Sakamoto days, tome 2 : Hard-boiled – Yuto Suzuki

Editeur : Glénat

Parution : 6 avril 2022

Genre : Manga, shonen

Traductrice : Karine Rupp-Stanko

Avis : Depuis qu’il a choisi de se consacrer à sa vie de famille, Sakamoto a renoncé à sa brillante carrière d’assassin, ce qui est loin de plaire à tout le monde. Maintenant qu’il a découvert qu’une prime sera offerte à celui qui le tuera, il passe ses journées à déjouer les attaques d’assassins déterminés. Comme par exemple lors de cette journée en famille dans un parc d’attractions où, aidé de Shin et Lù, il va devoir tout mettre en œuvre pour survivre… sans que son épouse ne se doute de quoique ce soit. Mais au fil de ses fracassantes rencontres d’autres éléments se dévoilent…

Peut-être vous en rappelez-vous, j’avais bien aimé le premier tome malgré un petit bémol… que je n’ai pas du tout retrouvé ici ! Malgré quelques réflexions sur le poids de Sakamoto, j’ai trouvé que c’était beaucoup moins insistant, moins lourd. J’ai donc bien fait de continuer ma lecture, car j’ai adoré ce deuxième tome. Il y a plus de tensions, on a beaucoup plus d’action, ça n’arrête pas, et les pages se tournent avec frénésie tant on est à fond dans l’histoire. Surtout, on a toujours beaucoup d’humour, ce qui constitue un mélange détonnant avec la violence de certaines scènes.

Je suis contente de voir que l’intrigue évolue et que d’autres ramifications se dessinent. Je suis curieuse de voir la suite – j’ai toujours peur que l’histoire ne tourne rapidement en rond dans ce genre de mangas.

Au niveau des personnages, j’adore toujours autant Sakamoto, à la fois sobre et étonnant, mais aussi la façon dont il prend à cœur son rôle de père (je pense notamment au sac Sugar). Les nouveaux personnages introduits comme Boil permettent d’en découvrir davantage sur son passé. J’aime aussi beaucoup Shin, Lù m’a bien amusée quand elle se rend compte que, finalement, sa force est décuplée quand elle est bourrée. On peut dire que notre trio forme une belle équipe détonante !

En bref, j’ai adoré poursuivre les aventures de Sakamoto. C’est dynamique, drôle, les personnages sont attachants, autant vous dire que je vais rapidement me plonger dans le troisième tome !

Dans la même série :

Je t’aime, Bleue – Barroux

Editeur : Kaléidoscope

Parution : 9 février 2022

Genre : Album jeunesse

Avis : Jonas adore la mer, le bruit des vagues, l’odeur du sel. Mais des fois il arrive que le temps soit moins clément. C’est ce qui arrive ce jour-là, quand la tempête se lève et submerge le bateau. Heureusement, Jonas est sauvé par Bleue, une jolie baleine. Inquiet le lendemain de ne pas la retrouver, il part à sa recherche. Cette fois, c’est elle qui a besoin de lui.

J’aime beaucoup les albums de Barroux, et celui-ci n’échappe pas à la règle. Il permet d’aborder avec les enfants un terrible sujet d’actualité : le danger du plastique pour les habitants de la mer. Bleue par exemple, a le ventre plein de sachets plastiques, qu’elle a probablement pris pour des méduses.

Si l’histoire se termine bien ici, il faut garder en tête que la réalité est souvent moins belle. Un encart sur la dernière page explique d’ailleurs bien le soucis, mais aussi ce qui est possible de faire, chacun à notre échelle.

Derrière cette amitié hors du commun se cache un sujet écologique important : la sauvegarde des océans. Et quoi de mieux pour sensibiliser les enfants qu’une belle histoire ? Un album parfait pour aborder le sujet avec les petits.

