Une histoire de doudou – Susie Morgenstern & Marie Quentrec

Editeur : Flammarion Jeunesse

Collection : Petit Castor

Parution : 3 mars 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : Aaaaaah les doudous, quel vaste sujet ! Ce petit machin, qui parfois ne ressemble plus à rien, portant la délicate odeur de bébé-nourriture-saleté ou autres senteurs non identifiées, et dont pourtant les petits ne semblent pas pouvoir se passer.

Justement, chez Rodolphe, c’est le drame. Ses parents ont osé mettre doudou à la machine à laver. Trahison. Sacrilège. Rodolphe fond en larmes, et rien n’y fait. Papa et maman ont beau proposé des alternatives (une chemise, un tee shirt, une poupée, une culotte), non : Rodolphe veut son doudou. Comment va-t-il bien pouvoir dormir sans lui ? Je vous laisse le découvrir, mais toujours est-il qu’à la fin il s’est bel et bien assoupi 🙂

Cette histoire commence par nous mettre face à cette angoisse de la séparation enfant / doudou, c’est déchirant, et en même temps tellement attendrissant. On a envie de câliner Rodolphe, ou d’arrêter la machine, quitte à inoncer la maison, pour qu’il retrouve son doudou. Ensuite on poursuit avec le désespoir des parents qui doivent bien regretter leur décision… jusqu’à un final tout en douceur et tendresse, temps de l’apaisement pour tout le monde qui nous laisse avec un sourire aux lèvres.

En tant que maman, ce petit album m’a d’ailleurs fait sourire à plusieurs reprises : je ne compte plus le nombre de fois où l’on a voulu laver le doudou de Manon… en vain (même qu’il a vu la boue d’un peu trop près, quand il a perdu un bras ou voulu manger de la purée). Il nous a fallu ruser, et ruser, pour enfiiiin pouvoir lui donner son petit bain – sans pouvoir éviter le moment de la sieste comme on l’avait d’abord voulu mais ça va, on s’en est sorti 😛

Vous l’aurez compris, voici un album plein de tendresse et d’amour pour aborder avec les plus jeunes cette angoisse de la séparation lorsqu’il faut laver doudou. Dès 1 ans.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Hippocampus, tome 1 : le laboratoire secret – Bertrand Puard

Editeur : Seuil Jeunesse

Parution : 11 juin 2020

Genre : Jeunesse

Résumé : Ada, 13 ans, est la fille du professeur Varole, le célèbre neurologue qui dirige l’Hippocampus, une clinique ultramoderne. Passionnée par la science du cerveau, Ada est la digne fille de son père.

Quand celui-ci disparaît mystérieusement, elle est persuadée qu’elle trouvera l’explication dans son laboratoire secret – auquel, jusqu’alors, elle n’a jamais eu accès.

Elle y fait la connaissance de trois patients sur lesquels son père menait d’étranges expériences de transferts de mémoire… et découvre chez chacun d’eux le souvenir de l’accident qui a tué sa mère, 12 ans auparavant.

Pourquoi son père a-t-il greffé ses propres souvenirs sur ses patients ? Et pourquoi ceux d’un événement si particulier et douloureux ?

Ada n’est certaine que d’une chose : c’est en répondant à ces questions qu’elle découvrira ce qui est arrivé à son père.

Et qu’elle aura une chance de le retrouver…

Un thriller d’anticipation entremêlé d’une poignante histoire d’amour filial.

Avis : Cela fait un petit moment que je n’ai pas lu de roman paru au Seuil, et le résumé de celui-ci m’intriguait énormément. Voici donc mon avis !

Ada, génie de 13 ans, est la fille du célèbre professeur Varole, celui-là même qu’on retrouve à la tête de la clinique Mary, clinique ultra-moderne où il se prête à de secrètes expériences neurologiques. Quand il disparaît mystérieusement, la jeune fille est convaincue qu’elle trouvera un début de réponse dans son laboratoire secret. Là, elle découvre que son père se concentrait particulièrement sur trois patients, trois patients qui, bien que ne se connaissant ni d’Êve ni d’Adam, partagent le même souvenir… celui de l’accident ayant coûté la vie à la mère d’Ada. Comment cela est-il possible ? Que cherche son père ? Et surtout, où a-t-il bien dû passer ?

