Heartstopper, tome 3 : Un voyage à Paris – Alice Oseman

Editeur : Hachette

Parution : 24 juin 2020

Genre : Roman graphique

Résumé : Ceci est l’histoire de deux lycéens. Amis, puis petits amis, ils apprennent ensemble à affronter le regard des autres. Depuis que Nick a fait son coming out auprès de sa mère, Charlie et lui tentent de plus en plus de s’affirmer en tant que couple. Mais entre les cours et les examens, ils peinent à trouver le temps de se voir. Heureusement, le voyage scolaire arrive à grands pas ! Et quoi de mieux qu’une excursion à Paris pour se retrouver entre amoureux ?

Avis : Alors que le tome 4 vient de paraître, je me suis enfin décidée à sortir le troisième volet de cette série que j’aime énormément ❤

Ca y est, Nick et Charlie sont désormais ensemble et profitent de chaque moment où ils peuvent être à deux. De plus en plus amoureux, ils commencent à l’annoncer à leur famille. Pour Charlie, ce n’est pas si compliqué, ses parents étant déjà au courant de son homosexualité. Pour Nick en revanche, c’est nouveau, effrayant, mais tout se passe bien avec sa mère. Les jours passent, la fin de l’année scolaire approche, ainsi que le voyage à Paris. L’occasion pour nos deux tourtereaux de passer davantage de temps ensemble, et peut-être d’enfin annoncer la bonne nouvelle à leurs amis ?

Quel plaisir de me replonger dans les vies de Nick et Charlie ! Leur histoire est tellement choue, tellement mignonne, tellement adorable, une ambiance cosy, pleine de tendresse ! Je suis tellement contente pour eux qu’ils se soient trouvés, j’adore les voir apprendre à se connaître, les voir prendre soin l’un de l’autre. Au-delà de toute cette guimauve, ce que j’aime dans ce roman graphique, c’est qu’on aborde également des sujets importants : le coming-out, le harcèlement, l’acceptation, l’homophobie, la transsexualité ou encore la bisexualité, mais aussi avec ce nouveau tome les troubles alimentaires, la scarification, le mal-être adolescent. Clairement, c’est le type d’ouvrage qu’on devrait trouver en CDI, et que beaucoup auraient aimé lire plus jeunes.

Énormément de scènes m’ont fait sourire tant ces deux-là sont adorables ensemble, mais aussi leur bande d’amis super attachante (et qu’on découvre un peu plus ici aussi). D’autres m’ont plus énervée (la connerie si réelle des gens…) ou peinée : c’est tellement triste de se dire que certaines personnes craignent la réaction de leurs proches (ou moins proches d’ailleurs), craignent de subir du harcèlement juste pour être qui ils sont, au point de s’en rendre mal, de se détester.

Enfin, les dessins de l’autrice sont à l’image de l’histoire : tendres, mignons, et font ressentir toutes les émotions, l’intensité des scènes.

Vous l’aurez compris, mon coup de cœur se poursuit avec ce tome-ci. Je ne peux que vous inviter vivement à faire connaissance avec Charlie et Nick, garçons si attachants à l’histoire si douce et bienveillante ! Pour ma part, j’hésite à enchaîner directement avec le tome 4 😛

De la même autrice :

  • Heartstopper, tome 1
  • L’année solitaire
  • La petite lectrice – Elodie Chambaud & Tristan Gion

    Editeur : Gautier-Languereau

    Parution : 30 septembre 2020

    Genre : Album jeunesse

    Résumé : Pas besoin de preux chevalier dans la vie d’une princesse si celle-ci a toute une bibliothèque à dévorer ! Et quoi de mieux que les livres pour apprendre à vaincre un dragon ou préparer un antipoison. Alors, quand un monstre à six yeux envahit le royaume, qui a le courage de l’affronter ? La petite lectrice bien sûr.

    Avis : Cet album me faisant de l’œil depuis sa sortie (avec un tel titre, obligé !), je suis ravie d’avoir enfin pu le découvrir !