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

Du même auteur :

Maman, Maman ! Claude K. Dubois

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Pastel

Parution : 4 mai 2022

Genre : Album jeunesse

Avis : S’il y a un mot que toutes les mères rêvent d’entendre de la bouche de leurs petits, c’est « Maman ». Mais bizarrement, dès que les enfants savent le prononcer, ils n’arrêtent plus ! Maman par ici, Maman par là… Et les petits canetons de cet album ne dérogent pas à la règle !

Alors que maman cane rêve de terminer son roman, ses petits la sollicitent de toute part. Pour régler leurs chamailleries, pour retrouver leurs jouets. Parce que c’est bien connu, Maman sait toujours où se trouvent les affaires. Le pire, c’est qu’à chaque fois que la cane approche d’un moment fatidique de sa lecture, elle est interrompue d’un tonitruant « Maman ». Alors, à votre avis, pourra-t-elle finir son livre ?

En tant que maman lectrice, je ne pouvais que me reconnaître dans cet album. Je n’ai jamais aussi peu lu, ou disons lu de manière entrecoupée que depuis que j’ai des enfants à la maison. Et qu’est-ce que ça peut être frustrant quand on est plongé en plein dans notre lecture, d’être interpellé ! Ca donnerait presque envie de se cacher…

« Maman ! Maman ! » est un album très drôle (j’adore la chute, je testerai, tiens !), mais tendre également. Et puis, il était temps de rendre hommage aux superpouvoirs de ces mères qui retrouvent toujours tout, même au fond du frigo 😛 Les illustrations respirent la douceur, c’est toujours un bonheur de découvrir un album de Claude K. Dubois.

Merci aux éditions l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

De la même autrice/illustratrice :

Hibou-chou – Sandra Le Guen & Maurèen Poignonec

Editeur : Little Urban

Parution : 26 août 2022

Genre : Album Jeunesse

Avis : Si je suis avec attention le travail de Maurèen Poignonec depuis plusieurs années, j’avoue que j’aime tout particulièrement le duo qu’elle forme avec Sandra Le Guen. A chaque album, on suit la même fratrie à travers des sujets importants : la grossesse de la maman, le temps passé avec les grands-parents (les albums se lisent complètement indépendamment). Cette fois, on parle rentrée des classes !

Ca y est, c’est le grand jour ! Hibou-chou chausse ses lunettes, attrape son cartable, et zou, le voilà prêt à rencontrer les enfants. En chemin, il se pose tout un tas de questions : seront-ils intimidés, heureux ? Dans le même temps, Juno court partout ! D’impatience, elle s’est réveillée la première, et est déjà lavée, habillée, brossée. Chaussures aux pieds, elle part enfin avec papa et Majé, direction l’école ! Une fois dans sa nouvelle classe, Hibou-chou explique comment se passeront les journées tout au long de l’année.

Si vous ne devez retenir qu’un seul livre de rentrée c’est celui-ci ! Avec humour et tendresse, Hibou-chou explique les différents moments qui vont rythmer les journées des enfants à l’école. Si l’album est très bien pour aborder le sujet d’une première rentrée, il fonctionne également parfaitement pour une reprise puisque Juno n’en est pas à son coup d’essai. En cette veille de rentrée, c’était donc une lecture toute désignée à la maison (même si je n’aurais pas cru me retrouver à chantonner). Ma fille a adoré et a remplacé le Hibou-chou par le nom de sa maîtresse ahah.

Hibou-chou est un album doux, pétillant, qu’on prend beaucoup de plaisir à regarder tant il fourmille de détails. Impossible de ne pas craquer pour la bouille des enfants ou le côté rassurant de Hibou-chou avec sa petite veste à carreaux.

Voici donc un album réjouissant qui respire la bienveillance et la bonne humeur, parfait pour dédramatiser la question de la rentrée des classes ou juste découvrir une chouette histoire. Coup de cœur !

Merci aux éditions Little Urban pour la confiance et l’envoi !

