Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin

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Éditeur : Le livre de poche

Parution : 4 octobre 2017

Genre : Littérature française

 

Résumé : Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d’apprendre à lire. Les deux femmes se lient d’amitié, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de sa propre histoire. Un jour, un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et fait une terrible révélation.
À la fois drôle et mélancolique,  un roman d’amours passées, présentes, inavouées… éblouissantes.

 

Avis : J’entends parler de ce roman depuis pas mal de temps, mais comme toujours je suis une peu frileuse quand il s’agit d’un roman encensé par les critiques/blogueurs. Et puis, j’avoue, avec ma PAL qui déborde de tous les côtés, j’ai parfois tendance à privilégier les services presse ou des lectures pour le boulot. Bref, il était plus que temps de découvrir par moi-même ce roman, et rien de tel que les vacances pour se faire plaisir !

Justine, orpheline de 21 ans, travaille comme aide-soignante dans une maison de retraite. Si elle aime écouter ses pensionnaires, celle qui la passionne le plus, c’est Hélène, sa vie, sa rencontre avec Lucien, la guerre, sa mouette. Et puis, à force d’écouter l’histoire des autres, Justine commence à se dire qu’il serait peut-être temps qu’elle connaisse aussi sa propre histoire. Mais est-on jamais prêt à découvrir de terribles secrets ? En parallèle, un drôle de corbeau sévi à la maison de retraite, semant le trouble parmi le personnel soignant mais réjouissant les pensionnaires.

Ah ce roman. Quelle découverte. Quelle claque ! Je ne vais pas me fustiger en me demandant pourquoi je ne l’ai pas lu plus tôt, parce que je pense que chaque lecture a son moment (et puis, surtout, le principal c’est de l’avoir enfin lu !), mais quand même, dire que j’aurai pu passer à côté !

Ce roman, c’est un petit bijou précieusement ciselé. Un diamant brut, posé délicatement dans un écrin (oui, j’ai peut-être pris un peu trop le soleil pendant ma lecture, allez savoir !). J’aime quand un roman me fait ressentir quelque chose, de la joie, de la tristesse, de la colère, peu importe, tant qu’il ne me laisse pas indifférente. Et là, qu’est-ce j’ai pu ressentir d’émotions différentes ! De la tendresse, de l’amour pour ces personnages, pour Justine, pour Hélène. De l’injustice, de la tristesse, de la colère, pour cette guerre, ses injustices, ses conséquences, ses mensonges. Et encore toute une palette bien complexe pour l’histoire de Justine. Si l’intrigue en elle-même est parfaite, elle est encore sublimée par l’écriture de Valérie Perrin. Une écriture visuelle, cinématographique, mais aussi profonde, subtile, douce, poétique. Les passages d’Hélène sont d’ailleurs peut-être bien mes préférés pour tout ce qu’ils renferment.

On navigue entre passés et présents. J’en parle au pluriel, car on a le passé d’Hélène, sa rencontre avec Lucien, la guerre, l’après, qui se déroule petit à petit, de temps en temps. Le passé de Justine, ou plutôt celui de ses parents, de ses grands-parents. Qui pareil, se dévoile petit à petit, créant une tension, un suspens, qui finalement ne pourra jamais nous préparer à la brutalité d’une réalité toute crue. Et puis on a le présent de Justine, cette jeune fille qui jusque-là justement ne voulait vivre que dans le présent, pas d’attaches, pas de projets. Le quotidien d’une aide-soignante, mais aussi d’une sœur, d’une petite-fille, d’une jeune femme de 21 ans qui aime sortir et faire la fête. Et puis ce corbeau, qui ne sème ni terreur ni tristesse, mais met un peu de baume au cœur à ces oubliés du dimanche.

J’ai adoré ce roman. Deux histoires poignantes, bouleversantes, où le poids des secrets, des non-dits devient écrasant. Et au milieu, Justine, terriblement humaine, accessible, attachante.

Vous l’aurez compris, cette lecture a été un incroyable coup de cœur, et encore, je trouve le mot trop faible ! Merci Valérie Perrin !

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18 réflexions sur “Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin

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