Les Sept Sœurs, tome 3 : La sœur de l’ombre – Lucinda Riley

9782368121269FS

 

Éditeur : Charleston

Parution :  7 avril 2017

Genre : Littérature

Traduction : Marie-Axelle de La Rochefoucauld

Titre original : The Shadow Sister

 

Résumé : Star d’Aplièse est à un carrefour de sa vie après le décès brutal de son père bien-aimé, le millionnaire excentrique surnommé Pa Salt par ses six filles, toutes adoptées aux quatre coins du monde. Il leur a laissé à chacune un indice sur leurs origines, mais Star, la plus énigmatique, hésite à sortir du cocon qu’elle s’est créée avec sa sœur Cece. Désespérée, elle décide de suivre le premier indice, qui l’entraîne dans une librairie de livres anciens à Londres…

Un siècle auparavant, l’indépendante et entêtée Flora MacNichol jure qu’elle ne se mariera jamais. Elle est heureuse et en sécurité dans sa demeure du Lake District, vivant à proximité de son idole, Beatrix Potter, lorsque divers événements qu’elle ne maîtrise pas l’entraînent à Londres, dans la maison de l’une des hôtesses les plus réputées dans la haute société edwardienne : Alice Keppel.

Flora est tiraillée entre un amour passionnel et ses devoirs envers sa famille, mais arrive à trouver sa place sur l’échiquier – qui comporte des règles que seuls certains connaissent, jusqu’à ce qu’un mystérieux gentleman lui révèle ce qu’elle a cherché durant toute sa vie…

 

Avis : Vous le savez maintenant, l’un des rendez-vous que j’attends toujours avec grande impatience, c’est un nouveau roman de Lucinda Riley – surtout quand il s’agit de sa saga des « Sept Soeurs » que j’aime tout particulièrement (vous pouvez d’ailleurs retrouver ma chronique du tome 1 ici, et celle du tome 2 ).

Star (pour Astérope) est une jeune femme pour le moins discrète. Toujours dans l’ombre de sa sœur « quasi jumelle » Cece, on ne les voit jamais l’une sans l’autre – allant même jusqu’à causer l’inquiétude de leurs autres sœurs. Mais quand à la mort de leur père, les deux femmes s’installent dans un nouvel appartement londonien, Star commence à se sentir quelque peu à l’étroit dans cette vie qui ne lui correspond peut-être pas totalement. Alors qu’elle décide, à l’instar de ces deux autres sœurs, de se lancer sur les traces de son passé, ses pas la mèneront dans une librairie de livres anciens, et lui permettront de faire la connaissance d’une famille aussi farfelue qu’attachante.

J’étais très curieuse de découvrir Star, puisque dans les deux premiers tomes on parle d’elle comme quelqu’un d’effacé, de suiveuse plutôt que meneuse. J’avais peur de peut-être m’ennuyer (ou plutôt de moins m’attacher) après les deux caractères dynamiques rencontrés précédemment. Mais au final, je me suis parfois bien reconnue en elle – et surtout, j’ai adoré partir sur les traces de son passé.

Car avec Star, on remonte le temps jusqu’au début du 20ème sicle, une période que j’aime beaucoup. On croise le roi Edward VII, ou encore Béatrix Potter. L’Histoire se mêle à l’histoire envoûtante que nous conte Lucinda Riley, et pendant quelques jours, j’étais transportée dans un autre monde. C’est dingue comme elle a le don de nous captiver par sa plume ! Et c’est tellement bon d’être happé comme ça par un roman, d’avoir du mal à le lâcher, et d’être encore habité par ses personnages des jours après avoir tourné la dernière page.

Comme toujours avec cette auteure, tous les personnages sont extrêmement bien travaillés. Ainsi,  j’ai adoré faire la connaissance d’Orlando, un personnage haut en couleurs, ainsi que de son frère Mouse plus bourru, peut-être plus blessé par la vie. Rory, quant à lui, est profondément attachant et se lie vite d’amitié avec Star. Mais quel est le lien de cette famille avec Flora McNichol, cette jeune fille forte, courageuse, prête à renoncer à son bonheur pour celui de ceux qu’elle aime (j’ai eu un coup de cœur pour elle) ? Et surtout, avec Star ? En tout cas, je peux vous dire une chose, cette histoire, leur histoire, m’a profondément touchée et bouleversée à de nombreuses reprises.

Pour en revenir à Star, j’ai aimé la voir changer, tout au long de ce roman. Au début, c’est un peu comme voir les premiers pas d’un bébé : elle tente de s’émanciper un peu, couper le cordon avec sa sœur (on a parfois plus l’impression d’un vieux couple plutôt que de sœurs !), pourtant le naturel revient au galop et elle a plutôt tendance à prendre sur elle. Et puis au fur et à mesure, elle va davantage assumer ses choix, s’assumer elle-même. Commencer enfin à vivre et à se révéler. Dans sa note à la fin du roman, Lucinda Riley nous parle de Star et emploie des mots tels que « courage discret », « force intérieure », et c’est tout à fait ça.

