Charisma – Jeanne Ryan

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Éditeur : Robert Laffont

Collection : R

Parution : 7 juin 2018

Genre : Young adult

 

Résumé : Prêt(e) à tout pour devenir populaire ?

Aislyn est d’une timidité maladive : impossible pour elle de prendre la parole en public, et c’est encore pire quand il s’agit de discuter avec un garçon…

Alors quand on lui propose du Charisma, drogue de thérapie génique supposée la guérir, elle n’hésite pas bien longtemps. Du jour au lendemain, la voilà devenue charmante et populaire.

Mais Aislyn n’est pas la seule à avoir subi l’injection, et il s’avère que ce traitement miracle a de terribles effets secondaires…

 

Avis : Aislyn est le genre de fille qui a tout pour plaire : belle, intelligente, elle pourrait faire partie de ces gens populaires, si elle ne souffrait pas d’un mal terrible, la timidité. Du genre à vous clouer sur place, à ne plus savoir quoi dire, du genre à se ridiculiser lors d’un concours face à un jury, alors que gagner pourrait pourtant lui assurer une jolie bourse pour l’université. Alors quand l’une des chercheuses qui suit son jeune frère, atteint de mucoviscidose, lui propose un tout nouveau traitement pour venir à bout de cette timidité maladive et devenir beaucoup plus sociable, la jeune fille n’hésite pas longtemps avant de sauter le pas. Sans imaginer une seule seconde qu’elle n’est pas la seule à avoir pris ce traitement, ni que les effets secondaires pourraient avoir des conséquences plus que néfastes sur leur organisme …

Ce roman est le premier que je lis de l’auteure, bien que j’ai Addict dans ma PAL depuis … 4 ans et demi ? il serait peut-être temps que je me secoue ! Je ne savais donc pas du tout si j’allais accrocher à la plume, à l’univers de Jeanne Ryan, mais en même temps le sujet m’intriguait énormément ! Ah, si au lycée on m’avait proposé ce genre de traitement, je crois que j’aurai foncé sans hésité ! Alors que pour certains des choses simples du quotidien semblent si faciles, les personnes timides n’ont vraiment pas la vie simple – surtout quand des camarades aiment bien se moquer d’eux !

Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que le début aille si vite, dans le sens où généralement dans les romans ados, le temps de poser le décor, d’arriver à ce qu’annonce le résumé, ça met parfois quasiment les 3/4 du roman et là, hop, dénouement et fini, on manque parfois de surprise ou de substance. Ici pas du tout, on arrive vite à ce que nous avait promis le résumé, mais le roman va plus loin encore. Ça a été une agréable surprise, et j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher : j’avais envie de savoir comment les choses allaient tourner, si un antidote allait être trouvé, mais aussi voir comment Aislyn ressortirait de cette épreuve, ses conséquences, etc.

J’ai beaucoup aimé les problématiques que soulève ce roman : les avancées de la médecine, cette idée qu’en modifiant certains gênes on pourrait se débarrasser de ces comportements qui (nous) gênent (ahah, c’était facile). Avec les questionnements que cela comporte : est-ce que je serai toujours la même si j’étais plus ceci ou moins cela ? Est-ce que ma vie aurait été la même, mes choix, mes amis, si je n’avais pas été cette fille mais plutôt une autre ? On a également la question de la popularité, du « plaire à l’autre », quitte à ne plus être soi-même. Les dérives de la presse aussi, qui n’hésite pas à montrer du doigt, à traquer pour sortir son sujet, sans vraiment se soucier des impacts sur les personnes concernées.

Si certaines choses restent prévisibles (dont le « gros » rebondissement que j’attendais depuis pas mal de temps), j’ai trouvé ce roman original et bien mené. On a pas mal d’explications plus scientifiques, alors bon, ok, je n’y connais rien, mais j’ai trouvé que ça rendait le tout plus crédible. Le rythme est prenant, addictif, puisqu’au final, c’est une véritable course contre la montre qui s’engage pour Aislyn et ses amis, dont certains n’en réchapperont pas.