    Si cet album commence par le traditionnel « il était une fois » des contes classiques, il n’a finalement pas grand chose de traditionnel justement ! Notre petite princesse préfère les livres aux mondanités, elle ne jure que par ses baskets et préfère se débrouiller seule que trouver un prince. Après tout, quel besoin aurait-elle d’un preux chevalier, quand elle a appris, grâce aux livres, à combattre les dragons, créer un antipoison ou se libérer d’une tour ? Quand un vilain monstre à 6 yeux débarque dans le royaume et sème la terreur, la petite princesse, elle, n’a pas peur, et trouve LA solution. Le genre qui lui donne une idée pour s’occuper de tous les monstres du coin…

    Quel bonheur de découvrir ici une princesse différente des autres ! Courageuse, vive, intelligente, et très curieuse, c’est elle qui sauvera le royaume… grâce aux livres. Ainsi, ce texte à portée féministe (pas besoin d’un pseudo preux chevalier pour la sauver ou l’épouser) célèbre également l’amour des livres, leur pouvoir : ils sont bels et biens capables de guérir les maux par les mots (oui, je sais, c’était facile :-P). Après tout, tout le monde peut trouver LE livre qui lui correspond, une belle mission pour partir sur les routes, non ? 🙂

    Si l’histoire est super chouette, elle est également ponctuée d’humour, notamment par des clins d’œil détournés aux contes bien connus (la tour, les 7 nains qui cherchent quelqu’un pour s’occuper d’eux, la mention d’une pomme empoisonnée, etc). J’ai adoré l’ambiance qui ressort de cet album.

    Quant aux illustrations, personnellement j’ai beaucoup aimé le graphisme dynamique et le choix des couleurs (ce bleu <3).

    Voici donc un album réjouissant et intelligent, porteur de messages importants. A découvrir sans hésiter dès 3 ans.

    Dans la tête de Sherlock Holmes, l’Affaire du ticket scandaleux 1/2 – Cyril Lieron & Benoît Dahan

    Editeur : Ankama

    Parution : 24 mai 2019

    Genre : Bande dessinée

    Résumé : Un simple diagnostic médical du Dr Watson se révèle être bien plus que cela…
    La découverte d’une poudre mystérieuse sur des vêtements et d’un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que le patient n’est pas l’unique victime d’un complot de grande ampleur.

    Il semblerait en effet que l’étrange disparition de londoniens trouve son explication dans les représentations d’un magicien Chinois. D’autres tickets retrouvés confirment les soupçons du détective…

    Dans les écrits de Conan Doyle, Watson n’a pu dépeindre que la face émergée de Sherlock Holmes… Mais dans ce livre, nous pénétrerons visuellement le mental du détective, le long du fil de son raisonnement, et à travers l’architecture de son monde interdit !

    Avis : Sortie il y a déjà deux ans, cette bande dessinée n’a pas tardé à rejoindre ma PAL… pour y rester de longs mois. Dans un sens, j’ai bien fait, puisque la suite et fin ne sort qu’au mois de septembre !

    Alors que Sherlock cherche désespérément une nouvelle affaire, un mystère tout frais tout neuf lui arrive sur un plateau en la personne du Dr Fowler. Une tenue débraillée, une clavicule cassée, un trou de mémoire, un étrange spectacle oriental, de curieux indices, il n’en faut pas plus à Sherlock pour se lancer à corps perdu dans cette enquête pour le moins intrigante.

    De base, plusieurs choses m’ont attirée dans cette BD : le graphisme, la mise en page retranscrivant le cheminement de pensées du grand Sherlock, et justement, l’idée d’être dans sa tête, suivre son raisonnement. Et ce que j’ai trouvé dans ce premier tome a largement dépassé mes attentes : je me suis régalée, émerveillée de cette ingénieuse représentation graphique – j’ai adoré suivre le fil rouge, assembler les pages, découvrir un élément caché en transparence -, et délectée du talent de Cyril Lieron qui a très bien su retranscrire l’ambiance de Conan Doyle dans cette histoire inédite.

    Si l’objet-livre, la mise en page / en scène de l’intrigue est déjà une réussite, cette dernière est également géniale ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et honnêtement, si j’avais lu cette BD à sa sortie j’aurais été très malheureuse (rien que ça !) de ne pas pouvoir enchaîner avec la suite. J’ai très très très envie d’avoir le fin mot de cette enquête, découvrir le pourquoi de ce qui s’est passé… parce que clairement, ici le lecteur ne mène pas l’enquête : on est très vite dépassé par la réflexion ultra-performante de notre détective préféré.

