Mon lapin Patate – Christine Roussey

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 5 janvier 2017

Genre : Album jeunesse

Résumé : Aujourd’hui c’est mon anniversaire. J’ai 6 ans et un énorme carton sur mes genoux.
Je suis sûr que c’est un lapin nain. Moi, j’ai toujours rêvé d’un lapin nain rikiki, pas plus gros qu’un kiwi.
Mais voici ce que j’ai découvert : une espèce de grosse patate velue !
Je l’ai trouvée très moche et très bête !

Avis : Comme vous devez le savoir, j’aime beaucoup ce que fait Christine Roussey, j’étais donc ravie de voir qu’un nouvel album sortait – vous pouvez d’ailleurs retrouver d’autres chroniques en cliquant ici.

Un petit garçon fête ses 6 ans. Il est persuadé qu’il va recevoir le lapin nain dont il a rêvé. Un lapin tellement rikiki qu’il pourrait tenir dans une poche et dormir sur l’oreiller ! Mais quand il ouvre le carton, horreur ! c’est une espèce de grosse patate toute velue que notre petit héros découvre. Déçue, le petit garçon se met à crier, à pleurer, il hurle à Patate que jamais il ne l’aimera … jusqu’à ce que Patate se rapproche de lui, le chatouille, l’aide à reconstruire ce qui avait été détruit sous le coup de la colère. Finalement, il semblerait bien que le jour de ses 6 ans, ce petit garçon ait rencontré son nouvel ami pour la vie !

J’ai beaucoup aimé ce petit album plein de tendresse et d’énergie, qui permet d’aborder la question des émotions, et surtout … la colère. Comment l’exprimer, comment passer au-dessus. L’année dernière j’avais découvert le Chat Boudin, et je retrouve ici le style de Christine Roussey, ses illustrations toujours aussi géniales, et des personnages toujours attachants. Comment ne pas craquer pour ce lapin Patate ?!

Au final, un très bel album sur la colère … et l’amitié ! A découvrir dès 4 ans !

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la découverte !

La mythologie grecque racontée aux enfants – Jean-Christophe Piot

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Collection : Le monde raconté aux enfants

Parution : 26 janvier 2017

Genre : Documentaire jeunesse

Résumé : Comment le ciel, les étoiles ou la mer sont-ils apparus ?
Qui déclenche les tempêtes ou la foudre ?
Vers qui se tourner pour espérer de meilleures récoltes ?
Longtemps, les Grecs de l’Antiquité ont cherché des explications aux mystères de leur existence…

Zeus, Aphrodite, Œdipe, le Minotaure, les Enfers… Partez à la conquête de l’Olympe et laissez-vous conter les incroyables légendes des dieux, des héros ou des monstres de la mythologie grecque.

 

Avis : J’aime beaucoup cette collection de documentaire adaptée aux enfants. Aimant énormément la mythologie, j’étais très impatiente de découvrir ce nouveau titre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sujet est vaste et complexe ! Avec ce beau livre, richement illustré, le lecteur (re)découvre les grands mythes fondateurs : la naissance du monde, les Titans, les Géants. Les Dieux et leurs multiples rivalités, leurs histoires, tous ces héros et récits connus aujourd’hui encore. On retrouve également l’origine de certaines expressions (Tantale, Sisyphe).

En bref, j’ai trouvé ce documentaire très complet, bien expliqué, Ca donne envie d’aller plus loin encore et d’en savoir davantage sur tous ces grands héros ! A partir de 7 ans.

Merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Mon ami Fred – Eoin Colfer

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Éditeur : Gallimard Jeunesse / Kaleidoscope

Parution : 20 octobre 2016

Genre : Album enfant

 

Résumé : Ce n’est pas parce qu’un ami est imaginaire que l’amitié n’est pas réelle.

Avis : Si le mal de tête fait vraiment mal, si une piqûre d’abeille fait encore plus mal, rien n’est pire que la solitude. Seulement, il ne suffit pas de le vouloir pour faire apparaître un ami devant soi.  Sauf si … Régulièrement Fred se retrouve sur terre, en tant qu’ami imaginaire, le temps que son ami réel ait besoin de lui. Mais malheureusement, il arrive à chaque fois que cet ami réel finisse par se faire un autre ami réel, et Fred fini toujours par disparaître. Ah, qu’est-ce qu’il aimerait avoir un ami qui aurait besoin de lui pour toujours ! Grâce à Sam, il va enfin connaître cette belle amitié … Mais que se passera-t-il si Sam trouve un ami réel ? Sammi pourra-t-elle les séparer ?