Je voulais aussi ajouter que parfois ce récit croise celui d’autres tomes, comme par exemple lorsque Star et Ally se rencontrent, à Londres ou en Norvège, nous rappelant des moments déjà vus dans le tome précédent. Ce n’est jamais trop long – et puis le point de vue est différent – du coup ce n’est pas dérangeant, au contraire, c’est un plaisir de revoir ces personnages. D’ailleurs, ce nouveau tome me fait m’interroger davantage sur Pa Salt …

En bref, encore un magnifique roman de Lucinda Riley, que j’aurais aimé ne jamais finir. Si vous n’avez pas encore commencé cette saga, je ne peux que vous encourager à le faire ! Pour ma part, je suis impatiente de découvrir le prochain tome et de faire plus ample connaissance avec Cece – avec qui j’ai un peu de mal mais encore une fois, je suis sûre que la magie de l’auteure opérera et nous aidera à la cerner davantage !

 

Cliquez pour en savoir un peu plus sur cette histoire !

 

Un grand merci aux éditions Charleston pour la confiance et la belle découverte !

Roland est mort – Nicolas Robin

9782843378157FS

Éditeur : Anne Carrière

Parution :  13 mars 2016

Genre : Littérature

 

Résumé : Roland est mort. Les sapeurs pompiers l’ont retrouvé la tête dans la gamelle du chien. Ils viennent enlever le corps et se débarrassent du caniche en le confiant à son voisin de palier, un homme proche de la quarantaine, au chômage, très seul.
Roland est mort depuis une semaine. Son voisin ne le connaissait pas vraiment, mais il aurait dû s’en douter : il n’entendait plus les chansons de Mireille Mathieu, derrière le mur.Il écope du chien puis de l’urne contenant les cendres du défunt. Que faire de ce lourd héritage chargé de poils et de céramique ?Le voisin va tout tenter pour s’en débarrasser, mais en a-t-il vraiment envie ?

Ce livre est un ovni. La force des mots, l’immense sensibilité qui s’en dégage font qu’il laisse une trace et qu’on le quitte avec regret.

 

Avis : Ce que j’aime dans le fait d’être libraire (et que je retrouve en tant que blogueuse), c’est de pouvoir partager coups de cœur et déceptions … notamment avec ma chère collègue et amie Faustine ! Comme évidemment on ne peut pas tout lire, et que nous partageons la même passion pour les livres, c’est génial de pouvoir échanger sur nos dernières lectures. Et justement, l’un de ses coups de cœur 2016 avait été Roland est mort, de Nicolas Robin. On peut dire que j’en ai entendu parler et reparler de ce roman ! A tel point qu’elle m’a donné envie de le découvrir – tout en ayant peur de ne pas autant aimer qu’elle 😛 .

Roland est mort, à ce qu’il paraît. C’est triste, mais bon, ça arrive me direz-vous. Là où ça commence à emmerder son voisin, c’est quand il se retrouve avec Mireille, le caniche de Roland, sur les bras. Et un peu plus tard, c’est l’urne funéraire que les pompiers lui rapportent. Pourtant lui, Roland, il ne le connaissait pas vraiment. Tout ce qu’il savait de lui, c’est qu’il était fan de Mireille Mathieu. D’ailleurs, il semblerait bien que personne ne s’intéressait vraiment à lui, puisqu’il est resté une semaine le nez dans la gamelle de son chien, avant que l’on ne se rende compte qu’il n’était plus de ce monde. Pas très réjouissant, n’est-ce pas !

Mais malgré le titre qui pourrait laisser présager tristesses et chagrins, ce roman est bourré d’humour – d’ailleurs, au cas où on aurait oublié ce qui est arrivé à Roland, chaque début de chapitre reprend ces mots, comme un leitmotiv. Notre cher voisin, fraîchement largué, au chômage, qui aime un peu trop son canapé et les films pornos, se retrouve à sortir Mireille (et essayer de la refourguer à à peu près tout le monde) et à appliquer les conseils appris lors de cours de développement personnel (à mourir de rire).

Mais derrière l’humour se cache aussi pas mal de réflexion sur notre société actuelle. Certains passages sont même profondément touchants et serrent la gorge, car des Roland, il y en a partout. Combien d’entre nous ne prennent pas la peine de connaître leur voisin, en dehors de petites manies qui parfois nous agacent ? A ne prendre le temps de rien, à se concentrer sur nos téléphones, réseaux sociaux, ou autre, au bout de combien de temps nous rendrions-nous compte que ça fait 4 jours qu’on a pas croisé le voisin dans la cage d’escalier, ou que l’on ne l’entend plus râler sur son perroquet (heureusement, je n’ai pas ce genre de voisin !) ? Finalement, grâce à Mireille qui l’oblige à sortir de chez lui, grâce à Roland, notre voisin va peu à peu se réveiller, revenir à la vie.

