Edmond, la fête sous la lune – Astrid Desbordes & Marc Boutavant

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Éditeur : Nathan

Parution : 17 octobre 2019

Genre : Album pop-up

 

Avis : J’adooooore les petits albums d’Edmond, alors imaginez ma joie de découvrir la parution d’un pop-up ! A noter que cet album est déjà paru en 2013, la nouveauté ici c’est vraiment les animations.

Edmond, c’est un petit écureuil timide qui vit dans un grand châtaignier. Il aime cuisiner, lire et faire des pompons. Au-dessus, c’est Georges Hibou qui vit là, toujours prêt à se déguiser. En bas, c’est Edouard, l’ours fêtard. Tiens, d’ailleurs, il organise une nouvelle fête. Alors qu’Edmond commence à se sentir seul, quelqu’un toque à sa porte…

Ah cet album ! Quel plaisir de retrouver la plume d’Astrid Desbordes, mais aussi et surtout les illustrations de Marc Boutavant ! Je suis vraiment très fan de son travail, de son style reconnaissable entre milles, avec ses petits personnages si mignons.

L’histoire ici nous parle d’entente avec ses voisins, mais surtout de la solitude, de la timidité qu’il faut parfois affronter, et de l’amitié qui réchauffe si bien le cœur.

Si l’album était déjà une petite merveille, la version pop-up est tout simplement merveilleuse ! On tourne, on soulève, on tire… c’est simple, le temps de quelques minutes je suis redevenue une vraie gosse, à imaginer ce que j’allais trouver en ouvrant le coffre, en tournant la roue. J’ai adoré le soin apporté aux détails, il y a même des pages de livre à tourner (le top du top quoi !).

En bref, vous l’aurez compris, cette version pop-up de l’album d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant est magnifique : une ode à l’amitié superbement animée qui pourrait faire un parfait cadeau dans quelques semaines 🙂 Dès 3 ans.

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi ! ❤

Sur mon île – Myung-Ae Lee

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 11 avril 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Cet album est sorti au printemps dernier, et honte sur moi, je ne le chronique que maintenant, alors que je l’ai déjà lu plusieurs fois (et surtout beaucoup aimé !). Bref, il était temps de rattraper cet oubli !

Un oiseau nous parle de son île, une petite île qui flotte au milieu de la mer. Une île colorée par tous les objets qui y échouent. Une île qui surprend les amis de notre narrateur quand ils viennent lui rendre visite. Mais ça va, bien vite, ils s’adaptent, goûtent, portent, ces objets. Bon, parfois, ils arrivent que certains en mangent, et ça, c’est moins drôle. En parlant de manger, les poissons sont de plus en plus rares, et ça, c’est pas normal…

J’imagine que vous l’aurez deviné, l’île sur laquelle vit l’oiseau, est une île de plastique. Un petit texte explicatif au début de l’album m’a appris que cette île fait aujourd’hui six fois la taille de la France… Inutile de préciser à quel point c’est catastrophique pour l’océan et ses habitants.

J’ai beaucoup aimé cet album pour sa sensibilité, sa poésie, mais aussi pour ce qu’il raconte. J’adore les albums pour enfants parce qu’ils font rêver, mais aussi et surtout parce qu’ils éveillent, informent, et finalement les préparent aux adultes qu’ils seront un jour. Ici Myung-Ae Lee nous offre un album au message fort, un album à la fois magnifique et triste. J’ai beaucoup aimé les illustrations qui retranscrivent à merveille l’horreur de cette île, l’innocence de ces oiseaux qui se retrouvent pris au piège, l’urgence de faire quelque chose. Je dirais même que les illustrations auraient pu se suffire à elles-mêmes tant elles sont fortes.

En bref, voici un album terriblement touchant, mais aussi vraiment, vraiment important, essentiel, pour commencer à sensibiliser au drame de ce continent plastique. A découvrir dès 4 ans.

Merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Le Lac des Cygnes – Pascale Maret & Alexandra Huard

 

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Éditeur : Nathan

Parution : Octobre 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Le prince Siegfried vit dans son château, près d’un mystérieux lac. Alors qu’il fête ses 18 ans, sa mère lui annonce qu’il va être temps pour lui de monter sur le trône et de prendre une épouse, idée qui est loin de lui plaire. Alors qu’il se promène pour se changer les idées, il rencontre une jeune femme, Odette, victime d’un terrible sort la transformant pendant le jour en cygne. Pour la libérer, une solution : l’épouser. Le jeune prince la convie donc au bal donné par sa mère. Mais c’était sans compter sur le terrible Rothbart…

Qui n’a jamais entendu parler du Lac des Cygnes ? Cette histoire aussi passionnante que tragique, qui n’a de cesse d’inspirer spectacles, romans et autres œuvres. J’ai adoré me plonger dans cet album et redécouvrir ce conte merveilleux (adapté ici de la version de Rudolf Noureev) à travers la jolie plume de Pascale Maret.

 

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Au-delà de l’histoire, c’est l’objet-livre en lui-même qui est tout bonnement ma-gni-fique. Les couleurs, oniriques, mélancoliques, retranscrivent à merveille l’ambiance du récit et sa beauté. Gros coup de cœur pour le travail d’Alexandra Huard.

En bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce petit bijou d’album, que je ne peux que vous conseiller d’acheter, offrir, admirer !

 

Un grand merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

Le grand livre de la peur – Dedieu

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Éditeur : Saltimbanque éditions

Parution : 12 septembre 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Vous le savez maintenant, il suffit que je vois le nom de Dedieu sur un album pour aussitôt le vouloir (moi, faible ? noooon), sans même me demander de quoi il va parler cette fois. Sans surprise donc, j’étais très curieuse de découvrir ce nouveau titre.

Avec ce grand album cartonné – qu’on prend très facilement en main, on découvre des bêtes… qu’on a pas forcément envie de câliner, ok, mais bon, aller, ça passe. Mais quand on déroule les petits volets surprises, là, c’est autre chose !

Alors, serez-vous assez téméraire pour découvrir ce qui se cache vraiment sous le drap du fantôme ? Dans la gueule du piranha ? A l’intérieur d’un crapaud ? Croyez-moi, ce n’est pas joli joli … et pourtant, c’est vraiment drôle !

Une fois encore, Thierry Dedieu nous surprend, apprenant ainsi aux enfants à dépasser leurs peurs, les invitant à s’amuser : on rit d’avoir pu être effrayé.

Alors, cap’ ou pas cap’ de tourner les pages ? A une semaine d’Halloween, mon petit doigt me dit que cet album serait parfait ! A découvrir dès 2 ans.

 

Merci aux éditions Saltimbanque pour la confiance et l’envoi !

Gromislav ; Le géant qui couvait la terre – Carole Trébor & Tristan Gion

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Éditeur : Aleph

Parution : 23 août 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Gromislav est un brave et bon géant. Lui, il ne s’emporte pas, il obéit sans râler aux dieux, sans s’énerver. C’est un géant rêveur, qui aime la nature et ceux qui l’habitent. Ce qui n’est pas vraiment le cas de ses frères insatisfaits, destructeurs, vengeurs, agressifs – j’ai souvent trouvé que cette histoire faisait parfaitement écho avec le monde dans lequel on vit aujourd’hui. Ces géants se retrouvent sur la Terre créée par le dieu Svarog, et dont bien sûr ils ne vont pas prendre soin. Jusqu’à ce que….

Inspiré de la mythologie slave, ce conte nous présente un héros atypique, doux, terriblement attachant, un héros qui va sauver la Terre – Terre qu’on voit ici se créer, ainsi que l’univers, façonnés par les dieux. J’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire, ce récit de cosmogonie que j’ai trouvé vraiment complet, intéressant.

Cet album est riche, profond, le texte de Carole Trébor est fantastique, sensible, doux, poétique, et sublimé par les magnifiques illustrations de Tristan Gion, si parlantes, si poétiques elles-aussi, si immersives, violentes parfois, mais toujours justes.

 

 

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En bref, vous l’aurez aisément deviné, joli coup de cœur pour cette fable écologique captivante et si superbement illustrée. A partir de 6 ans.

 

Merci aux  éditions Aleph pour la confiance et l’envoi ❤

Surface – Olivier Norek

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Éditeur : Michel Lafon

Parution : 4 avril 2019

Genre : Policier

 

Résumé : ICI, PERSONNE NE VEUT PLUS DE CETTE CAPITAINE DE POLICE.
LÀ-BAS, PERSONNE NE VEUT DE SON ENQUÊTE.

