Bob & Marley ; le capitaine – Marais & Dedieu

Editeur : Seuil Jeunesse

Parution : 22 Janvier 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : Bob et Marley sont de retour, pour notre plus grand plaisir !

En voyant une fourmi naviguer sur une feuille, Bob a une idée qu’il s’empresse de partager avec Marley : et s’il leur construisait un bateau ? Toujours prêt à faire plaisir à son ami, Marley se lance dans la construction, et hop, les voilà prêts à embarquer. Mais un bateau un besoin d’un capitaine, non ? Est-ce que seulement Bob a conscience de ce que tout cela implique ?

Ah, sacré Bob, qui voudrait les avantages, sans les inconvénients ! Jouer aux petits chefs c’est bien, mais un poste important implique de grandes responsabilités, qu’il n’avait pas forcément mesurées ! Pour le coup, j’ai beaucoup aimé le retournement final et la réplique de Marley 🙂

Comme toujours, avec beaucoup d’humour et de tendresse, ce nouvel album parle simplement de notions importantes, ici le sens des responsabilités. Une collection à découvrir dès 3 ans.

Merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Dans la même collection :

Toi et moi ; ce que nous construirons ensemble – Oliver Jeffers

Editeur : L’école des loisirs

Collection : Kaléidoscope

Parution : 4 novembre 2020

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Qu’allons-nous construire, toi et moi ? D’abord regroupons tous nos outils pour assembler petit à petit. Fabriquons une montre car le temps est précieux, notre avenir ensemble nous le créons à deux.

Avis : Cet album joliment illustré est tout simplement une magnifique déclaration d’amour d’un père à sa fille. Page après page une jolie complicité se dessine sous nos yeux à mesure que le père, un peu à la manière d’un poème, dresse la liste de toutes ces choses qu’ils construiront ensemble.

Une fois les bons outils trouvés, il faudra assembler, installer, imaginer, fabriquer, mettre de côté, bâtir, accueillir, pardonner, accepter, rêver, voyager, observer, prendre le temps, s’élever, résister, se reposer, espérer. Sans oublier de se souvenir, de garder précieusement ces jolis trésors qui mettront un peu de baume au cœur pour les jours plus durs. Tout cela, une étape à la fois, avec bienveillance.

Je retrouve ici Oliver Jeffers dans un autre style d’histoire, mais de nouveau me voilà conquise. C’est délicat, tendre, doux, touchant, imagé, inspirant. Les illustrations sont poétiques, nous font voyager, j’aime beaucoup les couleurs.

Bref, vous l’aurez compris, voici un bel album, porteur d’un joli message qui met un peu de baume au cœur.

Merci aux éditions de l’école des loisirs pour la confiance et l’envoi !

Briséïs, tome 1 : la Citadelle Intemporelle – Tiphaine Siovel

Editeur : Irealistic

Parution : 11 Octobre 2019

Genre : Young Adult

Résumé : À dix-huit ans, Briséïs rêve d’échapper à son existence ennuyeuse de lycéenne. Quand son père physicien retrouve ses esprits après sept ans de catatonie, elle ne peut refuser l’expérience dangereuse qu’il lui propose. Mais après s’être réveillée dans une forteresse au savoir infini, choisie comme élève d’une élite secrète, Briséïs ne saurait dire si elle vit un rêve ou un cauchemar. Piégée dans cette Citadelle oppressante, elle doit découvrir la vérité pour survivre. Mais ses actions sont surveillées et le temps lui joue des tours. Sa seule chance d’échapper à la forteresse pourrait être de rejoindre un groupe de rebelles. Briséïs pourra-t-elle triompher de l’obscurantisme qui domine le monde ?

Avis : Il y a quelques mois, je voyais beaucoup passer cette magnifique couverture sur les réseaux. Sans même vraiment savoir de quoi le livre allait parler, j’avais très envie de le découvrir (moi, influençable ?), je suis donc plus que ravie d’en avoir finalement eu l’occasion – même si ma lecture a duré bien plus longtemps que prévu parce que oui, c’est le premier roman que je termine cette année, fiou.