Je n’en dirais pas plus, si ce n’est qu’il faut découvrir ce livre si ce n’est pas encore fait ! Comme le dit la 4ème de couverture, ce livre est un ovni … et ça fait du bien.

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Nicolas Robin, une plume incisive et juste qui mêle intelligemment humour et sensibilité pour un roman profondément humain.

Au final, je remercie Faustine de m’avoir parlé de ce roman – et je suis ravie de la voir le défendre depuis sa sortie. Une belle bouffée d’air frais, un concentré d’humour, un hymne à la vie, qui nous pousse également à réfléchir. A lire !

 

libr

A découvrir ici !

 

Dessine-moi un petit prince – Michel Van Zeveren

9782211230988FS.gif

 

Éditeur : Ecole des loisirs

Collection : Pastel

Parution :  1er février 2017

Genre : Album enfant

 

Résumé : Dans la classe de Petit Mouton, il y a un mouton qui dessine trop bien ! « S’il te plait, dessine-moi un petit prince » lui demande Petit Mouton. Lui, il ne sait pas dessiner. Ni un cheval, ni un caillou, rien. Tout ce qu’il voit, c’est un gros zéro. Alors il commence à le dessiner et aussi d’autres trucs qu’il voit dans sa tête. Et ça, c’est plus fort que fort !

 

Avis : Aujourd’hui, un petit mouton dessine le Petit Prince, provoquant l’admiration de ses camarades. Aussitôt, tout le monde essaie de l’imiter, sauf Petit Mouton qui ne sait pas dessiner… En rentrant, il a une idée : il demande à sa mère de lui dessiner un cheval, puisqu’il paraît que les petits princes n’ont rien d’original !

Seulement voilà, elle le dessin, elle n’a jamais su faire non plus ! Et la voilà qui s’en sort avec une très belle pirouette philosophie et pleine de sens en dessinant un simple caillou au pied du cheval : « je préfère dessiner ce que personne ne regarde, comme ça on regarde le monde d’un autre œil et ça le rend plus beau ! »

Le lendemain, il est fier de montrer le dessin de sa mère. Les voilà tous qui se mettent à dessiner ce qu’on ne prend pas le temps de regarder. Mais Petit Mouton ne sait toujours pas faire ça … alors le voilà qui, petit à petit, va dessiner ce qu’il imagine dans sa tête … et ça, c’est trop fort !

Un très chouette album aux illustrations toutes douces, sur le pouvoir de l’imagination et surtout, parfait pour redonner confiance à tous les petits princes du dessin (le dessin final est d’ailleurs très représentatif de ce que peuvent faire les petits bouts de chou) qui auraient l’impression d’être trop nuls !

 

Sans oublier le petit clin d’œil du titre/dessin que j’ai beaucoup aimé !

 

Merci aux éditions de l’école de loisirs pour la confiance et l’envoi !

Teen Wolf – Saison 3

91SvYw5ukgL._AC_UL320_SR226,320_

 

Réalisation : Russell Mulcahy, Tim Andrew, Robert Hall, Christian Taylor & Jennifer Lynch

Histoire originale : Jeff Davis

Scénario : Jeff Davis, Christian Taylor, Lucas Sussman, Alyssa Clark, Jesec Griffin, Angela L Harvey, Eoghan O’Donnell, Moira McMahon Leeper, Ian Stokes

Acteurs :  Tyler Posey, Dylan O’Brien, Crystal Reed, Holland Roden, Linden Ashby, JR Bourne, Melissa Ponzio, Tyler Hoechlin, Seth Gilliam, Ian Bohen, Ryan Kelley, Arden Cho

Genre : Série fantastique

Origine : USA

Musique : Dino Meneghin

Éditeur : Medium Rare Entertainment

Durée : 16h35 (24 épisodes de 42 minutes)

Sortie (DVD) : 26 mai 2017

 

 

Résumé : Dans la première partie de la saison, une meute d’Alphas arrive à Beacon Hills. Scott et Derek vont devoir les combattre pour sauver leurs vies et celles de leurs amis. En parallèle, de nombreux assassinats sont commis à la manière de ce qui ressemble à des sacrifices humains.

Dans la deuxième partie, des démons japonais, les Onis, arrivent à Beacon Hills, tandis que Stiles se retrouve possédé par un esprit maléfique japonais (un Nogitsune) qui sème la terreur.

 

Avis : Si les deux premières saisons comptaient 12 épisodes, cette fois-ci nous en avons 24, soit le double (bravo, je sais compter !). Quand j’avais vu ça, j’avais un peu peur que le rythme soit plus long, moins effréné, perdre ce côté « bourré d’actions » que j’aime tant, et peut-être de m’ennuyer un peu. Au final, si en effet le rythme est un peu plus lent parfois, ça induit au contraire un suspens, une tension supplémentaires.