Cet album aborde un sujet bien connu de la littérature jeunesse – et des enfants, celui des amis imaginaires. Et c’est une histoire pleine de sensibilité, d’humour que l’on découvre ici, avec des illustrations très douces, épurées. Les amis imaginaires sont colorés contrairement au monde réel, et peut-être dans un sens sont-ils plus vivants, lumineux, plus vrais.

J’ai beaucoup aimé cette histoire sur cette présence réconfortante, ce soutien entre deux êtres, sur l’amitié, ce beau message qu’on retrouve d’ailleurs exprimé sur la quatrième de couverture : « ce n’est pas parce qu’un ami est imaginaire que l’amitié n’est pas réelle ».

Dès 5 ans.

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Toi & moi à cet instant précis – Gabriel Simon

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Éditeur : Addictives

Collection : Luv

Parution : 12 janvier 2017

Genre : Romance

Résumé : Lorsqu’Emily Green croise la route de Max Whitman, c’est le coup de foudre ! Tous les deux sont créa dans la pub sur Madison Avenue, passionnés par leur travail et à la pointe de l’innovation. Emily est drôle et intelligente, Max est beau à tomber et dévore la vie à pleines dents. C’est une évidence, ils sont faits l’un pour l’autre ! Le problème ? Elle vit en 2015, lui en 1963…

Par quel miracle Emily s’est-elle retrouvée propulsée dans le passé ? Comment avouer la vérité à Max sans passer pour une folle ? Excitée par la découverte du New York des années 1960 et animée d’une passion dévorante pour Max, Emily a l’impression de vivre un rêve éveillé.

Mais le rêve pourrait bien se transformer en cauchemar car on ne voyage pas dans le temps sans créer d’irréversibles dégâts… Emily et Max sont-ils condamnés à vivre à 52 ans l’un de l’autre ?

 

Avis : J’étais très curieuse de découvrir ce roman, remporté lors de la dernière Masse Critique Babelio (mille mercis !), et qui me faisait penser à Entre deux rives, un film que j’avais beaucoup aimé.

Emily Green, une jeune femme de 24 ans au style très sixties, travaille dans la pub et consacre toute son énergie à son travail. Tellement qu’un soir, ayant besoin d’une pause, elle se rend sur le toit du bâtiment … et fait la connaissance du séduisant Max. Entre eux, quelque chose passe. Au passage, elle remarque que la déco du lieu semble avoir été refaite – elle ne reconnaît rien. Une autre fois, en pensant redescendre à son étage, elle se retrouve à l’étage où travail Max, directeur de Whiteman Inc., et est surprise de voir qu’une autre boîte de pub est présente dans le même immeuble qu’elle – une boîte de pub qui semble arborer fièrement une décoration très sixties, d’ailleurs. Sur un malentendu, Emily se retrouve à passer un entretien d’embauche pour Max, qu’elle réussit haut la main. Mais au moment de lire le contrat, elle se rend compte de la date écrite : 1963. Très vite, la voilà persuadée de deux choses : elle voyage dans le temps, et entre elle et Max il s’agit de bien plus qu’une simple attirance. Doit-elle lui révéler qu’elle vient du futur ? Est-ce que ses voyages dans le temps peuvent avoir une conséquence ? Et surtout, pourront-ils vivre ensemble un jour ?

Autant le résumé m’avait intriguée, autant j’avais peur de ne pas aimer ce roman : peur que ça ne soit du déjà-vu, peur que ce ne soit trop mièvre, peur d’incohérences aussi, peut-être. D’autant plus que le roman est un joli pavé, alors autant ne pas s’ennuyer ! Et finalement ? Finalement j’ai adoré ! C’est une lecture légère – sans prise de tête, fraîche. C’est une belle comédie romantique, avec une belle dose de sensualité et une touche de suspens que j’ai beaucoup appréciée. Et surtout, Gabriel Simon prend bien le temps d’installer ses univers, de nous détailler ces deux mondes.