 

Avis : J’entends parler d’Olivier Norek depuis un moment (surtout de son titre Entre deux mondes, d’ailleurs) sans avoir encore jamais sauté le pas. Enfin, puisqu’il venait en dédicace à la librairie, je me suis dit qu’il était peut-être temps de me lancer. J’ai donc choisi de commencer par son dernier roman … Et qu’est-ce que j’ai bien fait !

Noémie Chastain, capitaine de police, se retrouve gravement blessée lors d’une intervention. Alors qu’elle se remet doucement, elle n’attend qu’une chose : reprendre du service. Mais c’était sans compter sa hiérarchie, qui préfère l’envoyer au fin fond de l’Aveyron mener une petite enquête sans grand intérêt. Sans se douter le moins du monde que l’apparition d’un cadavre va tout changer.

Ce roman, c’est d’abord et surtout Noémie. Cette capitaine fonceuse, brisée par le drame qu’elle a vécu, la trahison des siens, est terriblement attachante. Jour après jour, une étape après l’autre, on la voit se reconstruire, se laisser parfois de côté pour avancer l’enquête. Elle est sarcastique, touchante, forte, belle. J’ai aimé d’ailleurs le réalisme de son histoire, que tout ne s’arrange pas en un claquement de doigts, qu’elle ne soit pas cette beauté parfaite en détresse, qu’on ne la ménage pas. Et j’espère vraiment qu’on la retrouvera dans une autre enquête !

L’autre force de ce roman, eh bien c’est son intrigue. Captivante, prenante, passionnante, c’est dur de lâcher le livre avant d’en avoir tourné la dernière page. Les découvertes d’aujourd’hui sont intrinsèquement liées au passé du village, et il va falloir beaucoup de patience à Noémie pour en démêler tous les fils. D’ailleurs, pour la petite anecdote, j’ai commencé par suspecté la bonne personne, avant de me dire que j’allais trop loin, ahah.

Et puis, il y a l’écriture d’Olivier Norek. Il ne s’encombre pas de phrases pompeuses, et c’est très bien. C’est simple, précis, maîtrisé. Tout comme ce dont il parle, finalement, on voit qu’il connaît le milieu, et c’est top. Et puis, ses touches d’humour, vraiment appréciables, vraiment savoureuses (ma préférence va à la mention de ses collègues Claire Favan et Jacques Saussey, j’ai adoré, surtout en opposition avec le sérieux de la scène). Toutes ces petites choses qui, en fait, rendent son roman unique.

En bref, vous l’aurez compris, j’ai complètement adoré ce roman. Addictif, maîtrisé, percutant, cette première immersion dans l’univers de Olivier Norek ne sera sûrement pas la dernière pour moi (coucou Papa Noël j’ai été sage !).

Toxic Girls – Kit Frick

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Éditeur
: Bayard Jeunesse

Parution :

Genre : Young Adult

 

Résumé : AVANT. Elles sont quatre, Bex, Jenni, Ellory, et Ret. Quatre filles populaires, survoltées, volontaires, à l’avenir étincelant ; le système solaire dans lequel Ellory a enfin trouvé sa place, juste derrière Ret, leur soleil.

MAINTENANT. Ellory est seule. Le groupe d’amies autrefois soudé a explosé, déchiré par les secrets, les trahisons, la déception, et l’événement qui a bouleversé leurs vies.

AVANT. Des jours d’été ensoleillés. Des fêtes. Une en particulier, où Ellory rencontre Matthias. Le début d’une histoire d’amour incroyable et lumineuse.

MAINTENANT. Ellory, de retour au lycée après deux mois d’exclusion doit survivre à la terminale. Plus de petit ami, plus d’amies. Pas de retour en arrière possible. Tourmentée par certains, recherchée par d’autres, elle est troublée par de mystérieux mots, déposés dans son casier par quelqu’un qui ne la laissera pas oublier. Consumée par la culpabilité, Ellory comprend que, même dans le présent, le passé est partout.

