation ! Si la dernière aventure, à Chypre, de notre moderne Miss Marple m’avait moins convaincue que les précédentes, j’étais toutefois impatiente de la retrouver !

Alors qu’il semblerait que la source d’Ancombe contient des qualités vertueuses, une société tente de l’acheter : autant dire que l’idée ne séduit pas tout le monde. Tandis qu’un corps est retrouvé dans la fontaine, Agatha accepte de représenter ladite société – n’oublions pas que c’était la reine des relations publiques il y a encore peu ! Pour un peu, il semblerait même qu’elle n’ait pas envie de mener l’enquête, pour une fois. Sauf que quand James s’y met, pas question de le laisser recevoir la gloire d’une enquête résolue : la voilà qui reprend les choses en main. Autant dire que les choses seront loin d’être simples !

Peut-être que ce que j’aime tant dans cette série, au-delà du personnage principal qui me fait toujours rire par ses réactions (entre autre), c’est l’ambiance. Le côté british, cosy de ces petits villages de campagnes anglaise. C’est donc probablement pour ça que le précédent m’avait moins emballée. Ici, j’ai retrouvé les personnages que j’aimais. Les voisins (plus ou moins charmants) d’Agatha, la femme du pasteur qui vient toujours sonner pour prendre des nouvelles, les réunions des femmes du village, etc. Et bien sûr, James. S’il y a quelques tomes on pouvait croire que les choses avançaient enfin, depuis que le mari d’Agatha a refait surface (bon, pas pour longtemps, certes), plus rien ne va entre nos deux tourtereaux. En gros, « fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis » ! J’ai parfois envie de les secouer, mais c’est aussi ce qui nous fait sourire.

C’était un peu étrange de voir qu’Agatha ne se mettait pas tout de suite à l’enquête, j’avais envie qu’elle reprenne ses petites habitudes, qu’elle aille sonner chez les gens, qu’elle se fasse détester (bah quoi ? :-P). Au final, son ami (si on peut l’appeler ainsi) Roy vient passer quelques jours avec elle et devient son nouvel acolyte (enfin, il ne l’aide pas beaucoup) pour cette enquête. Pour dire deux mots sur la résolution, le coupable n’a pas été une grosse surprise comme lors de certaines enquêtes précédentes : là, c’était un peu « gros » et prévisible, mais ça n’a pas entaché ma lecture, puisqu’on se met un peu à la place d’Agatha, cette femme têtue, bornée, fière, qui ne donnera jamais raison à quelqu’un qui l’a blessée. Inutile de vous dire que j’ai juste très envie de me précipiter sur la suite !

 

Un grand merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et la découverte de cette nouvelle enquête !

Tortues à l’infini – John Green

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Parution : 10 octobre 2017

Genre : Littérature jeunesse

Traduction : Catherine Gibert

 

Résumé : Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis. Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

 

Avis : Jusqu’à Tortues à l’infini, je n’avais lu qu’un seul roman de John Green (sans surprise, nos étoiles contraires, que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé). Comme j’ai un peu tendance à fuir les auteurs ou les livres trop encensés, je clamais déjà à qui voulais l’entendre que je ne lirais pas ce nouveau roman, ou du moins pas tout de suite. Finalement, je l’ai lu. Finalement, j’ai aimé. Comme quoi ! En tout cas, après plusieurs semaines, il était temps que je fasse ma chronique !

Aza Holmes pourrait être une ado de 16 ans tout ce qu’il y a de plus normale, si elle n’était pas atteinte d’une pathologie psychique, l’entraînant dans des spirales obsessionnelles sans fin. Avec sa meilleure amie Daisy, elles se mettent en tête d’en savoir plus la mystérieuse disparition d’un milliardaire : ça tombe bien, elle connaît son fils. Petit à petit, elle va nouer une relation avec Davis. Mais pas facile quand on ne contrôle pas ses angoisses …

J’avais lu beaucoup d’avis disant que dans ce roman, il ne se passe rien. Effectivement, l’intrigue de fond (la disparition du milliardaire) sert justement de fond, de prétexte à créer un lien entre Davis et Aza, l’occasion de nous dépeindre fréquemment le trouble dont souffre la jeune fille. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé leur relation, ainsi que certaines réflexions du jeune homme, les extraits de son blog. J’ai eu un gros coup de cœur pour Aza, aussi fragile que forte. J’avais envie de lui prendre la main (comprendront ceux qui ont lu le livre peut-être) et de lui dire que tout allait finir par s’arranger. J’ai par contre eu plus de mal avec Daisy à partir du moment où elle sort avec un garçon, mais aussi lors d’un passage où je l’ai trouvée plutôt dure, voire injuste avec Aza – excepté ça, j’aime son côté excentrique, et sa présence dans la vie d’Aza.