Parce que oui, l’histoire qui naît entre Emily et Max est passionnelle, elle fait rêver, tant c’est une évidence entre ces deux-là. Alors forcément, on a envie que les choses finissent bien, on a envie qu’ils trouvent une façon d’être réellement réunis. Mais ce n’est pas une simple histoire d’amour toute mignonne, il y a quelques rebondissements, qui font qu’on ne peut lâcher ce livre avant de savoir. Car après tout, on ne peut jouer avec le temps impunément, et si certains éléments changent, cela pourrait ne pas plaire à tout le monde. Et ce que j’ai aimé, c’est que je n’ai pas vu la fin venir, c’était la totale découverte, et qu’est-ce que c’était bon !

Pour celles qui aiment les livres érotiques, certaines scènes feront grimper la température. Pour les autres, vous pouvez toujours les passer (ça ne dure jamais trop longtemps et ça n’enlève rien à l’histoire – même si ça permet de montrer la passion, l’alchimie entre les deux personnages) mais sachez que même si c’est plutôt détaillé, rien n’est vulgaire : c’est sensuel, c’est beau, juste de l’amour entre deux êtres.

J’ai beaucoup aimé nos tourtereaux, surtout Max, avide de savoir, de comprendre ce futur qui se trouve miraculeusement à portée de main. Et puis Emily, qui ne prend pas une seconde pour souffler, accaparée qu’elle est par son boulot, qui va enfin découvrir ce que veut dire aimer, profiter. Serena, la meilleure amie d’Emily m’a beaucoup fait rire, j’aurais bien aimé la voir davantage. Donald quant à lui, on devine bien vite qu’il aura son importance, et c’est un personnage très attachant.

Au final, ça a été un réel plaisir de suivre Max et Emily entre 1963 et 2015. Une histoire fluide, originale, une romance addictive avec une petite dose de suspens qui nous emmène loin de notre quotidien : bref, une bonne bouffée d’air pur !

Un grand merci à Babelio et aux éditions Addictives pour la découverte !

 

Les p’tits zazous ; à la ferme

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Editeur : Hatier

Parution : 25 janvier 2017

Genre : Activité

Avis : Le mois dernier, Hatier Jeunesse a lancé une nouvelle petite collection : « les p’tits zazous », une collection ludique pour apprendre tout en créant.

Pour ma part, j’ai reçu le cahier « à la ferme », qui est en réalité un cherche et trouve avec des pages effaçables et des autocollants : les pages intérieures sont plastifiées, ce qui fait que l’enfant pourra recommencer les jeux à l’infini.

Grâce au sommaire, on sait qu’on va voir 5 thèmes en particulier de la ferme : la grange, la ferme, la laiterie, le verger, et enfin, la cour. Dans chaque thème, une mission : repérer des formes, des couleurs, découvrir de nouveaux mots, les contraires, ou encore trouver les intrus. Après la double page de cherche et trouve, l’enfant pourra donc associer les autocollants à ce qu’il voit, mais aussi compléter des dessins, compter, relier, bref, s’amuser !

Au final, un petit cahier très qualitatif, à un prix plus que correct (6€95) quand on sait qu’on peut y rejouer indéfiniment (à part avec les autocollants bien sûr). En même temps que ce titre est également sorti « en ville » et « en vacances », de quoi bien s’occuper justement pendant les vacances scolaires (de 3 à 5 ans) !

Merci aux éditions Hatier pour la confiance et l’envoi !

Moissons sanglantes – Peter Robinson

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Editeur : Albin Michel

Parution : 2 novembre 2016

Genre : Polar

Traducteur : Pierre-François Reignier

Titre original : In the dark places

Résumé : La nouvelle chef de la police du Yorkshire ayant placé la sécurité des campagnes au sommet de ses priorités, Alan Banks et les flics de la Criminelle sont sommés d’élucider au plus vite un simple vol de tracteur ! Mais cette affaire banale en cache peut-être une autre. Alors que deux garçons d’un village voisin sont portés disparus, un promeneur découvre non loin de là une flaque de sang suspecte dans un hangar désaffecté.