De Sandra Le Guen :

De Maurèen Poignonec :

Là où tu iras – Fanny Vandermeersch

Editeur : Le Muscadier

Collection : Rester vivant

Parution : 9 septembre 2021

Genre : Roman ado

Résumé : Quand Théo rencontre Kim, il est aussitôt attiré par ce mystérieux lycéen qui vient d’emménager dans son village. Grâce à Kim, Théo, un peu paumé, se sent valorisé. Il devient quelqu’un.

Mais, de fil en aiguille, l’histoire d’amitié se transforme en histoire d’amour, de plus en plus exclusive. Un amour toxique qui les mènera au bord du précipice.

Avis : Ce roman trône dans ma PAL depuis quelques mois. C’est un peu bizarre, il me faisait tellement envie que j’en repoussais sans cesse la lecture. Mais enfin, j’ai franchi le cap !

Théo mène une vie d’ado plutôt banale entre le lycée, sa mère, ses potes et Capucine, sa voisine et amie depuis toujours. Jusqu’au jour où Kim débarque dans son lycée, et fait vaciller son cœur. Bientôt, ils deviennent inséparables. Avec lui, Théo se sent plus fort, plus important. Il se sent lui-même. Et tant pis s’il s’éloigne de ses amis. Tant pis s’ils vont loin, trop loin, jusqu’au point de non-retour.

Après avoir lu le résumé, j’étais très curieuse de découvrir ce roman qui promet un amour toxique, sujet important que je ne vois pas si souvent traité en littérature jeunesse.

Dès les premières pages on plonge dans l’histoire et les chapitres alternent entre passé et présent, remontant le fil pour nous aider à comprendre comment les choses en sont arrivées là. L’ambiance est pesante, c’est intense, le rythme est soutenu, le roman se lit très vite (il fait à peine plus de 80 pages), on a envie de savoir à mesure que le mystère s’épaissit. Fanny souligne bien le côté psychologique de cette relation, cette manipulation, insidieuse. Jusqu’à la fin, fracassante (que je n’ai devinée qu’au tout dernier moment donc bravo).

Mon seul bémol tient finalement au nombre de pages : 84 pages, forcément, c’est rapide (et donc un peu frustrant). J’aurais bien aimé avoir plus de détails, en savoir plus sur Kim, voir davantage sa relation avec Théo se mettre en place et s’enfoncer, voir les conséquences, avoir plus de réactions de Capucine, des autres amis de Théo ou de sa mère, que les choses aillent plus loin plutôt que trop vite.

Mais cela n’enlève en rien les qualités de ce livre : Fanny traite d’un sujet important avec justesse, j’ai apprécié l’ambiance pesante et le rythme intense, la psychologie et les émotions des personnages sont bien présents, l’écriture est fluide. En somme, un bon roman qui fera réfléchir les ados sur les relations toxiques et les aidera peut-être à s’en prémunir !

Merci aux éditions Le Muscadier pour la confiance et l’envoi !

Anamnèse – Vanessa Chevallier

Editeur : De Borée

Parution : 12 mai 2022

Genre : Littérature

Résumé : De son enfance, Ambre n’a gardé aucun souvenir. Désormais trentenaire et en proie à de fréquentes crises d’angoisse, elle espère sortir de cette amnésie et comprendre le mal-être qui la ronge depuis des années.
Alors que ses proches refusent de l’aider dans sa quête, revenir sur les traces de sa jeunesse l’aidera-t-il à retrouver le chemin de la mémoire ? Lorsqu’au même moment un meurtre est commis dans le quartier, les fantômes du passé ressurgissent. Qu’est-il réellement arrivé vingt-sept ans plus tôt ?

Avis : J’ai découvert la plume de Vanessa Chevallier l’année dernière avec L’enfant de la colère, son précédent roman, que j’avais beaucoup aimé. Alors forcément, j’étais impatiente de découvrir celui-ci, et après avoir à peine survolé le résumé je me suis lancée !

Alors qu’Ambre revient dans la maison familiale pour tenter de reconstituer le puzzle de son passé, un meurtre a lieu, lié selon toute vraisemblance au Loup, monstrueux tueur d’enfants. Le souci ? Après 30 ans derrière les barreaux, le Loup vient de mourir. Et si la police s’était trompée ? Si le Loup courrait toujours ? Ambre a-t-elle raison de vouloir déterrer le passé ?

