Merci, Miyuki ! – Roxane Marie Galliez & Seng Soun Ratanavanh

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 13 septembre 2018

Genre : Album jeunesse

 

Résumé : Rosée mauve et bruine sur les champs, Grand-père s’est levé pour saluer le Vent. A ses côtés, Miyuki essaie de l’imiter : un bras en l’air, les pieds en équerre. Elle souffle et chute sur la terre en grommelant.
– Grand-Père, c’est trop difficile !
Silencieux et souriant, Grand-Père ne dit rien et continue de danser lentement. Ses bras dessinent des courbes dans l’air tandis que Miyuki, impatiente, sautille de l’un à l’autre banc.
– Grand-Père, jouons à autre chose !
– Attends, Miyuki, attends, ne vois-tu pas que je prends soin de moi ?
– Mais moi aussi je peux prendre soin de toi, Grand-Père ?

 

Avis : Miyuki veut faire comme son Grand-Père, qui salue le vent. Mais elle n’a pas sa patience, et veut jouer. Ou prendre soin de lui. Alors elle lui fait du thé pendant qu’il médite, puis lui demande de lui apprendre ce qu’il fait. Incapable de résister face à tant d’enthousiasme, Grand-Père accepte. En silence, il l’emmène à sa suite, sur le chemin, concentré, la respiration lente, prenant conscience de tout ce qui les entoure, s’imprégnant de cette atmosphère. Mais pas facile pour la petite fille de comprendre qu’en faisant tout ça, ils sont en train de méditer. Heureusement, Grand-Père est là pour lui expliquer !

Un très bel album, au grand format, qui permet de pleinement apprécier les magnifiques illustrations colorées de Seng Soun Ratanavanh. Une histoire pleine de tendresse, de sensibilité, de poésie, sur la méditation mais aussi cette belle relation entre un grand-père et sa petite-fille.

 

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Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la belle découverte !

 

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Blanche-Neige – Gaël Aymon & Peggy Nille

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Éditeur : Nathan

Parution : Octobre 2018

Genre : Album Jeunesse

 

Résumé : Il neige.
Trois flocons se sont posés sur la fenêtre givrée. Dans le château, sur la montagne, dans la forêt, une petite princesse est née.
– Aussi belle que l’hiver, aussi blanche que la neige, elle s’appellera Blanche-Neige ! dit le roi émerveillé.

 

Avis : Qui ne connaît pas l’histoire de Blanche-Neige ? Par un jour de neige, la reine met au monde une petite fille, aussi blanche que ces flocons qui tombent du ciel. C’est décidé, elle s’appellera Blanche-Neige. Très vite, elle fait la fierté de son père, qui lui accorde tout son amour. Suffisamment du moins pour rendre la reine jalouse. Seul son miroir magique, qui lui assure jour après jour que c’est bien elle la plus belle, parvient à la calmer un peu. Mais le jour où Blanche-Neige s’apprête à épouser le prince Elysée, et que le miroir affirme à la reine que sa fille est devenue plus belle qu’elle, cette dernière tombe malade et demande à son époux la seule chose qui pourra la sauver : le cœur de leur fille.

Quel bonheur de retrouver ce conte classique à travers la plume poétique de Gaël Aymon. Ce dernier s’inspire ici de plusieurs versions, dont celles des frères Grimm et de Pouchkine. Mais il s’approprie aussi le texte pour nous offrir ce magnifique conte féerique, parfait à l’approche de la fin d’année. Mais la beauté de cet album ne tient pas uniquement au texte mais aussi au talent de Peggy Nille, une illustratrice dont j’aime vraiment beaucoup le travail. Comme à chaque fois, son univers est envoûtant et enchanteur. Les couleurs (rouge, noir, blanc, or) sont vraiment magnifiques et font de cet album un magnifique objet-livre !

Au final, voici un bel album à (s’)offrir, dès 5 ans, pour découvrir ou redécouvrir pleinement la puissance de ce conte.

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et la belle découverte !

 

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Du même auteur :

 

De la même illustratrice :

Les deux vies de Baudouin – Fabien Toulmé

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Éditeur : Delcourt

Collection : Mirages

Parution : 15 février 2017

Genre : Bande dessinée

 

Résumé : Baudouin, trentenaire solitaire, est enfermé dans un quotidien monotone. Son frère, Luc, est tout ce qu’il n’a pas su être : un épicurien, un esprit libre, voyageur et séducteur.