Un cadavre décapité, une jeune fille inquiétée par un faux policier, un accident de la route aux macabres révélations… l’enquête de routine bascule brutalement dans une dangereuse course contre la montre, contre la mort.

Avis : Tout commence lorsque le tracteur de John Beddoes – un agriculteur qui semble faire ce métier plus par occupation que par passion – disparaît. Annie Cabot (pour son plus grand plaisir) se retrouve sur cette affaire avec Doug Wilson, et commence à mener son enquête. Mais cette dernière commence à stagner lorsque Michael Lane, le fils du voisin des Beddoes que ce dernier semble soupçonner, demeure introuvable. Plus troublant encore, un de ses amis avec qui il a l’habitude de faire de petits boulots (et notamment des déménagements) semble s’être envolé. Et si cette affaire avait un lien avec la flaque de sang humain retrouvée dans un entrepôt à quelques kilomètres de là ? Est-ce une simple coïncidence ou les deux compères sont-ils mêlés à tout cela ? Quand un malencontreux accident fait apparaître un cadavre affreusement mutilé, le doute n’est plus permis : tous ces éléments sont liés. Reste à savoir qui peut bien se cacher derrière tout ça …

J’ai eu un peu peur quand j’ai vu que beaucoup de personnages occupaient le devant de la scène : peur de ne pas m’attacher, de m’emmêler les pinceaux, que les différents profils soient peut-être trop survolés. Et finalement, Peter Robinson travaille très bien ses personnages (enquêteurs comme suspects) et leur psychologie – j’ai beaucoup aimé Alex, Annie, ainsi que Winsome et Terry même si forcément puisque l’on suit tantôt l’un des enquêteurs, tantôt l’autre, on regrette parfois de changer de point de vue.

Au fil de l’enquête, on se rapproche de plus en plus de l’idée d’abattoirs clandestins, et je dois dire que certains passages sont assez durs, violents – même si finalement ce n’est que la (triste) réalité. Petit à petit, les différents éléments collectés par les enquêteurs se mettent en place, et on commence avec eux à entrevoir le fin mot de l’histoire : je dis « avec eux », car je n’ai rien vu venir, je n’aurais pas imaginé toutes les ramifications de l’histoire. Attention si vous chercher un thriller haletant, qui ne vous laisse aucun répit … ce n’est pas le cas ici : l’auteur prend bien le temps d’installer son histoire, de mener l’enquête – pour ma part je n’ai pas du tout trouvé cela ennuyeux, au contraire, on sent qu’il maîtrise ce qu’il fait.

Je ne me suis rendue compte qu’en regardant un peu sur internet que ce roman faisait partie d’une plus vaste série, où l’on retrouve Alan Banks et ses collègues. S’il est fait mention de leur vie personnelle, de certaines affaires passées et de ce qui a pu s’en suivre, cela n’a pas gêné ma lecture du tout – au contraire ça m’a donné envie de me procurer d’autres livres de cet auteur et de davantage faire connaissance avec ses personnages.

En bref, une intrigue bien construite, du suspens, des personnages attachants et intéressants pour un bon moment de lecture !

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et la découverte !

ABCdaire , mon premier imagier photo

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Collection : De la Martinière Jeunesse

Parution : 12 janvier 2017

Genre : Imagier

 

Avis : J’aime beaucoup les imagiers qui utilisent des photos plutôt que des illustrations : quoi de plus réaliste que la réalité ? (sortez vos copies, vous avez 2h !).

Chaque double page est consacrée à une lettre, on a donc au minimum deux photos (parfois plus, comme pour le B) pour chaque lettre (qui sont écrites en majuscules, en scriptes, et en cursives, ce que j’ai trouvé très bien comme idée), qui reprennent des éléments du quotidien et parleront donc aux petits. Bon, par contre pour le coup, j’avoue que grâce à la lettre X j’ai découvert ce qu’était un xiphophore (peut-être aurait-on pu trouver autre chose ?) 😛

Les photos sont très sympas : simples, épurées, elles ne s’encombrent pas de détails inutiles. On sent que Nathalie Seroux s’est parfois bien amusée à choisir ce qu’elle allait photographier (je pense à la souris, à l’uniforme, aux quatre amis, etc), et c’est super, artistique, et très agréable à regarder !