Entre passé et présent, entre les souvenirs d’Ambre et l’histoire du Loup, l’intrigue s’emmêle et se démêle au fil des pages. C’est dense, ça fourmille de personnages et de fausses pistes. J’ai passé ma lecture comme en apnée, sous tension, c’est intense et j’avais juste envie de savoir. Et puis, il y a cette atmosphère lourde et particulière où l’on soupçonne… tout le monde. Parce que tout ce dont on est sûr, c’est que le Loup est là, tout près, tapi dans l’ombre. Honnêtement, chapeau à l’autrice pour sa maîtrise du suspens.

Il y a tout un aspect psychologique important, notamment porté par le personnage d’Ambre. Impossible de ne pas se laisser toucher par elle, son histoire, et waouh, je n’aurais jamais deviné ce qu’elle avait enfoui en elle. En revanche, je n’ai pas du tout aimé le personnage de Sandro qui m’a plutôt mise mal à l’aise.

Si vous aimez les romans psychologiques intenses, plein de mystères, et de suspens haletant, du genre à vous retourner la tête et vous faire tourner les pages à toute allure jusqu’à ce que la vérité n’éclate qu’à la toute fin, n’hésitez pas à plonger dans celui-ci !

Merci aux éditions De Borée et à l’autrice pour la confiance !

De la même autrice :

Sakamoto Days, tome 1 : L’assassin légendaire – Yuto Suzuki

Editeur : Glénat

Parution : 6 avril 2022

Genre : Manga

Traductrice : Karine Rupp-Stanko

Résumé : Taro Sakamoto est un assassin légendaire, le meilleur d’entre tous, craint par tous les gangsters, adulé par ses pairs. Mais un beau jour… il tombe amoureux ! S’ensuivent retraite, mariage, paternité… et prise de poids. Sakamoto est aujourd’hui patron d’une petite épicerie de quartier et coule des jours heureux avec sa famille. Mais lorsque son passé le rattrape sous les traits de Shin, un jeune assassin télépathe, Sakamoto reprend du service… et malgré son apparence, il est toujours aussi charismatique lorsqu’il passe à l’action !

Avis : Parmi les nouvelles séries du début d’année qui ont cartonnées là où je travaille, on retrouve Sakamoto Days. A force de le voir passer, et trouvant le résumé plutôt cool, j’ai fini par avoir envie de me faire mon propre avis et ai donc dévoré le premier tome.

Taro Sakamoto est le patron d’une petite épicerie, qu’il dirige tranquillement entouré de son épouse et de leur petite fille. Une vie calme et bien rangée, où il n’hésite pas à rendre service à un voisin (et grignoter quelques gourmandises). Mais avant d’être un épicier pépère, Sakamoto était le plus terrible des assassins, craint par tous, presque invincible. Ce qui lui est arrivé ? L’amour. Pour son épouse, il a renoncé à son ancienne vie. Mais ses anciens collaborateurs ne l’entendent pas de cette oreille : il a choisi de les quitter ? Qu’à cela ne tienne, il doit donc payer mourir. Mais malgré son nouvel embonpoint, Sakamoto n’a pas dit son dernier mot !

On m’avait vendu un manga bourré d’humour, et c’est vrai, ça n’arrête pas. C’est burlesque, parfois complètement barré, un côté décalé fort appréciable. Le plus drôle étant peut-être de voir les réactions de ceux souhaitant tuer Sakamoto : ils s’attendent tous à pouvoir l’exterminer facilement maintenant qu’il est devenu gros, sauf qu’en réalité, il n’a rien perdu de sa facilité de mouvement ou de ses talents.

J’avoue que j’ai un peu tiqué face à la répétition de remarques grossophobes. Même s’il y a un « intérêt » pour l’histoire (justement pour le côté décalé), j’ai trouvé que c’était un peu trop fréquent. A voir dans les prochains tomes !