On peut d’ailleurs voir deux parties dans cette saison : dans la première on suit l’arrivée d’une nouvelle bande d’Alphas, terrifiants et prêts à tout … Alors que dans la seconde on découvre de nouvelles créatures tout aussi menaçantes, mais relevant cette fois du folklore japonais. Un peu comme si l’on avait collé deux saisons, en fait. Du coup, si j’ai apprécié mon visionnage, j’ai trouvé parfois que c’était longuet (ou alors c’est le fait d’enchaîner les épisodes !) – attention ce n’est pas forcément péjoratif.

Si depuis pas mal de temps l’on trouve de nombreuses séries mettant à l’honneur des loups-garous, ce que j’aime ici, c’est toute la mythologie qu’il y a autour, mais aussi le fait qu’on ne s’arrête pas aux lycanthropes. En effet, avec cette saison, grâce à de nouvelles créatures, on s’approche un peu de légendes japonaises, que j’ai d’ailleurs trouvé plutôt intéressantes (et un peu d’originalité, c’est très bien !).

De nouveaux personnages font leur apparition (les jumeaux, Kira), ce qui est bien car ça ajoute de la dynamique et de la matière à l’intrigue. Mais en même temps, j’ai parfois eu l’impression que certains personnages étaient un peu trop laissés de côté au profit des autres – notamment Lydia que j’apprécie de plus en plus et que je trouve sous-exploitée (enfin on en sait plus sur elle !). Bon, puisque Alison et Scott, c’est fini, il fallait bien qu’un nouveau prétendant entre dans la danse. Et il faut dire qu’on le voit venir à des kilomètres, ce cher petit Isaac. Ce qui donne lieu à quelques petites scènes assez drôles (moins pour la maison de Melissa). Probablement parce que j’étais habituée à Scott, j’ai eu un peu de mal au début avec ce nouveau couple (aussi parce que l’on passe des épisodes sans vraiment voir l’un ou l’autre, ce qui fait que c’est dur de s’attacher) et puis finalement ça va.

En parlant de personnages, pour ne rien changer, mon chouchou reste Stiles. C’est lui qui apporte la petite touche d’humour que j’aime tant, mais c’est aussi l’un des seuls qui n’a rien de « surnaturel » (hum hum), ni n’a de compétences particulières (style guerrière sur-entraînée par son papa chasseur de loups-garous 😛 ) et qui pourtant est prêt à tout pour ses amis et fait souvent preuve d’un bon esprit de déduction – toutefois, vu le tournant que prend la fin de la saison, vous imaginez bien (si vous avez vu cette saison) que le épisodes ont défilés ! Enfin, il nous offre quelques beaux moments rempli d’émotion. Et dans ces moments-là, j’aime tout particulièrement la relation qui le lie à Scott, sincère et profonde, mais aussi avec son père (que j’aime beaucoup également, ainsi que Melissa).

En somme, une nouvelle saison intéressante, toujours aussi prenante et pleine de tensions, qui nous surprend sans cesse … malgré quelques petits bémols qu’on oublie vite, surtout avec cette fin qui nous donne juste envie de nous précipiter sur la saison suivante !

 

Détails techniques 

Tout comme pour les précédentes saisons, le son et l’image sont très bien.

J’ai regardé certains épisodes en VOSTF, et c’est vrai que la traduction est un peu trop simpliste, on perd beaucoup du texte originel, c’est dommage. Du coup autant le regarder en VO ou directement en français.

Au passage, j’aime beaucoup la photo choisie pour la pochette !

Bonus Vidéo :

En plus des 24 épisodes, on trouve de petits bonus très intéressants sur chaque DVD, dont voici la liste (je m’attendais peut-être à plus – en terme de bonus, pas de durée – vu le nombre d’épisodes) :

Scènes coupées (4’)
Retour à la meute (38’)
Bêtisier (4’)
Le retour du montage torse-nu (2’)
A la poursuite de la meute : Les fans de Teen Wolf (8’)

 

Liste des épisodes :

01 – Plaies ouvertes (Tattoo)
02 – Le Risque et la Récompense (Chaos Rising)
03 – La Chasse (Fireflies)
04 – Prédateur (Unleashed)
05 – Tensions (Frayed)
06 – Motel California (Motel California)
07 – Les Guérisseurs (Currents)
08 – Oeil pour oeil (Visionary)
09 – La Fille qui en savait trop (The Girl Who Knew Too Much)
10 – Laissés pour compte (The Overlooked)
11 – Le Nemeton (Alpha Pact)
12 – Éclipse lunaire (Lunar Ellipse)
13 – Ancrage (Anchors)
14 – Malia (More Bad Than Good)
15 – Musca (Galvanize)
16 – La Marque (Illuminated)
17 – Doigt d’argent (Silverfinger)
18 – L’Énigme (Riddled)
19 – Poison (Letharia Vulpina)
20 – Eichen House (Echo House)
21 – Le Renard et le loup (The Fox and the Wolf)
22 – Dans la tête de Stiles (De-Void)
23 – Insatiable (Insatiable)
24 – Le Coup divin (The Divine Move)

 

Bande-annonce ici !