    En bref, voici une BD indispensable pour les amoureux du genre et de Sherlock Holmes. Une intrigue captivante rendue vivante par une magnifique et originale mise en page.

    L’affaire Cendrillon – Mary Higgins Clark et Alafair Burke

    Editeur : Albin Michel

    Parution : 13 novembre 2014

    Genre : Policier

    Résumé : Une ravissante étudiante, un petit ami suspect, un célèbre réalisateur d’Hollywood, des millionnaires, des stars du show-biz… et un meurtre jamais élucidé.

    Quel meilleur scénario pour Suspicion, célèbre série de télé-réalité qui reconstitue des cold cases avec la participation des proches de la victime ? Encouragée par l’énorme succès de son émission pilote, la productrice Laurie Moran a choisi de s’attaquer à « L’Affaire Cendrillon » : l’assassinat de Susan Dempsey, une étudiante retrouvée près d’une somptueuse villa d’Hollywood… étrangement chaussée d’un seul escarpin.

    L’émission pourrait bien faire exploser l’audimat. En braquant les projecteurs sur un coupable plus dangereux qu’on ne le pense…

    Pour la première fois réunies, Mary Higgins Clark et Alafair Burke, la nouvelle star du polar et digne fille de son père James Lee Burke, donnent le meilleur d’elles-mêmes dans un suspense étonnant.

    Avis : Je vous ai déjà parlé de la tendresse particulière que j’ai pour les romans de Mary Higgins Clark, l’une des autrices qui m’a fait connaître le monde incroyable du suspens et des enquêtes, et dont je dévorais les livres après ma mère. Il y a quelques années, elle a repris l’un de ses personnages pour en faire une série, co-écrite avec Alafair Burke, et comme je ne fais jamais rien dans l’ordre, je n’en avais jamais lu le premier tome (preuve s’il en est besoin que l’on peut les lire dans le désordre !). C’est maintenant chose faite !

    Forte du succès d’une première émission, Laurie Moran aimerait beaucoup présenter « l’affaire Cendrillon » dans le prochain numéro de Suspicion. Le but de cette émission ? Reconstituer des cold cases en réunissant les proches de la victime. Susan Dempsey, jeune étudiante désirant devenir actrice, a été retrouvée morte il y a 20 ans, son assassin jamais identifié. Alors que de vieux camarades de fac ont accepté de participer à l’émission, de terribles événements ont lieu autour d’eux. Là, sous les caméras, les langues se délient, et le danger semble plus présent que jamais. Laurie et son équipe parviendront-ils à donner un nouvel éclairage sur cette affaire ? Et surtout, y parviendront-ils avant que le coupable ne frappe à nouveau ?

    Même si j’ai lu sa dernière aventure récemment, c’était un plaisir pour moi de retrouver Laurie Moran : j’aime beaucoup cette héroïne ainsi que ses proches (son père, son fils, Alex, mais aussi Grâce et Jerry) tous très attachants. Les revoir ici à leurs « débuts » était plutôt sympathique.

    C’est vrai qu’on est loin des premiers romans de Mary Higgins Clark (ou c’est moi qui ait changé ?), on sait très bien que grâce à cette émission le véritable coupable sera démasqué avec, probablement, une mise en danger de notre héroïne. Maaaaais, c’est le deal, je trouve, avec cette autrice. Surtout, ça ne m’a pas empêchée d’être happée par l’histoire, de trouver l’intrigue entraînante et bien ficelée, grâce à quelques rebondissements, des suspects mystérieux (plus ou moins) et pleins de secrets. Si dans un premier temps je ne voyais pas qui pouvait être le coupable, j’ai tout de même fini par comprendre (peu de temps avant Laurie, on peut dire que j’ai gagné du coup ? :-P).

    En bref, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman policier peut-être sans prétention mais tout de même efficace.

    Du même duo :

    Méli-mélo de câlins, mon livre à languettes – Camille Garoche

    Editeur : Casterman

    Parution : 5 mai 2021

    Genre : Livre animé

    Avis : Si j’avais déjà vu passer certains titres de Camille Garoche, c’est avec « La plus belle crotte du monde » que j’ai vraiment eu l’occasion de découvrir et d’apprécier son travail. Par la suite, son « Lapin de neige » m’a énormément touchée, tant par l’histoire muette que ses sublimes illustrations. Ainsi, quand j’ai vu qu’elle sortait une nouveauté, il était impossible pour moi de la laisser passer !