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Le format tout carton sera je pense apprécié à sa juste valeur par les petites mains !

En bref, un joli imagier photo sous forme d’abécédaire à découvrir !

 

Nouveautés Nathan

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Collection : Kididoc

Parution : 23 février 2017

Genre : Livres animés

Avis : Voici trois nouveautés, dans la très ludique collection des Kididoc, « curieux petit, curieux pour la vie » – à partir de 6 ans, et illustrée par Nathalie Choux.

Avec « Mon imagier de la crèche », les petits bouts pourront retrouver un univers familier, quotidien, avec toujours des parties animées, à faire bouger.

Avec « Bonjour  petit tracteur ! et « Bonjour petit ourson ! », ce sont deux histoires animées que découvriront les petits curieux, avec toujours donc des éléments à bouger, faire glisser, tourner.

Des animations toujours aussi ludiques donc, accompagnant de douces illustrations. L’épaisseur des pages en feront des alliés utiles des petits !

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Collection : Mes premières questions/réponses

Parution : 16 février 2017

Genre : Documentaire

Avis : On passe maintenant aux 3 ans et + avec cette collection des premières questions réponses ! qui aborde ici 4 thèmes dans 4 livres : l’arrivée d’un bébé, la visite chez le pédiatre, le chien ou le voyage en train, autant dire des thèmes bien choisis.

Sur chaque double page, 3 questions que peuvent se poser les tout-petits accompagnent un cherche et trouve. Au total, ce ne sont pas moins de 21 questions qui trouvent ainsi leur réponse (que mange le bébé ? C’est quoi, un vaccin ? Pourquoi promène-t-on son chien ? Qui conduit le train ?). Encore une collection ludique et intéressante pour les tout-petits !

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Collection : Questions/réponses

Parution : 16 février 2017

Genre : Documentaire

Avis : Et puisqu’il en faut pour tout le monde, les questions/réponses sont aussi adaptées aux enfants de 5 ans ! Ici, deux nouveaux titres : la France et le potager (vivement le printemps !)

Cette fois (ça ne rigole plus ! ) chaque livre répond à 60 questions, pour tout savoir sur ces thèmes. Qui a inventé la langue française ? C’est quoi, l’Europe ? Est-ce que chaque région a sa spécialité ? Et où trouve-t-on des graines ? Que mangent les limaces ? A quoi ça sert de ratisser la terre ? Là encore, on retrouve un petit cherche et trouve sur chaque double page, pour le plaisir des petits !

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Collection : Dokéo

Parution : 2 février 2017

Genre : Documentaire

Avis : Comme vous le savez, j’aime beaucoup cette petite collection, que je trouve extrêmement bien faite. Ici, nous avons rendez-vous avec les grands personnages : des explorateurs, des artistes, des hommes et des femmes qui ont fait le XXème siècle. Neil Armstrong, J.K.Rowling, James Cook, Jacques Tati, Tim Burton, Rembrandt, Hergé, Marcel Duchamp, on (re)découvre + de 150 figures importantes.

A la fin un quiz (100 questions !) permet de prolonger un peu la lecture en s’amusant. Dès 9 ans.

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Collection : Petites histoires de l’Histoire

Parution : 16 février 2017

Genre : Documentaire

Avis : J’aime beaucoup cette petite collection d’histoires, nous faisant revivre de grands moments de l’Histoire. Avec ces deux nouveaux titres, partez à la rencontre de de Gaulle en 1940, prêt à tout pour sauver son pays, ou remontez encore plus loin pour découvrir comment Clovis se retrouve à la tête du grand royaume qui deviendra la France !

Au final, des romans passionnants agrémentés de petits dossiers à la fin, afin de mieux découvrir ces personnalités !

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En bref, de chouettes collections pour tout savoir, dès le plus jeune âge !

Un grand merci à Nathan  pour la confiance et l’envoi !