Briséïs vit une vie relativement tranquille, entre étude, amies et vie familiale – légèrement atypique de par l’état prostré de son père depuis des années. Mais tout change lorsque, juste après le réveil de son père, elle se retrouve envoyée au cœur de la Citadelle, un lieu incroyable où des jeunes de tous pays sont formés à devenir les futurs dirigeants. Seulement, une fois l’émerveillement passé, la jeune fille commence à se poser des questions sur cet endroit plein de mystères, aidée par Benji qui lui est bien décidé à découvrir le grand Secret de la Citadelle. Mais on ne peut mettre en danger la Citadelle sans en payer les conséquences…

Fiou, par où commencer cette chronique ! Dans un peu moins de 500 pages, Thiphaine Siovel développe un univers fascinant, mystérieux, mais aussi terriblement complexe, bien plus que les premières pages ne le laissaient présager. D’ailleurs, pour être totalement honnête, j’ai eu un peu peur au début du roman : la vie « ordinaire » de Briséïs ne m’intéressait pas vraiment, et j’avais un peu peur qu’on ne reste dans cette ambiance … Puis les choses se mettent en place, et dès que la jeune fille met les pieds dans la Citadelle je me suis captivée (comme elle) par ce nouvel et étrange environnement. Illusions, réalités, on a clairement envie d’en savoir plus !

Et quand on commence à prendre nos marques, se sentir bien, s’attacher à ses camarades, voilà que l’autrice fait prendre un nouveau virage à son intrigue et qu’on change de décor, d’ambiance et même de personnages secondaires. On a vraiment deux parties différentes (très !) dans ce roman, à tel point que je ne saurais vous dire laquelle j’ai préféré … si ce n’est que dans la seconde on est davantage sur le qui-vive, dans l’incertitude, que les dangers et l’action sont très présents (et c’est plutôt chouette !). J’ai beaucoup aimé les révélations qui se font au fur et à mesure, notamment sur l’origine des nouveaux compagnons de route de Briséïs. Je n’ai vraiment pas envie de trop vous en dire et risquer de vous dévoiler certaines surprises, en tout cas j’ai beaucoup aimé la première étape de notre petite troupe.

Beaucoup de questions se posent au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, il faut s’accrocher pour tenter de ramifier tous les petits fils, mais heureusement, habilement, on finit toujours par avoir une explication. Quant à ce qui reste en suspens : pas de panique, ce n’est que le premier tome, alors les choses devraient se dévoiler petit à petit. La fin d’ailleurs, avec l’épilogue, laisse entrevoir une suite tout aussi captivante avec notamment un personnage que j’aimais plutôt bien, alors j’ai hâte !

Pour parler des personnages justement, j’ai beaucoup aimé suivre Briséïs, même si ça m’embête toujours un peu quand un personnage reçoit plus d’aide que les autres (des indices, des rêves, peut voir ce que d’autres ne voient pas), un côté « tu es l’élu » qui me gêne toujours un peu quand on suit le personnage principal, mais c’est aussi le jeu. Toujours est-il que j’ai bien aimé son caractère et son courage, ses remises en question. J’ai également appris à aimer Benji dans la Citadelle, et j’espère le voir davantage dans la suite. Quant aux nouveaux compagnons de route de Briséïs, ils sont tous intéressants de par leurs origines, leurs vécus différents, et à eux tous je trouve qu’ils forment une bien belle équipe 🙂

Tiphaine Siovel nous offre donc un univers riche et rythmé, mystérieux, complexe, où se mêle quêtes, intrigues, complets, secrets, où se croisent créatures légendaires, mythiques et fantastiques – ou simples mortel. C’est captivant, bien écrit, et à la fin on a juste envie d’enchaîner avec la suite !

Merci à Tiphaine Siovel ainsi qu’à la plateforme Simplement Pro pour la confiance et l’envoi 🙂

Happy Sex, tome 2 – Zep

Editeur : Delcourt

Parution : 18 septembre 2019

Genre : BD, humour

Avis : Il y a quelques jours, je vous présentais le premier tome de Happy Sex. 10 ans plus tard, Zep revient avec une cinquantaine de nouvelles planches dans un tome 2 du même esprit.

Globalement, on retrouve ici le même style de planches que dans le précédent tome : près de 60 pages mettant en scènes hommes et femmes dans leur sexualité. Masturbation, plaisir, fantasme, sado-masochisme, viagra, tout ou presque y passe encore une fois, avec tout de même ici un soupçon de modernité avec les sex-toys connectés, les sites de rencontres, etc. D’ailleurs, dans le premier tome je déplorais l’absence de couple homosexuel, ici on a par exemple un couple de lesbiennes (même si la planche ne m’a pas du tout fait rire..).

