Les belles vies – Benoît Minville

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Éditeur : Sarbacane

Collection : Exprim’

Parution : 5 Octobre 2016

Genre : Jeunesse

Résumé : Vasco et Djib, deux banlieusards inséparables, sont envoyés pour un été en pension au cœur de la Nièvre… Un choc des cultures, des personnages flamboyants : la vie belle, les belles vies.

 

Avis : Djib et Vasco sont inséparables, dans la vie comme dans les bêtises. Impulsifs, quand on touche à l’un, on peut être sûr de voir l’autre rappliquer. Et c’est une bagarre – pour une fille, qui les envoie tout droit à Passy, en pleine cambrousse, au cœur de la Nièvre. Si les garçons y vont le cœur lourd, en traînant les pieds, ce mois d’été un peu à l’écart du temps, les changera à jamais.

Chez Tonton et Tata, couple au grand cœur, ils font la connaissance d’adolescents et d’enfants malmenés par la vie, par leurs parents. Dylan, ce grand dur qui, pour se protéger, préfère attaquer. Sa sœur Jessica, qui se protège également derrière une apparence distante, froide. Chloé, cette littéraire qui ne parle que peu d’elle mais décide de monter une pièce de théâtre. Kamel, Farah et Sirine, Gwen et Gaétan les jumeaux, si jeunes et pourtant si marqués. Si les débuts sont plutôt chaotiques, petit à petit, les deux amis trouvent leur place, se lient, et toute cette joyeuse bande s’apprivoise à mesure que les jours passent.

Comment parler le plus justement possible de ce roman ? J’ai eu un coup de cœur pour chacun de ces personnages, si différents, et pourtant unis par les mêmes peurs, par des démons, et par l’amour, la force d’Albert et Marie (Tonton et Tata). Même Dylan, prompt à chercher la bagarre, à tenir des propos racistes, est dur à détester quand on le connaît mieux. Djib et Vasco qui, sans perdre leur lien, vont grandir, faire leurs expériences chacun de leur côté.

Et que dire de la plume de l’auteur ? C’est le premier roman que je lis de lui, et j’en sors émerveillée. Je crois pouvoir dire sans me tromper, que quelqu’un d’autre n’aurait pas réussi aussi bien que lui à nous faire percevoir ces belles vies.

Ce roman, c’est une parenthèse hors du temps, un moment privilégié. Un été où les plaies commencent à se panser – même si le chemin un long. Un été de premières fois. De petits moments de bonheur qui font tout. C’est un roman de tolérance, de vie, d’humanité, porté par des mots justes, vrais, où l’on sent toute la passion, toute la colère, l’espoir, la tendresse, toutes les émotions de ces enfants en ébullition. Un roman dont on aurait voulu qu’il ne finisse jamais – un peu comme quand vient la fin de l’été, des personnages avec qui on voudrait garder contact. Mais j’ai entièrement confiance en eux pour mener une chouette vie.

Alors merci à Benoît Minville de nous avoir offert le privilège de rencontrer ces personnages hauts en couleur. Ces cœurs purs, ces vies cabossées.  Cette belle famille. Ces belles vies.

 

Merci aux éditions Sarbacane pour la confiance et la belle découverte.

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