Troupe 52 – Nick Cutter

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Éditeur : Denoël

Parution : 14 novembre 2016

Traductrice : Eric Fontaine

Titre original : The troop

 

Résumé : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.

Coupée du reste du monde, la trouve va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

A mi chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

 

Avis : Alors que Tim Riggs, chef scout, a emmené un groupe de jeunes sur Falstaff Island, un étrange individu s’approche de leur cabane, avec pour principal – et unique – objectif : trouver à manger. Tim, également médecin, ne peut se résoudre à le laisser dans la nature, d’autant plus quand il apparaît qu’il est malade, très malade. Mais les choses basculent vite dans l’horreur à mesure que son mal se répand … et se transmet. Le séjour vire au cauchemar, les relations changent, certaines personnalités se révèlent (et nous, comment réagirions-nous ?).

Cette histoire se déroule dans un huis-clos angoissant. Tout se passe sur l’île. De temps en temps, les chapitres sont entrecoupés de rapports, d’interrogatoires, d’articles de journaux, qui nous en disent un peu plus sur ce mystérieux individu malade, mais aussi sur la terrible expérience à l’origine du virus qui l’habite : j’ai adoré ces parties.

Les personnages sont plutôt bien travaillés, on découvre leurs personnalités, leur contexte familial. Si certains m’ont prodigieusement agacée (voire dégoûtée), je me suis presque attachée à d’autres. Dans l’ensemble, j’ai trouvé que nos 5 ados étaient un peu trop stéréotypés, mais ça ne m’a pas forcément dérangée. Petit à petit, l’angoisse monte. On sait plus ou moins comment les choses vont se terminer donc il n’y a pas tant de surprise que ça, mais il faut dire que l’ambiance est quand même particulière !

Personnellement, n’étant pas fan des vers j’ai trouvé certains passages assez … grouillants 😛 mais on sent que Nick Cutter maîtrise son sujet s’en donne à cœur joie ! Le style est efficace, fluide, travaillé, donnant un côté réaliste à cette histoire. Par contre, je n’ai pas tant trouvé que l’angoisse, l’horreur tenait à la présence des vers, mais à la réaction des enfants (parfois moins crédibles d’ailleurs !).

En bref, un roman angoissant, légèrement gore/dérangeant parfois dans l’idée de ces charmants petits vers (sans paradoxalement être pour autant terrifiant) et pourtant fascinant. Pas forcément ce que je lis habituellement, mais j’ai passé un bon moment (et j’aime beaucoup la couverture qui donne déjà une idée de l’ambiance sur cette île !) Un petit conseil toutefois : évitez de manger avant de le lire !

Merci aux éditions Denoël pour la confiance et la découverte !

 

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16 réflexions sur “Troupe 52 – Nick Cutter

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