En tout cas, j’ai beaucoup aimé le personnage de Sakamoto – en plus il a vraiment une bonne bouille sympathique -, qui semble au premier abord complètement inoffensif et se révèle incroyable dans le combat. Dans un premier temps, j’ai cru que je n’allais pas apprécier Shin (il est quand même envoyé pour éliminer notre ex-assassin), mais finalement je l’ai adoré également. Télépathe, il devient un allier redoutable pour protéger Sakamoto ! J’aime beaucoup leur duo. La femme de Sakamoto me fait sourire également, je sens qu’il ne faut pas trop l’énerver non plus 😀

Et puis forcément, c’est bourré d’action, ça s’enchaîne (ça enchaîne les coups aussi), ça n’arrête pas, c’est super dynamique tant dans l’histoire que dans les dessins.

En bref, plutôt une bonne surprise même si ce n’est pas un coup de cœur. Décalé et sans prise de tête, on passe un bon moment. J’attends maintenant de lire la suite pour voir où tout ça va mener 🙂

Ma journée / Les fées de l’été (Autocollants Usborne)

Editeur : Usborne

Parution : 12 mai 2022

Genre : Loisirs créatifs (dès 3 ans)

Avis : Encore quelques jours à occuper vos enfants avant la rentrée ! Vous cherchez une valeur sûre ? Pensez aux cahiers d’autocollants, ici en tout cas ça a toujours un succès fou !

Avec Ma journée, c’est l’occasion de s’amuser avec le quotidien. Du réveil en passant par le petit-déjeuner, l’arrivée à l’école, la récré, le parc, les repas, l’histoire du soir ou le coucher, chaque double page se consacre à un moment de la journée. Et avec plus de 180 autocollants pour compléter les scènes, il y a de quoi faire !

Editeur : Usborne

Collection : Ma petite collection j’habille mes amies

Parution : 9 juin 2022

Genre : Loisirs créatifs (dès 4 ans)

Avis : Celui-ci, c’est sûrement le préféré de Manon pour cet été : elle adore habiller différents personnages, alors ici elle est gâtée. Décors enchantées, fées, animaux, fleurs, elle s’en donne à cœur joie pour compléter les petits scènes. A noter qu’on a de petites indications et que les autocollants sont classés par pages, ce qui évite de coller n’importe où.

Idéals pour occuper les enfants ou pour améliorer leur dextérité, misez sur les autocollants ! Les collections Usborne sont ceux qu’on utilise le plus à la maison. Les illustrations sont chouettes, les thématiques variées, et il y a toujours un grand nombre d’autocollants (ma fille est toujours ravie de customiser ses affaires avec ahah). Bref, n’hésitez pas !

Merci aux éditions Usborne pour la confiance et l’envoi !

Les fruits / Le dodo – Mon imagier animé

Editeur : Gallimard Jeunesse

Collection : Mon imagier animé

Parution : 26 mai 2022

Genre : Livre animé, livre cartonné

Avis : Je vous ai déjà parlé de cette collection d’imagiers animés chez Gallimard Jeunesse qui plaît beaucoup à la maison : elle s’est récemment enrichie de deux nouveaux titres interactifs parfaits pour nos petits curieux.

Au programme, un titre consacré aux fruits (illustré par Carolina Buzio), dans lequel on apprend d’où ils viennent et comment ils poussent, les fruits selon les saisons, ceux qui ont voyagé à travers le monde entier avant d’arriver jusqu’à nous, mais aussi à quoi servent les graines.

Le second aborde un sujet qui revient souvent quand on a de jeunes enfants à la maison : le dodo (illustré par Ella Bailey) ! Il y a les petits rituels, du brossage de dents à l’histoire du soir, la chambre et son installation ou encore le matin et le réveil.

Les illustrations sont douces et colorées, j’aime beaucoup !

Chouettes petits imagiers animés (multitudes de volets à soulever, roue à tourner) bien cartonnés, ces deux titres sont parfaits pour éveiller la curiosité des petits (1-3 ans).

