Dans la forêt – Jean Hegland

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Éditeur : Gallmeister

Parution : 7 juin 2018

Genre : Littérature étrangère

 

Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé. Des rumeurs courent : épidémies, crise énergétique, catastrophe nucléaire… Les gens se terrent et fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre.

Il leur reste, toujours bien vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux Etats-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

 

Avis : Si on ne m’avait pas limite mis ce livre entre les mains, je ne suis pas sûre que je l’aurai lu un jour. Pas parce qu’il ne m’intéressait pas, mais parce qu’il aurait figuré sur la longue liste des « livres à lire un jour » sans en prendre vraiment le temps. Je suis donc ravie que ma collègue et amie me l’ait proposé pendant mes vacances, et d’avoir pour une fois tenu parole 😛 .

Le monde tel qu’on le connaissait jusque là n’existe plus. Épidémie ? Fin du monde ? Nell et Eva, 17 et 18 ans, n’en savent pas plus. Elles vivent coupées du monde, dans la forêt, dans la maison familiale où leur mère s’est éteinte, et où leur père a fini par mourir également. Livrées à elles-mêmes, elles vont devoir appliquer les conseils de ce dernier, mais aussi apprendre par elles-mêmes à survivre, à apprivoiser la forêt.

Ce roman, paru pour la première fois en 1996, ne nous propose aucune date, aucun repère temporel. Si je n’avais pas lu la petite biographie de Jean Hegland proposée au début du livre, je n’aurai pas connu la date d’écriture, et j’aurai tout à fait pu imaginer que l’histoire se passait de nos jours. C’est ça aussi que j’ai aimé dans ce roman, qui reste terriblement d’actualité. Demain, dans 10 ans, un jour, peut-être, ce monde qu’on connaît pourrait vaciller et nous laisser là, complètement perdus. Pas besoin d’une attaque de zombies ou d’un virus inconnu pour que les Hommes se tirent dans les pattes. Une épidémie, une crise, une catastrophe, et les choses pourraient s’enchaîner à toute vitesse.

On en est au même stade que Nell et Eva, coupé(es) du reste du monde dans cette forêt. Au début, elles sont encore tenues au courant, tant qu’elles peuvent se rendre en ville avec leur père, puis lorsqu’un ancien ami arrive jusque chez elles. Et puis plus rien. Silence radio. Sans savoir combien de temps cette situation peut durer, les deux jeunes filles s’organisent pour survivre. D’abord psychologiquement, en continuant à s’adonner à leurs passions (lecture pour l’une, danse pour l’autre), puis physiologiquement en apprenant à cultiver, conserver, en apprivoisant cette nature riche et luxuriante qui les entourent.

Je n’aurai pas cru dire ça un jour, mais j’ai adoré ces passages. Il y a énormément de moments où il ne se passe « rien » et où pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’étais comme subjuguée, envoûtée par l’écriture de Jean Hegland, par les scènes que je voyais se dérouler sous nos yeux. Car encore une fois, c’est dans ces moments de chaos que le pire des Hommes resurgi, et il y a un passage en particulier que j’ai trouvé assez dur et terriblement poignant, tout en étant intéressant au niveau de la dynamique du récit puisque beaucoup de choses vont en découler.

Au niveau des personnages, je me suis violemment attachée à ces deux sœurs, bouleversée par ce qu’elles traversent. Ces sœurs qui s’éloignent, doutent, se rapprochent, se soutiennent, qui n’ont plus que l’une et l’autre au monde – ou presque. Obligées de changer, de s’adapter, de grandir pour survivre.

Je pourrais encore parler des heures de ce roman, mais c’est toujours délicat quand il s’agit d’une découverte de ce type. J’ai l’impression de n’avoir jamais rien lu de tel. Alors, encore mieux que mes mots : lisez-le !

En bref, j’ai trouvé ce roman lumineux, à l’image de cette magnifique couverture, un roman puissant, fascinant. Plein d’optimisme, de poésie, de tendresse, de sentiments. Une chose est sûre, je sais que je n’ai pas fini d’y penser !

32 réflexions sur “Dans la forêt – Jean Hegland

  1. Moi j’ai eu envie d’acheter ce livre après avoir lu My Absolute Darling et être allée faire un tour sur le site de Gallmeister.
    Ce livre à l’air aussi puissant et aussi bouleversant que My Absolute Darling. J’aimerai beaucoup le lire, tu en fais une très belle description !

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