Un jour, Baudouin apprend brutalement qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Luc le convainc alors de tout plaquer et de partir avec lui en Afrique.

Ensemble, ils vont profiter pleinement du temps qui lui reste, de cette nouvelle vie qui débute, celle dont Baudouin avait toujours rêvé sans oser franchir le pas.

 

Avis : J’ai découvert Fabien Toulmé il y a près de 4 ans, avec son magnifique titre Ce n’est pas toi que j’attendais. Un témoignage poignant sur ce couple qui devient parents d’une petite fille porteuse d’une trisomie qui n’avait pas été détectée. Peurs, doutes, colère, amour, un cheminement tout en délicatesse qui m’avait beaucoup touchée. Quand je suis tombée sur cette nouvelle bande dessinée, quand j’ai lu le résumé, je savais qu’elle allait finir dans ma PAL.

Baudouin, c’est le type même du gars qui subit sa vie plus qu’il ne la vit. Après des études plus ou moins choisies par ses parents (bah oui, des études de droit, c’est quand même plus sérieux qu’étudier la musique !), il termine juriste dans une grande boîte, à la Défense. Mais depuis le jour où il a passé la porte de son nouveau bureau, il est devenu l’esclave de son travail, et compte les jours jusqu’à sa retraite. Un peu triste, non ? Finis les soirées, les week-ends – si tant est que sans ça il aurait eu une vie sociale plus palpitante -, il se démène comme un damné sans jamais recevoir un merci. Autant dire qu’il est loin de rencontrer une femme et encore plus de fonder une famille ! Alors que son frère aîné, baroudeur, épicurien, libre, revient d’un de ses voyages et essaie de le secouer, Baudouin découvre une drôle de boule sur son corps. Le verdict ne tarde pas à tomber : c’est un cancer, et il ne lui reste que quelques mois à vivre. A partir de là, son frère va tout faire pour le pousser à se libérer et enfin vivre sa vie.

J’ai beaucoup aimé découvrir ces deux frères, si différents, et finalement si complémentaires. L’un timide, peu sûr de lui, qui se contente de son quotidien sans surprises. Et l’autre qui profite de chaque instant sans se poser de questions. Petit à petit, à cause (ou grâce) de la maladie de Baudouin, ils vont petit à petit se rapprocher, et Baudouin va finalement accepter de suivre son aîné au Bénin. Là, il va s’épanouir, s’ouvrir, se (re)découvrir, enfin vivre.

Est-ce qu’il est nécessaire de vous dire que j’ai adoré cette bande dessinée ? Elle nous offre un beau message et nous fait réfléchir au sens que l’on donne à notre vie. Bien sûr, pris dans le tourbillon de la vie, on oublie souvent les choses essentielles : dire à nos proches combien on les aime, arrêter de se prendre la tête pour des choses futiles ou des gens qui n’en valent pas la peine. Malheureusement, pour Baudouin, il aura fallu cette mauvaise nouvelle, comme un coup de massue, pour se réveiller et donner une nouvelle saveur à sa vie. Mais c’est ce qui lui aura permis, finalement, de bien mieux profiter de son frère que ces dernières années où ils ne faisaient que se croiser, et d’enfin réaliser ses rêves.

En bref, voici une histoire délicate, juste, surprenante, émouvante, servie par des illustrations tout en simplicité, et qui donne envie de croquer la vie à pleines dents ! Et croyez-moi, bien que le sujet ne soit pas facile, c’est vivant, lumineux. Enfin, cette nouvelle histoire est la preuve – s’il en était besoin – du talent de Fabien Toulmé !

 

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Ce géant mon ami – Ingrid Chabbert & Lili la Baleine

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Éditeur : Maison Eliza

Collection : Pistache

Parution : 12 avril 2018

Genre : Album Jeunesse

 

Résumé : Luna a un meilleur ami un peu particulier. C’est un  géant, un vrai de vrai. Ils passent tout leur temps ensemble, du matin au soir… Mais un jour il disparaît, où a-t-il pu passer ?

 

Avis : Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un album publié chez Maison Eliza – une maison d’édition que j’affectionne beaucoup -, réalisé par un chouette duo.