La dame de Wildfell Hall

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 Réalisateur : Mike Barker

Acteurs : Tara Fitzgerald, Toby Stephens, Rupert Graves

 Genre : Drame, Romance

Éditeur : Koba Films

 Durée : 156 min (3 épisodes)

Sortie (DVD) : 2 janvier 2017

Résumé : UN SOMMET DU ROMANTISME

L’arrivée au manoir de Wildfell d’Helen Graham alimente les rumeurs de tout le village : Qui est-elle ? Pourquoi vit-elle recluse avec son jeune fils ? Quel secret peut-elle cacher ? Le séduisant fermier Gilbert Markham s’éprend de l’inconnue. À la suite d’évènements tragiques, il se met également à douter…

 

Avis : Et non, vous ne rêvez pas ! Il s’agit bien d’un rendez-vous un peu spécial aujourd’hui puisque je vais vous parler DVD, avec l’adaptation en série du roman d’Anne Brontë (un jour je vous parlerai de mon amour pour les œuvres des sœurs Brontë) « La Recluse de Wildfell Hall« . Si son nom vous parle un peu, c’est également elle qui a écrit « Agnes Grey », que vous me ferez un plaisir de lire si ce n’est pas encore fait 😛

Le premier épisode de cette mini-série commence fort : nous sommes directement plongé au cœur de l’action, alors que l’on voit une jeune femme emmener précipitamment son jeune garçon et une servante. Que fuit-elle ? Par qui ne veut-elle pas être surprise ? Nous les retrouvons tous les trois à Wildfell Hall. Alors que Helen Graham s’installe avec son petit Arthur au manoir, préférant leur solitude à la compagnie de leurs voisins, les commérages vont bon train. Qui est-elle ? Comment peut-elle vivre dans un tel endroit, seule avec son fils ? Pourquoi cette mine si austère ? Et puisqu’elle reçoit des hommes, sa réputation est vite faite : elle est infréquentable. Autant dire que les amis ne se pressent pas sur le pas de sa porte… Mais un voisin – qu’elle rencontre alors que son fils est bloqué dans un arbre – ne semble pas prendre part aux rumeurs, au contraire il recherche sa compagnie dès qu’il le peut. Gilbert Markham arrivera-t-il à percer la coquille dont semble s’être enveloppée la méfiante Helen, et lui prouver qu’elle peut avoir confiance en lui ?

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Helen Graham – jouée à merveille par Tara Fitzgerald, que j’avais déjà aperçue dans Game of Thrones – a des idées bien tranchées. Déterminée, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense, et tant pis si elle heurte la bienséance de l’époque. La voilà donc qui remet les hommes à leur place, ou encore déplore que les garçons et les filles ne soient élevés de la même manière : j’ai beaucoup aimé ce trait de caractère qui en fait une héroïne moderne, féministe, et beaucoup plus agréable (à mes yeux) que Rose ou Eliza qui préfèrent s’adonner aux commérages et parler chiffons. Austère, froide, on sent bien qu’elle se méfie et veut dans un premier temps tenir ses voisins à l’écart – tout comme le lecteur est tenu à l’écart : on ne sait rien d’elle sinon qu’elle semble avoir fui quelque chose. Si c’est un personnage intriguant, on a peut-être du mal, dans le premier épisode, à s’attacher à elle puisque l’on reste dans le flou.

Et puis nous découvrons une autre facette d’elle, dans le deuxième épisode, quand elle confie son journal intime à Gilbert Markham – un paysan voisin qui semble s’être épris d’elle. C’est à ce moment que les choses s’éclairent et que l’on va (enfin) savoir quel lourd secret elle peut bien cacher. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que sa vie avant d’arriver à Wildfell Hall n’a pas été des plus joyeuse – en cela on reconnaît bien le travail d’une sœur Brontë. Nous remontons donc le temps dans un ingénieux flashback, afin de faire connaissance avec Helen alors qu’elle n’a que 18 ans : l’âge de l’insouciance, où tout nous semble possible. Alors que sa tante l’emmène faire son entrée dans le monde, dans l’espoir de lui trouver un mari convenable, elle tombe sous le charme de Huntingdon, un jeune homme séduisant mais dont la mauvaise réputation n’est plus à faire. Qu’à cela ne tienne, déjà déterminée à n’en faire qu’à sa tête à l’époque, Helen ne tarde pas à l’épouser … et à se rendre compte qu’on est bien loin du conte de fées imaginé. Tantôt adorable, tantôt tyrannique, Huntingdon n’hésite pas à se montrer violent verbalement, et à lui rappeler que son rôle n’est que de lui obéir et le servir. Par là, on voit bien le statut de la femme à cette époque, vue avant tout comme la maîtresse de maison destinée à servir son mari, et non à exprimer une opinion. Là où certaines accepteraient sans broncher, on sent que Helen a de plus en plus de mal à supporter ses insultes, ses tromperies, sa passion pour la boisson et les mauvaises fréquentations, surtout depuis que leur enfant est en âge de comprendre ce qui se passe autour de lui. Pour échapper à cette spirale infernale, elle n’a d’autre choix que de fuir.