    Avec ce livre, l’enfant est invité à réunir parent et enfant pour un dernier câlin avant d’aller au dodo. On commence donc pas détacher les petits éléments, pour ensuite pouvoir glisser les languettes à chaque page : j’ai trouvé ce système très bien pensé et super ludique. De plus, on a le nom de l’animal sur la page et celui de son bébé sur la languette, parfait pour enrichir le vocabulaire. Libre à l’enfant ensuite de mixer les duos s’il l’entend d’ailleurs.

    Les illustrations sont magnifiques, elles respirent la douceur et la tendresse. Manon a beaucoup aimé réunir les animaux, en découvrir de nouveaux : si on croise régulièrement des albums/livres où l’on trouve un singe, un renard ou un tigre, c’est plus rare de voir une loutre ou un fourmilier.

    En bref, voici un très joli livre-jeu à découvrir !

    Mortel printemps – Claire Gratias

    Editeur : Le Muscadier

    Collection : Rester Vivant

    Parution : 25 mars 2021

    Genre : Ado, policier

    Résumé : En ce mois d’avril, tout allait bien pour Hugo, Vadim et leurs deux amis Léa et Rémi. Et voilà que, dans leur village paisible, quelqu’un est assassiné. Une personne qu’ils connaissaient bien. Or, très vite, les soupçons des gendarmes se portent sur l’un d’entre eux…

    Leur amitié résistera-t-elle à la véritable tornade qui balaie ce printemps placé sous le signe de la mort et des mensonges ?

    Avis : Vadim, Hugo, Léa et Rémi mènent une ville tranquille, entre cours et sorties entre amis. Une vie qui va soudainement basculer lorsque l’un d’eux se retrouve suspecté du meurtre de quelqu’un de leur entourage. Si les trois autres mettent tout en œuvre pour l’aider, un doute persiste toutefois : et si c’était lui ? Seulement, si ce n’est pas lui, pourquoi se cache-t-il ? Et qui d’autre aurait pu tuer cette personne ? Pour l’innocenter, il leur faudra peut-être bien trouver le véritable coupable…

    Dès les premières pages, je me suis retrouvée happée par ce roman : j’ai adoré la construction. Le prologue nous explique que « l’éditeur » a reçu de mystérieuses notes formant cette incroyable histoire. Et en effet, le récit est parfois entrecoupé de notes apportant ça et là un détail, une explication. L’idée que l’un des protagoniste de cette histoire, l’ayant vécue de l’intérieur décide de la partager avec nous 20 ans plus tard est plutôt sympa (à tel point qu’au début j’ai bugué, me demandant s’il s’agissait d’une histoire vraie… la fatigue dirons-nous 😛 ).

    Au niveau des personnages, justement, j’ai beaucoup aimé cette bande d’amis, soudée, et qui pourtant sera éprouvée par cette épreuve et les secrets, les mensonges, les doutes. Sans aucune certitude, on espère que le suspect ne sera finalement pas le coupable tant il est attachant, notamment dans ses oppositions avec son père que j’ai trouvé un peu trop injuste.

    Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai commencé à voir un scénario se dessiner. J’étais fière de moi, et en même temps, j’espérais me tromper (je trouve ça tellement plus cool quand on ne voit rien venir). Verdict ? Eh bien, je dois dire que Claire Gratias m’a bien baladée : la fin, ainsi que l’épilogue m’ont réellement surprise, j’ai adoré et n’y aurais jamais pensé.

    En bref, voici un thriller superbement écrit, complètement haletant, parsemé de rebondissements, qui captive jusqu’à la toute fin.

    Merci aux éditions le Muscadier pour la confiance et l’envoi !

    Petit singe – Aurore Petit

    Editeur : La Martinière Jeunesse

    Parution : 7 mai 2021

    Genre : Livre-tissu, bébé

    Avis : Après m’avoir émue avec « une maman, c’est comme une maison », j’étais ravie de voir qu’Aurore Petit sortait un livre tissu, excuse parfaite pour ma Doudou-chat d’amour. Parce qu’après tout, on est bien d’accord qu’il n’y a pas d’âge pour commencer la lecture, n’est-ce pas ?