Le meilleur ami de Luna, ce n’est pas n’importe qui. C’est un géant ! Un vrai de vrai ! C’est pratique pour se déplacer, hop, elle s’installe dans sa main ou sur ses épaules et elle a une vue d’ensemble ! Sa journée commence avec lui, et se termine avec lui. Pourtant, un jour, pas de trace de lui. Après l’avoir cherché partout, Luna fini par recevoir un grand courrier : son ami s’est perdu, à elle de le retrouver et de le ramener !

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Dans ce bel album, on découvre une histoire toute douce d’amitié, de différence, d’espoir, un texte poétique mis en valeur par les magnifiques illustrations de Lili la Baleine. Imagination ? Réalité ? Peu importe, finalement, quand on peut juste se laisser porter par une histoire pleine de tendresse et de courage !

Une jolie découverte à faire dès 3 ans.

 

Merci aux éditions Maison Eliza pour la confiance et la découverte !

 

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Chez Maison Eliza :

The Promised Neverland, tome 2 – Kaiu Shirai & Posuka Demizu

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Éditeur : Kazé

Parution  : 27 juin 2018

Genre : Manga

Scénario : Kaiu Shirai

Dessin : Posuka Demizu

 

Résumé : Emma, Norman et Ray décident d’entraîner leurs petits frères et sœurs pour qu’ils soient capables de s’évader avec eux. Mais sœur Krone, la nouvelle assistante de Maman, ne cesse de contrarier leur plan et exerce une pression constante sur eux. Pour mener à bien leur projet, l’inséparable trio n’a d’autre choix que de révéler une part de la triste vérité à d’autres camarades… Mais à qui peuvent-ils se fier ?

 

Avis : Fin juin, je découvrais avec beaucoup d’intérêt le premier tome de « The promised neverland » et le résultat était sans appel : j’avais adoré. Comme je suis atteinte du syndrome de « je ne peux pas lire la suite si le tome suivant n’est pas encore sorti », j’ai patiemment attendu d’avoir le tome 3 en ma possession, pour découvrir le 2 (oui, j’ai quelques problèmes psychologiques 😛 ).

Rappelez-vous, dans le premier tome, Emma et Norman découvraient le corps sans vie d’une de leur petite sœur, avant de comprendre qu’en fait d’orphelinat, c’était surtout un élevage destiné à nourrir des monstres terrifiants. Après avoir mis Ray au courant, ils décident de trouver un moyen de s’échapper. Mais Maman veille au grain et se méfie …

Si le premier tome a été un joli coup de cœur, j’étais impatiente de lire la suite. Très vite, j’ai retrouvé l’ambiance angoissante, captivante, prenante, le rythme soutenu et haletant que j’avais tant aimé dans le précédent volet : on ne s’ennuie pas une seconde. J’aime toujours énormément Emma, son côté altruiste, j’aime aussi beaucoup Norman. Lui et Ray sont vraiment très futés et c’est un régal de suivre leurs échanges.

L’histoire ici prend un nouveau tournant, puisque sœur Krone, récemment arrivée à l’orphelinat, semble bien décidée à leur mettre des bâtons dans les roues. Toujours en vue de leur évasion, nos trois camarades entraînent subtilement leurs petits frères et sœurs à devenir plus endurants, plus réfléchis, mais ils se rendent vite compte également qu’ils n’auront pas d’autre choix que d’en mettre certains dans la confidence. Mais à qui peuvent-ils vraiment se fier ? Petit à petit, l’idée qu’il y ait une taupe parmi eux commence à faire son chemin …

Je ne vous en dirai pas plus, car encore une fois, ce nouveau tome mérite d’être lu, savouré. De nouveaux éléments font leur apparition tandis que d’autres choses se mettent en place. Certaines révélations m’ont vraiment surprise, encore une fois je n’avais rien vu venir, et je suis restée bouchée bée (si, si !). Et qu’est-ce que c’est bien pensé ! L’histoire est originale, le scénario ingénieux, le rythme haletant, les dessins mignons-mais-pas-toujours, bref, c’est un régal !

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome est largement à la hauteur du précédent. On a quelques réponses à nos questions alors que de nouvelles apparaissent. Honnêtement, je ne suis pas sûre de tout de réussir à attendre la sortie du tome 4 pour me jeter sur le 3 !