En bref, une belle découverte, un roman haletant, qui frise avec le thriller, mais aussi qui fait réfléchir.

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Piégés sur le bateau maudit – 3h pour t’en sortir – Hubert Ben Kemoun

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Éditeur : Flammarion Jeunesse

Parution : 2 mai 2018

Genre : Jeunesse

 

Résumé : « Ici, le poste de commande. Tous les passagers et le personnel de bord doivent se munir immédiatement de gilets et rejoindre les embarcations de sauvetage. Immédiatement… »

Un souffle de panique total se répandit sur le bateau. Un ferry du matin. Une traversée tranquille. Des passagers endormis, sauf un, aux aguets. Un capitaine aguerri et son second tourmenté. Des plongeurs en vacances et une jeune serveuse ballottée par la vie. Personne sur ce bateau n’imagine qu’il a mis le cap sur l’enfer…

 

Avis : Ce roman fait partie d’une série écrite par Hubert Ben Kemoun et reprenant grosso modo le même principe : une situation qui de base pourrait sembler banale, jusqu’à ce que le hasard, le destin s’en mêlent et compliquent tout, entraînant les personnages dans une spirale infernale et tragique. A savoir que ces romans sont totalement indépendant les uns des autres, et n’ayant pas lu les deux précédents, je n’ai eu aucun problème à comprendre celui-ci !

Un ferry s’apprête à effectuer sa première traversée du jour. Quelque chose qu’il fait tous les jours, sans jamais le moindre problème jusque là. Une routine bien huilée donc. C’était sans compter sur un passager un peu différent de ceux qui prennent habituellement place à bord du ferry, mais également le hasard qui s’en mêle …

Je vous le dis tout de suite, ce roman est juste génial ! Les choses se mettent en place petit à petit, faisant monter la tension à chaque nouveau chapitre / créneau horaire. On sait qu’il va se passer quelque chose, qu’après ces trois heures rien ne sera plus jamais comme avant pour nos personnages, sans avoir aucune certitude sur qui s’en sortira ou pas. C’est génial ! De ce fait, les pages défilent à toute vitesse et on ne voit vraiment pas le temps passer, d’autant plus que les chapitres sont assez courts. Pourtant, on a quand même le temps de découvrir l’histoire de nos personnages et de s’attacher à certains !

En bref, un roman haletant, addictif, qui se dévore à toute vitesse ! Une tension omniprésente jusqu’à un final explosif. Personnellement, j’ai juste envie de lire les autres maintenant !

 

Un grand merci aux éditions Flammarion pour la confiance et la découverte !

Emmurées – Alex Bell

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Éditeur : Milan

Parution : 4 avril 2018

Genre : Young Adult, fantastique (dès 14 ans)

Traductrice : Lauriane Crettenand

Titre original : Frozen Charlotte

 

Résumé : Je passe mes vacances dans un lieu de rêve :
un vieux manoir écossais.
Un vieux manoir qui était auparavant une école pour filles
où ont eu lieu de tragiques « accidents ».

Mes cousins sont charmants :
Cameron est taciturne,
Piper est un peu trop parfaite,
Lilia a une étrange phobie des os, même des siens.

Et puis il y a Rebecca.
Rebecca dont la chambre est remplie de vieilles poupées.
Rebecca qui est morte.
Rebecca qui est de retour par ma faute.
Venez jouer à la poupée… au péril de votre vie.

 

Avis : Quand Sophie accepte de jouer avec son meilleur ami Jay sur une application oui-ja et d’invoquer l’esprit de sa cousine défunte, elle est loin d’imaginer jusqu’où tout ça va la mener … Quand Jay décède, elle décide de se rendre là où tout a commencé, là où Rebecca a perdu la vie, chez son oncle, dans un vieux manoir écossais, persuadée qu’elle a ramené l’esprit de sa cousine. Mais très vite, d’étranges phénomènes se produisent, alors que ses cousins ont d’étranges comportements. Et puis, il y a ces étranges poupées …

Ah ce roman ! Si le résumé et la couverture m’avaient bien intriguée, je dois dire que je ne m’étais pas attendue à autant apprécier ! Après le début qui m’a semblé manquer un peu de … crédibilité peut-être (les craintes de Sophie, la soirée qui dégénère – bien flippante quand même – jusqu’à l’accident), très vite, on se retrouve happé dans l’histoire mystérieuse et angoissante.