Finalement, en prenant en compte toute son histoire, on ne peut qu’apprécier – je pense – Helen, son abnégation puis sa force, son courage de se révolter, de fuir le joug d’un mari tyrannique et de tout recommencer, d’encaisser les médisances de ses voisins alors même qu’ils ne savent rien d’elle. Ah le charme des petits villages, où les voisins sont si prompts à juger, sans connaître ! Par ces scènes où l’on voit Helen chez l’une ou l’autre de ses voisines, on voit bien ce rapport entre elles : finalement, cette recluse de Wildfell Hall l’est bel et bien, mais pas uniquement de son fait.

Grâce à quelques rebondissements, nous sommes tenus en haleine et nous voulons savoir la suite – le découpage des épisodes est très bien choisi, je n’avais aucune envie d’attendre avant de savoir ce qui allait se passer. Bien évidemment, j’ai adoré la fin. J’ai eu très peur (bravo !) et puis … voyez par vous-même 🙂 ! J’ai beaucoup aimé les jeux de Tara Fitzgerald, Toby Stephens (qui joue Gilbert Markham), Rupert Graves (croisé dans la super série « Sherlock » – ça fait bizarre du coup de l’imaginer dans ces deux rôles 😛 ), que j’ai trouvé très convaincants.

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Au final, n’hésitez pas à découvrir cette mini-série (que vous ayez ou non lu le roman), où drame féministe et romantisme se mêlent à l’époque victorienne pour notre plus grand plaisir. Outre une belle distribution et une jolie adaptation, les musiques sont très sympas : j’ai passé un excellent moment.
Petits détails techniques sur le DVD :
– pas de version française pour cette série, mais on peut mettre les sous-titres . Pour ma part cela ne m’a pas dérangée, au contraire il était temps que je me remette à la VO !
– 4 petits extraits pour découvrir d’autres séries BBC ;
– qualité des sons et images appréciable (la série date tout de même de 1996)
Un grand merci à la société Koba Films pour la confiance et l’envoi de ce service presse !

 

Mal dans la peau – Ghislaine Bizot

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Editeur : Calepin

Parution : 29 mai 2013

Genre : Littérature épistolaire

Résumé : Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois.

Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer…

Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

 

Avis : Marie et Carole sont deux amis d’enfance, presque des sœurs. Mieux encore que des sœurs. Elles ont grandi à Lille, se voient très régulièrement, se disent tout. Alors, quand Carole suit son mari Fabrice dans un petit village du Sud de la France, du côté de Nice, les deux jeunes femmes se promettent de s’écrire, de se donner des nouvelles, de ne pas perdre contact. Mais petit à petit, Carole semble se renfermer sur elle-même et obéir au moindre désir de son mari. Il ne veut pas qu’elle travaille ? Elle reste à la maison. Elle veut voir quelqu’un ? Il arrive toujours à changer ses plans, de manière naturelle. Alors, très vite Marie s’inquiète pour son amie – si seulement elles n’habitaient pas si loin. Que peut-elle bien lui cacher ?

Très vite l’histoire se met en place – ou alors c’est parce que j’ai dévoré ces lettres, qui se lisent bien vite. Dans un premier temps, on découvre ces deux jeunes femmes, leur si belle amitié. Avec Marie, on découvre la nouvelle vie de Carole : si au début elle semble vivre un rêve, dans sa belle maison, avec son mari parfait, on soupçonne bien vite ce qui est en train de se passer, et peu à peu l’horreur se confirme. Alors, avec Marie, on attend dans l’angoisse la prochaine lettre. On se demande quand Carole ouvrira les yeux, s’il ne sera pas trop tard.