Dès les premières pages – se situant 12 ans plus tôt que notre intrigue principale – on se retrouve happé par le récit. L’écriture de Bertrand Puard est vive, saisissante, et on ne s’ennuie pas une seconde avec ce thriller d’anticipation parfaitement maîtrisé. Suspens, enquête, révélation, les chapitres défilent jusqu’à la course poursuite finale. On a beau être dans un roman jeunesse (12 et+), l’auteur ne prend pas ses lecteurs pour des bébés – la preuve : je n’avais rien deviné. Peux celles et ceux que cela inquièterait, il y a certes des termes scientifiques mais le tout reste globalement compréhensif pour ceux qui comme moi ne sont pas experts en la matière 😛

J’ai beaucoup aimé nos personnages principaux, surtout Ada, terriblement fûtée, drôle et sympa, mais aussi Sigmund que j’ai trouvé très attachant (tellement plus que son grincheux de père !) et intéressant. Kim ou encore Jules, très touchant dans la quête de son amour perdu, ne sont pas en reste et c’est un plaisir de suivre leurs avancées.

Après le rythme effréné qui nous emmène de l’autre côté de l’Atlantique dans un suspens haletant, j’ai trouvé toutefois que la résolution finale arrivait un peu vite, et surtout, que la réaction des personnages manquait de crédibilité et de réelle émotion. Toujours est-il qu’il ne s’agit que d’un premier tome et que je suis très curieuse de découvrir la suite !

En bref, voici un thriller addictif à l’intrigue rondement menée. Un roman d’anticipation qui nous donne à voir ce qui pourrait advenir dans quelques années de notre mémoire !

Merci aux éditions du Seuil Jeunesse pour la confiance et l’envoi !

Le syndrome du spaghetti – Marie Vareille

Editeur : Pocket Jeunesse

Parution : 8 octobre 2020

Genre : Young Adult

Résumé : Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.
À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.
Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir.
Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever.
Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

Avis : A chaque annonce d’un nouveau roman de Marie Vareille c’est la même chose : je trépigne d’impatience. Roman adulte, littérature ado, elle ne m’a jamais déçue, bien au contraire. Dès la sortie de celui-ci, j’ai vu fleurir les avis élogieux sur mon feed Instagram, et ai préféré comme souvent attendre un peu avant de me plonger dedans (notez que je suis dans les temps malgré tout, son prochain n’est prévu que pour mai 😁). Mais, maintenant que j’ai séché mes larmes, il est temps de vous en parler à mon tour 🤓

Léa, 16 ans, partage sa vie entre ses amis et le basket 🏀, passion qu’elle partage avec son père. Son avenir est tout tracé : un jour elle jouera en WNBA. Par hasard, son chemin croise celui d’Anthony, 17 ans. Leurs vies, leurs rêves n’ont rien à voir, et pourtant… Le jour où le monde de Léa s’écroule, le jeune homme devient sa bouée de sauvetage.

[…] tu peux en faire ton excuse ou tu peux en faire ton histoire. C’est valable pour n’importe quel obstacle que je croiserai sur mon chemin. »

Ce roman, c’est un petit phare dans la nuit. Bienveillant, lumineux, il nous rappelle de ne jamais baisser les bras ni abandonner le combat. Il nous enjoint à nous réinventer, à voir au-delà d’un drame, il parle de perte, de résilience, de la force de l’amour (familial, amical, amoureux). C’est un récit empreint d’humanité, sensible, doux, mais aussi drôle et plein d’espoir.

Mais un bon roman n’est rien sans ses personnages, et quel bonheur de faire la connaissance de Léa, Anthony, Amel, Alain, Anaïs (beaucoup de A dis donc !), tous si forts, attachants, inspirants. Souvent, j’ai eu envie de secouer Léa, de lui dire de parler avant de ne causer trop de dégâts… mais je ne suis pas sûre qu’à sa place j’aurais agi différemment. J’ai beaucoup aimé l’évolution de sa relation avec sa sœur – que j’aurais peut-être aimé voir davantage d’ailleurs. Son amitié avec Amel est belle, le genre qui réchauffe le cœur. Quant à Anthony, difficile de ne pas l’apprécier 🙂

Je le disais plus haut : j’aime tous les romans de Marie, mais c’est pour ce genre de romans que je suis fière d’être libraire « jeunesse », fière de voir de si beaux textes s’installer sur mes étagères et pouvoir les défendre.