Si on imagine qu’il s’est passé des choses terrifiantes à l’époque où la maison était encore une histoire, il faudra attendre un bon moment avant de découvrir tout ça. De même, si les comportements des cousins de Sophie semblent parfois un peu étranges, la lumière ne se fera que vers la fin, et comme elle, j’ai été bernée. On ne sait jamais quoi ni qui croire.

Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue, ce qui fait également la réussite de ce roman, c’est son atmosphère pesante, cette angoisse omniprésente qui donnerait presque envie de ne pas éteindre la lumière avant d’aller dormir. Cette impression oppressante d’entendre les poupées nous chuchoter quelques mots, ou de voir des choses qui ne devraient pas exister … Je crois que, personnellement, je n’aurai pas eu le quart du courage de Sophie et n’aurais pas fait de vieux os dans cette maison ! Il faut dire que l’auteur ne ménage pas ses personnages, et qu’on a sans cesse peur de ce qu’on va trouver à la page suivante

En bref, un roman aussi glaçant que passionnant, à découvrir – à la lueur d’une torche pour les plus courageux !

 

Un grand merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et la chouette découverte !

Un marquis pour l’an 2000 – Sophie Capitelle

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Éditeur : Gloriana

Collection : LoveStory

Parution : 4 juin 2018

Genre : Romance, historique

 

Résumé : Charlotte, jeune généalogiste, se rend en Bretagne afin d’y rencontrer sa première cliente : une baronne un peu atypique qui lui confie la mission de retrouver la trace d’un de ses ancêtres disparu durant la révolution. Pour mener à bien cette délicate mission, Charlotte s’installe dans l’ancien château familial et décide de travailler, faute de moyen, au milieu des vestiges d’une rénovation abandonnée.

Là, une surprise de taille l’attend. Elle va se retrouver face à l’objet de ses recherches en chair et en os : le beau marquis Benjamin de Kervalec. Du moins c’est ainsi que se présente l’individu découvert endormi dans une pièce secrète et préservée du temps.

Le jeune homme est-il vraiment celui qu’il prétend ou juste un imposteur ? C’est ce que va devoir découvrir Charlotte, en s’efforçant d’ignorer l’attirance qu’exerce sur elle ce séducteur du siècle des Lumières.

 

Avis : Dans cette nouvelle parution des éditions Gloriana, nous remontons en 1999 pour découvrir Charlotte, une généalogiste qui s’apprête à rencontrer sa première cliente, une baronne un peu illuminée, qui lui demande de se lancer sur les traces d’un ancêtre disparu pendant la Révolution française. Alors que la jeune femme s’est installé dans l’ancien château afin de se plonger dans ses recherches, le marquis disparu va soudainement apparaître devant elle. Magie ? Sorcellerie ? Escroquerie ? Parviendra-t-elle à démêler les fils de cette histoire sans y laisser trop de plumes ?

J’ai passé un excellent moment avec Charlotte et Benjamin, chacun avec leur langage (contemporain vs XVIIIème), nous offrant de belles joutes verbales qui prêtent souvent à sourire. J’ai apprécié le fait que Charlotte ne prenne pas pour argent comptant ce que Benjamin lui dit, mais aussi son caractère fort et indépendant. Même si on devine facilement la fin, j’ai bien aimé ce mélange entre deux époques, les touches historiques, l’intrigue rendue un peu plus compliquée par la présence d’un Sébastien désagréable et prêt à tout.

