Dévisagée – Erin Stewart

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Parution : 6 février 2020

Genre : Young Adult

Traduction : Marie Leymarie

 

Résumé : Ava a tout perdu dans l’incendie qui a ravagé sa maison. Ses parents. Sa meilleure amie. Même son visage. Elle n’a pas besoin d’un miroir pour savoir à quoi elle ressemble: la violence du regard des autres suffit. De retour au Lycée, Ava ne pensait pas tenir plus d’une semaine. Jusqu’à ce qu’elle rencontre la piquante Piper, qui porte comme elle des cicatrices, et Asad, technicien du groupe théâtre -qui partagent sa force de caractère et son humour à toute épreuve.

La résilience d’une jeune survivante solaire et sarcastique.
Un roman coup de poing, qui emmène au plus près de l’émotion.

 

Avis : Quand j’ai découvert le résumé de ce roman, c’était clair : il me le fallait. Pourtant, il a traîné quelques semaines dans ma PAL, je l’ai pris et reposé plusieurs fois. J’avais peur de ne pas accrocher, peur que ce ne soit pas le bon moment. Finalement, je me suis lancée, et je peux vous dire que je ne le regrette pas une seconde !

Il y a un an, Ava a tout perdu dans l’incendie de sa maison. Sa maison, bien sûr. Mais aussi ses parents, sa cousine – qui était aussi sa meilleure amie -, son visage et 60% de sa peau, son pouce, son innocence, sa jeunesse, sa vie. Après des mois de coma, après avoir réappris à marcher, après 19 opérations, sa tante décide qu’il est temps pour elle de reprendre une vie normale. Et pour ça, ça passe par le chemin de l’école. Nouveau lycée, nouveau départ,… nouvelle vie ? Mais comment affronter le regard des autres quand on ne supporte plus de se regarder dans le miroir ? Heureusement, la vie va placer sur le chemin d’Ava deux âmes bienveillantes, qui l’aideront à emprunter les couloirs du lycée.

L’histoire d’Ava m’a prise aux tripes. C’est poignant, bouleversant. Ce qu’elle a vécu est tout simplement horrible. Et ce qu’elle ressent sonne si juste. Sans pathos, elle nous fait part de sa vie, sa vie avant, sa vie maintenant, l’état de son corps, ses opérations, ses colères, son quotidien et les réactions des gens. Malgré tout ça, et même si elle ne voudrait pas que je dise ça, Ava est forte. Parce que malgré tout, elle est là. Même si c’est en regardant ses pieds, elle affronte les gens. Honnêtement, je ne pense pas qu’à sa place je serais retournée au lycée, que j’aurais osé monter sur scène ou même prendre la parole. C’est une leçon de vie.

Surtout, ce roman nous fait réfléchir, nous rappelant que parfois, on n’est pas toujours gentil ou avenant (ce n’est pas un scoop mais ce n’est pas une fierté pour autant). Qui ne s’est jamais moqué de quelqu’un dans la rue, avec ses amis, parce que cette personne était différente, « étrange » ou je ne sais quoi ? Qui n’a pas détourné les yeux une fois, été gênée devant quelqu’un au physique atypique, une coupe de cheveux ou que sais-je encore ? Sans penser à mal, sans vouloir blesser, mais juste que c’est différent, et par là « choquant ». En oubliant juste qu’en face, se trouve un humain, quelqu’un qui peut déjà suffisamment souffrir de ça. Un humain, tout simplement.

Ce livre n’est peut-être pas parfait. Je comprends ceux qui ont trouvé qu’il y avait quelques longueurs. Moi je me dis que la coïncidence de croiser Piper était folle quand même, sans cette dernière le roman n’aurait rien à voir, et Ava non plus. Mais on est dans un roman, et je suis très heureuse que les deux jeunes filles se soient croisées. Parce que comme dit Piper, penser survivre seul au lycée, c’est un peu de la folie. Je suis heureuse également que Erin Stewart n’ait pas tout rendu facile pour Ava sous prétexte qu’elle ait vécu un drame. Mais j’ai beaucoup aimé la fin (suspens :-P).

Et oui, parce que ce roman c’est bien plus que le quotidien d’une fille brûlée. C’est aussi les blessures qui sont moins visibles. C’est la famille qui est là. Pas forcément celle qu’on se serait choisi. C’est les amis qui apparaissent au détour d’un couloir et qui nous aident à franchir les épreuves. Piper et Asad sont de jolies étoiles, qui illuminent le roman et apportent un peu de légèreté. On sourit souvent avec eux et ça fait du bien.

Au final, vous savez quoi ? Je n’avais pas dévoré de roman en moins d’une journée depuis très longtemps, et ça a été le cas ici. C’était addictif. Il fallait que je sache comment les choses allaient finir, si Ava allait aller mieux, si, et si, et si. Je me suis énormément attachée à elle, et oui, je l’avoue, j’ai pleuré plus d’une fois.

En bref … Foncez découvrir cette pépite. C’est bouleversant, ça fait réfléchir, parfois sourire, et j’ai trouvé qu’il y avait une jolie touche d’espoir à la fin, un espoir face à l’avenir, l’espoir de renaissance d’un phénix.

16 réflexions sur “Dévisagée – Erin Stewart

  1. Je l’ai acheté lors de sa sortie, mais je ne l’ai pas encore lu… j’ai peur de ne pas être dans le bon mood pour une lecture difficile…

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