 

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Des mêmes auteurs :

La maison de Célia – Javier Martinez & Mariana Ruiz Johnson

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Éditeur : Nathan

Parution : 21 Juin 2018

Genre : Album enfant

 

Résumé : Célia aimait sa maison.
Dans sa maison, il y avait un escalier, où son ours faisait la sieste. Il y avait un toit avec des tuiles rouges qui brillaient sous la pluie et deux balançoires.
– J’ai entendu dire que tu déménageais, dit la maison à Célia un matin.
Célia ne savait pas ce que le mot « déménager » voulait dire.
– Tu vas vivre ailleurs, expliqua la maison.
– Tu ne viens pas avec nous ? demanda Célia.
– Oh non, j’aime bien cet endroit, répondit la maison.

 

Avis : Célia aime sa maison. Chaque pièce, chaque endroit, est marqué d’un souvenir, d’une activité qu’elle aime faire. Jouer à la ferme sur le tapis, lire dans l’escalier pendant que son nounours fait la sieste, regarder les balançoires. Oui, Célia aimait beaucoup sa maison. Pourtant, un jour, cette dernière lui explique qu’elle va bientôt partir. Déménager. Célia n’a pas trop envie que ce jour arrive, pourtant, comme toujours, même ce qu’on redoute le plus fini toujours par arriver. Et là voilà installée dans une nouvelle maison, qui ne ressemble en rien à ce qu’elle a connu jusque là. Alors il fallu trouver de nouvelles habitudes : l’ours fit la sieste ailleurs, on trouva une autre place pour le tapis vers, et au lieu des balançoires Papa installa un toboggan dans le jardin. Petit à petit, Célia commença à se sentir chez elle.

Un chouette album – très coloré -, positif, pour tous les enfants obligés de déménager et de quitter la maison qu’ils aiment … pour une autre qu’ils finiront par aimer ! La maison ici est presque une personne à part entière, elle parle, elle a des yeux, ce qui aide aussi à comprendre ce lien qu’a Célia avec elle. Un thème orignal, traité avec beaucoup de tendresse. A découvrir dès 3 ans.

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et la découverte !

 

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Sous mon arbre – Jo Witek & Christine Roussey

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Éditeur : De la Martinière Jeunesse

Parution : 7 juin 2018

Genre  : Album jeunesse

 

Résumé : Moi, dans la prairie, j’ai un grand grand copain.
Il est tellement géant qu’on le voit de loin. Il a la tête dans les nuages, des oiseaux dans les cheveux et il est très sage.
– Il a plus de cent ans ! m’a dit maman.
Il s’appelle mon arbre.

 

Avis : On se retrouve aujourd’hui avec un de mes duos chouchous, Jo Witek et Christine Roussey, pour un tout nouveau titre !

Aujourd’hui, notre petite narratrice nous parle de l’un de ses copains – un très vieux copain, plus de cent ans ! – qui vit au beau milieu d’une prairie. Son petit nom ? Mon arbre ! Et quel ami fidèle ! Jamais de disputes, il écoute toujours ce qu’elle lui confie, il est toujours là. Elle goûte avec lui, joue à la balançoire, à cache-cache, le serre dans ses bras. Et même sans parler, il chante dans le vent, secoue ses branches, joue avec les enfants. L’hiver, comme il est tout nu, elle lui prête une écharpe. L’été, il sent le miel, l’automne, il sent les champignons. Avec son arbre, petit à petit, notre petite fille grandit et s’épanouit.

Ah, encore un bien bel album, que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ! Toujours avec les découpes centrales qui se resserrent de plus en plus. Comme toujours, ce duo fonctionne à merveille : un texte pétillant, joyeux, imaginatif, de belles illustrations, gaies, colorées, drôles, avec une petite fille aux joues rouges à croquer.

En bref, un livre plein de tendresse, d’amour, de vie. A découvrir dès 3 ans !

 

Un grand merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et la découverte !

 

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Du même duo :

 

De Jo Witek :

 

De Christine Roussey :

Attrape-moi, petit ours ! – Marion Billet

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Éditeur : Nathan

Collection : Petit Nathan

Parution : octobre 2018

Genre : Bébé, album cartonné

 

Avis : Je vous en parlais l’autre jour, j’aime beaucoup les titres publiés chez Nathan et notamment la collection Petit Nathan. Parmi les titres qu’on retrouve dans cette dernière, il y a les premiers livres-puzzles, avec de petits personnages à encastrer dans l’histoire.