L’écriture est fluide, agréable, ce qui fait qu’on lit ce roman très vite. La seule chose qui m’a un peu rendue perplexe c’est de lire qu’une femme enceinte puisse boire « quelques verres » !

Au final, une lecture très sympathique, une romance prenante et deux héros attachants !

 

Merci aux éditions Gloriana pour la confiance et la découverte !

 

The Rain, tome 2 : Après l’apocalypse – Virginia Bergin

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Éditeur : Bayard

Parution : 14 mars 2018

Genre : Young Adult, post-apo

Traduction : Anath Riveline

Titre original : The Storm

 

Résumé : Je m’appelle Ruby Morris. Je déteste la pluie.
Je vais vous dire un truc étrange au sujet des apocalypses, un truc que je ne savais pas avant d’en vivre une.
Ça a l’air assez horrible, hein ?
Faites-moi confiance…
Ça peut toujours être pire.
C’est ce qui arrive quand vous êtes seul, qu’il y a eu une apocalypse mondiale et que vous espérez l’arrivée de votre père comme il l’avait promis, mais qu’il ne se pointe pas. Alors qu’est-ce que vous allez devenir ? Et chaque jour, vous essayez de ne pas vous poser la question…
Tout va bien se passer. Ou pas…

 

Avis : Il y a quelques semaines, je me suis plongée avec beaucoup de plaisir dans le premier tome de The Rain – qui n’a, comme je le disais déjà à ce moment, rien à voir avec la série (si ce n’est l’idée de base, bien sûr). J’étais donc impatiente de découvrir ce que la suite réservait à Ruby.

Rappelez-vous, on avait laissé Ruby chez elle, où son père avait promis de revenir la chercher. Mais le temps passe, et elle reste seule. De quoi devenir complètement cinglé, non … jusqu’à ce qu’une cloche retentisse, et que la jeune fille retrouve quelqu’un qu’elle a bien connu, et avec qui elle pourra faire un petit bout de chemin, tout en découvrant la face cachée de ces camps militaires censés aider les gens : il semblerait qu’ils ne soient pas tous remplis de bonnes intentions.

Alors qu’elle était sur le point de basculer dans la folie, Ruby doit faire face à certaines révélations, mais aussi, penser à sa survie et à celle des siens. L’action, le suspens sont bien présents et rendent le récit bien dynamique après les petites longueurs du début. L’auteure ne ménage ni ses personnages ni le lecteur qui a le droit à quelques surprises et diverses émotions (j’avoue que j’ai eu le cœur serré à un moment).

J’ai trouvé que Ruby avait évolué par rapport au premier tome – tout en restant Ruby rassurez-vous – et je l’ai trouvé plus attachante ici même si elle a continué à m’agacer à d’autres moments. J’ai beaucoup aimé retrouver Princesse ainsi que découvrir le demi-frère de Ruby. Petit bémol, j’ai trouvé que les choses s’arrangeaient parfois trop bien pour cette dernière, dans le sens où elle tombe sur des gens qu’elle a déjà croisé, que même dans un endroit plein de monde, elle peut tomber sur Darius, ou dans une pièce sur Princesse, que certains personnages se retrouvent toujours et à priori sans trop de difficultés. Un hasard parfois trop peu surprenant dirons-nous ! Mais les passages que j’ai préféré sont ceux se passant sur le camp militaire, où l’on apprend pas mal de choses et où l’on a enfin quelques réponses !

Au final, un roman post-apocalyptique original, captivant et bien mené, qui fait réfléchir sur l’Homme et ses comportements, la nature, nos ressources, la science, la façon dont chacun peut se révéler dans les pires moments. J’ai une préférence pour le premier tome, toujours est-il que ce diptyque post-apocalyptique est terriblement efficace !

 

Un grand merci aux éditions Bayard et à Pageturners pour la confiance et la découverte !

 

Du même auteur :

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) – Stéphanie Pélerin

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Éditeur : Diva romance

Parution : 9 mai 2018

Genre : Littérature, romance, feel-good

 

Résumé : Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.