A certains moment, on aurait envie de la secouer, de lui dire de se calmer, d’être rationnelle un peu. Et c’est justement là que ça fait mal au cœur, où l’on réalise à quel point ces spirales sont infernales, oppressantes, presque sans issues. Qu’elle ne choisi pas d’être comme ça. Si ces pensées – agrémentée de chiffres, de données rationnelles – ont un côté rassurantes pour Aza, elle sait aussi à quel point tout cela pourri ses rapports, ses relations. Ce n’est pas ainsi qu’elle rêvait de vivre sa vie. Comment être insouciante avec sa meilleure amie quand on ne peut empêcher son cerveau de fonctionner à plein régime ? Comment se laisser embrasser par un garçon quand on pense aux microbes qui vont s’échanger, et peut-être nous tuer ? Et finalement, ça me fait penser à nos vies, la façon dont parfois on peut manquer de patience, d’écoute, d’empathie. Alors qu’on ne sait pas contre quoi peuvent se battre certaines personnes.

J’ai lu certaines chroniques disant que ce roman n’était pas le meilleur de l’auteur. Que c’est, finalement, du déjà-vu. N’ayant, comme je disais plus haut, lu qu’un seul autre livre de John Green, je ne saurais dire. Ceci étant dit, j’ai passé un bon moment. Je ne pensais pas m’attacher autant à Aza. Je ne pensais pas que cette histoire me toucherait autant. Alors même si ce n’est pas son meilleur, c’est tout de même un roman à découvrir. Parce qu’il nous parle avec justesse de l’adolescence, mais aussi de cette anxiété qui peut paralyser, de ces troubles obsessionnels, de toute cette souffrance contenue, mais qui suinte à la surface. Parce que vous lirez peu de roman abordant la question de maladies mentales, avec autant de justesse et de sensibilité.

Je n’en dirais pas plus … à vous de découvrir ce roman (dont j’ai d’ailleurs beaucoup aimé la fin!).

Le musée des merveilles – Brian Selznick

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Éditeur : Bayard Jeunesse

Parution : 15 novembre 2017

Genre : Littérature jeunesse

 

Résumé : Deux histoires à deux époques différentes.
L’une en images, celle de Rose, sourde-muette, en 1927.
L’autre en mots, celle de Ben, en 1977.
Rose rêve d’une mystérieuse actrice et collectionne les coupures de journaux retraçant sa carrière.
Ben vient de perdre sa mère et regrette de ne pas avoir connu son père.
Un jour, Rose lit dans la presse un article qui la fascine.
Un jour, Ben découvre, dans la chambre de sa mère, un livre dédicacé qui l’intrigue.
Dès lors, chacun part en quête de son identité dans la ville de toutes les passions : New York.

Ces deux histoires alternent et se répondent comme par magie, puis finissent par se rejoindre. Brian Selznick nous entraîne dans un voyage passionnant, émouvant et merveilleux.

 

Avis : C’est la sortie des Marvels, toujours de Brian Selznick, qui m’a poussée à m’intéresser au musée des merveilles. J’avais déjà entendu parler de cet auteur, sans jamais vraiment m’y intéresser.

Avec ce roman, on suit l’histoire d’une petite fille, Rose, en 1927, qui semble prisonnière de chez elle. Obnubilée par une actrice en vogue à cette époque, elle finit par s’enfuir et débarquer à New York la retrouver. Cette histoire est entrecoupée par celle de Ben, jeune garçon en 1977, à moitié sourd – et complètement sourd suite à un orage. Sa mère est décédée peu de temps avant, et dans sa chambre il trouve un livre qui l’intrigue fortement. A l’intérieur, il semblerait qu’il y ait une piste pour partir à la recherche de son histoire. Le voilà alors qui fuit vers New York, à la recherche de son père.

