Gary Cook, tome 1 : le pont des oubliés – Romain Quirot & Antoine Jaunin

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Éditeur : Nathan

Année de parution :  30 août 2017

Genre : Jeunesse

 

Résumé : Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer pour l’espace.

Gary Cook a grandi sous le point des Oubliés, l’un des derniers refuges sur la Terre condamnée. A quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur petit bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin.

Au loin, des navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès. Mais Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme pourra gagner sa place à bord.

S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques…

 

Avis : Gary vit seul avec son père – et Météor, un nébulo – depuis que sa mère est partie. Chaque jour, il pêche avec ses deux meilleurs amis, dans l’espoir d’améliorer quelque peu leur quotidien. Ils font partie des Oubliés, ceux qui n’ont pas la chance de ne manquer de rien, bien à l’abri dans les tours. Leur seul espoir pour échapper à cette Terre dévastée et envahie par les eaux, c’est de partir à bord d’une navette, direction l’espace. Alors quand la rumeur leur apprend que des places sont à remporter pendant la prochaine course marine, les trois amis n’ont plus le choix : ils doivent gagner. Mais les places sont chères, et certains sont prêts à tout. L’arrivée de Lucie dans leur trio va apporter un peu de nouveauté (apparemment devenue Lou dans la version définitive ?) ainsi qu’une nouvelle force dans cette aventure.

Au début, ce roman m’a fait penser à New Earth Project de David Moitet pour l’ambiance : un monde dévasté, où l’eau envahi tout petit à petit. Ceux qui n’ont pas la chance de vivre dans ces belles et grandes tours blanches, ont trouvé refuge sous les ponts. Ce sont les Oubliés. Un seul espoir : faire partie de ceux qui partiront dans l’espace, à bord des navettes. Puisqu’à force, ça devient difficile de se démarquer en choisissant une histoire dans un tel contexte, je ne me suis pas arrêtée sur ce point, et ai poursuivi ma lecture en me concentrant sur ce que j’avais entre les mains. Petit point original d’ailleurs, au passage : on n’a pas ici une opposition riches/pauvres, habitants des Tours/Oubliés, pas la révélation d’une grande trahison de ceux d’en haut. On se doute, on imagine que tout n’est pas dit, qu’on a encore beaucoup de choses à découvrir, tout comme Gary, mais avec ce tome introductif, on est essentiellement sur la vie des Oubliés, de Gary et ses camarades.

Au niveau des personnages, je me suis plus attachée à Gary. Pourtant, j’ai eu peur, au début, malgré les belles réflexions qu’il peut nous offrir parfois. Comparé à ses amis, il est plus effacé, en retrait. Face à l’ennemi, il a peur, n’ose pas. Et pourtant, c’est ça qui le rend humain, comme nous. Ce n’est pas le héros aussi musclé que beau gosse, il est un peu rondouillard, il a peur, il est tétanisé parfois. Il est comme ça, et alors ? Personne ne l’avait prévenu qu’il deviendrait héros d’un roman, après tout 😛 Ce ne sera pas le premier à se jeter dans la bagarre. Et pourtant, petit à petit, il change, évolue, s’impose, ose. Pas toujours à temps, mais quand même. Il va finir par sortir de la cage dans laquelle il s’est enfermé lui-même, et prendre les choses en main, ouvrir les yeux. Au final, on ne naît pas héros, on le devient. J’ai hâte de voir ce que la suite de cette trilogie lui réserve. J’ai apprécié le personnage de Lucie (oui, pour moi c’est Lucie), qui apporte un peu de mystère avec elle. Et surtout, du caractère, face à Gary qui en manque parfois : c’est appréciable.

Globalement, j’ai apprécié ma lecture, l’univers créé. J’aurais peut-être aimé en savoir un peu plus, davantage visualiser le pont, les tours, l’eau autour. Et surtout, savoir ce qui s’était réellement passé avant, ce qui avait conduit à tout ça. C’est un peu dommage, parce que de ça, on ne sait rien. Par ailleurs, ce que je reprochais un peu à New Earth Project, c’est d’aller trop vite : en un seul volume, il se passait beaucoup (trop) de choses, enlevant peut-être un peu de crédibilité. Ici, on prend bien le temps de construire l’histoire, de vivre les diverses aventures. Il s’agit du premier volet d’une trilogie, du coup on prend le temps de bien poser l’histoire.

Du point de vue de l’écriture, j’ai beaucoup aimé. C’est fluide, détaillé, très visuel, et donc très agréable.

En bref, un premier tome bien réussi, bien écrit, qui donne envie de découvrir la suite !

 

Bande annonce

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

 

libr

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24 réflexions sur “Gary Cook, tome 1 : le pont des oubliés – Romain Quirot & Antoine Jaunin

  1. Il me tente énormément ce roman ! je vais attendre encore quelques avis pour me décider à l’acheter ou non. Mais pour le moment c’est bien parti pour 😉

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