Toujours professeur de français, elle a écrit un roman sur ses frasques de célibataire. Et l’invitation d’un charmant présentateur radio à son émission pourrait être l’étincelle qui met le feu aux poudres…

 

Avis : Quelques semaines après ma découverte du premier tome d’Ivana, j’ai enchaîné avec la suite, qui nous plonge 7 ans plus tard. Notre chère demoiselle n’est plus célibataire (rappelez-vous, les toilettes !) et est en prime mère de deux charmants bambins – jumeaux de surcroît. Les tracas et soucis quotidiens de la jeune femme ont donc évolué avec sa situation : elle est désormais casée, mère, mais pas que !

Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié retrouver Ivana, qui m’avait bien plu dans le précédent tome. Quand je lis une suite, quand je retrouve un personnage d’un précédent roman, j’ai toujours un peu peur que la magie n’opère plus, que l’auteur/le personnage s’éloigne(nt) de ce qui m’avait plu précédemment. Ici, pas de déception, comme dit plus haut, Ivana a évolué, ses problématiques également. Peut-être même que sa situation ici m’a davantage parlé, notamment ce qui touche au couple (ayant moi-même un chéri souvent par monts et par vaux pour le boulot). Son Bruno est un acharné du travail, il part souvent en déplacement, est souvent loin de la maison (en prime, avec sa chef), pendant que notre Ivana se torture l’esprit en imaginant tout et n’importe quoi, tout en essayant de gérer le quotidien.

Mais Ivana en a un peu marre, de ce quotidien, de cette routine, de ce mari qui est tellement accaparé par son boulot qu’il en oublie les soirées en amoureux, ou quand sa chère et tendre passe à la radio. Car Ivana a écrit un roman, repéré par un animateur radio qui lui propose de venir en parler dans son émission. Seulement, Jérôme n’est pas contre faire autre chose que parler avec Ivana. Mais sentir que l’on plaît quand on se sent perdue dans son couple suffit-il pour aller voir ailleurs ? Vous me direz, il serait si simple qu’Ivana parle de ce qui la tracasse à Bruno. Mais sans ça, pas de roman ! 😛 et puis, honnêtement, on est combien à se faire tout un film dans la tête plutôt qu’en parler de peur d’être ridicule ou de provoquer une énième engueulade ?

Comparé au premier tome, j’ai trouvé que notre héroïne avait évolué, qu’elle était plus mature (elle approche de la quarantaine après tout). J’ai aimé cette Ivana, forte, capable de mener de front plusieurs projets, mais aussi ses faiblesses (si tant est que ça en sont), sa fragilité dans son couple, face à ce bonheur et cet équilibre qu’on sait si légers. Finalement, c’est une femme comme une autre, comme nous, avec ses doutes, ses peurs, ses angoisses et ses crises de parano quand il s’agit de son homme. Stéphanie Pélerin nous offre de belles réflexions sur le couple, le quotidien, la routine, soulignant l’importance de savourer ce que l’on a, de ne pas tout envoyer balader à la première crise, et surtout, de ne pas oublier de discuter.

Bien sûr, certaines choses sont prévisibles, la fin ne m’a pas surprise (que ça soit à la radio ou avec Martha), mais vous savez quoi ? J’ai passé un chouette moment, et c’est bien là le plus important. Au passage, sachez qu’on peut lire ce tome là de manière indépendante, mais ça serait dommage de se priver du premier volet ! Alors hop, on file en librairie et on les glisse dans son sac pour la plage cet été !

 

Merci aux éditions Diva romance pour la confiance et la découverte !

 

De la même auteure :

~ CONCOURS ~

J’ai envie de refaire un concours depuis un bon moment, mais je manque toujours de temps. Le blog venant de dépasser les 400 abonnés, je me suis dit qu’il était plus que temps de remercier les lecteurs fidèles ou passagers qui prennent un peu de leur temps pour passer ici !