J’ai dit que ces deux histoires s’alternaient, c’est vrai, mais c’est fait de façon aussi subtile que superbe : l’histoire de Ben est racontée par des mots, celle de Rose, par des dessins. D’ailleurs, le roman commence par un enchaînement de plusieurs illustrations, et de suite, on est plongés dans l’histoire. Comme quoi, il n’est pas nécessairement besoin de mots pour qu’on soit happés ! J’ai trouvé que les illustrations de Brian Selznick étaient totalement immersives, on devine ce qu’il veut nous faire comprendre, on interprète, on observe les moindres détails ou éléments. On lit aussi, parce que parfois il y a des articles de journaux, ou des mots écrits de la main de Rose. On se retrouve à sa place, sourds au bruit extérieur, se concentrant uniquement sur ce que l’on voit, ce que l’on ressent.

J’ai beaucoup aimé ce roman, cette quête de deux enfants en souffrance : l’une qui ne voit jamais sa mère, l’autre qui a perdu la sienne et n’a jamais connu son père. Deux enfants qui fuient à New York dans l’espoir de se trouver, se construire, dans ce voyage initiatique. Le moment où les deux histoires se retrouvent, dans un dessin, m’a bouleversée. C’était fort. Un de ces moments qui se passe de mot, tant l’émotion est présente. Tant tout passe par le visage, le cœur.

Avec ce livre, j’ai fait un voyage dans le temps. J’étais dans ma bulle, dans ce petit musée des merveilles. Brian Selznick a un talent de conteur, de dessinateur indéniable. Il sait insuffler une âme dans ce qu’il crée. C’est une histoire forte, envoûtante, qu’on a beaucoup de mal à lâcher.

Alors si j’ai un conseil à vous donner, si (comme moi il y a encore une semaine) vous ne connaissez pas encore cet auteur, foncez, vous ne serez pas déçus du voyage. Pour ma part, je vais m’empresser de découvrir sa nouveauté !

 

Et psiiiit ! Il paraît même qu’il y a un film qui sort ! Pour la bande-annonce, c’est par ici !

 

Une seconde d’éternité – Fioly Bocca

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Éditeur : Denoël

Parution : 11 octobre 2017

Genre : Littérature

Résumé : Turin, de nos jours. Tous les soirs, dans son petit appartement, Anita s’installe devant son ordinateur pour envoyer un mail à sa mère restée dans sa région natale des Dolomites. Anita lui raconte son quotidien merveilleux, les préparatifs pour son futur mariage, lui parle de son travail dans lequel elle s’épanouit quotidiennement.
Et pourtant… La réalité est tout autre, car Anita raconte mensonge sur mensonge pour épargner sa mère gravement malade : elle lui cache que son travail dans une agence littéraire ne lui plaît pas du tout, et que son fiancé Tancredi est peu attentif, absent et refuse de s’engager. Ce fragile château de cartes s’effondre lorsqu’elle croise le regard d’Arun, un inconnu dont les yeux profonds percent la façade qu’Anita avait construite.
Qui est cet homme doux et rêveur qui aime la mer en hiver? Anita, qui voudrait le tenir à distance, se sent irrésistiblement attirée vers lui…

 

Avis : Anita mène une vie somme toute banale : un boulot mal payé dans lequel elle a du mal à s’épanouir. Une relation de couple aussi palpitante que regarder un escargot traverser la route. Mais rassurante. A côté de ça, sa mère, malade, est en train doucement de s’éteindre. Alors elle lui ment, lui parle de ce boulot génial qu’elle ne fait pas, de ce futur mariage qui n’est pourtant pas vraiment d’actualité. De ce bonheur qui n’est pas. Elle lui ment, comme elle se ment à lui-même. Mais quand elle rencontre Arun, un inconnu qui semble lire en elle comme dans un livre ouvert, ses certitudes s’effondrent peu à peu.

J’ai été très surprise par ce roman. Le résumé m’avait intriguée, bien qu’en soi, il ne semblait rien annoncer de vraiment original par rapport à ce qu’on voit partout en librairie en ce moment : une fille mal dans sa vie, dans son couple, qui se contente du minimum, avant de rencontrer un nouvel homme qui remet tout en question et grâce auquel elle va enfin se trouver. Mais finalement, ce roman n’a à voir avec aucun autre.

L’écriture de Fioly Bocca est très belle. Pleine de poésie, de subtilité, de nuances, mais aussi de réalisme, c’est un livre délicat, sans mièvrerie, et empreint d’une belle sensibilité que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir. Les passages où Anita parle de sa mère, de ses/leurs souvenirs, ou quand elle lui rend visite, sont vraiment très beaux et nous emportent avec eux. Pour un premier roman, c’est annonciateur de belles choses.

Au final, un roman délicat, qui fait du bien !

 

Merci aux éditions Denoël pour la confiance et l’envoi !

