Bluebird – Tristan Koëgel

9782278081608fs

Editeur : Didier Jeunesse

Parution : 23 septembre 2015

Genre : Littérature Jeunesse

Résumé : L’extraordinaire destin de « Minnie Bluebird » devenue chanteuse de blues dans les états-unis des années 40.

Elwyn est fils d’immigrés irlandais, Minnie, fille d’un chanteur itinérant noir. Ils se rencontrent dans une plantation, et tombent amoureux. Ils ont 13 ans, et ne savent pas que leur vie est sur le point de basculer. Quelques jours plus tard, en effet, Minnie assiste au passage à tabac de son père par des hommes du Ku Klux Klan. Effondrée, elle saute dans le premier train, en partance pour Chicago.

 

Avis : Certains romans sont comme des rencontres, imprévus, inattendus, qui prennent aux tripes et emportent tout sur leur passage. Vous l’aurez compris, ce roman a été un beau coup de cœur !

Nous suivons l’histoire de Minnie, jeune fille élevée par son père depuis la mort de sa mère, sur la route, au travers des rencontres et de la musique. Car son père est songster, et armé de sa guitare, il avance jour après jour. Suite à une mauvaise chute de Minnie, ils sont obligés de faire une pause, dans une plantation dirigée par Silas, un affreux tortionnaire raciste aidé d’un Indien et d’une famille d’Irlandais, tous plus terrifiants les uns que les autres. Là, ils feront la connaissance de Papy, de toute une communauté, avec qui des liens se tisseront tout naturellement.

Mais dans l’Amérique des années 1940, en pleine ségrégation, il n’est pas facile d’être noir, et certains prennent un malin plaisir à s’attaquer à cette communauté (notamment ceux que l’on devine membres du Ku Klux Klan). C’est comme cela que Minnie se retrouvera loin de son père, et surtout loin de Elwyn, petit fantôme irlandais pour qui son cœur s’est embrasé.

Ce roman est une petite pépite. J’ai tout d’abord aimé les sujets traités : l’esclavagisme, la plantation, la ségrégation, le racisme, les relations d’entraide que l’on peut trouver dans cette communauté. Mais on parle également d’espoir, de musique, d’amitié, d’amour. J’ai aimé également comment ces sujets étaient traités : l’écriture de l’auteur est un vrai plaisir. Enfin j’ai bien aimé sa façon de nous montrer à quel point les apparences peuvent être trompeuses : le roman est découpé en plusieurs parties, dont chacun se consacre sur un personnage. Si l’on commence avec Minnie, nous avons aussi le point de vue de Nashoba, l’Indien terrifiant alias Gros Point, et pourtant si profondément humain. Le point de vue d’Elwyn aussi, par exemple. Au final tous ces différents regards nous permettent d’avoir un récit complet, d’embrasser l’ensemble de cette histoire et de rien louper de la vie des uns et des autres une fois séparés.

Une histoire romanesque, un roman lumineux, des personnages forts, une couverture magnifique, bref, un coup de cœur foudroyant.

« Moi, je me suis sentie bête. […] Bête de ne pas m’être rendu compte qu’il y aurait toujours des gens pour faire grossir les rivières entre deux personnes qui veulent simplement se rejoindre. » (page 50)

Un grand merci aux éditions Didier Jeunesse pour la confiance et la découverte !

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10 réflexions sur “Bluebird – Tristan Koëgel

  1. j’avais tellement hésiter à le prendre celui ci, que finalement je ne l’avais pas pris…. snif, l’erreur ! moi aussi je veux lire une pépite ❤

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