Le pacte d’Emma, tome 1 – Nine Gorman

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Editeur : Albin Michel

Parution : 2 novembre 2017

Genre : Young Adult

 

Résumé : Je pensais qu’en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie, mais c’est ma raison qui est en train de s’envoler. Je l’ai embrassé, mais ce n’est pas ce qui est le plus déraisonnable. Ce qui l’est, c’est que j’ai aimé ça

 

Avis : Je sais que je dis souvent que je n’aime pas lire un livre dont tout le monde parle. Pourtant, quand j’ai su que Nine Gorman, la célèbre blogueuse, allait sortir un roman, j’étais tout de même très curieuse de le découvrir. Ce que j’en avait entendu m’avait intriguée, et puis j’avais envie de me faire mon propre avis. J’étais curieuse de savoir si les éditions Albin Michel avaient misé sur elle en raison de sa notoriété, ou si son roman était vraiment super. Verdict ? Voici mon avis (suspens de dingue 😛 ).

Emma est une jeune femme de 21 ans, atteinte d’une maladie neurodégénérative, on parle du syndrome de Beckyngton – rebaptisé Becky par la jeune fille. Alors que les symptômes sont de plus ne plus présents, elle sait qu’elle va finir par mourir. Son frère, qui ne voulait pas la laisser affronter cela seule, la suit jusque New York, où ils commencent une nouvelle vie. Quand la jeune fille décroche un nouveau poste chez Anderson Corporation, elle est loin d’imaginer que sa vie est sur le point de changer. Car son nouveau chef ressemble étrangement à l’homme qu’elle a vu tuer une jeune femme quelques nuits plus tôt …

Quand j’ai commencé ma lecture, j’avais grosso modo le pitch en tête. Mais comme il n’y a pas de résumé sur la quatrième de couverture, j’avançais un peu à tâtons – d’ailleurs j’ai trouvé dommage de mettre un passage aussi « explicite » en 4ème de couverture : on sait que ce dont il est question va finir par arriver, et je trouve que ça biaise un peu ce qu’on lit, puisqu’on sait ce qui va advenir. Pendant un instant, j’avais oublié qu’il allait être question de vampires, jusqu’à ce que, enfin, les mots soient dits. Pour tout dire, j’ai aimé le tournant que prenait l’histoire, ça ajoutait un petit « quelque chose » autour de la maladie dont souffre la jeune femme, qui entrevoit enfin une lumière au bout de son tunnel. J’ai déjà lu divers romans sur les vampires, mais à mon souvenir c’est la première fois que j’en lis un avec la thématique du vampire.

Seulement, voilà. Dès lors que les sentiments/la tension sexuelle apparaissent, j’aurais aimé retrouver moins de clichés et moins souvent lever les yeux au ciel. Le vampire/homme torturé qui a choisi de renoncer à son humanité. Qui passe son temps à partir et revenir, luttant contre ce qu’il ressent. Le fait que tout se passe à New York aussi. J’avais parfois l’impression de lire un Twilight (les passages plus mièvres ou vampiriques) à la sauce Vampire Diaries (Andrew m’a énormément fait penser à Damon), mêlé d’un 50 nuances de Grey (les passages plus chauds) – d’autant plus qu’Andrew est un chef d’entreprise influant ; j’ai trouvé ça dommage que les influences de l’auteure soient aussi facilement décelables. Et puis s’il y a quelque chose avec quoi j’ai beaucoup de mal, c’est les triangles amoureux (surtout quand ça implique deux frères – cliché à souhait – opposant l’homme parfait à celui qui est bouffé par ses démons, qui deviennent donc des rivaux, on est encore une fois pas sans penser à Vampire Diaries).