Bon, comme je disais plus haut, on est ici dans le même esprit que le premier tome, ce qui veut dire qu’également, je n’ai pas été emballée plus que ça. C’est parfois drôle, je l’admets – en tout cas il faut aimer ce genre d’humour, je conçois que ça ne plaise pas à tout le monde – mais le plupart des planches m’ont tout de même laissée indifférente. Toujours cette impression d’inégalité et de tourner autour des mêmes choses.

Alors voilà, à force de l’avoir vu passer à la librairie où je travaille, j’ai voulu me faire mon propre avis. Je ne sais pas si une suite sortira dans 10 ans, en tout cas je ne dois pas être le public ciblé à la base et passerai probablement mon chemin à l’avenir ! ^^

Du même auteur :

Mes musiques d’ailleurs illustrées par Marion Billet

Editeur : Gallimard Jeunesse

Collection : Mes petits imagiers sonores (hors-série)

Parution : 8 octobre 2020

Genre : Livre sonore

Avis : Je dois vous parler de ce livre depuis quelques temps, mais impossible de mettre la main dessus depuis que je l’ai reçu, c’est simple : Manon ne le quitte pas ! C’est un peu dur de vous dire qu’elle a une préférence pour tel ou tel livre, elle aime tellement la musique (et danser) que dès qu’elle tombe sur un livre sonore, c’est l’amour fou. Pourtant je dois dire que celui-ci lui plaît tout particulièrement (et heureusement, on l’aime également beaucoup parce qu’en fin d’année on s’est quand même tapé 2h de route à l’entendre tout du long… !) et l’accompagne même au lit certains soirs.

Comme le titre l’indique, ici, on voyage ! 12 destinations, 12 musiques, et donc 12 illustrations, qui nous transportent dans des contrées plus ou moins lointaines. On commence par la Grèce, mais on passe également par l’Espagne, le Mexique, Cuba, l’Egypte, le Sénégal, l’Inde, la Russie, les Etats-Unis, Hawaï, le Japon, la Chine, avec à chaque fois des musiques représentatives de la culture locale : c’est varié, des airs que l’on connaît ou d’autre que l’on associe directement à certains pays.

Le format est carré, un peu plus grand que les livres sonores habituels chez Gallimard Jeunesse. Cartonné mais pas trop, mon seul bémol tient aux mains destructrices de ma fille qui ont réussi à arracher / décoller certaines pages – mais comme la musique fonctionne toujours tout va bien pour elle 😛

Enfin, les illustrations de Marion Billet sont comme toujours toutes colorées, mignonnes et très agréables à regarder.

Voici donc un chouette livre sonore, qui fera voyager votre petit bout avec des musiques du monde ! Dès un an.

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Les Vermeilles – Camille Jourdy

Editeur : Actes Sud BD

Parution : 2 octobre 2019

Genre : Bande dessinée jeunesse

Résumé : Beau temps pour un pique-nique ! Pas pour Jo, la cadette, qui fuit sa famille recomposée le temps de se perdre dans une forêt mystérieuse, loufoque et pleine de vermeilles. Camille Jourdy offre aux jeunes lecteurs un récit initiatique de haute voltige.

Avis : J’ai découvert le talent de Camille Jourdy il y a déjà quelques années : j’avais beaucoup aimé la délicatesse, la poésie, la pureté qui se dégageaient du texte et de ses dessins. Quand j’ai vu passer ce titre, j’ai tout de suite été attirée par la couverture, j’ai longtemps résisté mais, évidemment, j’ai fini par craquer !

Aujourd’hui, c’est une belle journée pour pique-niquer en famille ! Sauf que Jo en a décidé autrement : cadette mal à l’aise dans sa famille composée, elle s’est préparé un petit sac de survie (sans oublier les bonbons), et la voilà partie explorer la mystérieuse forêt alentours. Monde enchanteur, créatures fantastiques, peuplée de vermeilles, cette forêt va se révéler unique et surprenante. La drôle de fugue de la petite fille va prendre des allures de récit initiatique féérique et merveilleux, qu’elle ne sera pas prête d’oublier.

Je me suis glissée dans cette histoire comme on se glisse sous un plaid : c’est bon, chaud, confortable, moelleux, bref, on se sent bien ! Dès les premières planches, je suis rentrée dans cette univers vermeilleux (non, non, je ne suis pas dyslexique), je me suis attachée à Jo, et très vite j’ai eu mes premiers sourires – notamment grâce à un certain couple croisé. J’avais envie de découvrir comment les choses allaient évoluer, si Jo allait rester là ou retrouver sa famille – et comment.