 

Un grand merci  à MediumRare Entertainment et Bertus France pour la confiance et l’envoi de ce service presse !

Fin de ronde – Stephen King

Fin-de-ronde

 

Éditeur : Albin Michel

Parution : 8 mars 2017

Genre : Polar

Traductrices : Océane Bies & Nadine Gassie

Titre original : End of Watch

 

Résumé : Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

 

Avis : Après Mr Mercedes et Carnets Noirs, nous retrouvons Hodges et ses amis, mais également ce cher Brady, bien décidé à ce venger.

Tout commence lorsque Martine Stover, victime de Mr Mercedes, et sa mère sont retrouvées mortes (d’ailleurs encore une fois le roman s’ouvre sur cette terrible journée de 2009). A priori, il s’agirait de suicides. Mais étant donné le lien d’une des victimes avec cette vieille affaire, Pete décide d’appeler Hodges. Si les enquêteurs officiels ne semblent pas décidés à voir plus loin, Holly soulève quelques points intéressants à son ami, notamment suite à la découverte d’un Zappit, sorte de game-boy où les jeux sont intégrés.

Comme le soupçonnait Hodges, et comme le laissait présager la fin de Carnets noirs, Brady semble avoir récupérer certaines facultés depuis que Holly l’a mis KO … et notamment ce désir de contrôle. Le prince du suicide semble avoir trouvé une nouvelle façon de frapper, qui risque de faire pas mal de dégâts !

Après deux romans tournés uniquement vers le polar et l’enquête de Hodges, nous retrouvons ici la touche de fantastique si chère à Stephen King – que je ne m’attendais pas forcément à trouver, du moins aussi forte. D’où viennent les nouvelles capacités de Brady ? Doit-il remercier Babineau ou Holly ? Toujours est-il que la télékinésie n’a plus de secrets pour lui, même si cela n’est rien par rapport à … ce que vous découvrirez en lisant le roman et qui m’a un peu fait redouter qu’il n’y ait jamais de fin (tant il a ce qu’il faut pour devenir un vrai super-méchant !). Toutefois, je dois dire que j’aurais peut-être préféré que King reste égal au reste de cette série et s’en tienne au thriller (mais dans ce cas il aurait dû s’arrêter à deux tomes), histoire de garder une certaine unité.

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir l’équipe de Bill – qui malheureusement n’est pas au meilleur de sa forme : Holly (ma préférée avec Bill je pense !), Jérôme (présent tardivement, mais c’est toujours ça !) et sa soeur, mais aussi Pete et bien sûr Brady, qui  n’a pas fini de fasciner par son côté tordu.

Fin de ronde symbolise finalement le dernier affrontement entre Bill et Brady. J’ai aimé le fait de ne pas deviner d’avance qui en sortirait vainqueur. Et au final, la fin est parfaite, je n’en aurais pas voulu d’autre pour clore cette trilogie de l’inspecteur Hodges !

A noter que l’on parle ici d’un sujet important : le suicide, et plus particulièrement chez les jeunes, qui à l’ère des réseaux sociaux s’influencent les uns les autres. Un roman qui a donc une triste résonance bien réaliste.

En bref, un roman qui se lit à toute allure, pour enfin avoir le dernier mot de cette histoire, débutée en 2009 !

 

Merci aux éditions Albin Michel pour la confiance et la découverte !

Fidèle au poste – Amélie Antoine

9782253086154FS.gif

 

Éditeur : Le livre de poche

Parution : 22 février 2017

Genre : Thriller

 

Résumé : Mariés depuis trois ans, Chloé et Gabriel mènent une existence heureuse à Saint-Malo, jusqu’au jour où la jeune femme se noie accidentellement au cours d’une baignade matinale. Gabriel, incapable de surmonter seul son chagrin, se décide à chercher du soutien auprès d’un groupe de parole. Il y fait la connaissance d’Emma, une photographe arrivée dans la ville récemment, qui va l’aider à traverser son deuil.

Seulement, Chloé semble toujours très présente et, étonnamment, vivante aux yeux de Gabriel qui ne parvient pas à se reconstruire. Et si la réalité n’était pas celle à laquelle il se raccroche ?