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Les points forts de cette collection ? Associer la forme et l’image, ce qui sollicite les capacités de représentation du tout-petit. Placer, retirer, replacer les encastrements lui apprendra au fur et à mesure à être plus habile et précis dans ses gestes. Et enfin, bien sûr, il y a la petite histoire qu’il prendra plaisir à écouter !

Pour parler davantage du contenu, ici on découvre un petit ours a très envie de s’amuser. Seul le poisson est disponible, et lui propose de l’attraper ! Petit ours est persuadé d’y arriver, jusqu’à ce que le petit poisson rusé … plonge dans l’eau !

En bref, un petit album cartonné parfait pour les petits mains ! J’aime beaucoup les illustrations douces et colorées de Marion Billet. A offrir dès 10 mois.

 

Merci aux éditions Nathan pour la confiance et l’envoi !

 

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Brexit Romance – Clémentine Beauvais

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Éditeur : Sarbacane

Collection : Exprim’

Parution : 22 août 2018

Genre : Jeunesse

 

Résumé : Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » !

Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev.

Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen.

Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau – et au coeur !

 

Avis : Comme à chaque fois qu’elle sort un nouveau roman, Clémentine Beauvais fait beaucoup parler d’elle. Et c’est normal ! Après l’excellente lecture que j’avais faite de Songe à la douceur il y a presque deux ans, j’étais très curieuse de découvrir ce roman dont le résumé titillait déjà bien ma curiosité !

Alors que Marguerite, une jeune soprano française de 17 ans se rend à Londres avec Pierre, son professeur, leur chemin croise celui d’une autre française, Cannelle, qui traverse également la Manche, mais elle pour se marier. Et pas n’importe quel type de mariage, un mariage arrangé ! Et oui, déjà un an que le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit, ce qui n’a pas été du goût de tout le monde. Justine et son frère ont donc eu une idée : créer Brexit Romance et aider les couples à obtenir leurs passeports européens. Alors que Marguerite et Pierre ne devaient se rendre à Londres que pour un concert, la jeune fille va faire la rencontre d’un jeune et charmant Lord, qui saura trouver les arguments pour faire de leur virée londonienne un séjour pour le moins inoubliable …

Quand j’ai appris la sortie d’un nouveau roman de Clémentine Beauvais, j’étais très curieuse et impatiente de le lire. Au vue du titre, j’avais un peu peur de me perdre dans les méandres de la politique anglaise ou des termes obscurs, ou je ne sais quoi encore. Pour en avoir parlé avec une copine qui n’a pas encore commencé sa lecture, je sais qu’elle a la même crainte, mais finalement, aucune inquiétude à avoir ! Bien sûr, ça a son importance puisque sans Brexit, pas de Brexit Romance, mais au final, ça sert surtout de point de départ, de cadre, et ne freine en aucun cas l’histoire !

Et l’histoire, parlons-en ! J’ai adoré ! Découpé en actes, j’avais l’impression d’être au théâtre. C’est drôle, frais, pétillant, un brin loufoque. Les dialogues, le texte de Clémentine Beauvais sont comme toujours savoureux, un vrai régal dont on voudrait qu’il n’ait pas de fin ! Les personnages sont truculents, attachants, nostalgiques, parfois agaçants, atypiques ou nous semblent un peu hors du temps. Mais comment ne pas les apprécier – excepté peut-être la famille de Cosmo et les fréquentations de cette dernière – ?

Alors, sans surprise, ce roman a été un très joli coup de cœur ! Si vous n’avez pas encore sauté le pas, n’hésitez pas et découvrez ce roman !

 

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Un grand merci aux éditions Sarbacane pour la confiance et la découverte !