L’intrigue est originale, prenante, bourrée d’humour, de références, de fantaisie, en un mot : géniale. Les dialogues sont savoureux, fins, parfaitement ciselés. Et parfois, les mots ne sont pas nécessaires face à la tendresse de certaines pages. J’ai adoré le duo improbable Jo/Maurice – qui partait pourtant plutôt mal. Ce renard potelé aux airs bourrus qui cache pourtant un petit cœur tout mou est tout bonnement adorable.

Finalement, cette aventure extraordinaire (de près de 160 pages tout de même) qui fait la part belle à l’imagination changera Jo et lui fera retrouver le chemin de sa famille avec le sourire. Voici un récit d’aventures fantastiques qui l’aura fait grandir un peu, thème important ici comme l’amitié, l’entraide.

Quant aux dessins, je ne peux pas vous laisser sans en dire deux mots : ils sont magnifiques et créent une ambiance toute particulière qui me manque déjà. C’est doux, cotonneux, tendre, pétillant, charmant, unique. Je crois qu’on reconnaîtrait la patte de Camille Jourdy n’importe où !

Vous l’aurez compris, immense coup de cœur pour cette douce bande dessinée qui saura ravir les enfants, mais également leurs parents ! A noter que ce titre a reçu le Fauve Jeunesse d’Angoulême l’année dernière, et que c’est amplement mérité 🙂

De la même autrice :

Le lion qui avait perdu sa queue – Papa Chouch & Yannick Vicente

Editeur : Influence et média

Parution : 11 septembre 2020

Genre : Album Jeunesse

Avis : Quand j’ai entendu parler de cet album, j’étais très curieuse de le découvrir et n’ai pas beaucoup hésité avant de participer à la campagne Ulule des auteurs – dont j’aime beaucoup le travail habituellement.

Cet album nous raconte l’histoire d’Orion, un lion beau, fort, légèrement prétentieux – mais après tout, c’est le roi des animaux ! Il vit paisiblement avec sa femme, jusqu’à ce qu’un jour il se réveille et réalise qu’il a perdu sa queue ! Vite, il faut qu’il trouve une solution, sinon sa lionne ne l’aimera peut-être plus… Le voilà donc parti à sa recherche, avant de se résigner à demander de l’aide à d’autres animaux.

A travers une histoire plutôt simple, Papa Chouch fait passer de beaux messages, tels que la tolérance, le respect, l’amitié, la différence, l’acceptation de soi, tout cela avec une belle dose d’humour. Mieux, son but était d’amuser certes les enfants, mais également les parents qui, en lisant le texte, ne peuvent s’empêcher d’y lire un double sens. Car oui, c’est bourré de sous-entendus, on a deux niveaux de lecture, on sourit souvent, même si j’aurais peut-être aimé un peu plus de subtilité (c’est un peu facile quand l’un des personnages est à la recherche de sa queue !) et que je pensais rire davantage.

Quand aux illustrations de Yannick Vicente, elles sont vraiment très belles, j’aime beaucoup les couleurs et le rendu ! On y retrouve d’ailleurs également là aussi beaucoup d’humour. Enfin, à la fin, on a un petit jeu qui permet d’apprendre qui avait finalement volé la queue du lion, mais également un petit cherche et trouve, de quoi terminer en beauté.

En bref, si je n’ai pas eu le coup de cœur que j’imaginais, ça reste une belle histoire porteuse de valeurs essentielles qui devrait faire sourire plus d’un parent !

Gaspard dans la nuit – Seng Soun Ratanavanh

Editeur : La Martinière Jeunesse

Parution : 8 octobre 2020

Genre : Album Jeunesse

Avis : Alors que la nuit est tombée sur la ville, Gaspard est sagement blotti dans sa chambre. Retardant le plus possible le moment du dodo, il rêve, s’évade et voyage dans de merveilleuses histoires.

La nuit, il n’aime pas trop ça. Ca lui fait peur. Il pense à des tas de choses, se questionne, se tourne et se retourne dans son lit. Si seulement il pouvait avoir un ami ! A ce moment, une petite souris débarque, et ensemble, ils vont se mettre à la recherche de l’amitié. Leur quête les amènera à faire d’étranges mais belles rencontres, le genre à faire aimer un peu plus la nuit et ses mystères à Gaspard.