Pour participer, rien de plus simple ! Il suffit de remplir le formulaire, et d’être abonné au blog. Vous pouvez bénéficier d’une chance supplémentaire si vous suivez la page Facebook du blog, une autre si vous êtes abonné au compte Instagram. Le concours est ouvert à la France, et jusqu’au mardi 31 juillet 23h59.

Comme il fait beau, que c’est bientôt les vacances, que je suis de bonne humeur, il n’y aura pas qu’un seul lot, mais 5 ! Vous pouvez tenter votre chance pour chaque lot, mais vous ne pourrez en gagner qu’un (puisse le sort vous être favorable !). Le gagnant de chaque lot sera tiré au sort et prévenu par mail.

 

Les lots

 

 

 

  1. Keep me in mind 
  2. La courte histoire de la fille d’à côté
  3. Juste avant la nuit 
  4. The hate U give
  5. Si la lune éclaire nos pas

 

J’espère que ce petit concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous 🙂

Qui ment ? – Karen McManus

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Éditeur : Nathan

Parution : 22 mars 2018

Genre : Young Adult

Traduction : A. Delcourt

 

Résumé : 5 lycéens. 1 mort. 4 suspects. Tous cachent un secret. Qui ment ?

 

Avis : Voici encore un roman dont j’ai beaucoup entendu parler avant même sa sortie. Avis positifs et négatifs, j’ai lu de tout. Encore une fois, il était temps que je me fasse mon propre avis !

5 lycéens se retrouvent collés – bien malgré eux à les écouter – quand l’un d’eux décède brutalement. Oui mais voilà, ça ressemble à tout sauf à un accident. Et surtout, Simon n’était pas ce que l’on pourrait appeler un élève populaire, notamment parce qu’il prenait un malin plaisir à dévoiler les secrets de tout le monde (en mode Gossip Girl si vous voulez) – surtout les pires – sur son application. Chacune des personnes avaient une bonne raison de le tuer, mais chacune clame son innocence. Alors, qui ment ?

Au début, j’ai cru qu’on allait suivre uniquement un seul personnage, mais en fait nous avons une alternance de point de vue. Bon, du coup il faut être attentif pour se rappeler qui parle à chaque instant, mais sinon j’ai trouvé ça pas mal, ça permet de connaître « personnellement » chacun des 4 suspects, découvrir ce qu’ils ne disent pas, et tenter de débusquer incohérences ou mystères pour trouver qui est le coupable, ce qui, je vous l’avoue, crée une petite tension parce qu’on se demande à chaque instant si on se moque de nous ou pas … 😛

J’ai apprécié ces 4 personnages, d’ailleurs. Tous différents, certains ne s’étant jamais adressés la parole, mais qui en se retrouvant dans la même galère se retrouvent à s’entraider. On a la première de classe un peu coincée, la fille populaire qui vit dans l’ombre de son petit ami, le sportif, le délinquant. Un peu cliché tout ça, me direz-vous, MAIS ils sont finalement un peu plus complexes, et j’ai vraiment apprécié leur psychologie travaillée, les secrets qu’ils cachent (même si j’avais deviné celui de Cooper très rapidement), et la solidarité qu’ils vont faire preuve à leurs égards respectifs – tout en cherchant qui a bien pu faire le coup.

L’autre voix importante de ce roman, qui pourrait presque constituer un personnage à part entière, c’est la presse, ces personnes à la recherche du sensationnel à tout prix, quitte à bafouer les droits de suspects, peu importe le mal qui peut être fait. Presse qui sait bien influencer l’opinion publique en orientant ce qui est montré, dit, propulsant quelqu’un au rang de héros ou de criminel en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Ce n’est pas encore aujourd’hui que je pourrais porter fièrement la casquette de Sherlock Holmes : je dois avouer que dès le début je suis partie sur une mauvaise piste, négligeant peut-être certains détails, ce qui fait que je n’avais pas du tout suspecté la bonne personne. Le résolution de cette affaire a donc été pour moi une belle surprise, et d’un côté je suis ravie de ne pas avoir deviné dès le début. Je me suis prise au jeu de l’intrigue, j’ai tourné les pages à toute vitesse pour savoir, et j’ai vraiment passé un bon moment malgré peut-être quelques passages un peu plus tirés par les cheveux.

