Et ton cœur qui bat – Carène Ponte

Éditeur : Michel Lafon

Parution : 18 Juin 2020

Genre : Roman français

 

RésuméAu Meilleur Ami de l’Homme : un hôtel insolite où devant chaque chambre vous attend un petit chien abandonné que vous pourrez adopter ou non en partant.

Voyag’Elles : un guide touristique « spécial femmes » que Roxane a créé avec son amie Sam, et auquel elle a adjoint un blog irrésistible où elle raconte ses péripéties dans tous les coins de France.

Roxane : en dehors de son blog, une boule de souffrance rongée de culpabilité et de haine envers le responsable de son malheur.

Mais dans l’hôtel où Roxane a décidé de poser ses valises, pour Voyag’Elles, il y a des personnes sages qui, malgré les cruautés du destin, se consolent grâce aux petits bonheurs de la vie… et y trouvent la force d’affronter le lendemain.

 

Avis : Depuis quelques années, s’il y a bien un rendez-vous que je ne veux pas louper, c’est celui de la sortie d’un nouveau Carène Ponte. Juste avant l’été, c’est synonyme pour moi de lecture détente, de soleil, de roman qui fait du bien (et pour ne rien gâcher au plaisir, on a également une comédie de Noël maintenant, mais ça, c’est un autre sujet :-P). Clairement, ses romans sont devenus pour moi une valeur sûre, je passe mon temps à les recommander au boulot, en Kube, à ma famille ou mes amis, bref, je saoule tout le monde avec, mais vraiment, c’est pour la bonne cause 😀 Malheureusement, à cause des circonstances que vous connaissez bien, le dernier bébé de Carène a été décalé au mois de juin cette année, ce qui n’est finalement peut-être pas plus mal puisqu’une fois la dernière page tournée, eh bien ça sera fini jusqu’au prochain !! (merci Delphine de cette évidence !). J’ai eu la chance (merci encore Carène) de pouvoir le découvrir en avant-première en numérique, je l’ai terminé il y a bien un mois, et croyez-moi, j’y pense encore souvent. Je pensais pouvoir sortir ma chronique plus tôt, finalement on est la veille de la sortie, je suis encore dans les temps 😛

Il y a quelques années, Roxane a créé avec son amie Sam Voyag’elles, un guide touristique pour les femmes. Habituée à partir sur le terrain, Roxane part d’ailleurs de plus en plus souvent, comme pour fuir son chez elle. Cette fois, c’est en plein cœur de la Camargue qu’elle va poser ses valises. Au Meilleur Ami de l’Homme est un hôtel atypique, où chaque porte de chambre a son panier, et un petit chien abandonné que l’on peut adopter à la fin du séjour. Séduite par ce concept original, la jeune femme décide de rester quelques jours et découvrir la région. Rongée par un drame qu’elle a vécu, Roxane va faire ici des rencontres qui bouleverseront sa vie, en même temps que le passé resurgit, plus terrifiant que jamais. Mais avant de penser à avancer, peut-être faudrait-il qu’elle commence par se pardonner ?

Durant une bonne partie du roman, on devine que Roxane a vécu un drame particulièrement horrible, avec le prologue on devine même du sujet qu’on va aborder – ou du moins qui cela concerne, mais il va falloir quelques chapitres pour vraiment avoir toutes les cartes en main. Je ne vous en dirais donc pas plus même si ça me démange (et même si j’ai vu sur certains résumés de sites comme Leclerc ou Cultura qui pour moi en disent beaucoup, moi je serai forte :-P) ! Avant de découvrir ce dont il s’agit exactement, j’avais déjà été touchée plusieurs fois, mais face à l’horreur de la réalité, inutile de vous dire que j’ai pleuré un bon moment. Impossible pour moi de ne pas me sentir touchée, de ne pas me projeter, et de me demander comment Carène allait faire pour insuffler sa joie de vivre, sa pétillance (oui, j’invente des mots, Carène mérite au moins ça !), me remonter le moral après m’avoir brisé le cœur (quoi, moi j’exagère ?).