J’ai déjà eu l’occasion de découvrir le talent de Seng Soun Ratanavanh, et c’est un plaisir de le retrouver ici dans cette histoire tendre, délicate, sur les peurs enfantines mais aussi la magie des rencontres, de ces amitiés qui naissent et s’imposent sans même que l’on ne s’en aperçoive.

Une histoire poétique, rêveuse, douce, qui nous transporte le temps de quelques pages dans ce monde incroyable imaginé par l’auteur.

Les illustrations sont sublimes et collent à merveille avec le texte. Délicates, colorées, adorables, c’est un vrai plaisir pour les yeux. La petite souris est toute mignonne, mais alors le lapin en maillot de bain, je craque ! Les dessins sont superbes et fourmillent de détails, on peut passer de très longues minutes sur chaque page, et j’adore ça.

Une belle histoire du soir à lire, et relire, pour affronter les peurs du soir et aborder la question du sommeil avec un peu plus de sérénité.

Merci aux éditions de la Martinière Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Du même auteur :

Le sais-tu ? Que tu ne dois pas tout savoir… – Mylen Vigneault & Maud Roegiers

Editeur : Alice Jeunesse

Parution : 6 septembre 2018

Genre : Album Jeunesse

Avis : Cet album s’ouvre sur un constat simple : à peine haut comme trois pommes, on attend déjà énormément de choses de la part des enfants. Mais qu’est-ce qui est vraiment important de savoir ? S’ensuit une liste non exhaustive de propositions, qui relève le défi de recentrer les choses sur l’essentiel, tout en relativisant un peu les attentes que l’on peut avoir vis à vis des enfants.

Parfois, en tant qu’adulte, on oublie que les enfants ne sont que des enfants et qu’ils ne savent pas encore tout. Quelle importance de connaître le nom des étoiles ou pouvoir les compter, tant qu’on sait admirer leur beauté ? De marquer tous les buts possibles, quand on peut aussi tout simplement s’amuser en jouant au ballon, sans pression ?

Je ne vais pas vous énumérer toutes les suggestions de ce bel album, gardez juste en tête qu’il nous rappelle l’essentiel, car oui, ce titre parlera aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Malheureusement, avec nos vies à 200 à l’heure, on oublie parfois de prendre le temps, de savourer les petits bonheurs de la vie, une brise sur un visage offert, le changement des saisons, etc.

L’enfant, haut comme trois pommes, a encore tout à apprendre, à découvrir. C’est lui qui choisira la direction à donner à sa vie, et il a bien le temps pour ça, tant qu’il n’oublie pas d’être heureux !

Quant aux illustrations, elles sont superbes, très tendres, elles respirent la bienveillance, et qu’est-ce que ça fait du bien !

En bref, voici un merveilleux album, qui fait beaucoup de bien, à mettre entre toutes les mains pour rappeler de profiter de l’instant présent.

Les trois grains de riz – Agnès Bertron-Martin & Virginie Sanchez

Editeur : Flammarion Jeunesse

Collection : Père Castor

Parution : 30 avril 2002

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Petite Sœur Li doit aller au marché pour vendre des précieux grains de riz. Mais, en chemin, elle croise un terrible dragon, bien décidé à s’emparer du trésor. Qui va pouvoir lui venir en aide ?

Avis : Ce matin, Petite Sœur Li s’en va au marché avec la précieuse récolte de riz de ses parents. En chemin, elle croise un canard plein de bonté qui lui demande un peu de riz, un panda courageux, un singe doué, … avant de tomber sur le dragon du fleuve qui lui, réclame TOUT son riz. Pour Petite Sœur Li, hors de question de céder, ce qui rend le dragon furieux, tellement furieux qu’il tente de la noyer. Paniquée, la petite fille croit sa dernière heure arrivée…

Voici un très joli conte, porteur de valeurs essentielles : le courage, le partage, la bienveillance, la gentillesse désintéressée, sera toujours plus récompensée que la méchanceté. Et justement, quand Petite Soeur Li se trouve perdue face à l’épreuve qu’elle doit traverser, elle pourra compter sur ses nouveaux amis, qui ne l’auront pas oubliée. Parfois, l’entraide, la solidarité et l’amitié sont de plus belles richesses que n’importe quel argent ramassé 🙂

Le texte est rythmé par les répétitions, lui conférant une certaine forme de poésie vraiment appréciable. Quant aux illustrations, elles sont magnifiques, douces au possible, colorées, joyeuses.

En bref, voici un bien bel album pour transmettre des valeurs essentielles aux petits !