Les grandes années – Gaël Aymon & Elodie Durand

 

Éditeur : Nathan

Collection : Premiers romans

Parution : Septembre 2017

Genre : Jeunesse

 

Avis : Dans la collection des « Premiers Romans », destinée aux 7-11 ans, Nathan vient de sortir une nouvelle petite série : « les grandes années », de Gaël Aymon et illustrée par Elodie Durand.

Dans le filtre d’amour, Ness et ses amis apprennent qu’Ysée est amoureuse ! Puisque celui qu’elle aime ne semble même pas remarquer son existence, il n’y a plus qu’une chose à faire : réaliser un filtre d’amour ! Une chose est sûre, ça ne va pas être une mince affaire de rassembler tous les ingrédients, et surtout de faire boire la potion à l’heureux élu … Sans vous dévoiler la fin de cette petite histoire pleine d’humour (et d’amitié !), sachez juste qu’on y trouve une jolie petite morale !

Dans le vide-grenier Ness envie ses amis, ils ont tout ce qu’elle n’a pas : une télé, des chaussures à la pointe de la mode. Elle, elle n’a que de vieux jouets inutiles. Pourtant, suite à une discussion avec sa maman, elle réalise qu’il y a plus pauvre qu’elle, et qu’ensemble ils pourraient tous vendre quelques petites choses pour aider une association. Encore une fois, on trouve une belle et profonde morale.

Au final, ces grandes années, ce sont ces années où l’on apprend, expérimente, se construit. Des années qui passent très vite mais qui forgent les futurs adultes, où il est important d’apprendre le partage, l’amitié, toutes ces notions importantes !

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

16 nuances de première fois – Eyrolles

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Éditeur : Eyrolles

Parution : 21 septembre 2017

Genre : Young adult

 

Résumé : On se dit que la première fois ça va être
GÉNIAL.
Et puis en fait c’est juste
CHELOU.
Ça fait parfois peur.
Et puis en fait c’est…
Flippant, beau,OMG !!!, Hott !!!, Sublime.

Sinon on peut toujours s’y reprendre à plusieurs fois.

Coordonné par Manu Causse et Séverine Vidal. Avec Gilles Abier, Sandrine Beau, Clémentine Beauvais, Benoît Broyart, Axl Cendres, Cécile Chartre, Rachel Corenblit, Antoine Dole, Chrysostome Gourio, Driss Lange, Taï-Marc Le Thanh, Hélène Rice, Arnaud Tiercelin et Emmanuelle Urien.

 

Avis : Si je me suis intéressée à ce livre, c’est parce qu’un auteur que je suis et apprécie beaucoup y a écrit une nouvelle, j’ai nommé Antoine Dole. Sinon, honnêtement, je ne pense pas que je me serais penchée dessus. Pas parce que l’ouvrage est médiocre, mais parce que je n’aurais pas cru que lire 16 histoires de premières fois m’aurait intéressée, et en fait, je crois que malheureusement je n’en aurais pas spécialement entendu parler. Bref, les choses étant bien faites, j’ai pu découvrir ce recueil.

Dans l’ensemble, j’ai plutôt bien apprécié mes lectures. Comme il y a seize histoires différentes, de seize auteurs différents, les genres, les tons sont également différents, ce qui forme un ensemble à la fois disparate et homogène (mais si :-P). Il y a des nouvelles sous formes de textos, futuristes, réalistes, oniriques, certaines sont touchantes ou révoltantes, alors que d’autres sont plus légères, plus drôles. Si j’ai forcément eu mes préférences, certaines histoires m’ont semblé un peu … trop – trop clichée, trop « comme-dans-les-séries-us ». Heureusement, il y a très peu de nouvelles que je n’ai pas apprécié.

On commence le recueil avec un texte de Clémentine Beauvais, et sans surprise c’est un de ceux que j’ai préféré. Un échange de textos entre deux amies, aussi drôle que juste dans leur façon de (se) raconter. Le récit de Rachel Corenblit modernise avec humour certains contes de fées, j’ai adoré la chute que je n’avais pas vue venir. Le récit d’Antoine Dole est comme souvent, touchant, sensible, juste, en nous parlant des premiers émois, des troubles, des doutes que l’on peut ressentir. Bien que je ne m’attendais pas à cette thématique, j’ai « apprécié » la nouvelle de Emmanuelle Urien qui aborde un sujet beaucoup plus douloureux avec le viol, raconté par le biais d’un miroir, qui voit tout, mais ne peut rien faire. Car oui, ça arrive, oui, toutes les premières fois ne sont pas géniales ni même pas passables. Certaines sont épouvantables et tristement inoubliables. Et puis il y a aussi l’histoire de cette musulmane, qui s’est laissée convaincre, et qui devra assumer seule les conséquences de son acte pourtant partagé (la nouvelle de Driss Lange). Chaque texte est intéressant, bien écrit, et saura, j’en suis sûre, trouver son public.

