Les sept sœurs, tome 4 : La sœur à la perle – Lucinda Riley

La_soeur_a_la_perle_c1.jpg

 

Éditeur : Charleston

Parution : Mars 2018

Genre : Littérature étrangère

Traductrice : Marie-Axelle de la Rochefoucauld

 

Résumé : CeCe d’Aplièse ne s’est jamais vraiment sentie à sa place. Et à la suite du décès de son père adoptif, l’excentrique milliardaire Pa Salt – surnommé ainsi par ses filles, adoptées aux quatre coins du monde – elle se retrouve complètement perdue.

Désespérée, n’ayant que les quelques indices laissés par son père – une photographie en noir et blanc et le nom d’une pionnière ayant traversé le monde – CeCe part à la recherche de ses origines… jusque dans la chaleur et la poussière du centre rouge de l’Australie.

Cent ans auparavant, Kitty McBride, fille de pasteur, abandonne sa vie bien rangée pour accompagner une vieille dame d’Édimbourg jusqu’à Adélaïde. Son ticket pour cette terre inconnue apportera le grain d’aventure dont elle avait toujours rêvé… ainsi qu’un amour qu’elle n’avait jamais imaginé.

Alors que CeCe découvre des secrets enfouis depuis bien longtemps, elle commence à penser que ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir quelque chose qu’elle a toujours cru impossible : un sentiment d’appartenance et un foyer…

 

Avis : Ah cette saga, mais qu’est-ce que je peux l’aimer ! ❤ Si j’ai adoré chacun des trois premiers tomes, j’étais très impatiente de découvrir celui-ci, consacré à CeCe, la sœur qui me semblait la moins sympathique, attachante, du moins la plus inaccessible. Et je savais qu’avec son talent, Lucinda Riley allait me faire voir les choses autrement (comme ça avait pu être le cas sur Star), et j’étais quasi sûre que mon regard sur elle allait changer – car après tout, tout ce qu’on savait sur elle jusque-là venait de ses sœurs.

Décidée à en savoir plus sur ses origines, sur qui elle est vraiment, CeCe finit par se lancer elle aussi sur les traces de son passé. N’ayant que quelques maigres indices, la voilà qui s’envole vers l’Australie – après une petite pause agréable -, une photographie et un nom en poche. Très vite, elle comprend que son histoire est liée à celle de Kitty, une fille de pasteur au destin incroyable.

En écrivant ce résumé, je me rends compte que dernièrement j’ai lu pas mal de romans où l’héroïne part (re)faire sa vie en Australie, et à chaque fois, j’ai adoré. Forcément, ici encore, ça n’a pas dérogé à la règle.

Parce que oui, sans surprise, j’ai adoré ce tome-ci de la saga ! J’ai beaucoup aimé découvrir Cece, découvrir qui elle était en même temps qu’elle-même se découvrait. Je crois que je me suis sentie proche d’elle, de ses questionnements. Perdue, terriblement peu sûre d’elle, elle a toujours eu la sensation de ne pas être à sa place. Ses fragilités me l’on rendue attachante, et j’avais juste envie qu’elle trouve sa voie, ainsi que sa voix artistique.

Au-delà de son histoire, je me suis surtout passionnée par celle de Kitty, cette fille de pasteur droite, pétrie de valeurs – parfois un peu trop ? J’ai eu terriblement mal au cœur d’un choix qu’elle s’oblige à prendre, mais elle n’aurait pas été qui elle était si elle ne l’avait pas fait. J’ai aimé chacun des personnages proches d’elle, qui ont fait parti de son histoire et l’on rendue si captivante. Encore une fois, j’admire le talent de Lucinda Riley de nous captiver, nous emporter, nous faire vibrer comme ça.

Je ne vous en dirai pas plus, parce que chaque roman de Lucinda Riley doit se découvrir et se savourer, j’espère en tout cas que si vous ne connaissez pas encore cette incroyable saga, vous aurez envie de vous plonger dedans !

Un grand merci aux éditions Charleston pour la confiance et l’envoi !