Au passage, l’intrigue est bien ficelée, je l’ai lu vraiment très vite. Il y a plusieurs rebondissements, certains que j’avais vu venir, d’autres pas, et même si tout n’est pas une surprise, je trouve que l’autrice évite assez bien les clichés. J’ai également « apprécié » (on se comprend) découvrir Marfan et comment ce roman était né dans l’esprit de Marie.

« Notre existence aurait pu être tranquille, droite et linéaire, mais la vie fait des destins tout tracés ce que la cuisson fait au spaghettis : elle les emmêle, parfois elle les rompt sans prévenir et parfois elle entrelace des des destinées qui n’auraient jamais dû se croiser. » ❤

En bref, voici un texte poignant, bouleversant, qui vous tirera sûrement quelques larmes, mais également quelques sourires. C’est le genre de roman qui fait réfléchir, qui nous apprend. Et je ne peux que vous encourager à vous lancer si ce n’est pas encore fait !

Jules et le renard – Joe Todd-Stanton

Editeur : L’école des loisirs

Parution : 18 septembre 2019

Genre : Album Jeunesse

Résumé : Jules le souriceau vivait tout seul dans son petit terrier et il aimait ça. Il échappait ainsi à tous ceux qui voulaient le croquer, sous la terre ou en surface : hibou, taupe, blaireau, chien, lapin, fermière. Mais la vie est pleine de surprises. Un jour, parce qu’il a eu pitié d’un renard très rusé, mais surtout affamé, Jules finit par devenir… non ! pas sa proie. Beaucoup mieux que ça !

Avis : Il y a quelques mois, je vous présentais « le secret du rocher noir », gros coup de cœur aux messages bienveillants et essentiels. Depuis j’avais très envie de faire connaissance avec Jules, ce petit souriceau si mignon !

Jules, c’est un petit souriceau qui vit tout seul, et ça suffit à le rendre heureux. Ne croiser personne lui évite d’être croqué à la surface, et embêté sous terre par ceux qui l’empêche de passer.

Il sait quel chemin emprunter, où se cacher, et ainsi, il rentre toujours sain et sauf chez lui. Jusqu’au jour où, épié par un renard, ce dernier s’élance, et tente de pénétrer dans son petit terrier. Heureusement pour Jules, un souriceau et un renard n’ont pas tout à fait le même gabarit, et le prédateur reste coincé.

Après quelques négociations, Jules accepte de l’aider, non sans avoir d’abord discuté et mangé avec lui. Le renard est d’ailleurs bien obligé de s’avouer que manger avec Jules est sûrement plus chouette que de le manger. Quelques temps plus tard, Jules calcule mal son coup, et se retrouve en difficulté face à une chouette affamée…

Tout comme le précédent titre de l’auteur, cet album a de jolis accents de fable. C’est drôle, touchant, ça fait aussi réfléchir – finalement, peut-être ne faut-il pas sous-estimer les plus petits que soi, ni la force de l’entraide / l’amitié. Le texte est plutôt court mais bien rythmé : l’auteur a un réel talent de conteur et qu’est-ce que c’est agréable à lire.

Surtout, je suis de nouveau tombée sous le charme des illustrations, j’adore vraiment le graphisme de Joe Todd-Stanton. C’est doux, dynamique, coloré, presque cinématographique. Je sais déjà que cet album va trouver une place de choix dans la bibliothèque familiale.

En bref, voici un album aux sublimes illustrations, qui nous parle d’amitié et de solitude, de trouver le juste milieu entre les deux, mais aussi d’entraide, avec humour et tendresse. Coup de cœur !

