Il n’est jamais trop tard – Anne Youngson

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Éditeur : Denoël

Parution : 23 mai 2019

Genre : Littérature

Traduction : Perrine Chambon

Titre original : Meet me at the Museum

 

Résumé : Rien de tel qu’un parfait inconnu pour se révéler à soi-même.

Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu’elle n’a jamais rencontré, elle ne s’attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d’un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n’ose pas espérer poursuivre les échanges.
Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d’avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s’épanouit au fur et à mesure qu’ils s’apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir.
Leur amitié inattendue peut-elle survivre? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.

 

Avis : En découvrant le programme de nouveautés des éditions Denoël, j’ai tout de suite été attirée par ce titre principalement pour sa forme : cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman épistolaire, pourtant, j’adore ça !

Lorsque Tina, du fin fond de sa ferme, écrit une lettre au professeur Glob, elle est loin d’imaginer que la réponse qu’elle recevra lui apportera un ami et un confident. Car suite à la réponse de Anders Larsen, conservateur de musée, une véritable discussion va s’instaurer entre eux, et petit à petit ils vont faire connaissance, se dévoiler, se confier, s’apprécier, et surtout, se révéler à eux-mêmes.

Si au départ leur conversation part de l’homme de Tollund, ce corps découvert en 1950 (mais datant de 250 ans avant Jésus-Christ !), très vite nos deux épistoliers vont partager leurs réflexions sur la famille, la vie, l’amour, leurs joies, leurs peines, la musique, … et bien plus encore. Personnellement, j‘ai toujours eu une préférence pour l’écrit, avec lequel je me sens plus à l’aise : une façon de pouvoir dire des choses que je ne dirai jamais de vive voix, par gêne, par pudeur. S’ils s’étaient croisés dans la rue, s’ils avaient été amis dans la « vraie vie », Tina et Anders n’auraient probablement jamais eu les mêmes discussions, n’auraient jamais atteint ce degré d’intimité. J’ai aimé ce lien qui s’est tissé, petit à petit, ces moments hors du temps qui n’appartenaient qu’à eux et leurs papiers.

J’ai beaucoup apprécié ces deux personnes (oui, pour moi ils sont devenus un peu réels), leurs caractères différents et pourtant complémentaires dans ce qu’ils s’apportent l’un à l’autre. Tina, douce, bienveillante, faisant ce qu’elle peut pour les siens, écoutant toujours les autres, quitte à parfois, s’oublier, sans recevoir aucune considération – un passage m’a d’ailleurs attristé, pour ce qui se passe, mais aussi pour le comportement des siens, abject. Anders, veuf qui a toujours tout fait pour protéger sa femme, et qui là est prêt à s’occuper de sa fille. Leurs discussions sont passionnantes, intéressantes, et j’ai beaucoup aimé le ton de leurs lettres. Simple, ouvert, bienveillant. Petit à petit, sur plus d’un an d’échange, Tina et Anders vont changer, évoluer. S’ouvrir aux siens, pour l’un, se considérer davantage, pour l’autre.

Si dès le début on imagine que leur relation va évoluer, j’ai beaucoup aimé le choix de l’autrice concernant la fin. J’aurai été déçue si elle avait été plus définitive. J’aime ici pouvoir imaginer ce que je veux pour la suite, et quoiqu’il arrive, je ne peux que souhaiter le meilleur à Tina et Anders.

En bref, j’ai beaucoup aimé découvrir les échanges de nos deux correspondants, et surtout, les voir s’ouvrir, évoluer au contact l’un de l’autre. Une lecture intéressante et prenante, qui a le mérite d’aborder tout un tas de sujet et de nous y faire réfléchir !
Un grand merci aux éditions Denoël pour la confiance et la découverte !

 

14 réflexions sur “Il n’est jamais trop tard – Anne Youngson

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