La fourmi rouge – Émilie Chazerand

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Éditeur : Sarbacane

Collection : Exprim’

Parution : 23 août 2017

Genre : Jeunesse

 

Résumé : Vania Strudel  a 15 ans et :

> un père taxidermiste qui l’emmène au collège à bord de sa « ouafture »
> une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée
> un oeil qui part en vrille, et une vie qui prend à peu près la même direction

Bref, son existence est une succession de vacheries.
Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu’elle n’est pas une banale « fourmi noire » sans ambition.
Elle serait plutôt du genre »fourmi rouge » !

 

 

Avis : Comme vous le savez peut-être, il y a plusieurs maisons d’édition/collections jeunesse que j’aime beaucoup, dont notamment la collection Exprim’ des éditions Sarbacane. Qu’on accroche ou moins, les textes sont toujours étonnants, originaux, forts, profonds, et surtout terriblement bien écrits. Avec tout le bruit qu’il y a eu autour de la sortie de ce roman, j’étais très curieuse de le découvrir.

Vania Strudel – oui, il y en a qui ne sont vraiment pas gâtés par la nature – est une jeune fille de 15 ans, plutôt banale … Qui pourrait même carrément être transparente, si elle n’était pas atteinte d’un ptosis congénital à l’œil, et n’était pas le bouc-émissaire de Charlotte, la fille la plus populaire du lycée, depuis des années. Cette même fille qui a jeté son dévolu sur le meilleur ami de Vania, au grand dam de cette dernière qui décide de ne plus lui adresser la parole. Alors que cette nouvelle année promet d’être au moins aussi nulle que les précédentes, la jeune fille reçoit un curieux mail, d’un mystérieux expéditeur, l’incitant à se secouer et reprendre sa vie en main : elle est une fourmi rouge parmi la masse des noires. Il est temps qu’elle se réveille au lieu de subir sa vie, de choisir ce qu’elle veut dedans, et surtout ce qu’elle ne veut pas.

Comment vous dire à quel point j’ai adoré ce roman ? Tout m’a plu. Le fond, la forme, de la première majuscule au point final. Vania est une héroïne comme je les aime, avec un vécu, des sentiments enfouis. Elle n’hésite pas à (se) mentir, et on ne voit rien venir. A son âge, j’aurais aimé avoir des amis comme elle, qu’il s’agisse de Pirach ou d’Abraham. J’ai aimé sa relation avec Victoire également, le genre de relation qu’on ne choisi pas vraiment, et que pourtant, on n’échangerait pour rien au monde. Le père de Vania est également génialissime (et une scène m’a vraiment fait de la peine pour lui).

L’écriture d’Émilie Chazerand est un pur régal : c’est fin, c’est subtile, c’est drôle. Certains personnages sont à mourir de rire, et d’autres profondément touchants. Parce que dans ce roman, on parle de beaucoup de choses. Des familles un peu bancales, mais tellement belles. D’amour. D’amitié. D’abandon. De harcèlement. De (re)construction. D’acceptation. De l’importance que quelqu’un croit en nous.

Un roman bourré d’humour et de réflexions, aux personnages justes. Une histoire qui fait du bien au moral, à lire de toute urgence !

 

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Merci aux éditions Sarbacane pour la confiance et la magnifique découverte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17 réflexions sur “La fourmi rouge – Émilie Chazerand

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