    Ce livre tissu suit l’enfant à travers 6 grandes étapes vécues durant sa première année de vie. Petit singe agrippé à sa maman, petit ours étendu sur son tapis, crocodile qui rampe dans les vestiges d’un bain, petit chat joueur assis sur ses talons, ou petit cochon qui découvre les repas solides. Et puis, enfin, ce grand amour prêt à faire ses premiers pas.

    Livre-doudou tout doux et coloré, ce livre plein de tendresse nous fait sourire et sera un premier livre parfait pour accompagner les petits dès la naissance.

    Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

    28 allée des Ormeaux – Tiffany Schneuwly

    Editeur : Lune écarlate

    Collection : Eclats de lune

    Parution : 5 novembre 2015

    Genre : Fantastique

    Résumé : A 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l’enverra bien loin de la maison familiale, il n’hésite pas et se met en quête de son premier appartement.

    Sise au « 28, allée des Ormeaux », sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide.

    Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le « 28, allée des Ormeaux » ?

    Avis : J’ai découvert la plume de Tiffany il y a 6 ans déjà (outch, le coup de vieux), avec Le requiem d’un soupir, qui m’avait beaucoup touchée. J’avais découvert une plume sensible et délicate, qui m’avait ressentir beaucoup d’émotions. Depuis, les romans de l’autrice ont peu à peu rejoint ma PAL, et c’est au détour d’une étagère que j’ai décidé de me rendre enfin au 28 allée des Ormeaux. Depuis que j’ai acheté ce livre, il y a eu du changement puisqu’il devait paraître en poche cette année chez Séma éditions, mais je ne sais pas ce qu’il en est avec le changement de propriétaire.

    Suite à une promotion, Liam se met à la recherche d’un nouveau logement, jusqu’à enfin trouver la perle rare. Si le jour de son emménagement coïncide avec un tragique accident, le jeune homme est loin d’imaginer la sombre histoire de ce bâtiment. En effet, dans le coin le 28 allée des Ormeaux est surtout connu pour son grand nombre de suicides. Alors que Liam fait la connaissance de ses nouveaux voisins, de nouveaux événements se produisent… Que se passe-t-il réellement dans cet immeuble ? Et si lui aussi finissait par vouloir mettre fin à ses jours ?

    Pour être tout à fait honnête, quand mes yeux sont tombés sur ce roman dans ma bibliothèque et que j’ai décidé de me lancer, je n’ai pas pris la peine de (re)lire le résumé. Avec cette couverture (au passage, très réussie, elle colle bien à l’ambiance du roman), j’avais dans l’idée que j’embarquais pour quelque chose de sombre, mais c’est la préface (très belle d’ailleurs !) de Frédéric Livyns qui m’a fait réaliser qu’on partait pour un roman fantastique plutôt que simple thriller à proprement parler. Et quelle réussite ! Tiffany m’avait habituée au contemporain, au fantastique plutôt jeunesse, pour encore une fois exceller ici.

    Clairement, j’ai adoré l’ambiance. Insouciante, légère au début, avec Liam qui s’apprête à quitter le domicile familial pour commencer une nouvelle vie. Puis mystérieuse, intrigante, avec Blaise qui semble cacher des choses, avec les différents événements que l’on découvre allée des Ormeaux. Et puis, pesante, inquiétante, lourde, dangereuse, à mesure que l’on avance dans le récit. Sans aller jusqu’à frissonner et me sentir observée chez moi, je me suis prise au jeu et me suis imprégnée de l’atmosphère.

    Le roman est certes plutôt court (un peu plus de 150 pages), mais je pense sincèrement que si je l’ai dévoré aussi rapidement, c’est parce que j’étais prise dans l’histoire, et que je voulais savoir ce qui allait se passer, comment les choses allaient évoluer/finir. De plus, l’écriture de Tiffany est fluide, rythmée et agréable à lire.

    Au niveau des personnages, on s’attache rapidement à Liam, ainsi qu’à la petite Marie, même si quelques chapitres de plus auraient peut-être permis de creuser davantage leur psychologie/histoire.