Du même auteur :

Le Petit Chaperon Rouge – Xavier Deneux

Editeur : Milan

Parution : 7 octobre 2020

Genre : Album Jeunesse

Avis : Avec cet album, Xavier Deneux revisite un conte traditionnel que vous connaissez forcément : le Petit Chaperon Rouge. Je vais donc vous épargner le résumé et passer directement à mon petit avis 😛

Soyons honnêtes : après ma première lecture, je me suis demandée si j’avais aimé ou non ce que je venais de découvrir. C’est moderne, artistique, surprenant, bien loin des albums que je vous présente habituellement sur le blog où l’on a généralement simplement du texte et des illustrations. Mais par une étrange coïncidence, Manon me l’a beaucoup réclamé et a semblé se passionner par ce qu’elle voyait, j’ai donc fini par revoir mon premier jugement à force de le lire et relire. Force m’a été de constater que c’est original, mais aussi très parlant et réjouissant.

Au lieu de « simples » dessins, on a des photos, des ombres chinoises (pour le loup, qu’on ne voit donc jamais vraiment, ce qui est quand même moins effrayant !), des illustrations. Le Petit Chaperon Rouge est représenté par une main, où l’on aperçoit un bout de manche rouge : c’est suffisant pour comprendre.

Les pages ne sont pas entièrement remplies, c’est clair, concis, et Manon avait l’air de bien saisir ce qui se jouait sous ses yeux. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la dernière page qui, une fois toute la tension redescendue, nous fait quitter cet album un grand sourire aux lèvres de cette ambiance bon enfant.

Quand au texte il est assez court, gardant l’essentiel de l’histoire et le style un peu désuet que l’on connaît bien.

Finalement, voici un album ambitieux et original, qui permet de redécouvrir un classique de la littérature avec un parfait mélange de modernité et d’ingéniosité 🙂

La chair de sa chair – Claire Favan

Editeur : Harper Collins Noir

Parution : 3 mars 2021

Genre : Thriller

Résumé : Moira O’Donnell c’est, derrière le feu des boucles rousses et l’énergie inépuisable, une femme qui lutte pour garder la tête hors de l’eau.
C’est une vie d’adulte démarrée trop tôt.
Ce sont trois gamins livrés à eux-mêmes et autant de boulots cumulés pour les nourrir.
Ce sont des pères absents  : le premier, incarcéré le plus longtemps possible, croit-elle, et le second, suicidé.
C’est une culpabilité sans fin.
Moira O’Donnell, c’est la solitude d’une mère de famille dure au mal qui se bat, tombe et renaît. Pour ses enfants. Et avec eux. À la vie, à la mort.
Chaque semaine, elle achète un ticket de loterie en rêvant à une vie meilleure. Mais les services sociaux ont d’autres projets pour elle… Et un problème n’arrivant jamais seul, l’équilibre précaire qu’elle pensait avoir créé vire bientôt à la tragédie.

Avis : On se retrouve ce soir avec ce thriller glaçant et addictif, signé par la redoutable Claire Favan ! J’ai découvert cette autrice il y a un peu plus de 4 ans, et depuis chacun de ses romans a trouvé sa place dans ma bibliothèque. Alors quand est sorti « la chair de sa chair » et que j’ai découvert le résumé… j’ai su qu’il n’allait pas faire long feu dans ma PAL 😏

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Moira n’a jamais eu beaucoup de chance. Tombée enceinte très jeune, le père de son fils la bat comme plâtre et ce dernier fini par le poignarder pour la protéger. Bo parti en prison, elle rencontre Steven, qui lui donne 2 enfants avant de se suicider. Wendy tombe malade, Nigel commet l’irréparable. Son seul roc, dans tout ça, c’est Peter, son aîné. Mais rappelez-vous : Moira n’a jamais eu beaucoup de chance.

Je savais que d’une manière ou d’une autre, ce thriller allait me marquer. Avec lui, je suis passée par tellement d’émotions : colère, dégoût, effroi, incompréhension, compassion. Ses quelques 350 pages sont passées à la vitesse de l’éclair grâce aux chapitres courts et l’intrigue qui nous tient en haleine. Si j’avais trouvé quelques clés, j’étais loin d’imaginer tous les tenants et aboutissants…

Si j’aime tant l’autrice, c’est pour ce genre de roman : ce côté psychologique aussi fort que dérangeant, qui interpelle et fait réfléchir, un climat anxiogène qui donne envie de reposer le livre et de ne pas le lâcher à la fois – jusqu’à cette fin aussi redoutée que pleine de sens. Claire Favan n’a pas son pareil pour nous embarquer dans des intrigues où la manipulation et la perversion règnent en maître. Où l’on se sent impuissant et où l’on a envie de secouer certains personnages (d’ailleurs si j’ai adoré Bruce j’ai moins apprécié Moira même si dans un sens je la comprends).