Après un drame, le chemin à suivre pour se reconstruire n’est pas sans embûches… et pour aller de l’avant, Ellory devra découvrir sa vérité, derrière les mensonges qu’elle se raconte.

 

Avis : Quand j’ai commencé ce roman, je n’avais plus vraiment le résumé en tête, juste quelques avis d’autres blogueurs lus ici et là et qui me donnaient très envie de me plonger dedans.

Ellory s’apprête à rentrer en terminale quand commence ce roman. Si avant, elle pouvait toujours compter sur la présence de ses trois grandes amies, cette fois, elle sera seule. Depuis que les mensonges, les trahisons, ainsi qu’un terrible accident les ont séparées, chacune poursuit son chemin (presque) comme si les autres n’existaient pas ou plus. Mais si Ellory veut vraiment aller de l’avant, il lui faudra affronter les démons de son passé…

Avec ce roman, je suis passée par différentes émotions. D’abord une simple curiosité, j’attendais de voir où on allait aller. Puis une tension, à mesure qu’on parlait de ce qui s’était passé, de ce qui avait fait voler cette relation en éclat, de la raison pour laquelle Ellory est désormais montrée du doigt au lycée, sans que jamais les choses ne soient dites : on a envie de savoir. Les chapitres alternant entre passé et présent, on sent qu’on approche du moment fatidique, et petit à petit le stress monte. Pourtant, en même temps, j’avais peur de ce que j’allais lire, peur d’être déçue, notamment parce que, avouons-le, j’avais vu venir à des kilomètres à la ronde l’une des révélations, et du coup, peur de me dire « ouais, ok, tout ça pour ça ». Seulement, ce qui m’a empêché de dire cela, c’est quelque chose que je n’avais finalement pas vu venir, et qui m’a laissée sur le c** pour parler vulgairement 😛 Maintenant, j’ai envie de relire le roman pour voir si j’aurais pu ne pas me faire avoir !

A travers cette histoire, Kit Frick aborde principalement le thème des relations toxiques (vu le titre, ce n’est pas une grande surprise !). J’ai eu du mal avec notre quatuor, dans le sens où les personnalités s’effacent beaucoup trop pour Ret, qui aime, donne et reprend, s’amuse, joue, manipule ou attise les jalousies selon ses envies. Même Ellory finalement, j’ai eu du mal à l’apprécier. Certes, je ne suis pas à sa place, mais à vouloir plaire à Ret, elle ne s’oppose pas. A vouloir garder son petit ami, elle ne questionne pas. Sauf que sa passivité est loin de la rendre heureuse.

Toutefois Kit Frick arrive très bien à décrire les relations entre Ret et ses amies, ses amies entre elles, ce qui les lient et les séparent à la fois, et surtout à nous en faire ressentir toute la complexité, entre haine et amour, envie de partir et incapacité de le faire. On parle aussi de secrets, de relations amoureuses, de famille, de trouver sa place, de se trouver soi-même, d’accepter. Enfin, l’écriture est fluide et, comme dit plus haut, prenante, ce qui fait que ce petit roman se lit à toute vitesse.

En bref, un roman qui se lit vite et bien, et qui malgré une grosse partie prévisible arrive quand même à nous surprendre (dommage juste que ça soit à la toute fin) !

 

Merci aux éditions Bayard pour la confiance et l’envoi !

Mini-lapin n’a peur de rien ! – John Bond

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Éditeur : Milan

Parution : 11 septembre 2019

Genre : Album Jeunesse

 

Avis : Mini-lapin a très envie d’un gâteau. Mais zut, il n’y a plus de framboises. Maman lui dit, pas de framboises, pas de gâteau. Ah non alors ! Mini-lapin veut son gâteau aux framboises, tellement qu’il n’écoute même pas ce que sa maman lui crie quand il part. Le voilà donc en quête de ses précieux fruits, une quête qui va l’emmener loin, bien loin ! Au moment où il se croit perdu, le voilà qui sent une dééélicieuse odeur de gâteau aux framboises ! Vite, vite, vite, il faut rentrer à la maison … même si c’est pour changer d’avis !

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Quel album délicieux ! Ce petit lapin têtu est tellement mignon, tellement attachant dans son obstination ! Le voilà parti à l’aventure, bien déterminé à avoir ce qu’il veut. La fin est juste excellente, très drôle, et elle parlera sûrement à de nombreux enfants et parents !

