Tortues à l’infini – John Green

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Parution : 10 octobre 2017

Genre : Littérature jeunesse

Traduction : Catherine Gibert

 

Résumé : Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis. Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

 

Avis : Jusqu’à Tortues à l’infini, je n’avais lu qu’un seul roman de John Green (sans surprise, nos étoiles contraires, que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé). Comme j’ai un peu tendance à fuir les auteurs ou les livres trop encensés, je clamais déjà à qui voulais l’entendre que je ne lirais pas ce nouveau roman, ou du moins pas tout de suite. Finalement, je l’ai lu. Finalement, j’ai aimé. Comme quoi ! En tout cas, après plusieurs semaines, il était temps que je fasse ma chronique !

Aza Holmes pourrait être une ado de 16 ans tout ce qu’il y a de plus normale, si elle n’était pas atteinte d’une pathologie psychique, l’entraînant dans des spirales obsessionnelles sans fin. Avec sa meilleure amie Daisy, elles se mettent en tête d’en savoir plus la mystérieuse disparition d’un milliardaire : ça tombe bien, elle connaît son fils. Petit à petit, elle va nouer une relation avec Davis. Mais pas facile quand on ne contrôle pas ses angoisses …

J’avais lu beaucoup d’avis disant que dans ce roman, il ne se passe rien. Effectivement, l’intrigue de fond (la disparition du milliardaire) sert justement de fond, de prétexte à créer un lien entre Davis et Aza, l’occasion de nous dépeindre fréquemment le trouble dont souffre la jeune fille. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé leur relation, ainsi que certaines réflexions du jeune homme, les extraits de son blog. J’ai eu un gros coup de cœur pour Aza, aussi fragile que forte. J’avais envie de lui prendre la main (comprendront ceux qui ont lu le livre peut-être) et de lui dire que tout allait finir par s’arranger. J’ai par contre eu plus de mal avec Daisy à partir du moment où elle sort avec un garçon, mais aussi lors d’un passage où je l’ai trouvée plutôt dure, voire injuste avec Aza – excepté ça, j’aime son côté excentrique, et sa présence dans la vie d’Aza.

A certains moment, on aurait envie de la secouer, de lui dire de se calmer, d’être rationnelle un peu. Et c’est justement là que ça fait mal au cœur, où l’on réalise à quel point ces spirales sont infernales, oppressantes, presque sans issues. Qu’elle ne choisi pas d’être comme ça. Si ces pensées – agrémentée de chiffres, de données rationnelles – ont un côté rassurantes pour Aza, elle sait aussi à quel point tout cela pourri ses rapports, ses relations. Ce n’est pas ainsi qu’elle rêvait de vivre sa vie. Comment être insouciante avec sa meilleure amie quand on ne peut empêcher son cerveau de fonctionner à plein régime ? Comment se laisser embrasser par un garçon quand on pense aux microbes qui vont s’échanger, et peut-être nous tuer ? Et finalement, ça me fait penser à nos vies, la façon dont parfois on peut manquer de patience, d’écoute, d’empathie. Alors qu’on ne sait pas contre quoi peuvent se battre certaines personnes.

J’ai lu certaines chroniques disant que ce roman n’était pas le meilleur de l’auteur. Que c’est, finalement, du déjà-vu. N’ayant, comme je disais plus haut, lu qu’un seul autre livre de John Green, je ne saurais dire. Ceci étant dit, j’ai passé un bon moment. Je ne pensais pas m’attacher autant à Aza. Je ne pensais pas que cette histoire me toucherait autant. Alors même si ce n’est pas son meilleur, c’est tout de même un roman à découvrir. Parce qu’il nous parle avec justesse de l’adolescence, mais aussi de cette anxiété qui peut paralyser, de ces troubles obsessionnels, de toute cette souffrance contenue, mais qui suinte à la surface. Parce que vous lirez peu de roman abordant la question de maladies mentales, avec autant de justesse et de sensibilité.

Je n’en dirais pas plus … à vous de découvrir ce roman (dont j’ai d’ailleurs beaucoup aimé la fin!).

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19 réflexions sur “Tortues à l’infini – John Green

  1. Celui là je le veux . Je n’ai pas trop regardé les chroniques et je n’avais pas vu que certains étaient déçus. Quand je le lirais, je n’attendrais pas trop du coup.

  2. Des livres de l’auteur que j’ai lu, je n’ai vraiment aimé que « nos étoiles contraires » qui était un peu à part pour moi. Et j’avoue que le résumé de celui-ci ne me donne pas forcément une grosse envie de le découvrir. j’ai peut-être tort et je finirais peut-être comme toi par le lire un jour mais pour le moment, ce n’est pas le cas

  3. Je n’arrive pas à savoir ce que j’attends de ce livre ! Du coup, j’ai préféré reporter ma lecture plutôt que d’être soit déçue soit trop enthousiaste. Je ne sais pas si c’est clair ce que je raconte ^^

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