Harry Potter et l’enfant maudit ; parties un et deux – John Tiffany & Jack Thorne & J.K. Rowling

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Parution : 14 octobre 2016

Genre : Pièce de théâtre

Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé : La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au cœur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.

Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

 

Avis : Quand j’ai appris que Harry Potter et l’enfant maudit allait sortir, je me disais que je ne le lirais pas. Pour moi, Harry Potter c’était 7 tomes, écrit par J.K.Rowling, point. Comment une huitième histoire, sous forme théâtrale et écrit par d’autres qu’elle, pourrait être à la hauteur ? Pourquoi légitimer ce texte face à des tas de fan-fictions qui auraient pu être tout aussi intéressantes ? Puis le livre est sorti, et j’ai entendu beaucoup d’avis divergents. Et puisqu’il n’y a que les cons imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’ai finalement saisi l’opportunité de le lire. Ai-je aimé ou non ? Suspens !

Dans cette nouvelle histoire, nous retrouvons les personnages de J.K. Rowling tels que nous les avions laissés dans l’épilogue d’Harry Potter et les reliques de la mort, le 7ème volet de cette saga. Travaillant au ministère de la magie, Harry Potter n’est toujours pas débarrassé de son lourd passé. D’autant plus que son fils Albus a du mal à trouver sa place, écrasé par ce gros héritage familial. Alors quand l’occasion survient de peut-être changer les choses, Albus et son meilleur ami Scorpius n’hésitent pas. Quand passé et présent se mêlent, les ténèbres pourraient bien resurgir..

Comme vous le savez sans doute déjà, il ne s’agit pas ici d’un roman, mais d’une pièce de théâtre. Moi qui aime beaucoup le théâtre, je n’avais rien contre cette idée – j’étais même la première à la défendre. Mais ça, c’était avant de la lire. Au fur et à mesure de ma lecture, je me disais de plus en plus « mais pourquoi ?! ». Cette histoire aurait mérité plus de détails, plus d’explications que quelques répliques agrémentées de didascalies. Didascalies qui, disons-le en passant, outrepassent quelque peu leur rôle. Je vais me contenter de reprendre la définition de Wikipédia :

« Une didascalie, dans le texte d’une pièce de théâtre ou le scénario d’un film, est une note ou un paragraphe, rédigé par l’auteur à l’intention des acteurs ou du metteur en scène, donnant des indications d’action, de jeu ou de mise en scène. Elle remplit une fonction scénique en donnant des indications, notamment sur le comportement, l’humeur ou encore la tenue vestimentaire d’un personnage. »

Nous sommes donc bien d’accord qu’il s’agit d’apporter une simple indication. Or, à de nombreuses reprises, nous avons une appréciation, une note de subjectivité, qui n’aurait rien à faire là. Et je dois dire que ça m’a un peu dérangée. Soit on fait une pièce de théâtre et on s’en tient à ça, soit on écrit un roman, on ne fait pas un mixe. A la page 124, c’est « magnifique », « splendide ». Page 127 on a même le droit à une petite précision : « c’est lui qui l’affirme, pas nous », c’est qui, ce « nous ? » Page 207, Hermione ressemble à une guerrière, « et ce rôle lui va plutôt bien », qu’est-ce si ce n’est une appréciation encore une fois ? Je ne vais pas noter toute la liste de termes que j’ai relevé, ce n’est pas le but ici. Sachez juste que j’ai eu un peu de mal avec ces pseudos-didascalies, qui n’hésitent pas à donner dans l’envolée lyrique de temps en temps.

A part ça, que dire de l’histoire ? L’idée était sympa, j’ai bien aimé retrouver les personnages de mon enfance/adolescence, et découvrir leurs enfants. Mais est-ce moi qui ait grandi ? Je ne pense pas que la réponse se trouve ici, car si je relis la saga, je suis sûre de ne pas éprouver le même ressenti qu’ici. Car malheureusement, j’ai trouvé certaines répliques/certains personnages tellement fades, tellement creux (coucou Harry). Tellement en dessous-de ce qu’ils avaient été. Tellement mélos (coucou Dumbledore). [Mais HEUREUSEMENT, on a aussi quelques répliques plutôt drôles qui relèvent le niveau, mais aussi le personnage de Scorpius que j’ai pour ma part beaucoup aimé.] Et puis l’intrigue centrale me semble tellement tirée par les cheveux (pour éviter les spoilers je passerai dessus). Amène tellement de questions auxquelles les auteurs ne semblent pas avoir pensé. Et par moment me semblait tellement brouillon (probablement dû au fait d’avoir choisi le format pièce de théâtre qui limite quelque peu les descriptions), notamment au niveau des époques.

En dehors de ces quelques remarques, plonger dans une nouvelle histoire d’Harry Potter, c’était un peu comme se glisser dans son lit un soir d’hiver. Chaud, réconfortant. On connaît l’univers, on n’a rien besoin de nous expliquer. On retrouve de vieux amis. C’est sympa. Alors oui, ces amis changent. Oui, tout n’est pas exactement comme on l’a laissé. Malgré les points négatifs (pour moi) que j’ai soulevé plus haut, je ne regrette pas ma lecture, et je suis tout de même contente d’avoir replongé dans cet univers que j’aime tant. Qui m’a d’ailleurs donné envie de relire les 7 tomes, les seuls vraiment légitimes de cette saga, nah !

Au final, je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. J’ai mis un peu de temps à faire ma chronique car je ne savais pas trop quoi en penser. Je dirais que mon avis est mitigé. Une façon de retrouver encore une fois cet univers, mais absolument pas nécessaire (surtout si c’est la porte ouverte à toute une déclinaison d’autres aventures).

 

 

Merci à Gilles Paris et aux éditions Gallimard Jeunesse pour la confiance et la découverte !

 

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Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas à cliquer ici !

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12 réflexions sur “Harry Potter et l’enfant maudit ; parties un et deux – John Tiffany & Jack Thorne & J.K. Rowling

  1. je ne l’ai toujours pas lu, je pense que je vais être trop déçue de cette pièce-fanfiction du coup je recule je renacle ^^;
    J’aimerais beaucoup la voir sur les planches par contre, peut être que les défauts que tu relèves sont gommés par les acteurs et leurs interprétations ?

  2. Moi j’ai été heureuse de retrouver mes personnages préférés. Ce fut un beau coup de coeur même si c’est différent. Il ne faut pas oublier que le format pièce de théâtre n’est pas forcément le même qu’un gros pavé. Il n’y a pas de place pour les détails… Alors moi je trouve qu’ils s’en sont bien sorti ^^

    • Oui, je suis d’accord avec toi ^^ Mais justement, peut-être « à cause » de l’univers foisonnant d’Harry Potter, le format pièce de théâtre limite pas mal ^^
      En tout cas, contente que tu aies aimé, comme quoi c’est toujours subjectif ^^

  3. J’ai les mêmes appréhensions que toi au début. Si j’ai l’occasion de le lire, oui mais sinon, tant pis.
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

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