Nous les menteurs – E. Lockhart

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Éditeur : Gallimard Jeunesse

Année de parution : 2015

Genre : Jeunesse

Titre original : We were liars

Traducteur : Nathalie Peronny

Résumé : Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents – les Menteurs – dont l’amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

Lisez-le. Et si on vous demande comment ça se termine, MENTEZ ! #nouslesmenteurs

Avis : Quand j’ai vu ce roman, j’ai été très intriguée. Le résumé dit vraiment peu de choses, j’avais vraiment envie d’en savoir plus. Même si c’est un peu facile maintenant de mettre un avis de John Green sur un livre pour le vendre, son commentaire (« Un roman choc, foudroyant de beauté et d’intelligence, Nous les menteurs est absolument inoubliable ») m’a tout de même poussée aussi à en savoir plus. J’ai donc lu – ou plutôt dévoré – ce roman. Il se lit vraiment très vite, et l’écriture d’E. Lockhart est vraiment belle et remarquable, simple et fluide, tout en étant poétique et imagée.

On suit les pas de Cadence Sinclair Eastman, ses pensées. J’ai beaucoup sa façon de penser, de raconter, son humour et sa gravité, sa poésie et sa fragilité. Ne serait-ce que de ce point de vue, j’ai trouvé ce roman éblouissant, marquant et vraiment intéressant. J’aurai pu relever plusieurs passages, mais il y a celui-ci par exemple :

« La brume glacée s’insinue jusqu’à l’extrémité de mes mains. Mes doigts se changent en stalactites. Ils se fendillent, tombent et volent en éclats sur les marches du porche. Les craquelures remontent le long de mes bras, mes épaules, mon cou. Mon visage est gelé, figé en un rictus de souffrance semblable au masque haineux d’une sorcière. Ma gorge est serrée. Je ne peux plus émettre le moindre son. »

Je n’en cite pas plus, parce que ce passage intervient juste après la « révélation ». Parce que cette histoire est dès le début placée sous le signes du mystère, qui ne cesse de monter en intensité. On comprend très vite qu’il s’est passé quelque chose, Cadence le sait également, mais elle ne se rappelle plus de tout et, quand elle pose des questions, personne ne lui répond vraiment, apparemment pour la protéger. Alors on la suit, pas à pas, on tâtonne et on retrouve peu à peu la mémoire avec elle. Et le chemin se dessine petit à petit jusqu’à la révélation soudaine, finale, éclatante. Et je le répète, mais la beauté, la force de cette histoire et de ce dénouement tient en grande partie à la puissance de l’écriture d’E. Lockhart.

Finalement, je suis plus que d’accord avec John Green sur ce roman. Et pas uniquement pour la révélation en elle-même, mais pour tout ce qui a mené à cet accident. Parce que c’est aussi un roman qui parle de rêves, de libertés, des contraintes et des préjugés dans une famille « belle et distinguée ». Je n’en dirai pas plus parce que je n’ai pas envie de vous spoiler, car personnellement j’ai vraiment aimer découvrir chaque point de cette histoire sans rien en savoir.

Alors voilà, c’est vraiment une belle lecture que je vous recommande. C’est vrai que la fin est surprenante, éclatante, et je ne suis clairement pas prête d’oublier ce roman. En espérant que vous serez séduits autant que je l’ai été !

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