Au final, « Qui ment ? » est un roman addictif, captivant, idéal pour passer un bon moment et se creuser un peu les méninges !

 

Merci aux éditions Nathan  pour la confiance et la découverte !

The Promised Neverland, tome 1 – Kaiu Shirai & Posuka Demizu

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Éditeur : Kazé

Parution  : 25 avril 2018

Genre : Manga

Scénario : Kaiu Shirai

Dessin : Posuka Demizu

 

Résumé : Emma, Normal et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Gace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

 

Avis : Ça fait quelques mois (bien avant sa sortie française) que je vois ce manga partout et que les avis semblent unanimes. Il était donc temps que je me fasse mon propre avis, non ?

L’histoire se passe en 2045, à Grace Field House, un orphelinat à priori normal – si ce n’est que contrairement aux idées reçues, ici les enfants ne manquent de rien, sont heureux, se voient comme une famille, et considèrent tous la directrice comme leur vraie mère. On fait la connaissance d’Emma une petite fille espiègle de 11 ans, ainsi que de Norman et Ray, leurs 35 frères et sœurs. Chaque jour, les enfants passent des tests avant de pouvoir enfin jouer dehors. Un jour pourtant, ce bel équilibre se trouve fragilisé quand Norman et Emma découvrent l’horrible secret de cet endroit …

Dès le résumé, on devine que tout n’est pas vraiment tout beau tout rose à l’orphelinat, sans vraiment savoir à quoi s’attendre. Je dois dire que ça a été une grosse surprise pour moi, et j’ai adoré le tournant qu’a pris l’histoire ! A partir de là, le rythme s’accélère, devient plus angoissant : on se demande ce que les enfants vont faire de ce qu’ils ont découverts, et surtout, s’ils vont réussir à s’enfuir ou s’ils seront démasqués …

Si au début Maman fait bel et bien figure de personnage maternel, attachant, prévenant, affectueux, petit à petit on aperçoit autre chose derrière la façade, quelque chose de plus terrifiant, et on se demande toujours ce qu’elle réserve à ses enfants. Une chose est sûre, avec elle je resterai sur mes gardes ! Quant aux autres personnages, j’ai adoré Emma, Norman et Ray, même si je m’attendais à voir ce dernier un peu plus.

Les dessins quant à eux m’ont également bien plu, expressifs, détaillés, travaillés … j’ai beaucoup aimé l’apparence de ce que découvrent les enfants : on passe de dessins tout mignons à certains qui nous rendent presque mal à l’aise.

Au final, je comprends l’engouement autour de cette nouvelle série : j’ai adoré, autant du point de vue des personnages que de l’intrigue captivante et originale à souhait. Bonne nouvelle, la suite est sortie hier et est déjà en ma possession ! 🙂

Une pluie d’amour – Helen Docherty & Ali Pye

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 1er mars 2018

Genre : Album jeunesse

 

Résumé : Tu peux manquer de chocolat. Tu peux manquer de savon. Tu peux manquer de courage. Mais jamais, je dis bien jamais, tu ne pourras manquer d’amour.

 

Avis : Quel bel album ! On peut donner le dernier biscuit aux oiseaux, on peut manquer de courage pour ranger sa chambre ou faire ses devoirs, on peut manquer de linge propre, de temps, d’argent, de colle, de confiture, et de bien d’autres choses … sauf d’une !

Il y a une chose qui ne s’achète pas, qui ne se quantifie pas, qui n’a pas de limites : l’amour, sous toutes ses formes.

Un album tendre, réconfortant, apaisant, qui fait sourire aussi, sur ce merveilleux sentiment qu’est l’amour, qu’il soit amoureux, fraternel, amical, familial. Des couleurs pétillantes et colorées pour un bel album à offrir, dès 3 ans et sans limites !

 

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Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la découverte !