 

De la même autrice :

Le rôle de la guêpe – Colin Winnette

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Éditeur : Denoël

Collection : Sueurs froides

Parution : 13 septembre 2018

Traducteur : Robinson Lebeaupin

Titre original : The Job of the Waspe

 

Résumé : Un nouvel élève vient d’arriver à l’orphelinat, un établissement isolé aux mœurs aussi inquiétantes qu’inhabituelles. Il entend des murmures effrayants la nuit, et ses camarades se révèlent violents et hostiles. Quant au directeur, il lui souffle des messages cryptiques et accusateurs. Seul et rejeté par ses pairs, le nouveau tente de survivre à l’intérieur de cette société inhospitalière.
Une rumeur court parmi les pensionnaires, selon laquelle un fantôme hanterait les lieux et tuerait une personne par an. Tous les ans, les garçons se réunissent, sous l’impulsion de quelques anciens, pour démasquer celui d’entre eux qu’ils pensent être le fantôme… et l’éliminer!
Simple mascarade potache ou mise en scène sordide pour justifier les meurtres rituels? Cette année, le prétendu fantôme a été clairement désigné : c’est le petit nouveau. Pour une simple et bonne raison, on ne l’a jamais vu saigner, et les guêpes, très nombreuses dans cette bâtisse, ne le piquent pas. La chasse aux sorcières peut commencer.

 

Avis : Il y a deux ans, je découvrais la plume de Colin Winnette avec son roman « Là où naissent les ombres« , un roman sombre et fascinant qui m’avait beaucoup marquée à l’époque. Quand j’ai découvert « le Rôle de la Guêpe » dans le programme des nouveautés Denoël, j’ai été une fois de plus intriguée par le résumé et j’ai eu très envie de découvrir un nouveau titre de l’auteur.

L’histoire se passe dans un orphelinat, où un nouvel enfant vient d’arriver. Notre narrateur – dont on ne sait ni l’âge ni le prénom – va avoir beaucoup de mal à s’intégrer avec ses nouveaux camarades, dont l’un va même tenter de le blesser pendant un cours (sympa l’accueil !). Brimades, harcèlement, moqueries, le quotidien n’est pas forcément des plus joyeux mais le nouvel élève ne semble pas en être affecté plus que ça – tant qu’il ne se fait pas remarquer par le directeur. Mais quand un élève disparaît et que des cadavres sont découverts, d’étranges rumeurs refont surface et la tension monte d’un cran …

Ce nouveau roman ne fait que confirmer le talent qu’a Colin Winnette pour créer des atmosphères particulières. Encore une fois, j’ai découvert une ambiance angoissante, oppressante, sombre, malsaine, mais pourtant fascinante, dont je n’arrivais pas à me sortir : j’ai lu ce roman d’une traite, il fallait que je découvre le fin mot de tout ça. La tension ne cesse de monter tout au long du roman, à mesure que notre narrateur suspecte tour à tour le directeur puis ses camarades ou même un fantôme. On ne sait plus qui/que croire. Et certaines scènes sont à la limite du soutenable, comme par exemple l’espèce de procès auquel a droit le petit nouveau, soulignant de façon glaçante le poids d’un groupe face à un seul individu. Surtout que, comme je le dis à chaque fois, rien de tel qu’un endroit clos et reculé, une tempête, une tension, pour révéler le pire chez les gens. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces ados sont loin d’être de gentils enfants innocents !

Car au niveau des personnages, c’est assez dur d’y voir des « méchants » et des « gentils ». Sous couvert d’agir pour le groupe, certains n’hésitent pas à mal se conduire. Même notre narrateur n’hésite pas à « faire ce qui doit être fait » ni à imaginer de violents scénarios. Comme je disais plus haut, on ne sait plus en qui on peut avoir confiance, et les doutes sont omniprésents (attention à rester concentré !!) – à tel point que je ne suis pas sûre d’avoir parfois tout compris, d’autant plus qu’on a parfois de gros pavés à la limite de réflexions philosophiques 😛 En fait, j’aurais surtout aimé avoir une vraie fin, qui réponde à toutes mes interrogations, ce qui rajoute au trouble qu’on peut éprouver au fil de la lecture.

Au final, j’ai beaucoup aimé découvrir ce roman et je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité. Comme je le disais suite à ma première rencontre avec Colin Winnette, j’ai conscience que ce n’est pas le type de livre qui plaira à tout le monde, mais en tout cas, il provoquera forcément une réaction chez vous ! J’ai rarement lu quelque chose d’une telle intensité, avec une ambiance aussi marquante !

Un grand merci aux éditions Denoël pour la confiance et la découverte !

 

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