    Quant à la fin, je l’ai trouvé bouleversante, surprenante, j’ai aimé le choix de l’autrice et le fait qu’elle n’hésite pas à malmener ses personnages (team sadique).

    En bref, si vous aimez les histoires sombres et fantastiques et que vous avez l’occasion de tomber sur ce roman, n’hésitez pas !

    De la même autrice :

    Max et les poissons – Sophie Adriansen

    Editeur : Nathan

    Parution : 5 février 2015

    Genre : Jeunesse

    Résumé : Max a un poisson rouge ! C’est sa récompense : à l’école, il a reçu un prix d’excellence. Max a aussi une étoile jaune sur la poitrine. Il la trouve jolie, mais ses camarades se moquent de lui et disent qu’elle sent mauvais. Il ne comprend pas pourquoi. Comme il ne comprend pas cette histoire de « rafle » dont parlent ses parents. Ils disent qu’elle aura lieu demain, mais c’est impossible : demain, c’est son anniversaire ! Il sait déjà que sa sœur lui a fait un cadre en pâte à sel et il espère que ses parents lui offriront un second poisson…

    Avis : Le jour où Max reçoit le prix d’excellence à l’école, il est aux anges ! Le voilà qui rentre avec un joli poisson rouge à la maison, qu’il décide d’appeler Auguste. Depuis quelques temps, Max doit porter une étoile jaune – même qu’à l’école, certains se moquent et disent qu’il sent mauvais. Il a aussi une carte de rationnement, comme sa famille. Maman a mis de côté tout ce qu’il faut pour lui faire un gâteau : demain c’est son anniversaire. Mais le lendemain, on les oblige à quitter leur appartement, pour les regrouper, avec des milliers d’autres gens dans un palais des sports plein de gradins. Max ne sait pas trop ce qui se passe, mais il voit bien que maman est triste…

    Vous l’aurez peut-être deviné, ce roman se passe en plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale et, avec ses parents et sa sœur, Max se retrouve victime d’une rafle pour la simple et bonne raison qu’ils sont juifs. Grâce à une résistance organisée à l’extérieur, le petit garçon pourra s’échapper, avec l’espoir de revoir les siens un jour.

    Avec moins de 100 pages, ce roman se lit très facilement, grâce à une écriture simple et fluide, agréable. Il aborde une épouvantable période de notre histoire à travers les yeux innocents d’un enfant qui ne comprend pas tout ce qu’il voit. C’est pur, juste, touchant (sans parler de la fin qui prend au cœur). Cela permet aussi aux jeunes lecteurs de découvrir le contexte, l’étoile jaune, les rafles, mais aussi la résistance.

    A la fin du livre, on trouve une petite chronologie et des explications afin de mieux comprendre l’époque.

    Vous l’aurez compris, voici un texte important, touchant, simple et accessible pour que les jeunes lecteurs (dès 9 ans) découvre cette part importante de l’Histoire.

    Mon livre pop-up : les oiseaux – Giulia Lombardo & Laura Cowan

    Editeur : Usborne

    Parution : 10 juin 2021

    Genre : Livre animé, pop-up

    Avis : Vous le savez, j’ai un petit faible pour les pop-up, dont je trouve toujours le travail minutieux, ingénieux, pour un résultat captivant. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est destiné aux petits, et se consacre aux oiseaux de toutes sortes.

    Dès la première page, les ailes des guêpiers se déploient, comme une invitation à partir à la rencontre de ces oiseaux volant pour attraper leur nourriture.

    Puis on découvre les colibris et leurs becs pointus, les flamants roses perchés sur une patte, les manchots qui se dandinent, ou encore le hibou qui se réveille quand le monde s’endort.

    Comme vous pouvez le constater, les illustrations sont belles et colorées, elles attirent l’œil, et les pop-up sont chouettes. Manon adore la page des flamants roses et du hibou. Sur chaque double page on trouve un petit texte qui nous présente l’oiseau en question avec quelques caractéristiques.

    Voici donc un joli livre animé, parfait pour découvrir plusieurs sortes d’oiseaux et en prendre plein les yeux en même temps 🙂

    Un grand merci aux éditions Usborne pour la confiance et l’envoi 🙂