En bref, si vous cherchez une lecture captivante, glaçante et teintée de psychologie, foncez ! Et si ça n’est pas déjà fait, n’hésitez pas à découvrir les autres romans de l’autrice ❤

De la même autrice :

Mini-Lapin aide sa maman – John Bond

Editeur : Milan

Parution : 9 septembre 2020

Genre : Album Jeunesse

Avis : Mais regardez qui voilà ! C’est Mini-Lapin ! Rappelez-vous, nous avions fait sa connaissance dans Mini-Lapin n’a peur de rien, petit lapin têtu prêt à tout pour avoir son gâteau à la framboise. Après ce premier coup de cœur, j’étais donc ravie de le voir revenir en librairie pour une nouvelle aventure !

Alors que Maman Lapin a fini d’écrire une lettre trèèès importante, Mini-Lapin se propose gentiment de la poster. Maman accepte, en lui demandant de faire bien attention : la lettre doit être absolument postée avant 17h. Pas de soucis, Mini-Lapin est motivé comme jamais. Ni une ni deux, le voilà qui prépare son petit sac, et hop, en route, direction la ville.

MAIS rien ne se passe comme prévu ! Après avoir décidé d’y aller à pieds, puis en bus – mais loupé le bus -, il va tour à tour tâcher, mouiller, faire s’envoler la lettre, avant de la perdre puis de la retrouver. Mais est-ce pour autant gagné ?

On tourne les pages de cet album avec curiosité, poussé par l’envie de savoir si notre Mini-Lapin va réussir à mener à bien sa mission. C’est rythmé (tant au niveau de la narration qu’au niveau des péripéties 😛 ) et très drôle : j’ai lu cet album avec un franc sourire aux lèvres, et ça fait du bien ! Pour ne rien gâcher, notre petit héros est adorable, tout innocent, mignon comme tout dans sa volonté de bien faire, difficile de ne pas s’attacher à lui et son côté tête en l’air !

Enfin, comme pour le précédent volet, j’ai adoré les illustrations. Tendres, de belles couleurs, des bouilles mignonnes comme tout… croyez-moi, il vous sera difficile de résister !

En bref ? Coup de cœur pour cette histoire pétillante, pleine d’humour et de mignonnerie !

Dans la même série :

Te souviendras-tu ? Que je t’aimerais toujours… – Céline Person & Lili la Baleine

Editeur : Langue au chat

Parution : 29 août 2019

Genre : Album jeunesse

Avis : Ca fait un petit moment que j’ai envie de vous parler de cette petite merveille d’album, une petite bulle de tendresse qui fait tellement de bien !

En tant que parents, il y a tellement de moments que l’on aimerait figer à jamais dans nos esprits. Tous ces moments qui nous marquent tant, cette sensation quand on tient la petite main de notre enfant dans la nôtre, ses premiers mots, son histoire préférée, les bisous volés… tous ces instants en apparence si simples mais où se nichent tant d’amour, et qui le temps avançant nous rendent nostalgiques – tout en nous réchauffant le cœur – … et qu’il y a de grandes chances que ledit enfant oublie en grandissant.

Parce que cet album nous parle aussi du temps qui passe, de cette petite fille qui va grandir, qui un jour laissera son doudou et n’écrira plus au Père Noël. Peut-être que les souvenirs s’estomperont, oui, mais une chose ne changera jamais, la plus importante : se souvenir que maman l’aimera toujours.

Impossible de rester insensible face à cet album bourré de tendresse. Vous le savez sans doute maintenant, j’aime beaucoup les albums qui parlent de la relation parents / enfants, et depuis que je suis maman ils me touchent d’autant plus. Ici, c’est doux, poétique, ça fait picoter les yeux et met un peu plus de soleil dans le cœur. Ca me donne envie de monter voir Manon, de sentir son odeur de petite fille et me blottir dans son cou. Moi qui ait une peur bleue d’oublier ces moments, qui écris tout ce qu’elle fait, apprend, dit, cet album était fait pour moi ❤

Si je ne connaissais pas Céline Person, j’aime beaucoup le travail de Lili la Baleine. Ses magnifiques illustrations, pleines de tendresse et de douces couleurs, rendent parfaitement justice au texte sensible et délicat de Céline. Petit plus : la couverture toute douce et les pages intérieures cartonnées.

