Carnets noirs – Stephen King

carnets noirs

Éditeur : Albin Michel

Parution : 2 mars 2016

Genre : Polar

Traductrices : Océane Bies & Nadine Gassie

Titre original : Finders Keepers

 

Résumé : En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.

Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

 

Avis : Le roman commence en 1978, lorsque trois individus pénètrent chez John Rothstein, un écrivain ayant pris sa retraite depuis de nombreuses années, laissant de nombreux fans dans le désespoir de ne plus pouvoir lire d’aventures de Jimmy Gold, le personnage qui l’a rendu célèbre. Vivant retiré dans sa maison, il garde précieusement dans un coffre son argent, et ses carnets, dans lesquels il a toujours continué d’écrire. Morris Bellamy, fan parmi les fans, n’a pu digéré ce que Rothstein a fait de Jimmy, et décide de le tuer, s’emparant au passage du contenu de son précieux coffre.

Mais malheureusement pour Bellamy, les choses ne se passeront pas tout à fait comme prévu. Après avoir tenté – sans succès – de revendre les carnets, il va calmer sa colère dans les bars, où l’alcool lui fera commettre l’irréparable. Et le voilà prêt à passer un temps fou en prison, loin de ces carnets qu’il n’a toujours pas pu lire – mais heureusement, bien cachés quelque part.

En parallèle, on suit la vie de Peter Saubers, dont le père a été victime en 2009 de Mr Mercedes (lire ma chronique ici). L’argent ne rentre plus assez, les parents se disputent … Et s’ils divorçaient ? Mais un beau jour, Pete trouve une curieuse malle, bien enterrée. Avant de s’intéresser aux carnets, ce qu’il voit, c’est surtout la masse de billets qui pourrait bien mettre ses parents à l’abri … Mais quand l’argent sera épuisé ? Désespéré, prêt à tout pour que sa petite sœur puisse aller dans l’école de ses rêves, Pete s’apprête à prendre une décision qui pourrait bien lui attirer des ennuis …

Quel plaisir de retrouver Stephen King et Bill Hodges ! J’ai trouvé ça plutôt sympa que ce roman soit lié à Mr Mercedes ; on retrouve Bill Hodges, Holly, Jérôme, etc … on revoit même Brady !

Ici l’histoire monte tout doucement, jusqu’à devenir asphyxiante. On suit les événements depuis 1978, Morris Bellamy en prison, l’arrivée des Saubers dans son ancienne maison, la découverte de Pete, ses décisions, la sortie de Bellamy en prison. On sent que petit à petit l’étau se resserre. Que tout est lié, et que les deux fans de Rothstein finiront par se retrouver face à face. Tout comme eux devant les carnets de l’écrivain, on se laisse emportés par l’histoire et à mesure que les pages se tournent on a du mal à lâcher le roman, jusqu’à arriver aux derniers chapitres où une véritable course contre la montre s’engage et où il nous devient impossible de lâcher le roman.

Encore une fois, un très bon polar, célébrant le pouvoir de la lecture, l’influence que peuvent avoir les personnages d’un roman sur ses lecteurs. Un roman très intéressant, où l’on peut voir également la différence entre Bellamy et Pete : deux individus qui, à peu près au même âge sont tombés amoureux des romans de Rothstein. Une obsession qui pour l’un a vraiment mal tourné. Comme le soulève Pete, sont-ils vraiment si différents au final ? Est-ce juste une question de chance/malchance ? Pas que, d’après le message que nous fait passer King !

Et puis le tout dernier chapitre est génial : une belle ouverture sur un prochain roman … hâte !

 

Merci beaucoup aux éditions Albin Michel pour la confiance et l’envoi !

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13 réflexions sur “Carnets noirs – Stephen King

  1. Pingback: Fin de ronde – Stephen King | ☆ L'heure de lire ☆

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