L’histoire se passe juste avant les années 2000 et à l’époque, pas question d’envoyer des textos comme maintenant : on paye, on capte mal, bref, rien de tel que les lettres pour rester en contact ! J’imagine que le choix de cette époque n’est pas anodin : le choix des lettres permet d’introduire un certain suspens, une certaine tension, quand Carole ne donne pas de nouvelles, Marie imagine le pire, et nous avec. Mais, les lettres permettent également de cacher les émotions : on dit ce que l’on veut, l’expression de notre visage ne risque pas de nous trahir ! On a quelques textos, quelques passages qui nous livrent les pensées de Carole (des passages que j’ai trouvé particulièrement forts, intenses, mais aussi très poétiques, chargés en émotions, en non-dits), ou encore des passages narrés quand les deux jeunes femmes se voient par exemple, mais le plus gros reste les lettres (moyen efficace également pour connaître les deux points de vue féminins plutôt que de n’en suivre qu’un seul).

Vous l’aurez peut-être compris, ce roman parle de relation amoureuse violente, autrement dit de violences conjugales. Un roman coup de poing (sans mauvais jeu de mots), qui permet de se rendre compte du processus d’isolement que peuvent subir certaines de ces femmes trop amoureuses, trop aveuglées pour réagir (ici par exemple, maison à la campagne loin de toute famille ou ami, pas de travail, pas de téléphone, pas de relation sociale autre que celle autorisée par l’époux). Je trouve que Ghislaine Bizot arrive parfaitement à nous faire ressentir le mal-être de Carole, coincée dans cette relation. Car elle aime son mari, et lui ? Il l’aime aussi, n’est-ce pas ? A force de se rassurer, de se cacher derrière des faux-semblants et des mensonges, elle arrive à se persuader que ce ne sont que des accidents, que ce n’est rien. Alors entre être et paraître il n’y a qu’un pas, montrer ce que les gens veulent voir, dire ce qu’ils veulent entendre pour pouvoir à soi-même se voiler la face. On suit son évolution, elle que Marie décrit comme forte et pleine de joie de vivre, qui finit par se refermer sur elle-même, se soumettre à ce mari violent, qui accepte de rester chez elle alors qu’elle a toujours voulu faire carrière. Sa longue prise de conscience, ses revirements à 180°, jusqu’à …

Si Carole échange également avec ses parents, on se rend vite compte qu’elle les protège et ne se permet de dire ce qu’elle vit qu’à Marie – mais dit-elle vraiment tout ? Et c’est aussi ce que j’ai aimé dans ce roman, cette amitié sincère, vraie, où l’on peut tout se dire, le meilleur comme le pire, où l’on peut dire se confier mais aussi dire ce que l’on pense sans crainte. Je ne saurais dire si j’ai préféré l’une de ces jeunes femmes à l’autre : Marie s’inquiète, veut tout faire pour aider son amie, la faire réagir. Elle s’inquiète, est protectrice, rationnelle, on dirait l’amie idéale. Parfois, j’avais envie de secouer Carole, de lui dire de se réveiller, de ne pas accepter … et en même temps j’imagine bien comme ça peut être compliqué de simplement reconnaître que non, tout n’est pas parfait, oui, il va trop loin, de se dire que « oui, je suis une femme battue ». Alors j’ai ressenti beaucoup d’amour, d’inquiétude, d’un côté, mais aussi beaucoup de tristesse de l’autre ; on ne peut qu’aimer ces deux amies.

J’ai beaucoup aimé ce roman, je l’ai trouvé juste, sensible, terriblement prenant. J’ai beaucoup aimé le choix de la fin, qui permet d’imaginer des jours meilleurs pour la jeune femme. Et puis, il faut bien le dire, c’est un thème qui reste malheureusement d’actualités, alors lisez-le, que vous soyez concernées de près ou de loin, ou pour le jour où peut-être (je ne vous le souhaite pas, bien entendu) une amie aura besoin de vous.

En bref, un joli coup de cœur pour ce roman épistolaire, à la couverture parfaitement choisie et réalisée !

 

Merci aux éditions Calepin pour la confiance et la découverte !