 

Avis : Chloé et Gabriel semblent former le couple idéal. Depuis 3 ans, ils vivent à Saint-Malo où elle est coach sportive, pendant qu’il est conseiller financier. Mais tout bascule quand la jeune femme est retrouvée morte. Gabriel commence à suivre une thérapie de groupe pour les personnes souffrant de la perte d’un être cher, et rencontre là Emma, une photographe qui souhaite réaliser un projet avec eux. Alors que Chloé ne semble pas décidée à laisser sa place à une nouvelle femme, Gabriel réalise que son épouse lui aurait peut-être bien caché deux-trois choses …

Ce roman est porté par trois voix : celles de Chloé et Gabriel, mariés depuis 3 ans, celle d’Emma, photographe qui vient vivre quelques temps à Saint-Malo. Pendant les premières pages de ma lecture, le doute s’instille dans mon esprit : Chloé est-elle partie ? Décédée ? (déjà là, je me dis qu’Amélie Antoine est très forte, aucun mot n’est laissé au hasard, mais que veut-elle nous dire ?) Quand on découvre avec Gabriel son corps à la morgue, le doute n’est plus permis : elle est morte. Alors comment fait-elle pour nous raconter ce qu’elle voit, ce qu’elle voudrait dire à son mari ? A ce moment, j’ai eu un peu peur qu’on ne bascule dans le fantastique et que ce ne soit son fantôme qui nous parle (naïve que j’étais !).

C’était sans compter l’ingéniosité de l’auteure, qui nous réserve un twist de malade, au milieu du roman à peu près, où l’on comprend que vraiment, rien n’a été laissé au hasard. Chaque mot, chaque action imaginée par Amélie Antoine prend enfin son sens. Et comme l’auteure aime bien jouer avec nous, ce n’est pas la seule surprise qu’elle nous réserve … mais je n’en dirai pas plus, si ce n’est que je n’avais rien vu venir, pas une fois, et que ça, c’était génial !

[ Attention, si vous souhaitez lire ce roman, passez directement à la fin pour éviter tout risque de spoil ! ]

Dans ce thriller psychologique, on aborde beaucoup de sujets : le deuil, la difficulté de se remettre de la perte d’un être cher, mais aussi la culpabilité que l’on peut éprouver en voulant aller de l’avant – d’autant plus lors d’une nouvelle relation. On va aussi être amenés à voir les dérives de la téléréalité – j’ai beaucoup apprécié que la parole soit laissée à Lucille Bellanger, une chargée de production,  nous permettant ainsi de voir à quel point l’appât du gain, de l’audience, peut pousser à manipuler les gens, à modifier la réalité pour qu’elle aille dans le sens que l’on veut. Et surtout, quand je vois toutes ces émissions de téléréalité qui fleurissent ces derniers années (pas qu’en France d’ailleurs), je me dis qu’un jour, on en arrivera peut-être là. Enfin, Chloé à elle-même symbolise la vanité, ce goût du luxe au-dessus de tout ; tout ce qu’elle désire, c’est d’être riche, peu importe ce qu’elle risque de perdre au passage – et qui, ironiquement ne s’achète pas. A ce sens, et surtout dans la seconde partie de l’histoire, elle m’a énormément agacée (d’ailleurs à sa place, l’argent n’aurait pas suffit à me faire oublier que mon mari s’était vite consolé dans les bras d’une autre 😛 ) à ne pas se mettre à la place de Gabriel.

En bref, ce roman m’a tout simplement bluffée. Au-delà de l’histoire originale, surprenante, Amélie Antoine nous offre également de grandes réflexions sur des maux bien contemporains ! Un roman parfait, du début à la fin … A lire absolument !

La petite herboristerie de Montmartre – Donatella Rizzati

La_petite_herboristerie_de_Montmartre_c1_large

 

Éditeur : Charleston

Parution : Mai 2017

Genre : Littérature

Traductrice : Léa Tozzi

Titre original : La Piccola Erboristeria di Montmartre

 

Résumé : Paris, novembre 2004.

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille.
Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer.
Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

 

Avis : J’aime beaucoup les romans feel good, surtout à cette période de l’année. Le soleil revient, les vacances approchent (plus d’un gros mois à tenir 😀 ), quoi de mieux qu’une lecture légère pour se changer les idées ? Si les bandeaux « le roman feel good de l’été » fleurissent donc sur tous les bouquins en ce moment, j’en attendais pourtant beaucoup de celui-ci. Peut-être trop ?

Dès le début, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que les événements étaient trop vite survolés : à peine le temps de comprendre ce qui se passe (Viola fini ses études, quitte Paris) qu’on est propulsés des années après (6 ans après, son mari décède, elle revient à Paris) où l’histoire commence véritablement. Bon, soit, ce n’est pas sur un mauvais départ qu’il faut juger un livre. En tout cas, j’ai compris qu’on allait surtout suivre sa vie maintenant, sa façon d’aller de l’avant suite à la perte subie, plutôt qu’à ce qu’il y a eu avant .. ce qui m’a un peu déstabilisée, comme si Michel n’avait pas eu tant d’importance que ça.