 

De la même autrice :

Publicités

Un câlin tout doux – Seng Soun Ratanavanh

LAURENT_LE_FLAMBOYANT_SP_300-1.jpg

 

Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 11 avril 2019

Genre : Bébé, livre-tissu

 

Avis : Comme vous le savez sans doute maintenant, il y a un peu plus de 6 mois j’ai eu le bonheur de devenir maman. Alors quand j’ai vu ce titre tout mignon dans le programme des éditions de la Martinière Jeunesse, on est d’accord que je ne pouvais pas laisser passer ça, non ? 🙂

Déjà – certes, il est fort probable que ça soit les adultes qui y soient plus sensibles que les bébés, mais bon, ça compte ! – les dessins sont justes magnifiques. Dès la petite tête de souris sur la couverture, j’ai craqué. Et l’intérieur est de la même qualité. Bourré de tendresse et de bienveillance, ce petit livre invite l’enfant à donner un bisou, à souffler, à caresser. 

140915_interieure_Pages Interieures_0.jpg

Bon, pour le moment Manon a tendance à tout mettre à sa bouche et préférer les objets qui font du bruit, mais je la vois déjà dans quelques mois faire un bisou pour rassurer le petit hérisson, caresser le lapin pour le réchauffer, etc. Bref, j’adore !

Snapchat-422915728

Vous l’aurez compris, je suis complètement sous le charme de ce petit livre tissu, bourré de tendresse et aux sublimes illustrations ! Une jolie idée cadeau, par exemple pour une naissance !

 

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

En un mot ; petit tour du monde des mots insolites – Nicola Edwards & Luisa Uribe

9782753046931-475x500-1.jpg

 

Éditeur : Piccolia

Parution : 1er avril 2018

Genre : Documentaire jeunesse

 

Résumé : T’es-tu déjà fait la réflexion qu’il manquait un mot pour décrire ta passion pour les voyages, ou pour désigner ces amis précieux que tu considères comme des membres de ta famille ? Eh bien, en réalité ces mots existent… mais dans une autre langue !

Ce petit dictionnaire de mots intraduisibles, illustré parfois avec humour, parfois avec tendresse, te fera voyager aux quatre coins du monde à la découverte des trésors de plus de 25 langues différentes. Difficiles mais tellement drôles à prononcer… ils peuvent surtout être très utiles !

 

Avis : Quand je suis tombée sur cet album, j’ai tout de suite été charmée : j’adore le concept ! Ça nous est à tous déjà arrivé de chercher nos mots, non pas parce qu’on a oublié le terme exact, mais tout simplement parce qu’il n’existe pas dans notre langue ! Ici, on va donc découvrir certaines expressions, dans leur langue d’origine, suivies d’une petite explication.

On découvre ici LE mot suédois pour dire « se réveiller tôt le matin pour aller dehors et écouter les tout premiers chants des oiseaux ». Vous vous rendez compte ? Un seul mot pour dire tout ça. Le mot allemand pour parler d’une « tentative d’amélioration qui ne fait qu’empirer les choses » est par contre plus compliqué à prononcer (du moins pour moi qui n’ait jamais fait d’allemand 😛 ). En écossais, on emploie le mot « tartle » quand on hésite parce qu’on ne sait plus le nom d’une personne (j’adore !). On trouve également un mot français, les « retrouvailles », qui n’a pas vraiment d’équivalent dans les autres langues, comme quoi ! En japonais, on dit « nakama » pour parler des amis qui sont comme des membres de la famille.

En tout, 30 mots comme ça, intraduisibles et pourtant tellement plein de sens, que j’ai adoré découvrir. Je trouve l’idée de cet album aussi intéressante qu’originale, que cela soit pour les plus jeunes ou même pour nous, puisqu’on apprend des tas de choses ! J’espère que si jamais votre chemin croise celui de cet album vous vous arrêterez pour le feuilleter, même si malheureusement les éditions Piccolia ont récemment cessé leur activité, alors à moins de le trouver d’occasion … 😦

Totems et civilisations autour du monde – Nacho Eterno & Mia Cassany

9782092590171

 

Editeur : Nathan

Collection : Album Mosquito !

Parution : Avril 2019

Genre : Album documentaire

Avis : Dans cet album documentaire, l’enfant – mais nous aussi ! – va découvrir les animaux, réels ou mythologiques, qui jouent ou ont joué un rôle dans notre histoire et notre imaginaire.

On découvre ainsi les cultures Maorie ou Japonaise (où l’on retrouve par exemple le dragon bleu, le tigre), Chinoise. En Inde, on sait que les vaches sont sacrées, mais sait-on pourquoi ? D’autres animaux ont également leur importance dans la culture Indienne. On découvre également les Perses et les chevaux, l’Afrique, mais aussi les mythologies égyptiennes, grecques, romaines ou vikings.