Enfin, et argument non négligeable : les illustrations et les couleurs sont juste ma-gni-fiques, j’adore !

En bref, vous l’aurez compris, cet album est un joli coup de cœur que je vous invite à lire avec vos petits, dès 3 ans !

 

Merci aux éditions Milan pour la confiance et l’envoi !

Dividing Eden, tome 2 : le royaume des vents – Joelle Charbonneau

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Éditeur : Milan

Parution : 13 février 2019

Genre : Young Adult, Fantasy

 

Résumé : Andreus est enfin roi d’Eden. Mais loin d’être comblé, il est hanté par ce qu’il a fait pour accéder au pouvoir : il croit avoir tué sa jumelle Carys. Et sa culpabilité redouble quand il se rend compte que ses sujets sont toujours fidèles à la disparue. Pour couronner le tout, les vents sont retombés sur Eden et les moulins ne fabriquent plus d’électricité, le royaume est plongé dans l’obscurité ; il faut trouver au plus vite le moyen de sauver le royaume.
Et si Carys était la solution à tous ces problèmes ? Car Carys est en vie. Et elle compte bien revenir auprès de son frère, qu’il le veuille ou non.

 

Avis : Rappelez-vous, découvert pendant l’été 2018, j’avais eu un gros coup de coeur pour le premier tome de Dividing Eden. L’univers, les personnages, Carys, les rebondissements, la fin : tout avait su me séduire et j’étais impatiente de découvrir la suite. Enfin, c’est chose faite !

A la mort de leur père et de leur frère aîné, Carys et Andreus, jumeaux, doivent s’affronter pour décider lequel des deux régnera sur le royaume d’Eden. Très vite, les épreuves, l’appât du pouvoir, et quelques personnes malveillantes ont raison de leur entente et les voilà devenus ennemis dans une lutte à mort. Laissée pour morte, Carys revient dans ce tome-ci affaiblie certes, mais déterminée comme jamais à faire ce qui est juste pour son peuple, décidée cette fois à ne plus laisser ses sentiments freiner ses gestes. Pour cela, il lui faudra évincer son frère du pouvoir, et surtout découvrir qui complote en secret pour détruire Eden. Mais avant, il lui faudra surtout découvrir qui elle est.

J’avoue, j’ai un peu (beaucoup) retardé la lecture de ce roman parce que je savais qu’à peine commencé, il me faudrait aller au bout, tant je serais imprégnée de cet univers… puis pleurer parce que ça serait déjà fini 😛 . Et ça n’a pas loupé, je l’ai dévoré en peu de temps !

Cette fois encore, on alterne entre les points de vue de Carys et d’Andreus, ce que j’ai tout particulièrement aimé ici. C’était parfait pour savoir comment la jeune femme se remettait physiquement des derniers affrontements, mais aussi psychologiquement, puisqu’après avoir voué sa vie à son jumeau, ce dernier n’a pas vraiment hésité à la trahir. Mais c’était également super de pouvoir suivre les pensées d’Andreus, ses doutes qui s’insinuent petit à petit dans son esprit, lui faisant remettre en question les derniers événements, lui faisant envisager que, peut-être, finalement, il se serait laissé aveuglé par l’amour, et qu’enfin, il aurait pu (et dû) agir autrement. Surtout, lui aussi est prêt à découvrir qui agit dans l’ombre pour lui nuire.

Si vous vous rappelez, je n’avais pas spécialement été tendre avec Andreus dans ma chronique du premier tome ; ici mon avis a changé, puisque lui-même a changé. J’ai apprécié trouver ici un jeune homme attentif aux siens, prêt à risquer sa vie, à se retirer du pouvoir pour ce qu’il estime juste. Sa volonté de se faire pardonner. Bon, j’avoue, ma préférence va toujours à Carys, cette jeune femme forte, déterminée, qui doit ici apprendre à (re)faire confiance, à se faire confiance. La fin laisse présager une suite tout aussi passionnante, que j’ai hâte de découvrir.