En bref, voici un très bel album à lire à votre enfant pour un beau moment de partage et de complicité… et à lire seul(e) pour se rappeler ces doux moments 🙂

De Lili la Baleine :

La maison de mes rêves – Barry Timms & Greg Abbott

Editeur : Tigre & Cie

Parution : 12 mars 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : Peut-être que les éditions Tigre & Cie ne vous disent pas grand chose, c’est normal : c’est tout nouveau ! Pour les quelques titres que j’ai pu feuilleter pour le moment, j’aime plutôt bien ce qu’ils proposent. Aujourd’hui, c’est de « la maison de mes rêves » dont je vais vous parler – c’était évident qu’avec une si mignonne couverture j’allais craquer, non ? 😛

Dans la maison de Léon, on y est bien. Chacun a son espace, le soleil perce les fenêtres, et il y a même un jardin. Léon est heureux comme tout de vivre ici. Pourtant, un jour, en se promenant, il découvre une belle et grande maison, avec un joli balcon. Ca, c’est la maison de ses rêves ! Max d’ailleurs, se trouve au balcon, à observer au loin une magnifique demeure. Et si c’était elle, la maison de leurs rêves ? Avec Léon, ils décident d’aller voir de plus près. Une fois arrivé, ils font la connaissance de Rosalie. Une fois le tour de la propriété fait, cette dernière leur montre une jolie petite maison qui respire le bonheur, qu’elle aime bien observer… mais c’est celle de Léon !

Vous l’aurez sûrement deviné, cette histoire nous parle simplement du fait d’apprécier ce que l’on a. L’important, c’est, du moment que l’on a le nécessaire, d’aimer ce que l’on a plutôt que regarder chez le voisin. Si l’on compare, on trouvera toujours que l’herbe est plus verte ailleurs, mais c’est aussi le meilleur moyen d’oublier l’essentiel, notre chance, de ne plus s’émerveiller des petites choses que la nature place sur notre chemin, etc.

Les illustrations sont tendres, adorables, pleines de douceur pour nous parler de bonheur. Pour ne rien gâcher, de petites découpes parsèment l’album, de jolies surprises qui donnent envie de tourner les pages un peu plus vite.

En bref, joli coup de cœur pour cet album animé qui nous parle de choses essentielles avec beaucoup de douceur et de délicatesse.

La toute première chasse aux œufs – Adam & Charlotte Guillain & Pippa Curnick

Editeur : Kimane

Parution : 25 mars 2021

Genre : Album Jeunesse

Avis : A quelques jours de Pâques, je me suis dit que c’était le bon moment pour vous parler de ce bel album chocolaté et plein d’humour !

Dites-moi, vous avez toujours cru que c’était les cloches qui apportaient les œufs de Pâques ? Mais… et si la réalité était toute autre ?

Tous les ans, Monsieur Lapin et Petit Poussin travaillent de concert pour offrir les plus beaux œufs de Pâques aux habitants de la forêt. Mais cette fois encore, c’est Monsieur Lapin qui récolte tous les lauriers, laissant Petit Poussin vexé et tristounet. Qu’à cela ne tienne, il aura sa revanche l’année suivante ! Mais alors qu’il a soigneusement élaboré son plan, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévues. Au matin, au lieu de trouver les jolis œufs devant leur porte, les animaux de la forêt se retrouvent alors à participer à leur première chasse aux oeufs… pour leur plus grand bonheur ! De quoi réconcilier tout le monde, non ? 😊

Coup de cœur ❤ pour cet album drôle et tendre, aux illustrations joliment colorées et pleines de pep’s (qui m’ont beaucoup fait penser au travail de Kate Hindley, qui est d’ailleurs la raison première pour laquelle j’ai pris cet album en main à la librairie), qui revisite avec malice la tradition des œufs de Pâques. Notre petit duo d’amis aux traits si expressifs devrait plaire aux enfants !