Si j’aime beaucoup les histoires de reconstruction, de renaissance, j’ai eu beaucoup de mal avec Viola, que j’ai trouvé un peu trop plaintive parfois, parano ou dure. J’ai préféré le Romain qu’on aperçoit à la fin plutôt qu’au début – même si c’est fait exprès. Gisèle m’a beaucoup plu, je l’ai trouvé très touchante notamment dans sa relation avec Viola. Certains autres personnages comme Camille m’ont bien plu.

Si l’on pouvait avoir une idée de l’importance de l’herboristerie grâce au titre, je n’aurais pourtant pas cru que ce serait à ce point, et surtout qu’il y aurait également une place aussi grande laissée à la naturopathie, au reiki, ou à divers petits conseils. En effet, on a diverses fiches sur l’iridologie, sur quelles plantes utiliser pour se relaxer, pour fabriquer une crème nourrissante ou des huiles essentielles. N’y connaissant absolument rien, j’ai trouvé ça plutôt intéressant et serais prête à tester un ou deux trucs à l’occasion.

Comme je le disais plus haut, j’aime beaucoup les romans « feel good », où généralement je ne vois pas le temps passer. Or, ici, j’ai eu l’impression que ma lecture manquait de … fluidité. Certaines longueurs m’ont un peu perdue – peut-être parce que l’auteure cherche à aborder trop de thèmes. Heureusement, il y a eu quelques rebondissements que je n’avais pas vus venir, qui ont rompu un peu cette monotonie – même si l’un en particulier était un peu trop facile et cliché, et pas spécialement nécessaire à l’intrigue à mon sens. Et pourtant à l’inverse certains passages m’ont carrément fait lever les yeux au ciel (je pense à une certaine scène de resto, où comme par hasard l’objet des pensées de Viola apparaît).

Au final, je ressors de ma lecture mitigée. En elle-même l’histoire n’est pas désagréable, mais j’en attendais peut-être plus !

 

Merci aux éditions Charleston pour la confiance et la découverte !

 

Cette étoile ne s’éteindra pas – Esther Grace Earl, Lori & Wayne Earl

9782092572511FS

 

Éditeur : Nathan

Parution : 5 mai 2017

Genre : Récit

Traductrice : Anne Guitton

 

Résumé :  La vie et les mots d’Esther Grace Earl, la jeune fille qui a inspiré le personnage d’Hazel à John Green.

Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Une jeune fille qui brille à travers tout le livre par sa joie et sa soif de vivre.

 

Avis : A l’âge de 12 ans, on a diagnostiqué à Esther un cancer de la thyroïde. Suite à ce cancer, et tout ce qui en a découlé, Esther est décédée en août 2010. Ce livre regroupe un ensemble d’extraits de ses journaux intimes, de lettres écrites à ses parents, mais aussi des témoignages de ces derniers, d’amis, de photos, de dessins, ainsi que des débuts d’histoires (plutôt chouettes !) qu’elle avait commencé à écrire.

La préface est écrite par John Green, célèbre auteur entre autres de Nos étoiles contraires, mais aussi et surtout, ami d’Esther. Il explique d’ailleurs que si elle l’a inspiré et influencé, cette histoire qu’il écrit n’est pas celle d’Esther. Il raconte également les échanges qu’il a pu avoir avec la jeune fille, ainsi qu’une journée qu’il a eu la chance de partager avec elle, et à quelle point leur amitié – bien que courte à l’échelle d’une vie – a changé sa vie.

J’ai commencé ce livre, curieuse (pas une curiosité malsaine, rassurez-vous) de faire connaissance avec Esther Earl. Et puis j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Ce livre nous ouvre une petite fenêtre sur les quelques années où elle a souffert de son cancer – et ses conséquences – et où sa famille a souffert avec elle. Entre témoignages de la famille ou d’amis, extraits de journaux ou dessins, on a l’impression de faire partie pendant quelques heures du monde Esther, cette jeune fille terriblement courageuse, qui tout au long de sa maladie nous délivre un message positif. Bien sûr, c’est émouvant, bouleversant, injuste, et parfois bien dur à lire. Mais c’est aussi beau, plein d’amour, d’humour, et d’espoir.

Je ne suis pas forcément fan de témoignages, mais je ne regrette pas d’avoir découvert celui-là. A votre tour, faites connaissance avec Esther, cette jeune fille courageuse et tellement inspirante, donc l’écho résonne encore.

Pour chaque livre vendu, 1€ sera reversé à l’association « Imagine for Margo », qui aide la recherche afin de pouvoir rêver d’un monde avec des enfants sans cancer.

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et la découverte !