Toutefois, l’histoire est agréable à lire, on a envie de savoir la suite, et les pages se tournent aisément. Certes, il y a beaucoup de clichés, mais je comprends aussi que ça ne dérange pas tout le monde. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la grosse révélation que l’on a à un moment donné : ça relance l’intrigue, ça la dynamise un peu, et pour le coup, je n’avais rien vu venir. J’ai beaucoup aimé ce tournant de l’histoire, et ça change un peu des réflexions d’Emma, qui a tendance un peu à s’apitoyer sur son sort (pas que je minimise l’impact d’une tellement maladie, bien sûr, mais à des moments, j’ai trouvé que c’était limite).

Au niveau des personnages, contrairement à beaucoup de lectrices, j’ai eu du mal avec Andrew. Bourré de clichés donc, il oscille entre parfait salaud et amoureux transi. Certes, j’aime les hommes torturés, j’aime quand rien n’est acquis au premier regard en amour, mais là, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à comprendre Emma – du moins, j’ai trouvé que ça allait beaucoup, beaucoup trop vite. D’ailleurs, sa maladie prend tellement de place dans sa vie et ses pensées qu’Emma accepte finalement assez facilement l’existence de vampires, et ne fait preuve d’aucune curiosité. Du coup, eh bien nous non plus, on n’en sait pas plus, et c’est assez frustrant. Tout ce qui compte pour elle, c’est d’avoir ce qu’elle veut, elle ne cherche pas plus loin. Par contre, j’ai bien aimé la relation de la jeune femme avec son frère Jonathan, très proches, il est très présent pour elle – d’après ce qu’on en sait : j’aurais quand même aimé le voir davantage. J’ai trouvé aussi qu’entre Matthew et Emma, ça allait très vite – même d’un point de vue amical – elle passe de la fille peu sûre d’elle, qui n’a jamais eu de rencard, ni même de vrai ami (exceptée sa meilleure amie Rebecca) à la fille qui fait des câlins et blague à tout va (coucou Nathan).

Du point de vue de l’écriture, même si ça n’a rien de transcendant, c’est fluide, agréable, et ça a au moins le mérite de nous faire tourner les pages à toute vitesse : on a envie de savoir. J’avoue ne pas avoir lu ce roman quand il n’était encore que sur Wattpad, mais il paraît que le texte a été remarquablement retravaillé. Bon. N’empêche que parfois, je n’ai pu m’empêcher de lever les yeux au ciel : on passe de passages profonds, de belles réflexions, à des passages mièvres. Des passages plus « adultes » à des passages plus « gnangnans ».

La petite originalité tient peut-être finalement à la maladie d’Emma – dont j’aurais aimé en savoir plus. Ça rajoute une petite tension dramatique supplémentaire, on espère qu’elle tienne, que ses résultats ne reviennent pas plus mauvais à chaque fois. J’aurais peut-être aimé qu’elle nous en parle un peu plus au quotidien, mais pour ce qu’on en voit, c’est tout de même terrible, et ça ne peut que faire mal au cœur. J’ai également bien apprécié les touches d’humour de la jeune fille ou de certaines répliques, ainsi que, comme je disais plus haut, certains rebondissements : Nine n’hésite pas à jouer avec son lecteur, et c’est cool. D’ailleurs, après les révélations finales, je n’avais qu’une envie : me précipiter sur la suite (bien sûr, il va falloir patienter l’année prochaine).

Au final, cette lecture est loin d’en être une mauvaise : disons que j’en sors plutôt mitigée. J’ai aimé découvrir cette histoire (et dans la globalité je l’ai appréciée), je déplore juste les clichés et le fait que tout aille trop vite sans que l’on ait énormément d’éléments. Mais il ne s’agit que d’un premier tome, et j’ai bon espoir pour la suite que je lirais à coup sûr !

22 réflexions sur “Le pacte d’Emma, tome 1 – Nine Gorman

  1. Ce roman m’attire beaucoup et principalement car c’est Nine qui l’a écrit.
    J’espere etre un peu moins embeter que toi par les clichés mais je pense que j’y suis préparée
    Merci de cette chronique.
    Bonne semaine

  2. Ma sœur a bien apprécié cette lecture et me l’a conseillé. Comme toi elle y a trouvé quelques défauts mais heureusement aussi de très bonnes choses ! 🙂

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