Quant à l’univers qui m’avait déjà tant plu dans le premier tome, j’ai été bien évidemment ravie de le retrouver. Cette fois encore, je dirais juste que j’aurais aimé en savoir davantage, qu’il soit plus exploité. On ne rentre pas top dans les détails finalement, mais j’aime tant cette saga que j’aurais bien aimé avoir quelques chapitres de plus (moi, gourmande ? noooon). Enfin, la plume de l’autrice est captivante, et c’est un régal à lire.

En bref, vous l’aurez compris, avec ses deux tomes déjà parus cette série est un joli petit coup de cœur pour moi. Un univers riche et captivant sans être trop complexe, des intrigues, des complets, des rebondissements qui ne vous laisseront pas de marbre : en un mot, foncez !

 

Un grand merci aux éditions Milan et Pageturners pour la confiance et l’envoi !

 

De la même autrice :

Everless – Sarah Holland

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Éditeur : Bayard Jeunesse

Parution : 9 mai 2019

Genre : Young Adult

Traduction : Eric Moreau

 

Résumé : Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l’extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang…
Pour éviter que son père, déjà très affaibli, se condamne en procédant à une nouvelle saignée, Julie se fait engager comme domestique à Everless, la résidence des Gerling, la famille la plus puissante du royaume. On va y célébrer les noces de Roan, le fils cadet de la famille, avec la fille adoptive de la reine. Cette dernière est âgée de plusieurs centaines d’années grâce à ses richesses (la monnaie créée à partir du sang peut aussi se consommer pour allonger la vie…)
Or, Julie est depuis toujours secrètement amoureuse de Roan. Car elle a vécu à Everless dans son enfance. Mais suite à un tragique accident, son père et elle ont dû s’enfuir. Et son père lui a toujours interdit de retourner à Everless…

 

Avis : Voici encore un titre qui m’intriguait bien avant sa sortie. La beauté de la couverture, son résumé, tout m’attirait et j’avais très envie de le découvrir. C’est chose faite, et autant vous le dire tout de suite, j’en sors ravie et impatiente de lire la suite ! Au passage, regardez-moi la beauté de cette couverture, qui colle teeeellement avec l’histoire du roman !!

Julie vit avec son père, dans leur petite chaumière depuis qu’ils ont fui le château d’Everless. Seulement, leurs dettes étant de plus en plus nombreuses, Julie se résout à se faire engager comme servante au château, pour éviter que son père ne donne davantage de sang – contenant le temps, monnaie de cet univers, rendant les plus puissants presque immortels. Alors que le prince Roan est sur le point de se marier, la reine du royaume arrive au château, et avec elle, son lot de mystères et d’interrogations que Julie est bien décidée à élucider, d’autant plus quand elle réalise que tout cela pourrait bien être lié à sa propre histoire et à ses origines…

Sans trop de surprise, je me suis ré-ga-lée avec ce livre. Vraiment. L’univers, la mythologie autour de ce sang, contenant le temps, la vie, cet Alchimiste et tous ces récits entendus, mystérieux. Cette quête de Julie pour découvrir ce que son père n’a pas eu le temps de lui dire, pourquoi elle doit se tenir éloignée de la reine. L’ambiance, cette envie de savoir les choses, et surtout, cette fin, les révélations que je n’ai pas forcément vues venir ont fait de ce roman une chouette lecture.

Et pourtant, tout n’est pas parfait. L’héroïne m’a « agacée » dès lors qu’il était question de sentiments, tout simplement parce que c’était cliché et répétitif. Forcément, elle recroise le garçon dont elle était amoureuse plus jeune, forcément ses sentiments sont toujours là. Forcément, il y a deux frères, l’un adorable, l’autre moins, et on devine bien vite ce dont il retourne. Au-delà de ça, j’ai à la fois adoré Julie et son contraire. Si j’ai aimé son caractère intrépide, son entêtement, si son histoire m’a touchée, elle m’a aussi semblé parfois bien naïve et peu réfléchie.

En bref, malgré ces petits défauts, j’ai vraiment adoré l’originalité de l’histoire, l’univers, le mystère, le pouvoir, les intrigues, la quête de notre héroïne et les révélations. Ce qui fait que, malgré la taille du roman, je n’ai pas vu les pages défiler, et j’ai maintenant hâte de lire la suite !

 

Merci aux éditions Pageturners pour la confiance et l’envoi !