La mort est une femme comme les autres – Marie Pavlenko

9782756417769fs

Editeur : Pygmalion

Parution : 7 octobre 2015

Genre : Littérature française

Résumé : Imaginez un monde où personne ne s’éteint.
Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe.
Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out.

Emm n’en peux plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle ne peut plus se lever.
En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir.
Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine.

 

Avis : Presque un an après sa sortie, je me suis enfin lancée ! Dire qu’à peine paru en librairie, je m’étais précipitée dessus … Irrécupérable ! Bref, place à mon avis 🙂

Emm – alias la Mort – en a marre. Depuis des siècles et des siècles, elle fauche des Hommes, sans prendre le temps de s’arrêter. C’en est trop. Sa Faux désespère de la voir étendue sur le canapé, telle une larve. C’est décidé, elle l’emmène chez le psy ! Ce dernier (pas très rassuré quand il voit cette fille un peu barrée qui débarque) lui diagnostique un burn-out. Ce qu’il lui faut, c’est du repos, du temps pour elle ! Très bien, mais comment on fait ? La Mort reprend ses errances, jusqu’à ce qu’un petit geste, en apparence anodin, lui ouvre de nouvelles perspectives. Pourquoi ne pas observer un peu les humains ? Il faut dire que depuis que la Mort fait grève et que plus personne ne meurt, ils ne sont toujours pas contents, c’est fou ça, eux qui râlent quand leur dernière heure vient !

En un mot comme en mille : j’ai a-do-ré ce roman. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Emm nous réserve bien des surprises – la première étant que malgré son statut un peu particulier et le fait qu’on aimerait à priori pas trop la croiser, on s’attache à elle. Certaines situations sont tellement décalées, rocambolesques, qu’on ne peut s’empêcher de rire en les imaginant.

Bien sûr, j’ai beaucoup aimé Suzie aussi, cette jeune femme qui découvre bien trop jeune qu’elle n’a plus que quelques semaines à vivre, quand elle entend cette rumeur selon laquelle la Mort ne tuerait plus personne. A-t-elle encore un espoir ? Car si la Mort ne frappe plus, souffrance et maladie restent bien présentes. L’apparition dans sa vie d’Anatole, médecin dépassé par les événements lui rappelle à quel point la vie peut-être pleine de surprises. Avec la maladie, c’est un nouveau regard qu’elle porte sur la vie, les gens, une ouverture qui lui permet de belles rencontres.

Derrière une apparence légère, on aborde quand même quelques sujets importants et précieux : la vie qui passe à toute allure, nous qui nous disons que l’on a toujours le temps de faire ce que l’on veut, mais la fin qui arrive toujours trop tôt. Ces quelques personnes qui savent savourer la beauté de chaque instant, prendre le temps de s’arrêter pour se dire que oui, la vie est belle, oui, la vie est précieuse. Et la Mort, elle aussi apprend quelque chose : qu’elle aussi peut attirer la gentillesse, recevoir des compliments – qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier et que certains êtres suffisent à illuminer ce que les autres ternissent. Qu’un geste, un mot peut apporter tellement.

Si certains événements m’ont parus un peu prévisibles, ça n’a pas du tout gâché ma lecture. Pour tout dire, j’aurais été déçue que les choses se passent autrement (la fin par exemple). J’ai passé un super dimanche avec ce roman à l’humour caustique, avec ses airs de conte moderne, qui met du baume au cœur. Un grand plaisir de renouer avec la plume de Marie Pavlenko.

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21 réflexions sur “La mort est une femme comme les autres – Marie Pavlenko

  1. Je l’avais vu à sa sortie. En effet, ça a l’air amusant! Et qui sait? Avec le transhumanisme, peut-être que l’humanité réussira même à dégoûter la mort de la sorte dans quelques décennies…

  2. Je ne connaissais pas du tout ce livre mais ton avais m’a donné envie. J’espère croisé ce roman sur le stand des éditions Pygmalion ce samedi. Bonnes lectures 😉

  3. Pingback: Je suis ton soleil – Marie Pavlenko | ☆ L'heure de lire ☆

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