Bref, vous l’aurez compris, cet album documentaire est bien complet et très intéressant ! Les illustrations sont très sympas et colorées, j’aime beaucoup !

A partir de 5 ans, cet album documentaire offre un super voyage au pays des totems, des pouvoirs magiques et des légendes du monde !

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et la découverte !

 

De Mia Cassany :

Agatha Raisin enquête, tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

9782226400413-j.jpg

 

Éditeur : Albin Michel

Parution : 6 juin 2018

Genre : Policier

 

Résumé : Le bonheur conjugal est de courte durée pour Agatha, une fois de plus délaissée par son mari. Punition divine, un véritable déluge s’abat sur la région, plongeant le petit village de Carsley sous les eaux. C’est le moral dans les chaussettes et sous une pluie torrentielle qu’Agatha aperçoit le corps sans vie d’une jeune femme en robe de mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière. Pour noyer son chagrin, Agatha n’a qu’une solution : se jeter à corps perdu dans une nouvelle enquête…

 

Avis : Pour soigner un cœur brisé, rien de tel que se lancer dans une nouvelle enquête ! Depuis que James l’a délaissée pour un Être Supérieur, Agatha tourne en rond. Alors quand elle voit passer le corps d’une femme morte dans la rivière, notre quinquagénaire préférée se dit qu’il s’agirait peut-être plus d’un meurtre que d’un accident. Et qui mieux qu’elle pourrait résoudre cette affaire ?

Déjà la douzième enquête d’Agatha (et encore, d’autres titres sont sortis depuis que j’ai lu celui-ci en début d’année !). Comme d’habitude, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je me plonge dans un nouveau roman de cette série : je sais que je vais passer un moment sympa avec une lecture légère, sans vraie prise de tête. Et une fois encore, le livre a fait son job !

Agatha est là, fidèle à elle-même : elle ne réfléchit pas forcément avant de foncer tête baissée vers le danger. Elle se soucie de ses rides, de sa tenue, parfois plus que de sa sécurité. Et son caractère, fiou, dans la vraie vie peut-être qu’elle m’insupporterait, mais ici elle me fait rire, et je la trouve toujours aussi attachante. Délaissée par Charles, parti épouser une française, Agatha fait la connaissance de son nouveau voisin, célèbre auteur de roman policier. Tiens, tiens, un nouveau duo serait-il sur le point de se former ?

J’ai bien aimé l’enquête ici, où pour mener ses recherches Agatha se fait passer pour une présentatrice de télévision, nous offrant ainsi quelques scènes loufoques comme elle seule en a le secret. Ainsi, elle va interroger les amis de la défunte, menant par-là une étude sociale sur les jeunes. J’ai eu plus ou moins rapidement des soupçons sur le coupable, mais je n’avais pas tout deviné. Mais je n’en dirai pas plus 🙂

Et vous ? vous connaissez cette série de livres ? Vous aimez ?

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et l’envoi de ce titre !

 

Dans la même série :

Enflammée, tome 1 – Emilie Sablon

xcover-2970

 

Éditeur : Auto-édition

Parution : 1er Juillet 2018

Genre : Fantastique

 

Résumé : Rose est une éternelle adolescente qui mène une vie simple et solitaire. Elle partage son temps entre un job alimentaire et de vivifiantes randonnées à la campagne en compagnie de sa chienne, Moon. Mais une déroutante rencontre va faire voler en éclats le calme de son existence et va l’enrôler dans une bien étrange mission. Elle a été désignée pour affronter de puissants égrégores qui freinent l’évolution de l’Homme sur Terre. Rose et ses alliés devront entamer un parcours initiatique pour recouvrer leurs pouvoirs issus de leurs vies antérieures. Elle fera la rencontre de Julian, un allié à l’intelligence affûtée et au charme lumineux. Ils devront apprivoiser leurs pouvoirs au fil de leurs entraînements, mais est-ce bien tout ce qu’ils apprivoiseront ?

 

Avis : Je vous retrouve aujourd’hui avec mon avis sur un roman que j’ai plutôt bien aimé ! Une fois n’est pas coutume, j’ai d’abord été attiré par la couverture, avant de découvrir son résumé qui m’a intriguée.

