La rue qui nous sépare – Célia Samba

Editeur : Hachettes romans

Parution : 20 janvier 2021

Genre : Littérature Ado

Résumé : Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société ; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.

Avis : Depuis que j’ai découvert le résumé de ce roman, il me tarde de le découvrir. Il faut dire que j’ai très rarement vu des romans abordant cette thématique – d’autant plus en jeunesse : j’étais curieuse de voir où Célia Samba allait mener son intrigue.

Noémia a 19 ans, elle est étudiante et vit en coloc avec ses cousins en banlieue parisienne. Tristan a 21 ans, fait la manche et vit dans la rue. Entre eux, leurs blessures, la société, deux mondes qui s’opposent. Mais une crêpe, mais un regard qui s’accroche, mais un mot, et un début de relation naît entre eux. Suffisamment forte pour oublier les préjugés et les regards ? Rien n’est moins sûr…

Très vite, je me suis retrouvée embarquée par ces chapitres courts, les différents points de vue. L’écriture de l’autrice est plutôt simple, mais terriblement efficace. Les mots heurtent, percutent, l’émotion étreint, les pages défilent.

Je me suis rapidement prise d’affection pour Mia, finalement si humaine – si nous, avec ses doutes, ses angoisses, sa peur du regard des autres, du rejet. De plus, la jeune fille n’a pas toujours eu une vie facile et a dû passer par de terribles épreuves dont elle n’est toujours pas entièrement guérie. Face à elle, Tristan, si peu chanceux, tellement attachant, vrai. Peut-être parce que son histoire est horriblement triste, tragique, j’ai adoré ce personnage, j’aurais voulu pouvoir faire quelque chose pour lui. Je n’aime pas quand tout s’arrange en un claquement de doigts dans un roman, mais pour lui j’aurais été prête à l’accepter.

Clairement, ce roman ne vous laissera pas indemne. Pour ma part, je sais qu’il résonnera longtemps en moi. Qui n’a jamais détourné le regard face à un sans-abri ? Par gêne, par peur, par préjugés ? Combien de Tristan se cachaient derrière ces joues mangées de barbes ? L’autrice nous sert une histoire tendre et forte, surprenante (non mais le choix de la fin, c’était intelligent, beau, et dans un sens réconfortant), bouleversante, poignante mais sans sombrer dans le pathos et sans jamais juger, un appel profond à l’ouverture, la tolérance, la bienveillance. Une histoire qui fait réfléchir, en abordant des sujets durs, complexes mais importants, toujours.

« Ne laisse pas leur manque d’humanité te faire perdre la tienne. »

10 réflexions sur “La rue qui nous sépare – Célia Samba

    • C’est top ça… ça doit leur faire du bien… Là où j’habite maintenant j’en vois quasi jamais mais avant sur Lille j’en voyais énormément 😦
      En tout cas je ne peux que te conseiller ce livre !

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