Au final, en lisant ces nouvelles, ont réalise que ces premières fois sont nombreuses, il était donc bien juste de parler de nuances. Il y a la première fois où l’on fait l’amour, oui, mais aussi la première fois où l’on se découvre, où l’on tombe amoureux, où l’on se reconnaît. Où l’on se sent vivant. Où l’on perd quelque chose. Première fois à trois, à deux, entre hommes (bon, pas de lesbiennes ici).

Au final, c’était une très belle initiative de faire ce recueil, de parler de ce sujet omniprésent dans l’esprit des adolescents. Comment ça sera ? Quand ? Avec qui ? Ce sujet qui angoisse, qui impatiente, qui terrorise. Avec pudeur, réalisme, poésie – et parfois un peu moins, avec érotisme, humour, sensibilité, c’est un recueil à découvrir (à partir de 15 ans et bien au-delà),

Girlhood – Cat Clarke

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Éditeur : Robert Laffont

Collection : R

Parution : 5 octobre 2017

Genre : Jeunesse

Traducteur : Cécile Ardilly

 

Résumé : L’amitié, c’est comme une allumette … il suffit d’une étincelle pour se brûler les doigts.

J’ai sombré quand ma sœur jumelle est morte, et mes amies m’ont reconstruite, morceau par morceau.

Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer. Jusqu’à ce que débarque cette nouvelle fille…

 

Avis : J’aime beaucoup les romans de Cat Clarke : à chaque fois qu’il en sort un nouveau, il me le faut – pourtant je suis loin d’avoir encore tout lu ! D’ailleurs, ça fait à peu près un an que j’avais découvert « Cruelles« . Pour découvrir mes chroniques des romans lus de cette auteure, c’est par ici !

Dans ce roman, on suit la vie de Harper, en pension à Duncraggan Castle. Quand elle était plus jeune, elle rêvait avec sa sœur jumelle des aventures qu’elles pourraient vivre le jour où elles seraient en pension. Pourtant, quelques années plus tard, Jenna est morte, laissant Harper seule avec sa culpabilité. Car pour elle, tout est sa faute. Petit à petit, dans cette pension, elle a (enfin) laissé d’autres personnes entrer dans son cœur, et depuis, avec ses amies, elles sont inséparables. Pourtant, cette année, une nouvelle fait son entrée, et se lie vite d’amitié avec Harper. A tel point que cette dernière la couve, prend sa défense, et surtout, ne voit pas que petit à petit, elle la coupe de ses amies, ni que d’étranges choses se passent …

Très vite, je suis rentrée dans l’histoire. Le style de Cat Clarke est fluide, agréable, et j’avais envie de savoir ce qui se cachait derrière tout ça. Car il faut dire que très vite, il est clair que Kirsty … n’est justement pas très claire ! J’avais même parfois envie de secouer Harper d’être aussi aveugle – par contre mention spéciale pour Rowan, qui a été pour le coup mon personnage préféré du roman. Au final, c’est un peu là que réside mon petit bémol pour ce roman : je m’attendais à une révélation fracassante, à être bluffée, retournée, mais au final, j’avais vu venir le plus gros.

Attention, malgré ça ce roman n’est pas une déception : j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup aimé le lien liant Harper et ses trois amies, cette belle histoire d’amitié, qui existe principalement parce que ces jeunes filles vivent quasiment les unes sur les autres. Même si quand elles iront à la fac les choses changeront, c’est aussi ça la beauté de la chose : le fait que rien ne dure, mais que tout est tellement fort sur l’instant. On parle aussi de choses plus profondes encore, de deuil, de culpabilité, de pardon, de résilience. En ce sens, j’ai beaucoup aimé les passages où Harper parle de sa sœur. Enfin, ça parle aussi sexualité/homosexualité, des disparités entre ceux qui n’ont jamais manqué de rien et de ceux qui sont moins riches, de harcèlement, etc.

En bref, un chouette roman Young Adult – bien que pas le meilleur de Cat Clarke ! A découvrir si vous aimez le mystère, la tension et les ambiances un peu angoissantes !