Tu n’as rien à craindre de moi – Joann Sfar

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Éditeur : Rue de Sèvres

Parution : 20 avril 2016

Genre : Bande dessinée

 

Résumé : C’est l’histoire des meilleurs moments de l’amour : ils se rencontrent, se regardent, se parlent des nuits entières, s’aiment sans cesse. Il la peinte, elle s’amuse à être peinte… et après ?

Joann Sfar, l’auteur du chat du rabbin, nous livre dans cet album plein de vie une variation libre, brillante et enlevée sur le binôme éternel que forment la création artistique et l’amour.

 

Avis : Seabearstein est un artiste amoureux. Et son amour passe par le regard qu’il porte sur celle qu’il appelle Mireille Darc. Alors c’est tout naturellement qu’il se propose de la peintre, de figer son amour pour elle dans ses courbes ainsi représentées. Quand il commence à la dessiner, leur relation prend un tour plus intime encore, et donne lieu à de nombreuses considérations artistiques. Mais la passion, le désir, peuvent-ils survivre à la routine de la vie ensemble ?

Dans cette bande dessinée l’on retrouve des thèmes vus maintes et maintes fois en littérature : la création artistique, le désir et l’amour. Au fil des pages, on voit que leur relation s’intensifie, en même temps qu’ils se dévoilent davantage, leurs discussions prennent plus de consistance. A travers le portrait qui se dresse d’eux, des discussions sans fin s’engagent sur la religion (lui est juif), l’art, l’amour, la vie. Si l’une se met à nu littéralement, l’autre se met à nu par ce qu’il dit. Mais l’art ne prend-il pas trop de place dans leur relation ?

Ce ne sont pas les deux seuls personnages que l’on croise, il y a également Protéine (original, comme prénom !) la meilleure amie de « Mireille » qui réfléchit sans cesse sur les hommes, l’amour, le sens de la vie. Ses apparitions sont de petits interludes qui m’ont permis de faire une pause et parfois sourire, parce qu’il faut dire que les discussions de Seabearstein ne sont pas toujours faciles à suivre, l’histoire est parfois décousue. Et puis il y a Nosolo (cette fois il s’agit d’un surnom), l’ami de Seabearstein incapable de vivre seul.

Cette bande dessinée surprenante nous parle de liberté : la liberté artistique, celle de l’amour. C’est une histoire d’amour contemporaine, qui nous donne à réfléchir sur la vie (de couple). On reconnaît le trait de Joann Sfar, son écriture particulière. Cette BD n’est peut-être pas la plus simple, et j’avoue que je suis un peu passée à côté, mais je la relirai sans doute plus tard.

 

Merci aux éditions Rue de Sèvres et à Gilles Paris pour la confiance et la découverte !

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8 réflexions sur “Tu n’as rien à craindre de moi – Joann Sfar

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