Le journal d’Anne Frank – Anne Frank, Ari Folman & David Polonsky

Editeur : Calmann-Lévy

Parution : 4 octobre 2017

Genre : Roman graphique

Résumé : Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans « l’Annexe » de l’immeuble du 263, Prinsengracht, où Anne écrit son journal. Le 4 août 1944, la famille est arrêtée vraisemblablement sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot.

Avis : Quand on parle de la seconde guerre mondiale, il y a des noms qui nous viennent presque instantanément à l’esprit. Evidemment, celui d’Hitler, mais j’avance sans craindre de trop me tromper que beaucoup ont aussi le nom d’Anne Frank à l’esprit. Qui n’a jamais lu son Journal ? Vu un film retraçant sa vie, croisé son nom dans un livre d’Histoire ? C’est peut-être la jeune fille dont le nom a le plus traversé les décennies depuis cette époque, qui est presque devenu un symbole.

Quand cette adaptation graphique de son Journal est paru il y a déjà 3 ans, j’ai eu très envie de la découvrir. Séduite par la couverture, le graphisme des illustrations, je me suis dit que ça ne me ferait pas de mal de redécouvrir l’histoire d’Anne, moi qui ait lu son journal il y a peut-être déjà bien 15 ans. Bon, j’ai mis un an à craquer, et bien deux de plus à le lire, mais le principal c’est que ça soit fait, non ? 😛

Anne Frank est allemande. Et juive. Alors que la situation se dégrade chez elle, elle fuit avec sa famille aux Pays-Bas. Après une enfance heureuse, quelques années de répit, la guerre les rattrape et en 1942, les Frank s’installe dans « l’Annexe », une pièce secrète dans les locaux du travail d’Otto. Durant 2 ans, Anne va écrire son journal, racontant son quotidien, de jeune fille, de jeune femme, de juive clandestine. Son journal s’arrête subitement, après que quelqu’un les ait probablement dénoncés et que les 8 clandestins soient envoyés dans des camps, dont seuls Otto sortira vivant.

C’est dur de trouver les mots pour parler d’un témoignage, d’autant plus, je trouve, sur une époque aussi dure, cruelle, que la seconde guerre mondiale. Vous le savez sans doute, c’est une période historique que « j’aime » beaucoup, et qui pourtant me bouleverse, me brise le cœur. Réaliser à chaque fois la violence des nazis envers les juifs (et pas que d’ailleurs), l’injustice de certaines punitions, décisions, la souffrance, la faim, la détresse de ceux qui n’ont eu pour seul tort de n’être pas ce que Hitler voulait.

J’avoue que je n’avais plus vraiment en tête toute l’histoire d’Anne, j’avais les grandes lignes, notamment concernant sa sœur ou Peter, j’ai donc beaucoup aimé redécouvrir plus en détail le reste. Pendant plus de 140 pages, j’ai vécu avec Anne et Kitty, à sourire des réactions ou confidences de la jeune fille (notamment sur la cohabitation et ses relations avec chaque habitant), j’ai essayé de me mettre à la place de cette jeune fille de 13 ans, privée d’école, de libertés, de relations sociales (et nous on se plaint avec notre confinement ! :-P), dans ses relations conflictuelles avec sa mère (la pauvre quand même, j’aurais mal au cœur que ma fille pense ça de moi), j’ai assisté à l’éclosion d’une jeune fille, aux premiers émois, mais surtout à une maturité, à des réflexions très intéressantes sur la femme notamment, ce qu’elle vit, à la naissance d’une écrivaine.

A priori, l’adaptation graphique est plutôt fidèle au roman, même si les auteurs expliquent à la fin leurs choix de libertés : évidemment c’est toujours dur de retranscrire un texte assez long / riche en BD si on ne veut pas produire une œuvre de 4000 pages. En tout cas, ça m’a donné envie de retrouver mon exemplaire du Journal. Enfin, je confirme mon ressenti initial face à la couverture : les illustrations sont superbes et collent parfaitement à l’histoire. J’aime ce qui s’en dégage mais aussi la modernité de certaines planches.

En bref, voici une belle adaptation d’un classique encore souvent – à juste titre – étudié à l’école. Si en prime cela peut donner envie à certains d’en savoir plus sur cette époque je ne peux que saluer l’initiative de la fondation Anne Frank Fonds. A découvrir.

10 réflexions sur “Le journal d’Anne Frank – Anne Frank, Ari Folman & David Polonsky

  1. Je trouve aussi que c’est une super idée une version graphique, pour les jeunes qui n’ont pas forcément l’appétence de la lecture d’un livre papier « brut » ça peut les aider à découvrir cette histoire et l’Histoire 🙂 ça me tenterait bien de le lire aussi =)

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