Sans prétendre être la plus heureuse, Rose mène sa petite vie tranquillement, se partageant entre son boulot et Moon, sa chienne adorée. Mais sa routine est bouleversée le jour où une étrange femme fait son apparition, lui parlant d’une mission qui pourrait bien changer le cours de sa vie.

Dès les premières pages, j’ai apprécié le style d’Emilie Sablon, simple et fluide, et je me suis attachée à Rose, qu’on prend bien le temps de découvrir. J’ai particulièrement aimé le lien l’unissant à sa chienne, l’importance que cette dernière a dans sa vie. Autre point que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, c’est le mystère, présent quasiment dès le début. On est comme Rose, on découvre subitement la réalité dont parle Anuva, et il faut encaisser – j’ai d‘ailleurs trouvé l’idée de base plutôt originale. Bon, par contre j’aurais peut-être trouvé plus crédible qu’elle n’accepte pas les choses aussi facilement, mais soit.

Je parlais de mystère, plus haut, et finalement, une grande partie du roman se passe dans l’attente : l’attente de découvrir les pouvoirs, l’attente de LA rencontre avec l’ennemi, l’attente de l’action, l’attente de savoir si Rose et ses camarades vont pouvoir mener leur projet à bien ou pas. Pendant ce temps, nos jeunes héros découvrent leurs pouvoirs, se découvrent eux-mêmes, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas malgré le manque d’action, et ça, c’est chouette. Ce qui m’a un peu chagriné en fait, c’est qu’au final, une très grosse partie du roman se consacre à la préparation, et que LA chose qu’on attend, quand enfin l’action arrive, tout se passe sur peu de pages en comparaison et hop, on arrive déjà à la fin. D’ailleurs, ça aurait pu être bien d’indiquer sur la couverture ou quelque part qu’il s’agit d’un premier tome.

Sinon, au niveau des personnages, je les ai tous bien aimé, à une exception près, et encore ! J’ai aimé qu’on sente se dessiner les prémices d’une romance sans pour autant que ça ne prenne toute la place dans l’histoire. Et vu la fin de ce roman, on a juste envie de découvrir la suite !

En bref, ce roman aura été une chouette découverte de l’univers de l’autrice !

 

Merci à Emilie Sablon pour la confiance et l’envoi !

Laurent le flamboyant – Karen Hottois ; Julia Woignier

LAURENT_LE_FLAMBOYANT_SP_300-1.jpg

 

Éditeur : MeMo

Collection : Petite Polynie

Parution : Octobre 2018

Genre : Jeunesse (à partir de 7 ans)

 

Résumé : Comme chaque matin, Laurent le Outan se réveille de mauvais poil. Il a beau se lancer de branche en branche à travers la jungle de Sumatra, il a beau voler des œufs au Trogon aux yeux blancs, et pour couronner le tout cuisiner sa fantastique tarte aux litchis, il lui manque quelque chose ou plutôt quelqu’un : les petits enfants de Paris.

Avec eux, Laurent le Outan pourrait grimper dans les arbres, plus haut encore que la tour Eiffel, et manger des parts de tarte. Sans eux, il passe son temps à attendre.

Un soir de lune argentée, Laurent le Outan fait la rencontre d’une petite fourmi tout excitée, vraiment pas gênée. En plus, elle lui apprend que les petits enfants mangent des croque-monsieur devant la télévision, loin de la jungle.

Pour Lolo, c’en est trop. Il ne veut plus sortir de son lit. C’est compter sans cette petite fourmi courageuse et bien décidée à bouleverser sa vie.

 

Avis : L’année dernière j’avais découvert un chouette album, Emmett et Cambouy, que j’avais beaucoup aimé. Aussi, quand Karen Hottois m’a contactée pour découvrir son nouveau titre, je n’ai pas hésité bien longtemps. Bon, par contre je suis vraiment désolée d’avoir mis autant de temps avant de le lire/chroniquer, le temps m’échappe un peu en ce moment !

Je suis donc partie direction la jungle de Sumatra – dépaysement assuré ! – à la rencontre de Laurent, ce flamboyant Orang-outan qui cuisine chaque jour une délicieuse tarte aux litchis, espérant ainsi faire venir à lui les petits enfants de Paris. Mais au lieu des enfants, c’est une petite fourmi sans-gêne et pleine d’imagination qui va venir à sa rencontre.