En lisant ce livre, j’ai beaucoup pensé à Mélusine du blog Carnet parisien, qui préfère utiliser l’expression « feel better » plutôt que « feel good » pour les livres. Je ne sais plus dans quel article elle avait expliqué cette idée, mais je trouve qu’ici, ça colle parfaitement. J’ai trouvé ce roman différent des autres de Carène, plus dans l’émotion, dans le « dur ». Avec « tu as promis que tu vivrais pour moi » bien sûr on commençait avec un drame, c’était dur aussi, j’ai pleuré évidemment, mais… on parlait maladie. Attention, je ne dis pas que ce n’est rien, mais on peut peut-être s’y préparer un peu plus, et surtout, depuis je suis devenue maman. Bref ! Ce que je veux dire ici, c’est que Roxane fait face à l’une des pires choses auxquelles on peut être confronté, mais petit à petit, notamment grâce aux personnes que le destin va placer sur sa route, elle va avancer, accepter, regarder un peu plus vers l’avenir. C’est pour ça que je trouve que le concept colle bien ici. A la fin, vraiment, elle va mieux qu’au début, même si ce n’est pas fini. Et j’ai beaucoup aimé ça, encore une fois ce côté vrai, réaliste qui fait qu’en un claquement de doigts tout n’est pas résolu, oublié, minimisé.

Je dis que j’ai trouvé une tristesse plus profonde à ce roman, toutefois, ça serait une erreur de le réduire uniquement à cette émotion car on reconnaît bien la patte de Carène : on sourit aussi beaucoup, on rit même, notamment grâce à ses articles de blog ou à la belle galerie de personnages introduite à l’hôtel. J’ai surtout beaucoup aimé Albane, ado vive, intelligente, moderne, qui va mettre un peu de soleil dans la vie de Roxane. Et Gwenole qui va également être un soutien inestimable, tout en ayant une histoire personnelle très belle et touchante en même temps, que j’ai adoré découvrir. Ah, et au passage, si vous avez déjà lu plusieurs romans de Carène, ici on ne déroge pas à la règle, on recroise quelqu’un que l’on avait déjà vu précédemment, et j’en ai été ravie !

Si j’ai autant aimé ce roman, c’est peut-être tout simplement parce qu’il sonne vrai, juste. La douleur, la colère de Roxane, sa culpabilité, ses peurs. Croyez-moi, j’ai dû me retenir plus d’une fois pour ne pas envoyer un message à Carène, pour lui dire que je trouvais une phrase parfaite, exacte, ou qu’une autre me serrait le cœur. Si j’avais du lui envoyer un message à chaque fois que j’avais les larmes aux yeux, le sourire aux lèvres ou le cœur plus léger, j’aurais saturé sa boîte de réception. Il n’y a pas longtemps sur Instagram elle avait ouvert une petite foire aux questions, et je lui avais demandé si parfois, une fois le roman fini, publié, entre les mains des lecteurs, elle se disait qu’elle aurait dû écrire un passage autrement, ou si elle avait envie de modifier quelque chose. Et bien moi, je te le dis Carène : il n’y a rien à changer ici ! 

Bon, je vais éviter d’écrire un roman sur ce roman (ahah), si je devais faire bref, je dirais que ce roman nous parle de la vie, parfois dure, parfois horrible, mais parsemée d’espoirs qui prennent parfois la forme de souvenirs, de signes, de personnes aussi. Il nous parle de la nécessité d’accepter pour avancer, de se pardonner les choses sur lesquelles on ne peut avoir prise, de ne pas rajouter de la culpabilité à un chagrin infini. Je terminerai juste en vous disant que ce roman sort demain. DEMAIN, c’est noté ? Alors foncez chez votre libraire, s’il ne l’a pas reçu, ne sortez pas avant d’être sûr qu’il en a commandé une demie-douzaine ! 

« On ne s’immunise pas contre la vie. On vit. »

Un grand merci à Carène et aux éditions Michel Lafon pour la confiance et l’envoi !

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18 réflexions sur “Et ton cœur qui bat – Carène Ponte

  1. J’ai hâte de pouvoir le lire aussi car j’adore la plume de Carène Ponte et la manière dont elle parvient à insuffler du bonheur et de l’espoir dans ses romans 😉
    Il est au programme de mes futurs achats ^^

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