Le jardin de bronze – Gustavo Malajovitch

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Éditeur : Actes Sud

Année de parution : Janvier 2014

Genre : Policier

Titre original : El Jardín de Bronce

Traducteur : Claude Fell

Résumé : Mystérieusement disparue à la sortie du métro en compagnie de sa baby-sitter, la petite Moira n’arrivera jamais au goûter d’anniversaire où l’attend son père.
Ses parents placent d’abord tous leurs espoirs dans les appels à témoins, puis se déchirent à mesure que l’enquête policière piétine. L’homme, seul, continuera la lutte. Après une dizaine d’années de recherches et d’innombrables impasses, une petite araignée en bronze, et l’alliage particulier de son métal, déporte l’enquête des pavés de Buenos Aires aux confins d’Entre Ríos, où un Kurtz argentin règne au coeur des ténèbres du Paraná. Et c’est dans un jardin de bronze aux arbres métalliques envahis par la végétation que des statues de femmes, ou plutôt d’une même femme reproduite à l’infini, révèlent l’effroyable aliénation des liens du sang.
Un Buenos Aires gothique où des édifices majestueux abritent des bureaux démantelés, une police corrompue, des médias à la solde du pouvoir : si la réalité argentine est ici bien prégnante, la singularité de ce roman tient surtout à la conduite de la tragédie intime d’un homme qui était loin de chercher la terrible vérité qu’il s’est acharné à découvrir.

Avis : Quand le roman commence, Lila et Fabian vivent ensemble, avec leur petite fille de 4 ans. Si tout ne semble pas parfait entre eux, si une chose les réunit assurément encore, c’est bien la petite Moira. Mais un beau jour, leur équilibre vole en éclats. L’enfant disparaît en compagnie de sa baby-sitter, alors qu’elles se rendaient à une fête, en métro. Alors que la police semble piétiner, Fabian a recours à un détective privé, avec lequel il finira par sympathiser. C’est d’ailleurs eux qui feront légèrement avancer l’enquête, grâce à une macabre découverte (dont je ne dirai rien). Seulement, toujours aucune trace de Moira, la piste semble s’arrêter là. C’est difficile d’imaginer le calvaire des parents, qui se déchirent, s’enferment dans leur silence, s’entêtent. Se découragent. Ce roman est fort, puissant : l’auteur arrive à nous faire ressentir toutes ces émotions. Pendant dix ans, on va suivre ce père de famille, suivre ses pensées, au final, une sorte de lien se crée entre le lecteur et lui, on cherche avec lui, on espère avec lui, on a peur avec lui.
Je ne vais pas en dire plus sur l’histoire, pour ne spoiler personne, mais en tout cas, c’est un thriller passionnant, fascinant, captivant. Haletant. Jusqu’à la fin, on va de surprises en rebondissements. L’histoire s’étire sur dix ans, mais l’auteur ne s’essouffle pas. J’avais peur que ça soit long, bien au contraire. En parallèle, nous avons le journal d’un personnage anonyme, on se demande quel est son lien avec l’histoire, jusqu’à avancer plus en avant dans le roman.
Ca devait être le premier polar argentin que je lisais, j’en suis restée sans voix. L’auteur a réellement su créer son propre univers, et c’est avec plaisir que je l’y suivrai à nouveau lors de son prochain roman !

2 réflexions sur “Le jardin de bronze – Gustavo Malajovitch

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