Une chose est sûre, j’ai adoré ce livre, mieux, je l’ai savouré ! Un vrai petit bijou de poésie, de drôlerie, d’originalité. Les illustrations de Julia Woignier sont magnifiques et colorées, les mots de Karen Hottois sont savoureux. Ses associations de mots, d’idées sont extras, peut-être nécessiteront-ils parfois une petite explications pour les jeunes lecteurs, en tout cas, personnellement, je me suis régalée, et j’adorerais retrouver Laurent dans de nouvelles aventures !

Parce que sous couvert d’une mignonne histoire, l’autrice nous parle d’amitié, d’amour, de sentiments, de rêves, les textes sont forts, parlants, les personnages attachants.

Vous l’aurez compris, petit coup de cœur pour ce joli recueil, destiné aux jeunes lecteurs mais bien loin de se limiter à eux ! Si vous cherchez un peu d’évasion et de poésie, n’hésitez pas à partir à la rencontre de Laurent et ses amis !

 

Mille mercis à Karen Hottois pour la confiance et la découverte !

 

 

De la même autrice :

Le mari de la harpiste – Laurent Bénégui

couv31394136.jpg

 

Éditeur : Julliard

Parution : 7 février 2019

Genre : Littérature

 

Résumé : Vous êtes-vous déjà approché d’une harpe ? L’instrument est magnifique, mélodieux, mais n’entre pas dans les ascenseurs, ne supporte ni le froid ni le chaud, coûte plus cher qu’une voiture, a plus de cordes qu’un régiment d’archers, plus de pédales qu’un peloton de cyclistes, et si vous n’en jouez pas tous les jours, vous perdez vos doigts. En toute franchise, une harpe, c’est le bazar dans votre vie. Mon problème, c’est que je suis tombé amoureux d’une harpiste…

 

Avis : Pour être honnête, si on ne m’avait pas proposé ce roman, je ne pense pas que je me serais arrêtée dessus en librairie. Et quelle erreur ça aurait été !

Vous avez déjà vu une harpe ? Comme tout le monde, j’imagine. Mais est-ce que vous vous êtes déjà intéressé à tout ce qu’il y a autour ? La galère de transporter cet instrument. Les heures passées à s’entraîner pour le musicien. En somme, la place qu’elle peut prendre dans une vie, dans un appartement, physiquement, mentalement. Tout ça, Basile en sait quelque chose, et pour cause ! il est tombé amoureux d’une harpiste. Pire encore, il l’a même épousée !

Plus haut, j’ai dit que ça aurait été une erreur de passer à côté de ce roman, et effectivement, je serais passée à côté d’une très jolie lecture. Quand j’ai découvert le résumé, j’ai été un peu intriguée : qu’est-ce que l’auteur allait bien pouvoir nous raconter pendant presque 160 pages ? Est-ce qu’il allait me captiver ? M’ennuyer ?

En réalité, Laurent Bénégui m’a complètement emportée. Si on m’avait dit que je me serais passionnée pour un roman dont l’un des personnages principaux est une harpe, je ne l’aurais sûrement pas cru. Parce que oui, vu l’importance de la harpe (en tant qu’instrument) dans la vie de Charlie puis de Basile, on peut dire qu’elle devient un personnage à part entière – et ainsi l’auteur revisite avec beaucoup d’originalité l’éternel triangle amoureux (qui d’habitude m’agace). Mon personnage préféré reste Basile. J’ai adoré sa façon de penser, de s’exprimer, et surtout, cet amour fou, inconditionnel pour Charlie, au point d’accepter cette harpe qui envahi leur vie, le faisant parfois passer en dernier. Mais il y a aussi Charlie, sa passion dévorante, sa candeur, et son amour pour Basile.

Ce roman est savoureux. Empreint d’une tendresse infinie, j’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de Basile et Charlie, leur relation et ses différentes étapes. Mais surtout, le tout est sublimé par l’écriture de Laurent Bénégui, où humour et délicatesse se mêlent pour un rendu parfait. Les pages se tournent rapidement (certes, le roman ne fait même pas 200 pages, mais on a très envie de savoir comment les choses vont évoluer/finir) et on ne voit pas le temps passer, jusqu’à cette fin parfaite de beauté. C’était mon premier roman de l’auteur, mais je suis ravie de voir qu’il en a écrit une bonne dizaine ! 

En bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment adoré ce roman. Je suis ravie de m’être laissée tenter et d’avoir par la même occasion découvert la très jolie plume de Laurent Bénégui !

 

Un grand merci aux éditions Julliard pour la confiance et la belle découverte !

Lignées – Sophie Zimmermann

xcover-2923.jpg

 

Éditeur : Auto-éditions / Publishroom

Parution : 28 février 2019

Genre : SF, dystopie

 

 

Résumé : Ava vit dans un monde bâti grâce à la fusion cellulaire définissant des Lignées d’individus aux caractéristiques particulières. Dans cette société où les émotions sont atténuées et les contacts corporels inexistants, un équilibre semble régner entre les êtres humains. Un idéal auquel croit la professeure, jusqu’au jour où un groupe armé fait irruption dans sa classe et la kidnappe.

Peu à peu, les révélations s’enchaînent et l’illusion s’estompe. L’utopie n’était qu’une façade; un projet d’extermination est en marche, et Ava se retrouvera rapidement embarquée dans une bataille pour assurer l’avenir de l’humanité.

 

Avis : Quand j’ai découvert le résumé de ce roman, j’ai tout de suite été intriguée : vous le savez maintenant, c’est tout à fait le genre d’histoires que j’aime découvrir. Dès que j’ai pu me plonger dedans (oui, parce que ma lecture a été un peu compliquée entre la reprise du boulot, les travaux à la maison, bébé …), je n’ai donc pas hésité ! Aller, place à mon avis.

On suit donc Ava, Ligneuse de son état, qui se fait enlever en plein cours. Face à ses kidnappeurs, elle comprend vite qu’il y a erreur sur la personne, et accepte de les aider lorsqu’elle comprend que sa vie a été bâtie sur des mensonges. Parce que oui, dans sa société (pas si lointaine que la nôtre !), les émotions, les contacts entre humains n’existent plus, et la vie semble beaucoup plus belle que jadis. Oui, enfin, sauf quand on découvre un vaste projet d’extermination…

On retrouve ici le schéma habituel dans ce type de roman : la société a évoluée dans une certaine direction, un groupe de rebelles débarque et montre à notre héroïne que les choses sont loin d’être aussi idylliques qu’elle le pense. Parce que oui, Ava est parfaitement heureuse de sa vie actuelle. Elle exerce un métier qui la passionne, et qui prouve chaque jour que la science a fait de fantastiques progrès : plus besoin de rapports sexuels pour faire un bébé, les gens ne se marient plus mais se connectent lorsqu’ils sont parfaitement sur la même longueur d’onde, les maladies n’existent presque plus, etc. Et pourtant ! Malgré donc la structure habituelle, j’ai trouvé le tout original. On ne ment pas sur les faits à proprement parler, mais ils cachent bien d’autres choses (mais je n’en dirai pas plus !).

La force de ce roman ? Ses nombreux rebondissements, que j’ai été loin de tous voir venir. L’autrice arrive à nous surprendre, nous faire croire à quelque chose, pour finalement nous laisser complètement étonnés quelques chapitre plus loin. L’action est omniprésente et ne laisse aucun temps mort. Les personnages aussi m’ont beaucoup plu. J’ai énormément aimé la bande à Mathias, Axel, Igor. Ava aussi est un personnage très intéressant, de par son vécu : contrairement à ses nouveaux amis elle n’a connu que cette société. Bien évidemment, on n’échappe pas à une petite romance et, si on la devine dès le début, j’ai été ravie de voir qu’elle prenait le temps de s’installer et ne faisait pas d’ombre à l’intrigue. 

Enfin, malgré quelques maladresses et coquilles (ou par exemple des répétitions de phrases), le style de Sophie Zimmerman est plutôt fluide et le tout est addictif. Et puis, surtout, cohérent ! Au début, j’ai eu du mal avec Ava : je l’ai trouvée froide, distante, et je me suis dit que je ne m’attacherai jamais à elle. Oui, mais, non ! Elle n’est qu’elle-même, la pauvre. Evidemment qu’elle garde son sang froid quand elle se fait kidnappée, puisqu’elle maîtrise ses émotions à tout instant. Et c’est ça aussi que j’ai apprécié : l’autrice gère à la perfection ses personnages, leurs histoires, leurs caractères.