L’incroyable histoire de l’univers – Catherine Barr & Steve Williams

9782092574416.jpg

 

Éditeur : Nathan

Parution : 23 février 2017

Genre : Album documentaire

Illustratrice : Amy Husband

 

Résumé : Avant le Big Bang, il n’y avait rien ! Pas de galaxies, pas d’étoiles, pas de planètes, pas de vie. Pas de temps, pas d’espace, pas de lumière, pas de son.

Mais un jour, un point minuscule et brûlant est apparu, a grandi, a explosé…

Et l’histoire étonnante de l’Univers a commencé, il y a 13,8 milliards d’années !

 

Avis : L’année dernière, je vous avais présenté L’incroyable histoire de la vie sur terre, que j’avais trouvé extrêmement bien fait. Vous pouvez retrouver ma chronique ici ! Cette fois, c’est à l’incroyable histoire de l’univers que s’attaquent nos auteurs !

L’histoire de l’univers a commencé il y a 13,8 milliards d’années, par une explosion de chaleur, le Big Bang. En refroidissant, de petits éléments ont commencés à apparaître … ça y est, les choses étaient lancées !

Encore une fois, je suis fan du travail réalisé avec cet album ! Il arrive à rendre certaines choses complexes (même et surtout pour nous, du moins les moins scientifiques d’entre nous) accessibles aux enfants. Sur chaque double page on retrouve des illustrations enfantines et colorées, des explications sont simples et concises, mais également accompagnées en bas d’un petit marquage temporel, idéal pour se situer. On part donc d’il y a 13,8 milliards d’années en passant par aujourd’hui, et en arrivant … dans le futur !

A la fin, on trouve également un petit glossaire pour expliquer les mots un peu compliqué du documentaire.

En bref, un documentaire très sympa, ludique et bien fait, parfait pour les petits curieux !

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et la découverte !

Chichi Poilu – Lenia Major & Caroline Ayrault

9791096067022FS.gif

 

Éditeur : Maison Eliza

Parution : 18 octobre 2016

Genre : Album jeunesse

 

Résumé : Il était une fois un lion qui s’appelait Achille. Depuis toujours, sa maman lui donnait le doux surnom de « mon Chichi Poilu ». Très mignon, très chou, très roudoudou. Pour un petit lionceau qui sautille entre les hautes herbes à la chasse aux sauterelles, ça colle impec.

Par contre, pour un énorme lion à la crinière impressionnante et au rugissement terrifiant, ça le fait moyen. Mais alors, pour un roi de la savane, c’est RI-DI-CU-LEEEUUUHHH !

 

Avis : Vous connaissez mon amour pour Maison Eliza, cette belle petite maison d’édition, qui offre un livre à un enfant qui a peu accès à la culture pour 5 livres vendus. Pour découvrir quelques chroniques d’albums, c’est par ici !

Cet album raconte l’histoire d’Achille le lion. Depuis toujours, sa mère l’appelle Chichi Poilu, très mignon quand il s’agit d’un lionceau, mais beaucoup moins terrifiant quand il se fait couronner roi ! D’autant plus quand sa mère ruine un rendez-vous important avec Boris 23, tsar russe, en appelant Achille par son doux surnom : de quoi ruiner une réputation ! Heureusement, sa mère lui promet de ne pas recommencer. Mais quand Achille invite la famille de celle qu’il aime, afin de demander la princesse en mariage, elle ne peut s’en empêcher … Ainsi qu’avec le shah Persan, le ministre Loup du Canada, ou encore l’empereur d’Adélie. Fatigué et blessé d’être la risée de tous les continents, le roi Achille se mit à hurler et chassa sa mère …

D’Achille le moqué, il devint Achille le sinistre, car comment être heureux alors que sa mère vit sous son acacia, qu’il ne la voit plus ? Des mois passent, quand soudain, les mamans du tsar, du shah, du ministre, de l’empereur arrivent avec leur progéniture, ainsi qu’une petite révélation à faire …

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cet album, très drôle, est également bourré de tendresse. Quel enfant n’a jamais reçu de surnom ridicule de sa mère, et pourtant terriblement affectueux ? Et pourquoi se moquer d’un geste d’amour, si ridicule soit-il ? Faut-il d’ailleurs renoncer à cette part d’enfance, pour être respecté ? On voit bien dans cet album qu’Achille souffre des moqueries des autres plus que du surnom en lui-même, même s’il voudrait être respecté. D’ailleurs, comme le dit le texte, « que vaut-il mieux ? Être ridicule et heureux ou respecté et malheureux ? ». Je pense qu’il sera facile, pour petits et grands, de s’identifier à notre cher Achille !

Les illustrations, de très belles aquarelles, collent parfaitement au texte : colorées, humoristiques, c’est un vrai régal à regarder.

En bref, un album tendre, drôle, qui séduira les plus petits, et nous rappellera à tous notre part d’enfance.

Un grand merci à Maison Eliza pour la confiance et la découverte !