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Le contrat Dorian Gray – Mélanie De Coster

Editeur : Milan

Parution : 8 juin 2022

Genre : Young adult

Résumé : Morane a la vie devant elle.
Une vie pour parcourir le monde, pour vivre des aventures, pour tomber amoureuse…
Une vie sans vieillir, comme tous les signataires du contrat Dorian Gray.
Mais cette fontaine de jouvence a une date de péremption. Lubin, le père de Morane, connaît des secrets pour aller au-delà. Quand il est enlevé par des personnes qui refusent d’accepter les petites lignes du Contrat Dorian Gray, Morane mettra tout en œuvre pour le retrouver et le sauver.
Est-ce vraiment une bonne idée ?

Avis : Depuis qu’on nous a présenté ce titre j’ai teeeeeellement hâte de le découvrir ! Après avoir lu plusieurs avis mitigés, voire négatifs, j’étais d’autant plus curieuse de me faire ma propre idée ! Et effectivement, je suis loin d’avoir eu le coup de cœur que j’espérais. Pourquoi ? Réponse juste en-dessous !

Dans le monde de Morane, à 20 ans, il est possible de signer le contrat Dorian Gray, grâce auquel on ne vieillit plus jusqu’à 70 ans. Le rêve, non ? Rester jeune, garder l’apparence de ses 20 ans pendant 50 ans ? Oui, mais tout n’est pas si simple. Le revers ? A 70 ans on vieillit d’un coup pour mourir en quelques instants à peine. De quoi filer des angoisses à n’importe qui, puisque finalement la mort vous fauche en pleine santé, sans prévenir. Morane a 17 ans, et vit cachée avec son père. Ce père, seule famille qui lui reste, et qui porte un lourd secret que bon nombre de personnes sont déterminées à lui arracher… Alors quand il disparaît, la jeune femme est prête à tout pour le retrouver.

Je ne sais pas vous, mais un tel résumé m’enthousiasmait carrément. J’aimais beaucoup l’idée de base de ce contrat, avec d’un côté ceux qui refusent de vieillir, et de l’autre ceux qui renoncent à signer et se retrouvent en marge de la société – obligés de se débrouiller seuls pour survivre ou se soigner, mais libres. Seulement, j’ai trouvé que ce n’était pas du tout suffisamment exploité. Il y avait tellement matière à faire, à détailler, tellement de réflexions à apporter. Mais la question est abordée rapidement, souvent selon les personnages que croisent Morane, mais sans plu : c’est à peine survolé. Alors que c’est tout de même le sujet de base du livre…

Justement, Morane, parlons-en. Qu’est-ce qu’elle a pu m’agacer avec ses pleurnicheries, ou dans sa relation avec Eymris à laquelle je n’ai pas réussi non plus à m’attacher. Le souci est le même que pour les autres personnages, tout est survolé et m’a semblé faux. La réapparition d’une certaine personne et l’évolution de la relation, Lubin ou même Lomen que j’aurais pu appréciés si leurs histoires avaient été un peu plus creusées, tout ça m’a fait soupirer un nombre incalculable de fois.

Certes, il y a beaucoup d’action, de mouvement, quelques rebondissements, les pages se tournent assez vite, et j’avais envie de savoir la fin (tout ça pour ça me direz-vous). Mais il y a aussi certains passages répétitifs, et parfois un manque de cohérence et de logique qui me rendaient la lecture difficile.

Je suis donc au regret de rejoindre la longue liste d’avis déçus en sortant de ma lecture mitigée. J’aurais aimé davantage de réflexions autour du vieillissement, de la jeunesse éternelle et de ce que cela implique, des expérimentations scientifiques. Et de vrais personnages, avec de la matière. Tant pis pour cette fois ! Si vous souhaitez tout de même tenter votre chance, je serais ravie d’avoir votre avis ensuite 🙂

Merci aux éditions Milan pour la confiance et la découverte de ce titre !