Irena, tome 1 : le Ghetto – Morvan, Evrard, Tréfouël, Walter

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Éditeur : Glénat

Parution : 4 janvier 2017

Genre : BD, jeunesse

 

Résumé : C’est l’histoire d’une femme ordinaire qui réalisa quelque chose d’extraordinaire, dans ses circonstances insensées, pendant une période effroyable.

 

Avis : Ce que j’aime, dans mon métier de libraire, ce sont les échanges avec les clients. Bien sûr, souvent on nous demande un renseignement, un avis. Mais, il y a aussi ces clients qui (re)viennent pour nous parler de l’un de leurs coups de cœur, qui a leur tour nous conseille un titre qui était jusque là passé inaperçu. Il y a quelques semaines, il y a cette personne qui m’a parlé de la série Irena, avec de tels mots que je ne pouvais pas passer à côté, alors qu’à tort, je ne m’étais pas arrêtée sur ce titre lors de sa sortie.

Ce premier tome nous emmène tout droit en mars 1941, au Ghetto de Varsovie. Irena travaille pour le département d’aide sociale, et vient quotidiennement au ghetto pour soigner, apporter de la nourriture, soulager un peu ces juifs cloîtrés derrière ces murs. Un beau jour, une femme très malade lui demande de s’occuper de son fils après sa mort. Irena doit-elle accepter, quitte à mettre en danger la vie de ses collègues ? Peut-elle réellement accepter de sauver cet enfant, mais pas les autres ?

Vous l’aurez compris, on va parler ici des atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale, à travers un personnage qui a réellement existé, qui a réussi à sauver près de 2500 enfants du Ghetto de Varsovie, et qui a été déclarée « Juste parmi les nations » en 1965.

Tout d’abord, cette BD se lit très vite. Certaines cases n’ont même pas de texte, et ce sont, au final, peut-être les plus bouleversantes, les moments les plus forts. Et les souvenirs, les rêves, les espoirs, et les désillusions des enfants du ghetto ont largement le temps de nous serrer le cœur. L’inhumanité de certains partisans du Fürher – je pense notamment à l’Obersturmführer qui m’a juste donné envie de vomir à plusieurs reprises – crève le cœur, et l’on se sent tellement impuissants face à ces actes atroces perpétrés à l’époque. Je n’ose même pas imaginer ce que ces gens ont pu ressentir.

A la base destiné à la jeunesse, cet album pourra sans souci être lu par des adultes. Si les illustrations sont de prime abord « mignonnes », enfantines, naïves, elles sont également pleines de sensibilité, et surtout, cela n’enlève rien à la dureté et à l’atrocité des faits commis. La méchanceté gratuite, le meurtre de sang froid, la torture, mais aussi les pillages du Reich, triste réalité dont les jeunes entendront sûrement parler au collège. Surtout, Irena Sendlerowa est un nom dont je n’avais pour ma part jamais entendu parler (ou alors ça ne me dit plus rien), et je pense qu’il est important, essentiel, de connaître, de se souvenir de ces personnes héroïques qui ont risqué la vie pour en sauver d’autres.

Au final, une bande dessinée bouleversante, qui prend aux tripes, mais terriblement essentielle. Même si je risque encore d’user plus d’un Kleenex, une chose est sûre, il faut que je découvre la suite.

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