En bref, j’ai passé un bon moment de lecture avec Lignées. C’est un roman addictif, bourré d’action, de rebondissements. Les personnages sont attachants et prêts à en découdre. Si vous cherchez un peu d’évasion et de dystopie, foncez !

 

Un grand merci à Sophie Zimmerman via Simplement.pro pour la confiance, l’envoi, le marque-page et le petit mot !

Raisons obscures – Amélie Antoine

RAISONS-OBSCURES_CV-652x1024.jpg

 

Éditeur : XO éditions

Parution : 7 mars 2019

Genre : Roman

 

 

Avis : Depuis que j’ai découvert la plume d’Amélie Antoine, il y a deux ans, j’attends chaque nouvelle sortie avec beaucoup d’impatience. Chacun des romans que j’ai lu d’elle a été un coup de cœur et m’a marquée, que ça soit par un rebondissement, par son écriture, sa maîtrise des tensions, des révélations. Quand j’ai appris qu’un nouveau titre sortait, j’étais donc ravie de pouvoir le découvrir !

Bon, bon, bon. Je sens que ça ne va pas être facile de parler ce roman-là. Ce n’est jamais facile de parler d’un livre que l’on a aimé, mais alors celui-ci… Sur Instagram ou Youtube, j’ai vu pas mal de lecteurs déplorer que le résumé en dise trop, gâchant un peu le suspens. Je comprends totalement ce qu’ils ont voulu dire, puisqu’ayant été « spoilée », j’attendais cet événement, je le guettais. Pourtant, si je comprends que ça enlève un peu du plaisir du twist, j’ai lu toute la première partie en m’interrogeant, en imaginant, en cherchant, créant une certaine tension et me faisant tourner les pages à toute allure, comme seule Amélie Antoine sait me faire faire. Toutefois, pour ne gâcher le plaisir de personne, exceptionnellement j’ai choisi de ne pas mettre le résumé de la quatrième de couverture, ni d’en faire.

Tout d’abord, j’ai adoré la construction de ce roman, qui s’ouvre sur une scène très forte. Une famille s’apprête à voir sa vie bouleversée, on ne sait pas qui, on ne sait pas quoi, et paf, on repart quelques mois en arrière pour comprendre comment les choses en sont arrivées là. Je vous laisse imaginer la tension avec laquelle on se plonge dans cette histoire ! Le roman est découpé en deux parties ; on suit deux familles sur la même période : d’abord les parents, puis les enfants. On redécouvre parfois les mêmes scènes sous un angle différent, vécues différemment, mais aussi des choses « inédites ». Car quel parent sait tout de ce que son ado peut faire, penser, vivre, … et inversement ?

Une nouvelle fois, Amélie nous emmène où elle veut. Elle nous partage la vie de ses personnages sans porter de jugement. Si j’ai peut-être eu de petites préférences, je me suis aussi faite avoir. Bien que soupçonnant de petites choses, je n’aurais jamais pensé que les choses iraient jusque-là. C’est aussi pour ça que j’ai aimé la construction de ce roman : on se met à la place des membres de ces familles. Deux familles en apparence banales, qui rappellent à quel point il est facile de passer à côté de quelque chose, de ne pas voir les signes.

Ce roman est fort, bouleversant, glaçant. Il m’a fallu du temps pour le digérer et en parler, et je sais qu’il n’a pas fini de me hanter – la fin m’a brisé le cœur et j’ai dû en raconter l’histoire à mon chéri qui me demandait pourquoi je pleurais. Il parle de thèmes terriblement d’actualité, et Amélie ne nous épargne rien. On parle de harcèlement, de non-dits, de ce silence qui blesse quand tant de choses pourraient être évités, de mal-être.

En bref, vous l’aurez compris, ce roman est un gros coup de cœur, un gros coup au cœur. Encore une fois, Amélie Antoine, tout en simplicité, nous embarque avec elle grâce à son écriture unique, dans cette histoire glaçante, marquante, révoltante, qui nous laisse avec l’envie de hurler pour que de telles choses n’arrivent plus jamais. Un roman nécessaire, qui devrait être lu par le plus de gens possibles. Alors s’il vous plaît, lisez-le, vous n’en sortirez pas indemne.

 

Un grand merci aux éditions XO pour la confiance et l’envoi !

 

De la même autrice :